Ouvrir des chambres d’hôtes quand on est seul, est-ce possible ?

Créer seul gîtes et chambres d’hôtes, c’est possible.
Cela demande de l’organisation, de prévoir de l’aide ou des solutions en cas de maladie ou de coup de fatigue, comme pour toute activité ou création d’entreprise et il y en a beaucoup qui sont gérées par des personnes seules.
Cela demande de dimensionner le projet à ses besoins, d’estimer les revenus nécessaires ou attendus, et comme pour tous projets de gîtes ou chambres d’hôtes, l’obsession doit être d’allonger au maximum la saison plus que de multiplier le nombre d’hébergements.  
Les problématiques et le montage du business plan ne sont pas différents de ceux que peut rencontrer un couple.

Pour beaucoup, il faut être en couple pour ouvrir des chambres d’hôtes, c’est vrai que c’est le schéma le plus classique. Souvent l’un des deux s’occupe des chambres d’hôtes, mais le conjoint est là le soir, le week-end, il donne un coup de main pour le ménage, pour répondre au téléphone, pour faire de petits travaux et dîne quand il y a lieu à la table d’hôtes. Parfois, c’est un projet de couple à temps plein, qui en font leur revenu principal.

L’activité de chambres d’hôtes ou gîtes n’est pas réservée aux couples

Tout le monde n’a pas une vie de couple. Nous connaissons des chambres d’hôtes ouvertes par des mère-fille, père-fille, cousin(es) ou des ami(e)s qui ont pris leur première retraite ou lancé leur activité principale ensemble. Et nous connaissons des maisons d’hôtes gérées par des hommes ou des femmes seuls, célibataire, séparé ou veuf, qui se sont lancés. Et pourquoi faudrait-il qu’ils renoncent à leur rêve ?
Bien sûr, cela peut compliquer la donne. Pas toujours facile, car s’occuper d’une maison d’hôtes, cela demande beaucoup de disponibilité. Seul, il faut faire face à tous les sujets quotidiens et être sur tous les fronts en même temps. Mais en même temps, c’est une activité de rencontres, recevoir chez soi cela peut rompre l’isolement. Tous est possible à qui veut entreprendre, cela demande juste réflexion et nous connaissons des loueurs de chambres d’hôtes qui se sont organisés et qui fonctionnent très bien avec même cinq chambres d’hôtes et un gîte.

Créer seul, c’est possible

Un propriétaire qui gérait seul sa maison nous a expliqué son organisation. En saison, il donnait le linge à l’extérieur et fixait de façon précise les horaires, avec la table d’hôtes en plus le soir, tout était minuté et pensé. Pour se reposer, il avait fait le choix de fermer quatre mois dans l’année pour pouvoir souffler.

D’autres, louent la maison d’hôtes dans son ensemble un mois ou deux l’été et reprennent l’activité de chambre d’hôtes l’hiver. Cela peut pousser aussi à faire un mixte gîtes et chambres d’hôtes pour que tous les hébergements n’aient pas le même rythme d’accueil et de ménage.
Confier son linge à l’extérieur, prendre quelqu’un pour aider au ménage, un stagiaire l’été, avoir des artisans de confiance qui peuvent faire rapidement les réparations… On n’est pas obligé de  proposer la table d’hôtes ou du moins pas tous les soirs. On peut prévoir des solutions alternatives, ne serait-ce que l’accès à une cuisine pour favoriser les séjours longs. Avec une organisation bien rodée, cela fonctionne.
Donc si c’est votre rêve, n’hésitez pas à vous lancer seul mais ne surestimez pas vos forces ! C’est vrai pour tout projet de chambres d’hôtes ou gîtes et meublés de tourisme où il faut annualiser son temps de travail. Finalement à part le frein psychologique, le conseil est le même que pour tous les projets que je rencontre, mettez-vous au coeur du projet, demandez-vous ce que vous en attendez, dimensionnez-le, faites un projet qui vous ressemble, installez-vous dans une région que vous aimez, travaillez votre projet en amont pour bien penser tous les détails et ayez en tête d’être heureux.

La question nous étant posée régulièrement, cet article a été actualisé le 17 février 2021, la première version a été publiée le 13 octobre 2008

Chambres d’hôtes et décoration, oui mais pas seulement

  • Chambres d’hôtes, décoration et photos sont étroitement associées,
    c’est valable pour les gîtes et meublés de tourisme.
  • A l’époque d’Instagram, Facebook ou Pinterest, penser décoration et beauté des lieux est indispensable pour réussir son projet.
  • Se concentrer uniquement sur la décoration en oubliant le pratique est une erreur.
  • Et puis, qu’entend-on par décoration, quand il existe tant de styles, de couleurs, l’idée est bien de faire un lieu de vie qui ressemble à ses choix et pas d’être une photo intemporelle pour papier glacé.
  • La décoration est très importante en chambres d’hôtes et gîtes, ce sont les photos qui déclenchent la réservation quand les critères emplacement et prix sont remplis.
  • On ne peut pas plaire à tout le monde, il faut faire des choix, ne pas en faire, c’est prendre le risque de ne plaire à personne.

La décoration déclenche la réservation

Beaucoup de créateurs de gîtes et chambres d’hôtes aiment la décoration et beaucoup misent, avec raison, dessus pour séduire leurs futurs visiteurs. Même s’il ne faut pas oublier les autres aspects – étude de marché, actions de promotion traditionnelle, création et référencement du site internet… – on ne peut pas nier l’importance grandissante de la décoration dans les hébergements touristiques et surtout sa capacité à séduire voire à dynamiser les réservations. Parce que finalement, une fois toutes les méthodes mises en oeuvre pour être visible sur le net et ailleurs, c’est la décoration qui transmet l’ambiance de la maison grâce aux photos. Et les photos, c’est bien l’un des principaux critères sur lesquels le client qui n’est pas encore venu fait son choix.

Chambres d’hôtes et meublés de tourisme, on y vit

Les chambres d’hôtes doivent être bien aménagées, confortables, propres, l’hygiène doit y être respectée. On doit bien y dormir, ce qui demande de s’adapter à chacun, qualité de la literie, occultation parfaite des fenêtres, nombre de personnes ne supportant pas de voir de rais de lumière. La température doit être pensée, été et hiver.

Il faut aussi qu’elles soient pratiques à vivre, on ne fait pas qu’y dormir, on y lit, on y travaille, on s’y repose, on prépare son séjour, on fait une sieste, on y range ses vêtements…
Et ces considérations sont prioritaires, la décoration vient après. Sinon on aura des hébergements beaux, mais peu confortables.

La décoration doit intégrer prises électriques, rideaux, volets, radiateurs ou ventilateur…, pas les plus sexys des éléments.

Côté loueur l’hébergement doit être facile à nettoyer ce qui demande de se pencher sur les matières, le nombre d’objets, la literie… Le souci d’hygiène, exclut certains choix de tissus ou même des revêtements difficilement nettoyables comme ces carrelages mosaïques ou petits galets.

La décoration se pense en plus mais pas à la place, sinon, on aura un hébergement charmant mais pas confortable, et s’il n’a pas pensé ménage, le loueur peut s’y épuiser avec des petits détails qui font perdre beaucoup de temps quotidiennement.

Décoration, oui mais pas convenue

Instagram, Facebook, Pinterest, le monde de la photo et de la vidéo est parmi nous. Au moment de la réservation et de ses recherches sur internet, le visiteur est attiré par cette ambiance créée. Que la décoration soit simple ou beaucoup plus sophistiquée, elle évoque le dépaysement, celui de se retrouver bientôt dans une maison traditionnelle à la campagne entourée de grands plaines ou de forêts, dans une villa contemporaine de bord de la mer un peu isolée ou au sein d’une station balnéaire ou dans une maison d’architecte très moderne au mobilier design…, tant de choix sont possibles.

La décoration dans le sens “déco”, ce n’est pas une obligation absolue, ni un enjeu fondamental.

Il y a quelques maisons très déco, très belles, on les voit dans la presse car sur papier glacé de magazine cela ressort bien mais cela reste une minorité. Mais pour en avoir aussi visité, on peut avoir des maisons très déco, très froides, sans âme. La vraie décoration, c’est très difficile, sinon on obtient quelque chose de léché, souvent trop vu et sans personnalité.

Si vous êtes fan de déco, que vous adorez les dernières tendances, que vous ne ratez pas une émission, voire même des formations techniques, que vous développez votre style, alors foncez ! Votre décoration sera le reflet de ce que vous aimez.

Mais n’oubliez pas que l’objectif est de créer une atmosphère, une ambiance, qui vous ressemble, chaleureuse, familiale, conviviale, confortable. Parce que ce qu’on vient chercher chez vous, c’est votre accueil, votre rencontre, votre personnalité qui doivent se refléter dans vos chambres d’hôtes. Ce “petit quelque chose d’indéfinissable” qui fait toute la différence et qui est le vrai enjeu de l’aménagement de vos chambres d’hôtes et au final que les hôtes se sentent bien chez vous, dans votre maison d’hôtes, qu’ils auront choisie parce qu’elle leur plaît.

Réfléchir à la décoration de ses chambres d’hôtes, de ses gîtes ou meublés de tourisme avant de les ouvrir, modifier l’ambiance de la maison de temps à autre, avoir une décoration cohérente avec sa maison, le bâti, ses goûts, son accueil, sa table… sont des enjeux de poids. A condition de rester soi-même, beaucoup plus difficile que d’être simplement déco !

Cet article a été initialement publié le 27 janvier 2012, il a été actualisé le 4 février 2021

Comment ouvrir un gîte ou meublé de tourisme ?

  • Vérifier que le gîte respecte la réglementation ;
  • Déclarer le début de l’activité auprès du greffe du Tribunal de commerce ou du service des impôts ;
  • Déclarer l’ouverture au maire de la commune où se situe le gîte ;
  • Réfléchir à demander le classement du gîte en étoiles.

Côté vocabulaire
On parle de gîte à la campagne, de gîte rural quand le bien est labellisé chez les Gîtes de France, de meublé de tourisme, meublé touristique ou location saisonnière

De nombreux particuliers peuvent avoir le projet de louer une maison en tant que gîte ou meublé de tourisme à des touristes. Cette activité permet de générer du revenu et ainsi de couvrir les coûts – taxe foncière, frais d’entretien… – voire de dégager de la rentabilité. Certaines démarches sont incontournables.

Vérifier que le gîte respecte la réglementation

Le gîte comme toute location doit respecter un certain nombre de règles. Le logement proposé doit être décent et équipé d’un mobilier et matériel suffisant pour permettre au locataire d’y séjourner dans de bonnes conditions. Le propriétaire doit avoir le droit de le louer pour de courtes durées ou effectuer les démarches nécessaire pour obtenir cet accord. Ce point est particulièrement important dans les grandes villes mais également dans toutes les zones qui connaissent une tension locative. Il est utile de ce renseigner à la mairie à ce sujet.

Déclarer le début de l’activité

Le loueur non professionnel doit déclarer l’activité auprès du greffe du Tribunal de commerce ou du service des impôts. Le document à compléter est le formulaire P0i « Déclaration de début d’activité – Personne physique exerçant une activité non salariée indépendante » Cerfa 11921. Cette déclaration permet d’obtenir un numéro SIRET et de choisir son régime d’imposition.
Certains loueurs seront professionnel, il y a des questions à se poser sur le statut juridique et fiscal.

Déclarer l’ouverture du gîte au maire

Le loueur soit également informer le maire de la commune où se situe le gîte de l’ouverture en complétant le formulaire « Déclaration en mairie des meublés de tourisme » Cerfa 14004. Le maire en accuse réception et établit un  récépissé. La déclaration d’ouverture est obligatoire y compris pour des résidences secondaires qui sont louées ponctuellement en gîte.
Dans les grandes villes et dans les communes en tension locative le formulaire de déclaration est remplacée par une procédure d’enregistrement.

Réfléchir au classement en étoiles

Bien que non obligatoire, le classement en étoiles a de nombreux avantages notamment fiscaux. Le loueur a donc tout intérêt à y réfléchir dès le début car, pour obtenir un bon classement, certains équipements sont nécessaires. Pour obtenir le classement, il est nécessaire de faire appel à un organisme agréé ou habilité qui viendra faire une visite de classement sur place et attribuer les étoiles en fonction de la grille nationale.

Ces démarches sont incontournables. Chacune nécessite un peu de temps. Mieux vaut donc s’y prendre plusieurs mois à l’avance pour être prêt au printemps.

Se préparer à la sortie de crise

Le début d’année est la période des vœux. Cette tradition est ancienne. On en aurait retrouvé la trace sur des papyrus dans l’Egypte ancienne. Les Egyptiens se souhaitaient alors prospérité pour la nouvelle année, que les inondations du Nil permettent de belles récoltes une fois la crue terminée…

A notre tour, nous vous présentons nos vœux. Nous vous souhaitons le meilleur pour vos projets d’ouverture de chambres d’hôtes et de gîtes. Qu’une fois les difficultés actuelles passées, votre activité d’hébergement chez l’habitant connaisse le succès et qu’elle vous apporte plein de satisfactions. Difficile en ce moment, mais les entreprises créées en période de crise sont souvent plus solides que les autres.

En 2021, nous allons continuer à vous aider avec le blog, le magazine papier, les lettres électroniques, les annonces immobilières, en vous retrouvant en présentiel quand ce sera possible et distanciel à nos formations… L’ensemble de ces outils sont à votre disposition pour vous permettre d’ouvrir votre hébergement dans les meilleures conditions.

Accueillir Magazine

Notre magazine de janvier/février 2021 vient de sortir. Nous avons choisi de consacrer son dossier à la stratégie à adopter en 2021. Il faut avancer et préparer la sortie de crise pour être prêt le moment venu.

Très bonne année sous le signe du changement vers votre nouvelle vie,

L’équipe d’Accueillir Magazine

Financer son projet de chambres d’hôtes ou de meublé de tourisme

  • Comment faire un plan de financement ?
  • Le plan de financement est demandé par le banquier pour tout emprunt
  • Le plan de financement est une partie du business plan, il peut être présenté séparément si le business plan n’est pas nécessaire car l’emprunt immobilier
  • Le plan de financement doit être équilibré entre besoins et ressources
  • Adopter une présentation simple et classique facilite la lecture par le banquier
  • Mieux vaut arriver à la banque avec un dossier complet et étayé

Le plan de financement est un des incontournables pour tout créateur de chambres d’hôtes ou de meublé de tourisme qui fait une demande de prêt. Suite à une conversation récente, je me suis rendu compte que cet exercice est parfois difficile, probablement en raison de conventions et de terminologies particulières.

Le plan de financement doit être équilibré

Le plan de financement se compose de deux parties, d’un côté les besoins liées au projet, de l’autre les ressources. Les deux parties doivent être équilibrées puisque le plan de financement est là pour garantir que les équilibres financiers sont respectés. Même si le prêt bancaire n’est pas encore obtenu, il ne paraît pas logique de présenter un plan en déséquilibre.

Les besoins sont constitués de plusieurs éléments, dont :

  • les frais d’établissement (honoraires …) souvent à zéro car comptabilisés en charges ;
  • les immobilisations essentiellement corporelles (immobilier, mobilier, matériel…), les immobilisations incorporelles ou financières étant peu fréquentes dans le secteur des chambres d’hôtes et des meublés de tourisme ;
  •  le besoin en fonds de roulement souvent à zéro, l’activité de chambres d’hôtes ou de meublé de tourisme ne nécessitant ni stock de marchandises ni crédit client sauf cas particulier.

Les ressources comprennent :

  • les apports en capital du ou des créateurs ;
  • les comptes courants et prêts personnels ;
  • les subventions d’investissement éventuelles ;
  • les prêts d’honneur éventuels ;
  • et les emprunts bancaires ou non bancaires sollicités.

Recenser tous les besoins et les ressources

Prenons le cas d’un créateur qui envisage l’achat d’un meublé de tourisme vendu au prix de 200 000 €.

Le créateur prévoit 16 600 € de frais d’acquisition et 15 000 € d’achats de mobilier, matériel et équipements.
Pour ce faire, il apporte 100 000 € en fonds propres et 25 000 € sous forme de prêt.
Il souhaite emprunter le solde sur 15 ans auprès d’un établissement bancaire.

Le plan de financement initial se présentera de la façon suivante :

Présenter le plan de financement, un exemple

Besoins

  • frais d’établissement : 0
  • immobilisations corporelles : 231 600 € (à détailler)
  • besoin en fonds de roulement : 0 €
  • total besoins : 231 600 €

Ressources

  • apports en capital du créateur : 100 000 €
  • compte courant du créateur : 25 000 €
  • subvention d’investissement : 0 €
  • emprunt bancaire sollicité : 106 600 €
  • total ressources : 231 600 €

Cet exercice est l’occasion de vérifier que l’on a bien chiffré tous les besoins initiaux en distinguant ce qui relève des charges de ce qui relève des investissements.

Même si le projet comporte une particularité comme un prêt familial ou un transfert de prêt, il est prudent d’adopter une présentation la plus classique possible de façon à ce que l’établissement bancaire ou le courtier si retrouve facilement.

Accueillir Magazine, les articles à la une du numéro 90

Le numéro 90 novembre/décembre 2020 vient de paraître. La rédaction d’Accueillir Magazine vous présente les articles qu’elle a choisi de mettre à la une de ce numéro.

Les repas, au cœur de la demande

Les repas sont au cœur de très nombreuses demandes, mais comment y répondre ? Table d’hôtes, assiettes gourmandes, panier pique-nique…, les solutions sont nombreuses, fonction de la clientèle, du lieu et du temps disponible. Autant être créatif et proposer des solutions attractives. Accueillir Magazine s’intéresse aux différentes solutions de restauration dans le dossier de ce numéro et explique comment calculer la rentabilité de l’offre.

Piscine, tendances et aménagements

L’été dernier, les chambres d’hôtes et les meublés de tourisme avec piscine ont connu un réel engouement. Que ce soit du fait de l’épidémie de Covid-19 ou pour des raisons de confort et de bien-être, de nombreux voyageurs associent piscine et vacances. A notre demande, une experte fait le point sur les tendances et les aménagements.

Suis-je responsable en cas de vol ?

Que se passe-t-il si un client se fait voler dans mon établissement ? Dois-je le dédommager ? Suis-je responsable ? Cet article vous présente les textes juridiques applicables sans oublier la jurisprudence.

Professionnaliser son Instagram

Egalement un article pratique pour utiliser Instagram dans la promotion de ses chambres d’hôtes ou meublés de tourisme. Filtres, légendes, stories, vidéos… tous les éléments à connaître pour tirer le meilleur parti du réseau social qui vient de fêter ses 10 ans.

Vous pouvez retrouver le sommaire détaillé du numéro 90 novembre/décembre 2020 sur le site du magazine et vous abonner.

Proposer des chambres d’hôtes ou gîtes accessibles

  • Pour quels handicaps : Il y a des aménagements au titre du handicap moteur, visuel, auditif et mental. Parfois, on ne peut pas être éligible pour les 4 formes de handicap mais on peut l’être pour une, deux ou trois. 
  • Quelle finalité : Les normes sont un besoin mais pas une finalité. Les personnes handicapées ont besoin de ces aménagements, mais veulent un accueil de la décoration, des vacances réussies, un séjour confortable, des produits locaux, des visites, balades…, bref ce sont des hôtes comme les autres avec quelques besoins spécifiques.
  • Tirer partie de l’expérience : On ne peut pas réussir les aménagements, sans se mettre à la place de la personne handicapée, beaucoup de lieux sont réputés accessibles mais ne le sont pas dans les faits. Visitez des chambres d’hôtes et gîtes qui ont fait les aménagements handicap et apprenez de leur expérience.
  • Quels cahiers des charges ? l’Association Tourisme & Handicaps labellise les établissements touristiques.

Les chambres d’hôtes ne sont en règle générale pas soumises aux règles d’accessibilité de la loi pour l’égalité des droits et des chances de février 2005. Ceci étant, certains créateurs souhaitent proposer une ou plusieurs chambres d’hôtes aux personnes en situation de handicap, notamment moteur, une très bonne idée lorsque le bâti comporte des chambres de plain pied.

Réfléchir à l’accessibilité globale

L’accessibilité ne porte pas uniquement sur la chambre d’hôtes et la salle d’eau. Parking, jardin, entrée, pièces de vie doivent être accessibles également. Il ne doit pas y avoir d’obstacle pour entrer, sortir ou circuler. Il faut réfléchir à tous les cheminements qui seront empruntés par les clients. Les aménagements les plus conséquents portent sur la chambre et les sanitaires : des espaces de circulation suffisants dans la chambre et la salle d’eau, des penderies à ouverture facile, des volets et rideaux accessibles, des barres d’appui…

Le handicap moteur n’est pas le seul à prendre en compte. Le créateur peut aussi rendre sa maison d’hôtes accessible aux personnes souffrant de handicap visuel, auditif ou mental. Ces aménagements ne sont pas nécessairement très compliqués à effectuer.

Eviter une décoration hospitalière

La maison d’hôtes est un lieu d’accueil et de détente. Aucun texte n’impose de peindre les chambres d’hôtes et les sanitaires accessible en blanc et d’installer des équipements inesthétiques. Au contraire, il faut concilier accessibilité et décoration. Cela suppose de bien intégrer les contraintes à respecter pour trouver les meilleures options selon la configuration du bâti et ses choix de décoration. Pour identifier les travaux à effectuer, il est utile de se référer aux cahiers des charges de l’Association Tourisme & Handicaps. Ce sont ces critères qui permettent d’obtenir la marque Tourisme & Handicap, une marque nationale qui référence les prestataires de services touristiques dont l’offre est accessible.

Cet été encore, près d’un quart des personnes à mobilité réduite ont renoncé à leurs vacances faute de trouver un lieu adapté à leur situation.

Accueillir Magazine, les articles à la une du numéro 89

Le numéro 89 septembre/octobre 2020 vient de paraître. La rédaction d’Accueillir Magazine vous présente les articles qu’elle a choisi de mettre à la une de ce numéro.

Soigner sa réputation

Les notes, les avis de voyageurs et les recommandations jouent un rôle majeur dans le processus de réservation. Ils font le succès de nombreux gîtes et maisons d’hôtes, encore plus lorsque les clients se font plus rares ou lors de l’ouverture d’un nouvel établissement. Qui lit les avis ? Qui donne son avis ? Comment gérer sa réputation ? Peut-on faire retirer des avis négatifs ? Quels sont vos droits ? Accueillir Magazine fait le tour de ces questions dans le dossier de ce numéro.

Arnaques et propositions inutiles

En période de crise, les arnaques se multiplient et les escrocs en profitent. La rédaction dresse un inventaire des dernières arnaques et propositions inutiles à la mode en cette rentrée.

Covid-19, les aides disponibles

Plusieurs textes adoptés ces dernières semaines sont venus compléter les dispositifs d’aide financière dont peuvent bénéficier les loueurs de chambres d’hôtes et de meublés de tourisme. Cet article vous présente une synthèse pour ne rien oublier.

Mon site internet est-il efficace ?

Egalement une fiche pratique sur deux pages pour améliorer l’efficacité de votre site internet ou pour le construire au bon format. Photos, cryptage, responsive… tous les points clés d’un site efficace sont présentés avec les actions à mener.

Vous pouvez retrouver le sommaire détaillé du numéro 89 septembre/octobre 2020 sur le site du magazine et vous abonner.

Quitter la ville

L’épidémie semble pousser des citadins à vouloir quitter les appartements des grandes métropoles. Les agents immobiliers vont état de demandes en hausse en faveur de villes plus petites, de zones rurales ou du littoral depuis la fin du confinement, avec comme critères de recherche de l’espace, un jardin et une bonne connexion internet.

Le télétravail n’explique pas tout

Cette demande n’est pas uniquement liée au développement du télétravail. Elle révèle des maux plus profonds : coût du logement dans les grandes villes, pollution, difficultés de transport, stress… L’épidémie a eu pour effet de pousser tout un chacun à réfléchir à ses priorités. La recherche d’un meilleur cadre de vie est devenu un objectif pour certaines familles. Même si le phénomène n’est pas massif, l’épidémie l’a probablement accentué. Pour la première fois dans certaines enquêtes le salaire n’est plus en tête de liste des attentes pour chercher un emploi, la qualité de vie prime.

Une nouvelle vision du travail

Le rapport au travail poursuit sa mue également. Pour de multiples raisons, certains salariés veulent réduire leur temps de travail en entreprise ou se mettre à leur compte et mener à bien des projets personnels qui leur tiennent à cœur. Ils se disent que, dans cette grande maison à l’écart de la ville, ils pourront se lancer dans la permaculture, l’apiculture, l’artisanat ou l’accueil touristique, voire dans les quatre activités en parallèle. Gîtes, chambres d’hôtes ou hébergements insolites peuvent y trouver leur place.

La viabilité du projet

La transition vers cette nouvelle vie peut être difficile. La précipitation n’est pas bonne conseillère. Il faut se préparer sérieusement à ce changement de vie pour mettre toutes les chances de son côté quitte à différer la date de départ. Et se rappeler que plus que quitter la ville, il faut partir pour un projet de vie, la première formulation est un refus et on ne crée pas sur un refus, on crée sur des attentes, un projet, des envies, des passions…

Accueillir Magazine, les articles à la une du numéro 88

Accueillir Magazine n°88 Juillet / Août 2020

Le numéro 88 juillet/août 2020 vient de sortir. La rédaction d’Accueillir Magazine vous présente les sujets qu’elle a choisi de mettre à la une de ce nouveau numéro. 

Un dossier sur le tourisme à pied ou à vélo

Un nombre croissant de touristes s’adonnent aux sports de pleine nature. A pied ou à vélo, les itinéraires sont nombreux et les pratiques variées. Balade, randonnée, marche nordique, randonnée urbaine, trail, cyclotourisme, vtt… il s’agit de belles opportunités pour les loueurs de chambres d’hôtes, gîtes et meublés de tourisme. Qui sont ces adeptes ? Comment les séduire ? Comment se démarquer ? Accueillir Magazine s’intéresse à ces belles opportunités dans le dossier de ce numéro.

Covid-19, retour d’expérience et état des lieux

Un article double-page s’intéresse également aux conséquences du Covid-19 avec les résultats d’une enquête exclusive auprès des loueurs de chambres d’hôtes, de gîtes et de meublés de tourisme. Comment-ont-ils vécu les derniers mois ? Ont-ils reçu des aides ? Comment gèrent-ils les contraintes sanitaires ?
Sans oublier le point sur la prolongation des aides et qui est éligible.

Impôts, les demandes de remise gracieuse

Dans certains cas, un report d’impôts n’est pas suffisant, mais une demande de remise gracieuse est parfois possible. L’administration fiscale peut accepter d’annuler tout ou partie de la dette. Retour sur une procédure méconnue.

Une fiche pratique sur les vidéos

Les réseaux sociaux – Facebook, Youtube, Instagram… – font la part belle aux vidéos. Les internautes les plébiscitent. Elles sont souvent inspirantes et déclenchent des réservations. Lumière, matériel, montage… une fiche pratique pour réussir ses vidéos et tirer partie des réseaux sociaux.

Vous pouvez retrouver le sommaire détaillé du numéro 88 juillet/août 2020 sur le site d’Accueillir Magazine.