Urbanisme et chambres d’hôtes, parfois un casse-tête

Acheter une maison pour y créer des chambres d’hôtes, c’est compliqué. La maison d’hôtes n’est pas tout à fait une maison comme les autres, et parfois, même souvent, il faut y faire des travaux. Installer des panneaux solaires, construire un escalier extérieur, une piscine, une véranda, aménager des combles, percer une fenêtre, voire réaménager une dépendance ou en construire une, tout est envisageable, mais tout n’est peut-être pas possible.

Les règles d’urbanisme en France sont complexes, plan local d’urbanisme (PLU), plan d’occupation des sols (POS)…, il faut déjà se familiariser avec la terminologie et les sigles.
Avant même de visiter, il faut connaître les contraintes locales. Parc naturel, sites classés et inscrits, bâtiment classé ou inscrit, zone Natura 2000…, tout ceci a ou peut avoir des incidences sur les règles d’urbanisme. On peut déjà regarder si le village / ville où on se prépare à visiter une propriété est concerné, c’est mieux de le savoir avant pour l’avoir en tête lors de la visite et ne pas s’emballer sur des projets peut-être irréalistes.
Quand on trouve la maison d’hôtes de ses rêves, avant de signer quelque promesse que ce soit, il faut absolument se rendre aux services d’urbanisme de la commune ou de l’intercommunalité, se renseigner et demander un certificat d’urbanisme, j’en ai déjà parlé sur ce blog. Encore plus qu’avec la récente loi ALUR, la disparition du COS (Coefficient d’Occupation des Sols), les détricotages annoncés de cette loi, les décrets pas toujours parus, il y a beaucoup de questions et pas toujours des réponses claires.

Dans tous les cas, je vous recommande de poser explicitement la question à votre notaire, qu’il valide avec vous la faisabilité du projet chambres d’hôtes ou gîte et qu’il mette les réserves qui vont bien dans la promesse de vente.
En plus, au risque de me faire quelques amis, ne croyez pas sur parole l’agent immobilier ou le vendeur, d’abord parce qu’ils ont envie de vendre et ensuite parce que le second peut être parfaitement de bonne foi, mais peut se tromper.
Et je l’ai déjà écrit, c’est la promesse de vente qui est bien la plus importante, l’acte de vente en découlera, donc on ne signe pas de promesse, si on n’est pas sûr de la faisabilité du projet. On ne peut pas se tromper sur l’achat d’une maison !

Publié par

Caroline Kyberd - Accueillir Magazine

Rédactrice en chef d'Accueillir Magazine, la presse des chambres d'hôtes et meublés de tourisme, j'anime aussi les formations pour ouvrir maisons d'hôtes, gîtes ruraux et meublés de tourisme. Retrouvez-moi sur https://www.accueillir-magazine.com

2 réflexions au sujet de « Urbanisme et chambres d’hôtes, parfois un casse-tête »

  1. D’accord avec cette présentation des enjeux immobiliers. Les contraintes réglementaires sont une composante importante de la gestion d’un projet immobilier et, en particulier, pour une maison d’hôtes.

  2. Tout à fait d’accord avec ces propos, Caroline. Vendée Expansion, entreprise dans laquelle je travaille, accompagne depuis plus de 10 ans tous les professionnels du tourisme dans la conduite de leurs projets… et nous découvrons chaque jour des surprises en termes d’urbanisme, à la fois dans la méconnaissance de ces problématiques par les porteurs de projet et aussi par les contraintes importantes parfois insoupçonnées des réglementations existantes. Sur des projets parfois avancés dans l’esprit des porteurs de projet, cela génère des situations parfois dramatiques. Nous sommes donc à la disposition des porteurs de projet (en Vendée du moins 😉 pour les éclairer gratuitement sur ces cadres réglementaires.

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