Reprendre une maison d’hôtes est-ce judicieux ?

Une solution existe, celle de reprendre une maison d’hôtes
en activité ou qui a fermé récemment.
Gain de temps et allègement des travaux certes,
mais business plan nécessaire
pour valider chiffre d’affaire de l’activité et revenus futurs du loueur.

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Avoir votre notaire est indispensable pour un achat immobilier

Il y a quelques jours une créatrice de gîtes m’a appelée pour me parler de ses mésaventures. Je vous raconte son histoire.

Lorsque l’achat immobilier devient un cauchemar

Il y a quelques mois, elle a signé une promesse pour l’acquisition d’une belle maison où elle prévoyait d’ouvrir des gîtes. Ce n’était pas une propriété déjà en activité, mais la disposition des lieux faisait qu’il y avait peu de travaux et que l’ouverture pouvait être rapide.
La veille de la signature de l’acte de vente, elle revient sur les lieux faire une dernière visite.
Et là, très mauvaise surprise, elle découvre un très gros dégât des eaux dans la partie dédiée aux futurs gîtes.
Mal conseillée par le notaire, celui de son vendeur, elle a, malgré cela, signé l’acte de vente comptant sur la bonne volonté du vendeur pour effectuer les travaux de remise en état.
Quelle erreur ! Le vendeur ne veut plus lui parler, il a déménagé évidemment, les semaines passent et elle va devoir prendre en charge les travaux à sa charge pour ouvrir ses gîtes. Et en plus, elle va rater plusieurs semaines d’activité. Dans les faits, le vendeur n’avait pas fait de déclaration à son assurance.
Que fallait-il faire ? Ne pas signer, reporter de quelques jours, exiger une copie de la déclaration du sinistre à son assurance, une baisse de prix, signer mais avec une somme bloquée chez le notaire le temps de trouver un compromis… En tout cas, prendre le temps de trouver la solution.
Dans tous les cas plutôt que de se retrouver avec des coûts de plusieurs milliers d’euros de travaux et une perte d’exploitation, il fallait mieux louer un gîte pour quelques jours et différer  l’achat immobilier.

Je dis bien qu’elle a été mal conseillée !

Ayez votre propre notaire

Cela ne coûte pas plus cher, votre notaire partagera avec le notaire du vendeur les honoraires.

Je le dis et le redis, je trouve inconcevable de passer par le même notaire que le vendeur lorsque l’on engage une grande partie de son patrimoine.
Je pense qu’un texte de loi devrait même l’interdire. Il me semble logique que chaque partie ait son propre conseil. Et si vous souhaitez vraiment passer par le notaire du vendeur, prenez un avocat pour vous conseiller et vous défendre. Cela aurait certainement permis de trouver une solution au dégât des eaux
Un notaire commun ne peut pas défendre à la fois vendeur et acheteur. Il y a d’un côté un vendeur qui veut vendre le plus cher possible et est déjà passé à un autre projet, il ne va pas gérer des problèmes une fois la vente passée. De l’autre, un acheteur qui est fragile, il a mis beaucoup d’émotionnel, il engage son patrimoine, son avenir, a vendu sa maison…

Ce n’est pas la première fois que des loueurs de gîtes et chambres d’hôtes me racontent de telles mésaventures. Dans le cas dont je parle, le projet n’est pas en péril, cela va se gérer avec un moindre mal, si je peux le formuler ainsi.  Dans d’autres cas, ce peut être une véritable catastrophe, bâtiments ou travaux non déclarés, diagnostics immobiliers imprécis ou découverts le jour de la signature, changements de destination non prévus, travaux non identifiés qu’on n’a pas les moyens de financer… si bien que ce qui aurait du être une très belle aventure tourne parfois au cauchemar.
Cela peut être évité, certes parfois en n’achetant pas cette propriété. Je comprends bien la déception, mais c’est un moindre mal par rapport à ne pas pouvoir aller au bout de son projet en ayant en plus engagé son patrimoine.

Vraiment, prenez votre propre notaire et expliquez-lui votre projet !

Reprendre une maison d’hôtes, un rêve abordable

Quand on cherche la maison idéale pour y gérer ses chambres d’hôtes, reprendre une maison d’hôtes en activité permet de gagner du temps. Si elle a été maison d’hôtes et qu’elle a fermé probablement aussi car les gros travaux sont déjà faits notamment avec les salles d’eau attenantes aux chambres. Comme tout achat immobilier, c’est le prix qui est décisif. Mais le ticket d’entrée peut être trop cher pour certains qui n’arrivent pas à concrétiser leur rêve de chambres d’hôtes. Il y a pourtant des opportunités dans des régions moins touristiques.

Certes, il y a des maisons d’hôtes à vendre à des prix élevés. Régions cotées, châteaux, demeures d’exception, équipements de luxe…, 10% des maisons à reprendre sont à des prix supérieurs à 1 million d’euros.

Mais, il ne faut pas oublier toutes les autres offres de reprise. En 2016, le prix de vente médian d’une maison d’hôte, murs et fonds de commerce compris, s’élève à 525 000 €. 50% des offres sont à des prix inférieurs, entre 120 000 et 525 000 €, si l’on regarde les annonces immobilières sur notre site internet, l’un des plus complets du secteur.

De nombreuses maisons d’hôtes sont à des prix abordables. Bien sûr, il faudra rajouter les frais d’acquisition ou «frais de notaires», peut-être l’achat du matériel et du mobilier si le propriétaire ne les cède pas, mais il sera peut-être possible de négocier le prix et de trouver un accord qui convient aux deux parties.

Tout dépend de la région d’installation, mais s’installer dans une région peu ou moins touristique ne veut pas dire que les chambres d’hôtes ne seront pas remplies. Dans certaines régions, c’est le tourisme d’affaires qui remplit les chambres, souvent d’ailleurs parce que la petite hôtellerie a disparu et sans offre d’hébergement marchand, il n’y a pas d’activité économique possible sur un territoire.

Rappelons que la reprise d’une maison d’hôtes présente quelques avantages : l’essentiel des travaux a déjà été effectué, le démarrage de l’activité sera plus rapide, le vendeur dispose de statistiques précises sur la fréquentation de sa maison et le profil des visiteurs, certaines réservations sont peut-être même déjà prises…

Avant de fixer des dates de rendez-vous avec les vendeurs, préparez bien vos visites en listant toutes les questions à leur poser. Ne passez pas à côté d’un sujet majeur. Vous avez envie d’en savoir plus, abonnez-vous à Accueillir Magazine. Le dossier du numéro 65 septembre/octobre 2016 qui vient de sortir s’intéresse à tous les enjeux d’une vente de maison d’hôtes.

Faire chambres d’hôtes dans sa résidence secondaire

Une créatrice m’a contacté hier. Elle était très inquiète sur le fait que le maire de sa commune puisse s’opposer à l’ouverture de chambres d’hôtes dans sa résidence secondaire. Elle avait lu sur un site internet qu’un loueur ne pouvait faire chambre d’hôtes que dans sa résidence principale. J’avais déjà écrit un article sur le sujet,  Des chambres d’hôtes dans sa résidence secondaire, mais il me paraît important de préciser les choses.

C’est inexact. La loi précise clairement que les chambres d’hôtes doivent être situées chez l’habitant. Ni la loi, ni le décret, ni l’instruction ministérielle n’imposent qu’il s’agisse de la résidence principale. En revanche, tous les textes demandent que les chambres d’hôtes soient chez l’habitant. On peut donc en déduire que le loueur doit habiter sur place lorsqu’il fait chambres d’hôtes, mais que cela peut ne porter que sur une partie de l’année. C’est d’ailleurs le cas de nombreuses chambres d’hôtes qui, résidence principale ou pas, ouvrent seulement une partie de l’année.

De façon plus générale, je souhaite en profiter pour mettre en garde sur les informations qui circulent sur internet, y compris sur des sites soi-disant officiels ou venant de personnes ou entreprises qui vendent leurs produits et services et commentent les textes en fonction de leurs intérêts personnels. Nous sommes tous confrontés à internet où il est possible de lire tout et son contraire. Fiscalité, TVA, réglementation, il ne passe pas une semaine sans que je ne lise une information erronée sur les meublés de tourisme et les chambres d’hôtes. Et certaines peuvent être lourdes de conséquences.

Vous êtes en train de préparer votre projet d’ouverture ou d’acheter une maison. Il faut prendre le temps de vous informer et de bien vérifier les informations les plus importantes avant de vous lancer. Cela prend du temps mais c’est un investissement nécessaire. A ce titre, je vous recommande la lecture d’Accueillir Magazine. Pour ceux que cela intéresse, nous proposons une offre spéciale qui vous permet de recevoir en une fois les 12 derniers numéros du magazine. Vous pourrez faire ainsi le tour d’une multitude de sujets d’un coup.

A la recherche de la maison d’hôtes

Je ne résiste pas au plaisir de partager ce courriel reçu d’une créatrice, tant il m’a fait sourire et est représentatif de la quête compliquée de la maison d’hôtes, vous qui cherchez votre lieu de vie à acheter.

En 2014, […] ce fût:
17000 m² visités
1360 photos
272 pièces
180 papiers peints à motifs
13 granges
9 écuries
5 fours à pain
4 ruines
Années 1702, 1840, 1854, 1873,…
Vue montagne, vue lac, vue campagne, vue autoroute,…

Bref, on n’a pas trouvé la maison !

Changement de stratégie : on s’installe en pleine campagne […].
Maintenant sur place, on guette la moindre opportunité avec davantage de réactivité!

Espérons que ça porte ses fruits !

La quête du Graal, la maison d’hôtes idéale
Certains d’entre vous mettent plusieurs mois voire années à trouver le bien idéal où vivre, élever ses enfants, réunir sa famille et créer son activité de chambres d’hôtes et / ou gîtes. C’est certianement le plus difficile car il faut concilier budget, nombre de chambres, vente préalable de son bien, et souvent en n’étant pas sur place. Alors bon courage et n’oubliez pas que nous avons sur le site d’Accueillir Magazine nos annonces immobilières pour reprendre une maison d’hôtes en activité.

Acheter ses chambres d’hôtes, d’abord vendre son bien immobilier

Acheter et vendre son bien immobilier vont de pair mais dans le bon ordre

Actuellement, beaucoup de projets de création de chambres d’hôtes sont bloqués, les créateurs nous disent qu’ils n’arrivent pas à financer leur achat immobilier, les loueurs de maisons d’hôtes en activité nous expliquent que beaucoup de promesses de vente échouent faute de prêt bancaire, notamment parce que l’acheteur est lui-même coincé en attendant de vendre son propre bien immobilier, quant à prendre un prêt relais vu l’état du marché immobilier, c’est bien trop risqué.

L’achat d’une maison ou le rachat d’une maison d’hôtes en activité est un projet un peu particulier car l’immobilier coûte cher. Sur ce point, c’est plus simple de se mettre à son compte dans des activités de services ou dans le conseil. Le plus souvent, les créateurs ont besoin de vendre leur appartement ou leur maison pour acheter le bâtiment où ils souhaitent s’installer.

Je vais vous surprendre et vous parler d’un sujet un peu différent de mes sujets habituels sur ce blog.

D’abord vendre son bien immobilier

Il faut commencer par mettre toutes les chances de son coté pour bien vendre sa maison actuelle pour pouvoir ensuite en acheter une autre. Home staging, petits travaux, désencombrement et rien que cette étape prend du temps entre trier, jeter, donner ou vendre… Cela peut faire sourire mais cela peut servir car une fois la maison vendue et bien vendue, tout sera plus facile. Cela nécessite un peu plus d’énergie et oblige à s’intéresser à sa résidence actuelle même si l’on a qu’une seule envie, c’est la quitter pour ouvrir des chambres d’hôtes ailleurs.

Et c’est à faire avant de trouver le bien immobilier de ses rêves. Pourquoi ? Parce qu’ensuite on est bien trop occupé à faire ses plans, à monter son business plan, à courir les banquiers, à réfléchir à sa déco et on est pas disponible pour repeindre la chambre un peu vieillotte et la présenter sous ses meilleurs atours.

Cela veut peut-être dire aussi qu’entre la vente de son bien et l’achat de sa future maison d’hôtes, qu’elle soit en activité ou pas, il y a aura quelques mois où vous devrez peut-être louer un logement temporaire. Cela signifie donc deux déménagements. Tout cela est un peu plus compliqué mais le marché immobilier est dirons-nous, difficile, et mieux vaut mettre tous les moyens pour réussir sa maison d’hôtes. c’est une solution plus sûre pour financer et réaliser son projet. Et si vous êtes un peu stressé, la meilleure façon d’aborder votre nouvelle vie avec sérénité.

N’oubliez pas de vous inscrire à nos alertes immobilières pour recevoir les maisons d’hôtes à vendre.

Urbanisme et chambres d’hôtes, parfois un casse-tête

Acheter une maison pour y créer des chambres d’hôtes, c’est compliqué. La maison d’hôtes n’est pas tout à fait une maison comme les autres, et parfois, même souvent, il faut y faire des travaux. Installer des panneaux solaires, construire un escalier extérieur, une piscine, une véranda, aménager des combles, percer une fenêtre, voire réaménager une dépendance ou en construire une, tout est envisageable, mais tout n’est peut-être pas possible.

Les règles d’urbanisme en France sont complexes, plan local d’urbanisme (PLU), plan d’occupation des sols (POS)…, il faut déjà se familiariser avec la terminologie et les sigles.
Avant même de visiter, il faut connaître les contraintes locales. Parc naturel, sites classés et inscrits, bâtiment classé ou inscrit, zone Natura 2000…, tout ceci a ou peut avoir des incidences sur les règles d’urbanisme. On peut déjà regarder si le village / ville où on se prépare à visiter une propriété est concerné, c’est mieux de le savoir avant pour l’avoir en tête lors de la visite et ne pas s’emballer sur des projets peut-être irréalistes.
Quand on trouve la maison d’hôtes de ses rêves, avant de signer quelque promesse que ce soit, il faut absolument se rendre aux services d’urbanisme de la commune ou de l’intercommunalité, se renseigner et demander un certificat d’urbanisme, j’en ai déjà parlé sur ce blog. Encore plus qu’avec la récente loi ALUR, la disparition du COS (Coefficient d’Occupation des Sols), les détricotages annoncés de cette loi, les décrets pas toujours parus, il y a beaucoup de questions et pas toujours des réponses claires.

Dans tous les cas, je vous recommande de poser explicitement la question à votre notaire, qu’il valide avec vous la faisabilité du projet chambres d’hôtes ou gîte et qu’il mette les réserves qui vont bien dans la promesse de vente.
En plus, au risque de me faire quelques amis, ne croyez pas sur parole l’agent immobilier ou le vendeur, d’abord parce qu’ils ont envie de vendre et ensuite parce que le second peut être parfaitement de bonne foi, mais peut se tromper.
Et je l’ai déjà écrit, c’est la promesse de vente qui est bien la plus importante, l’acte de vente en découlera, donc on ne signe pas de promesse, si on n’est pas sûr de la faisabilité du projet. On ne peut pas se tromper sur l’achat d’une maison !

Compromis ou promesse de vente, attention avant de signer !

Beaucoup de créateurs d’hébergements touristiques se concentrent sur la signature de l’acte d’achat au point de négliger les avants-contrats. Il faut bien dire que certains professionnels de l’immobilier peu scrupuleux les poussent dans ce sens de façon à obtenir une signature rapidement.

Et pourtant, ce sont bien les compromis et promesses de vente qui sont les actes les plus importants car ce sont ces avants-contrats qui engagent les parties à acheter ou à vendre sous certaines conditions. Il faut donc prendre son temps avant de s’engager, visiter et revisiter les bâtiments, bien vérifier que la maison que l’on va acheter convient pour faire gîte, meublé de tourisme ou chambres d’hôtes et chiffrer convenablement les travaux éventuels. Enfin et, même si ce n’est pas une obligation, il faut mieux signer les compromis ou promesses de vente chez un notaire.

Vous allez en effet engager beaucoup d’argent dans l’opération. Mieux vaut donc faire appel à un spécialiste des actes immobiliers, qui doit être au courant du projet de chambres d’hôtes, gîte ou meublé de tourisme, de façon à répondre à toutes vos questions et défendre vos intérêts. C’est aussi pour cette raison qu’il ne faut mieux pas recourir au notaire du vendeur, car même s’il fait son métier sérieusement, il ne sera pas le mieux placé pour intervenir si une difficulté surgit et si une condition suspensive doit être ajoutée à la promesse de vente.

Dans le même esprit, il faut mieux s’assurer que c’est bien le notaire ou un clerc expérimenté de l’étude notariale qui va vous assister dans cette opération et pas un notaire stagiaire recruté il y a quelques mois car lui aussi risque d’être mal à l’aise pour vous défendre dans la transaction, surtout le jour de la signature lorsqu’il sera face au vendeur et à son notaire. On est en effet sur des achats immobiliers complexes qui font intervenir droit de la construction, parfois bâtiments classés, activité commerciale, servitudes,  zones protégées… et pas sur la vente sans grande surprise d’un studio dans une copropriété citadine.

Si j’insiste sur ce point, c’est que je connais plusieurs projets de chambres d’hôtes et d’insolite qui n’ont pas pu voir le jour car les conditions n’étaient pas remplies et cela a été des drames familiaux. On peut se tromper sur l’achat d’un lit, pas sur celui de la maison qui engage en général tout le patrimoine familial.

Idéal chambres d’hôtes, propriété à vendre

Aujourd’hui, c’est un billet d’humeur !  Je n’en peux plus de voir sur le net toutes ces annonces immobilières pour des maisons avec le fameux commentaire “idéal chambres d’hôtes”, – mêmes annonces qu’on m’envoie à tire-larigot pour les publier dans nos annonces immobilières – ce que nous ne faisons pas, évidemment.

L’appartement témoin encore et toujours

Avec les difficultés du marché immobilier, certains n’hésitent plus à écrire n’importe quoi au risque de pénaliser les bâtiments qui peuvent réellement être transformés facilement en maisons d’hôtes, sans trop de travaux. Ils surfent sur l’engouement et l’espace médiatique qu’occupent les maisons d’hôtes et s’en servent pour faire rêver les acheteurs et monter les prix. Comme anecdotes, on m’a proposé des annonces pour une maison dans laquelle il y avait deux chambres, “mais pas de problèmes pour en aménager d’autres dans le sous-sol”, et une avec une seule salle de bains et trois chambres mais un “tellement beau jardin”.

Je ne vais pas vous parler du goût et des couleurs puisque c’est très personnel et que vous êtes en droit de préférer une longère, une demeure médiévale ou une maison d’architecte. Je veux parler des atouts d’un bâtiment pour devenir maison d’hôtes, évidemment cela ne vous concerne pas si vous êtes prêts à faire de gros travaux, dans ce cas, la question est différente et a priori, vous ne cherchez pas “une maison idéale pour chambres d’hôtes” et pas à la payer le prix fort.

C’est quoi une maison idéale à acheter pour y faire des chambres d’hôtes ?

Petit tour de piste des questions à poser pour vérifier si la maison à vendre est vraiment “idéale” pour y ouvrir des chambres d’hôtes.

Premier postulat, c’est une maison où les travaux ne sont pas trop importants, sinon, voir ci-dessus, elle ne serait pas idéale. Cela concerne donc le nombre et la taille des chambres, le nombre et la configuration des sanitaires et salles d’eau, puisque vos futurs hôtes apprécient les sanitaires privatifs et attenants à la chambre.
Cela touche le stationnement des véhicules qui doit être facile et adapté au nombre de chambres.
Cela concerne les pièces communes suffisamment grandes pour accueillir les hôtes autour d’une table pour le petit déjeuner ou de la cheminée en fin de journée.
Cela implique des extérieurs suffisamment spacieux, jardin, terrain, éventuellement piscine, dont les hôtes vont pouvoir profiter.
Cela implique des accès et circulations multiples dans la maison.
Cela demande des matériaux de qualité, une décoration au goût du jour…
L’emplacement est évidemment important. Et il ne doit y avoir aucune nuisance sonore, auditive ou visuelle.

C’est pour cette raison qu’il est souvent plus facile de racheter une maison d’hôtes en activité même s’il y a des travaux de rénovation à effectuer que d’acheter ces fameuses maisons “idéales chambres d’hôtes” où il va falloir casser toutes les cloisons pour tout reconfigurer. C’est pour cela que dans les faits, malgré le nombre important de maisons “idéales”, les créateurs mettent parfois plusieurs années à trouver leur coin de paradis. Je ne peux en tout cas qu’encourager ceux qui cherchent leur bien immobilier pour y ouvrir des chambres d’hôtes à se faire une grille très pointue de leurs attentes et à interroger vendeurs et agents immobiliers avant de se déplacer.

Acheter une maison pour l’activité de chambres d’hôtes oui, mais aussi la vendre

Tout le monde n’a pas une maison de famille qui convienne pour y créer des chambres d’hôtes, donc il faut acheter la maison d’hôtes. Comme ce blog s’adresse à ceux qui ont un projet à court, moyen ou long terme, forcément j’y parle souvent immobilier, notamment parce qu’on peut se tromper sur tout sauf sur l’achat de la maison.
On peut changer une peinture, jeter un site internet, déplacer une baignoire, cela fait râler, mais l’achat de la maison, cela engloutit quand même, à quelques exceptions près, tout le patrimoine, voire on a besoin d’un prêt bancaire – qui se rembourse.

Vendre sa maison d’hôtes

Quand on achète une maison pour y faire plusieurs chambres d’hôtes, c’est une grande bâtisse. Le créateur de chambres d’hôtes, devenu exploitant, fait pendant des années des travaux, il valorise énormément le bien immobilier. Piscine, spa, jardin paysagé, fresques, mobilier de qualité…
Le problème se situe à la retraite, on n’a pas toujours un enfant ou un proche qui veut reprendre l’activité, donc on veut vendre la maison d’hôtes, car c’est trop grand pour y vivre seul ou en couple.

Le problème, qui va acheter ? Il y a des maisons d’hôtes qui sont devenues tellement atypiques comme maison d’habitation qu’elles vont avoir du mal à séduire une famille. Qui a envie de mettre des enfants ou adolescents dans une dépendance du bout du jardin ?
Elles atteignent un tel niveau de sophistication, que leur prix est également conséquent, sûrement mérité, mais inatteignable pour l’ensemble de la population qui veut y vivre mais pas en vivre.
Alors certes, il y a des créateurs qui achètent des maisons d’hôtes en activité, mais cela restreint quand même singulièrement le marché, on parle de plus d’une centaine de ventes par an, c’est statistiquement très petit.
Et c’est ainsi que je vois des propriétaire fatigués, malades ou avec un autre projet de vie, devoir continuer l’activité plusieurs saisons, en espérant qu’une opportunité se présente.

Comment réfléchir l’achat ?

Quand on achète une maison pour y faire des chambres d’hôtes, se demander si on l’achèterait pour sa famille, c’est facile à dire, mais cela ne fait pas avancer le dossier tellement c’est compliqué de trouver la bonne maison d’hôtes.
Je prendrais peut-être les choses différemment, en réfléchissant sur le prix d’achat de la maison. Je me dirais que quand je revendrai, sauf à avoir acheté des ruines, ce sera au prix de l’immobilier et que les travaux d’amélioration et d’embellissement ne seront peut-être pas valorisés car cela rendrait alors le bâtiment trop cher. Du coup ils doivent être amortis par l’activité de chambres d’hôtes et donc il faut blinder le business plan, pour qu’au final, mon activité ne m’ait pas coûté plus cher qu’elle ne m’a rapporté. Il faut quand même ajouter à la réflexion économique les années de vie qu’on y passe en imputant un loyer. Avoir une qualité de vie a aussi de la valeur.

NB. Je suis bien conscient que c’est une réflexion de période de crise économique qui vaut ce billet, Avec un peu de chance pour tous ceux qui s’apprêtent à créer, le problème de la revente immobilière ne se posera pas.

Des annonces de maisons d’hôtes à vendre sur le site d’Accueillir Magazine