Salariés démissionnaires pour reconversion

Le 28 juillet 2019, un décret est venu préciser les conditions d’indemnisation chômage des salariés démissionnaires ayant un projet de reconversion ou un projet de création ou de reprise d’entreprise. Ces mesures peuvent intéresser de nombreux créateurs de gîtes et chambres d’hôtes en cours de réflexion.

La procédure est très encadrée

Pour prétendre aux allocations d’assurance chômage, le salarié démissionnaire doit justifier d’au moins 1 300 jours travaillés au cours des 60 mois, soit cinq ans d’affiliation continue.

Il doit, préalablement à sa démission, demander à bénéficier d’un Conseil en évolution professionnelle (CEP). Actuellement les FONGECIF/OPACIF assurent cette prestation auprès des salariés mais un appel d’offres est en cours et la liste des organismes habilités pourrait évoluer au 1er janvier 2020. Avec l’aide du CEP, le salarié doit présenter son projet de création ou de reprise de gîtes ou chambres d’hôtes à la Commission paritaire interprofessionnelle régionale (CPIR). Celle-ci doit se prononcer sur le « caractère réel et sérieux » du projet afin de donner droit aux allocations chômage. Le salarié démissionnaire a alors six mois pour déposer sa demande d’allocation à Pôle Emploi.

Les critères de décision sont précis

La présentation du projet est l’élément décisif, et ceci probablement dès les premiers entretiens avec l’organisme habilité qui doit accompagner la démarche, soit bien avant la saisie de la commission paritaire interprofessionnelle régionale. Plus le projet a été préparé en amont, plus il a de chances d’être accepté. Le décret précise que la CPIR doit valider la cohérence et la pertinence de certaines informations à fournir et vérifier leur connaissance par le salarié. Ces informations sont classées en trois catégories :

  • Les caractéristiques et les perspectives d’activité ;
  • Les besoins de financement et ressources financières ;
  • Les moyens techniques et humains.

La préparation du projet est essentielle

Il est probable que certains projets seront rejetés. Et l’on peut deviner d’ores et déjà certaines causes de rejet : manque de préparation ou de motivation du salarié, dossier trop peu détaillé, méconnaissance du secteur des gîtes ou des chambres d’hôtes, manque de réalisme dans les hypothèses de chiffre d’affaires ou de rentabilité, incohérences juridiques ou financières… La préparation du projet est essentielle et la rédaction d’un business plan fortement conseillée.

Le texte entre en vigueur le 1er novembre 2019 et il est probable que les premières décisions des CPIR n’interviennent pas avant début 2020. D’ici là, les porteurs de projet peuvent commencer à rédiger une présentation de leur projet puisque la formalisation écrite sera incontournable.

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Préparer sa reconversion avec un projet de chambres d’hôtes

Changer de métier est un défi qu’il ne faut pas sous-estimer. Encore plus quand il faut en plus changer de région, déménager sa famille, réinvestir son patrimoine. Les tâches seront bien différentes de celles menées par le passé. Etre à son compte peut être stressant. Et l’herbe n’est pas toujours plus verte ailleurs Pour beaucoup de loueurs de gîtes, meublés et chambres d’hôtes, l’activité est une reconversion. A un moment, ils ont éprouvé le besoin de changer de vie professionnelle, voire de vie tout court et l’ouverture de leur hébergement à répondu à cette attente. Mais comment être certain qu’il s’agit du bon projet et du bon moment ?

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Créateurs de gîtes et chambres d’hôtes, tous nos vœux de réussite !

Vous avez envie de changer de vie et de vous mettre à votre compte. Vous hésitez avant de faire le grand saut. Vous vous demandez si c’est le bon moment d’ouvrir des gîtes ou des chambres d’hôtes. Il faut en effet prendre le temps de la réflexion et de préparer ce qui est un grand changement de vie.

Avec le temps, je sais que certaines ouvertures peuvent aller vite car le créateur est prêt, même s’il ne s’en rend pas toujours totalement compte. D’autres projets ont besoin de mûrir, comme le bon vin, pour se réaliser avec succès quelques années plus tard. S’agit-il de chambres d’hôtes ? Avec ou sans table d’hôtes ? D’un gîte ou d’un ensemble de gîtes ? D’hébergements insolites ? Y aura t’il des activités complémentaires ? A chacun de définir le projet qu’il souhaite mener.

Ouvrir des gîtes ou de chambres d’hôtes est une belle aventure : accueillir des visiteurs du monde entier, leur proposer de vivre des moments de bonheur dans une maison où tout a été pensé pour leur confort, partager des repas avec eux en table d’hôtes, leur faire découvrir les produits du territoire ou du potager, leur faire vivre des émotions, des expériences, leur créer des souvenirs… Ouvrir un hébergement marchand, c’est aussi prendre sa vie en mains et lui donner peut-être – probablement – plus de sens. C’est être acteur de sa vie mais également de sa commune et de son territoire, tisser des liens avec les entreprises des environs, faire venir des touristes sur place, générer des retombées concrètes pour l’économie locale…

L’hébergement est une activité millénaire pratiquée par des millions d’individus qui ont ouvert, en leur temps, des auberges, des maisons d’accueil, des relais de poste, des hôtels, des maisons d’hôtes, des gîtes… Vous faites partie de cette longue histoire. Même si elle est millénaire, cette activité est d’une modernité totale. Les loueurs sont directement confrontés aux attentes et outils modernes. Internet, réservation en ligne, équipements, respect de l’environnement et développement durable…, un hébergement qui ouvre en 2018 doit prendre en compte le monde d’aujourd’hui et de demain.

Nous vous adressons tous nos vœux de réussite et vous souhaitons une très bonne année 2018.

Chambres d’hôtes et permaculture

Dans de très nombreuses maisons d’hôtes, une part plus ou moins importante des produits servis au petit déjeuner ou en table d’hôtes vient du verger et du potager. Fruits et légumes du jardin, confitures, tartes, salades… La demande des hôtes est forte, l’intérêt des loueurs également.

Les hôtes apprécient ces produits cueillis à maturité et dont la production n’a pas nécessité l’utilisation de trop d’intrants, voire d’intrants naturels exclusivement. Beaucoup de jardins potagers sont en effet gérés selon les principes de la permaculture, c’est-à-dire dans une logique de durabilité et de respect qui s’inspire de la nature : préparation du sol, compostage, densification des cultures, association de plantes afin de créer des synergies, rotation des cultures, paillage afin de conserver l’humidité, utilisation optimale de l’eau… Pour rappel, permaculture, c’est la contraction d’ “agri-culture permanente”.

La mise en place du potager va prendre du temps et nécessiter beaucoup d’efforts mais la production peut être importante y compris sur des parcelles de taille limitée. Elle peut permettre de couvrir dès la première année une partie des besoins du loueur tant pour sa consommation personnelle que pour les petits-déjeuners et la table d’hôtes. Elle rassure les hôtes qui sont de plus en plus méfiants face aux productions agroalimentaires et sont en demande d’un retour à la nature. Et si c’était déjà vrai il y a quelques années, les successions de scandales alimentaires que nous vivons quotidiennement ne font que renforcer cette tendance.

Bien sûr, tout cela ne s’improvise pas surtout si l’on a aucune expérience du jardinage. Mieux vaut se documenter, s’informer, se faire aider et se limiter à quelques productions au début. Si on ne l’a jamais fait, on aura peut-être intérêt à commencer par des légumes relativement faciles à cultiver, comme les pommes de terre, les carottes, les radis, les tomates, les pois et les salades. Il ne faut pas non plus sous-estimer le temps qu’il faudra y consacrer et ce soit aussi être un plaisir. Beaucoup parmi les loueurs installés ont appris année après année à gérer de mieux en mieux les quantités, les espèces à associer pour repousser naturellement les nuisibles, pour préparer la terre…

L’intérêt des loueurs est double, déjà faire des économies en produisant soi-même une partie des produits au prix de revient nécessairement moindre que dans le commerce, évidemment je ne compte pas le temps passé dans le potager ! Et remplir ses chambres d’hôtes : venir en chambres d’hôtes c’est rechercher des produits locaux, naturels, sains et si on ne les produit pas soi-même, on peut aussi parler des producteurs voisins chez qui on achète. L’intérêt des loueurs est là aussi, faire une promesse de naturel, de locavore, “de produits de nos grand-mères”, c’est déjà aujourd’hui, et ce sera une demande de plus en plus forte qui fera la différence pour remplir ses chambres d’hôtes.

En amont de son projet de chambres d’hôtes, cela vaut la peine de se former, de s’informer, peut-être de commencer tout petit chez soi pour s’exercer et de prévoir dans les aménagements du jardin le bon emplacement pour son potager.

Profiter d’une rupture conventionnelle

Depuis quelques années, de nombreux créateurs de gîtes et chambres d’hôtes profitent d’une rupture conventionnelle pour mener à bien leur projet.

Il faut dire que la rupture conventionnelle présente plusieurs avantages. Elle permet au salarié de percevoir une indemnité de rupture versée par son employeur et généralement exonérée d’impôt sur le revenu. Elle ouvre droit à l’allocation chômage sur une durée pouvant aller jusqu’à trois ans pour les plus de 50 ans. Elle permet de bénéficier de l’Aide aux demandeurs d’emploi créant ou reprenant une entreprise (ACCRE), c’est-à-dire d’une exonération de charges sociales partielle sur une durée allant de un à trois ans.

Ces mesures sont très intéressantes car elles permettent de se lancer dans de bonnes conditions mais il convient de bien les utiliser. A mon sens, il faut avant même le début de la négociation avec son employeur réfléchir aux délais. La recherche et l’achat d’une maison peut prendre du temps et les travaux également. De plus, certaines activités sont saisonnières, mieux vaut ne pas manquer le début de la saison.

Si l’objectif est d’ouvrir son gîte et ses chambres d’hôtes début 2018, il faut probablement envisager une rupture conventionnelle début 2017. Cela laissera toute l’année 2017 pour chercher la maison et vendre sa résidence principale tout en bénéficiant du versement de l’Aide au retour à l’emploi (ARE). Une fois la maison ouverte début 2018, il sera possible de cumuler les revenus des gîtes et des chambres d’hôtes avec le versement partiel de l’ARE sur une durée pouvant aller jusqu’à deux ans.

Dans tous les cas, il faut bien comprendre les formalités administratives de l’ACCRE et l’ARE et l’ordre dans lequel elles doivent être effectuées. Ce serait dommage de ne pas tirer avantage des dispositifs existants simplement pour n’avoir pas fait les démarches dans le bon ordre ou en temps utile.

40 % des Français se verraient gérants d’une maison d’hôtes !

C’est le résultat d’un sondage récent consacré à la reconversion professionnelle, à l’entrepreunariat et au travail indépendant. Changer de vie, quitter la ville, se lancer dans une nouvelle activité, se mettre à son compte…, beaucoup de Français y pensent et envisagent de passer à l’acte. 40% se verraient bien gérants d’une maison d’hôtes.

Tendance, moderne mais surtout humaine, la chambre d’hôtes est indémodable

La maison d’hôtes concentre toutes ces envies, une vie au calme, loin de la ville, sans transport, ni bouchon, une belle maison, une ouverture sur les autres, des rencontres et la satisfaction de mener un projet à soi, de reprendre la maîtrise de sa vie en quittant ces entreprises et organisations très souvent déshumanisées.
Ce sont tous ces critères qui font de la maison d’hôtes une entreprise d’une modernité à toutes les épreuves, une activité qui traverse le temps sans prendre une ride. Bien sûr, la chambre d’hôtes suit les évolutions de la société, intègre les dernières technologies, le web, la domotique, les tendances, les modes déco…, mais comme elle repose avant tout sur l’accueil, sur le sourire, sur le partage, elle ne se démode jamais.

Ouvrir des chambres d’hôtes, un investissement personnel non négociable

Cette aventure, beaucoup donc ont envie de la vivre et dans le même temps, peu d’appelés iront au bout, concrétiseront leur rêve, passant de l’idée au projet. Déjà pour ces créateurs, il faut souvent prendre en compte l’installation à l’année dans une nouvelle région que l’on connaît parfois mal. Cela passe par de nouveaux repères, faire connaissance avec les habitants et les voisins, chercher des moyens de s’intégrer et à participer aux activités locales.

Ensuite, comme je le dis souvent sur ce blog, il ne faut pas négliger les contraintes liées à l’activité. Beaucoup de travail et d’énergie pour que les séjours de ses clients soient réussis, un souci du détail, de la bonne humeur et une très bonne dose d’organisation pour gérer le quotidien, les réservations, les petits déjeuners, les repas en table d’hôtes, le linge, les courses ou encore le ménage dans les chambres.
Du bon sens, de la débrouillardise, un sens pratique élevé, une capacité à être heureux du bonheur des autres, l’oubli de la procrastination et de la grasse matinée, ce sont les ingrédients de base du caractère d’un loueur de chambres d’hôtes accompli.

Oui, ouvrir une maison d’hôtes est un beau projet et je comprends que 40% des Français y pensent, mais attention, c’est un changement de vie à bien préparer et pour cela, à part lire Accueillir Magazine bien sûr, quoi de mieux que de se préparer de nombreux séjours dans des maisons d’hôtes, pour découvrir, discuter, s’imprégner, partager… Et en ce moment de basse saison, les loueurs sont plus disponibles pour parler de leur activité. Il sera temps de penser business plan quand la décision sera prise, un projet cela commence par se rêver avant de se définir de façon concrète.

Créateurs de chambres d’hôtes ou gîtes, bénéficiez de l’ACCRE

De nombreux créateurs de gîte ou chambres d’hôtes peuvent bénéficier de l’Aide à la création et à la reprise d’entreprise dit ACCRE. Ce dispositif d’exonération des charges sociales permet de réduire significativement les charges de fonctionnement les premières années tout en ayant une couverture sociale.

Ne pas oublier de profiter de l’ACCRE

Nous recevons régulièrement en stages de formation des porteurs de projet, la majorité devant opter pour pour un statut juridique de professionnel, auto-entrepreneur, inscription au RCS ou création de société et devant donc payer des cotisations sociales.
Le dispositif ACCRE est une question qui revient et qui est visiblement mal connue.

De nombreux bénéficiaires

L’ACCRE n’est pas réservée qu’aux demandeurs d’emploi indemnisés. Elle est accessible également à beaucoup d’autres personnes, notamment les demandeurs d’emploi non indemnisés mais inscrits à Pôle emploi six mois au cours des 18 derniers mois ou encore les bénéficiaires du Revenu de solidarité active (RSA).
Le dispositif s’applique à la création de société mais aussi à celle d’entreprise individuelle et donc également à la micro-entreprise. Il peut s’agir d’une création ex nihilo ou d’une reprise d’une entreprise existante. Les modalités de l’exonération de charges sociales varient selon le statut juridique adopté.

Pour les micro-entrepreneurs

L’ACCRE va consister en une réduction des cotisations sociales pendant trois ans. Le taux du régime micro social sera progressif, les charges s’élèveront à 3,4% du chiffre d’affaires les quatre premiers trimestres, puis 6,7% les quatre suivants et 10% les quatre derniers avant d’atteindre le taux de cotisation normal, 13,3%. En un mot, le créateur va pouvoir bénéficier de cotisations sociales réduites et calculées en pourcentage du chiffre d’affaires réellement encaissé pour le lancement du gîte ou des chambres d’hôtes.

Pour les sociétés et les entreprises individuelles

Pour tous ceux qui ne relèvent pas de la micro-entreprise, l’ACCRE est une exonération de charges sociales de 12 mois sur la partie de rémunération inférieure à 120% du SMIC. Ce dispositif est intéressant mais souvent moins favorable que celui des micro-entrepreneurs en cas de création ex nihilo car il est rare d’avoir un très bon chiffre d’affaires dès la première année, or, dans ce second régime, les cotisations sont à plein dès la seconde année.

Mieux vaut donc étudier en détail le dispositif ACCRE avant de choisir son statut juridique pour gérer ses chambres d’hôtes ou gîtes et même avant de faire une quelconque démarche. Ce serait quand même dommage de se priver de ce coup de pouce, pour avoir simplement oublié de faire les démarches dans le bon ordre.

Ce billet a été initialement publié le 10 février 2014, il a été réédité le 6 novembre 2015

La région idéale pour ouvrir des chambres d’hôtes

De nombreux créateurs de chambres d’hôtes savent parfaitement où ils vont s’installer, en général, une région qu’ils apprécient, un retour sur leurs origines familiales, un rapprochement avec leurs enfants, il y a de nombreuses raisons de déménager, toutes légitimes. D’autres sont moins fixés, ils partent sur une destination mer / montagne / campagne ou une activité randonnée / nature / équitation… avec un rayon géographique assez large. Du coup, ils ajoutent une dimension à leur recherche de la propriété idéale, la martingale de l’emplacement qui va marcher à tous les coups.

Y-a-t-il de bons ou mauvais endroits pour s’installer ?

Certes, l’emplacement compte beaucoup mais il faut aussi bien réfléchir à son offre. Quelles sont les attentes des voyageurs qui viennent sur place ? Quels sont les équipements à proposer, les services appréciés, les mille et une attentions qui vont plaire… ? En un mot, il faut se mettre dans la peau du visiteur avant de faire les travaux, d’acheter le mobilier et les équipements et de fixer les prix. Rien ne sert de s’installer dans une “région qui marche à tous les coups” si l’offre est bancale. C’est l’échec assuré.

En revanche, je connais de nombreux loueurs situés dans des régions plus “difficiles” qui ont un bon niveau d’activité car leur offre est cohérente. Leur positionnement est logique, la maison d’hôtes séduit les visiteurs qui viennent dans la région, ils y trouvent ce qu’ils sont venus chercher à un prix correct. Leurs clients satisfaits reviennent, favorisent le bouche à oreille et la maison d’hôtes fonctionne bien.

Je reste convaincue que pour “réussir ses chambres d’hôtes”, même si je ne suis pas très sûre de ce que ce concept recouvre puisque je parlerai plutôt de s’épanouir dans une activité qui est avant tout un projet de vie, il faut d’abord aimer sa région et ensuite bien préparer son projet. Une petite étude de marché me paraît indispensable pour identifier les bons choix et réfléchir à son offre dans le moindre détail. A la visite de la région, la cohérence s’imposera et le choix de la propriété sera le bon. Et tout en découlera.

Mille et une petites attentions pour vos hôtes

Je ne prends pas assez le temps de parler sur le blog de ce qui constitue un des charmes de la chambre d’hôtes, avec à la clé des clients fidèles qui reviennent ou conseillent la maison d’hôtes à leurs amis et des avis de voyageurs enthousiastes qui commentent la maison d’hôtes et l’accueil qu’ils y ont reçu.

Je parle beaucoup de travaux, d’aménagements, d’équipements et de budget…, moins souvent des mille et une petites attentions qui font la joie d’un séjour en chambre d’hôtes. Confitures, gâteau maison, découverte de produits locaux, petits sachets de lavande à conserver…, les loueurs fourmillent de bonnes idées pour laisser à leurs hôtes un bon souvenir de leur passage. Bien sûr, vous allez me dire que cela va de soi mais je n’en suis pas certaine.

Nous autres, Français, avons parfois la fâcheuse manie de tout mettre dans des cases et vouloir tout chiffrer et de trop souvent penser rentabilité.
Mea culpa, je parle beaucoup de rentabilité dans ce blog parce qu’il faut quand bien même faire un business plan pour savoir où on se lance et ne pas partir dans le mur, on ouvre pas des chambres d’hôtes pour faire fortune, mais je ne veux pas non plus que la pression financière devienne telle que cela vous gâche la vie.

Le charme des chambres d’hôtes

Mais, il faut aussi savoir sortir de ce cadre et laisser libre cours à ses envies pour chouchouter ses hôtes et leur donner envie de rester ou de revenir. Certes, la chambre d’hôtes est un hébergement marchand avec comptabilité et budget nécessaires, mais paradoxalement ce qui fait sa valeur, c’est l’immatériel, l’accueil. Et ces petits gestes, ces attentions, participent à une relation plus proche et moins mercantile. Il en va de même pour tous ces moments partagés où le propriétaire prend le temps d’échanger avec ses hôtes, de leur donner ses bons conseils, de leur faire découvrir pas La région, mais bien Sa région, celle qu’il connaît et aime.

Vous ne trouverez nulle part, la liste exhaustive de toutes ces petites attentions, tant elles varient en fonction des régions, des maisons et des propriétaires eux-mêmes. Reste à y réfléchir pour choisir celles qui vous ressemblent et qui laisseront un bon souvenir à vos hôtes. Profitez aussi de cet été pour faire le tour des chambres d’hôtes, objectif, noter toutes les bonnes idées, mais surtout à la fin de l’été, demandez-vous celles qui vous ont le plus marquées, dont vous vous souvenez avec le plus de plaisir, je prends le pari que c’est celles où l’accueil a été spontané, chaleureux, attentionné.

La chambre d’hôtes, retour aux sources

Avec ce dossier, “Maison d’hôtes, retour aux sources“, le numéro 57 d’Accueillir Magazine  revient sur ce qu’est la chambre d’hôtes, son essence, son ADN. Nous avons donné la parole à des loueurs qui témoignent de leur vie, de leurs engagements.
Il est logique et prudent quand on est créateur ou loueur de se préoccuper de son business plan, de la fiscalité, de savoir si le projet est viable. Il est nécessaire quand on est loueur de se demander comment on optimise son emploi du temps, quels investissements on fait… Il est incontournable pour faire connaître ses chambres d’hôtes des touristes de se former aux règles du net qui changent tous les jours.
Selon ses goûts, ses compétences issues de ses précédentes expériences professionnelles, ce peut être vécu comme passionnant, parce qu’on aborde plein de sujets, comme angoissant et trop compliqué et pour tous certainement comme prenant trop de temps, il ne faut pas oublier que pour beaucoup de loueurs la chambre d’hôtes est une activité patrimoniale basée sur le plaisir de la rencontre et pas une activité à temps plein.
Le piège pour tous est de ne plus voir que la partie “technique” de la chambres d’hôtes, en oubliant ce qui est son ADN : l’accueil, l’accueil, l’accueil et d’ailleurs non, pas l’accueil mais “son” accueil..

L’essence de la chambre d’hôtes
Pour tout projet, il faut revenir aux fondamentaux, sinon on risque de se perdre en route. La chambre d’hôtes, ce n’est pas qu’un lit, une chambre, un spa, une déco, un petit déjeuner – même s’il y en a de fabuleux, une nuit où on dort…, c’est aller vivre une rencontre, faire le plein d’émotions, découvrir…

Il n’y a pas UNE ou LA chambre d’hôtes de référence, il y en a environ 25 000 toutes différentes, uniques, légitimes et c’est bien leur richesse.
Alors si vous êtes créateur, le nez plongé dans votre business plan, levez les yeux et projetez-vous sur votre future vie, celle où la porte va s’ouvrir devant l’autre, devant l’hôte. Etes-vous fait pour cette vie, c’est la vraie question, la seule qui compte. Et le meilleur moyen de saisir cet ADN, c’est bien d’aller en chambres d’hôtes, profitez de ces beaux week-ends.