L’hébergement insolite, une option à ne pas négliger

  • Un dossier complet d’Accueillir Magazine sur les catégories d’hébergements touristiques insolite, les contraintes d’urbanisme, et les questions à se poser avant d’investir :
    • Choc des cultures, insolite contre urbanisme
    • Camping, PRL, HLL, RML, caravane, identifier sa catégorie d’insolite
    • Tout envisager avant de se lancer

Certains projets de chambres d’hôtes butent sur la question financière. Pour atteindre une rentabilité suffisante, le créateur se dit que la meilleure solution est d’acquérir une maison de grande taille avec des dépendances, mais une fois le plan de financement élaboré le financement ne passe pas faute d’apport suffisant. Se tourner vers l’hébergement insolite peut être la solution.

Une maison plus petite

Lorsque l’apport financier est limité, mieux vaut s’orienter vers une maison plus petite, donc moins coûteuse, mais avec un terrain suffisant pour y installer des hébergements complémentaires. Sur la base d’un prix de maison de 2 000 € par m², le prix d’achat de 50 m² supplémentaires pour y installer deux chambres en dur est de 100 000 € sans intégrer les frais d’acquisition. En comparaison, l’installation de deux hébergements insolites pourra coûter deux fois moins cher, parfois même moins. Tout va dépendre du type d’hébergement que l’on va choisir : yourtes, bulles, cabanes …

Avec des hébergements complémentaires

L’hébergement insolite est avant tout un hébergement complémentaire qui doit pouvoir s’intégrer au projet global. Il faut prendre le temps de bien le choisir et d’effectuer des calculs prudents pour estimer le taux d’occupation, le chiffre d’affaires et la rentabilité. Autre avantage, un déploiement progressif est possible, l’installation des hébergements pouvant s’effectuer sur deux ou trois ans.

Dernier élément à ne pas négliger, certaines collectivités territoriales soutiennent les créations via des subventions. L’installation d’hébergements insolites se prépare comme tout projet et ne s’improvise en aucun cas, notamment sur les questions d’urbanisme. Si vous souhaitez approfondir ces sujets, vous pouvez acheter le numéro 95 septembre/octobre d’Accueillir Magazine, son dossier est consacré à l’hébergement insolite.

Faut-il se rémunérer lorsque l’on ouvre gîtes ou chambres d’hôtes ?

J’entends souvent des créateurs de gîtes ou de chambres d’hôtes qui ont un projet professionnel me dire que ce n’est pas grave s’ils ne peuvent pas se rémunérer les premières années. Certains ont des allocations chômage, d’autres ont un peu d’épargne… Je ne partage pas cette approche. Que ce soit une activité professionnelle ou un projet de gîte ou chambres d’hôtes patrimonial, par exemple, pour payer les charges d’une belle propriété familiale, pour une retraite active et le plaisir de recevoir et d’échanges, il faut une juste rémunération de son travail.

Ce n’est pas un projet au rabais

La création de gîtes ou de chambres d’hôtes est un vrai projet. Cela suppose de faire des calculs de chiffre d’affaires, de chercher à augmenter la marge pour pouvoir dégager un revenu, bien sûr probablement pas la première année, a fortiori s’il y a des travaux à effectuer, mais rapidement dès que les premiers clients pourront profiter des lieux. Impossible de rester motivé sur le long terme si l’activité ne permet pas de dégager un revenu même limité. A ce sujet, la question de l’endettement est centrale. Il faut rester prudent, les mensualités d’emprunt doivent rester raisonnables et ne pas absorber toute la marge. Il faut calculer le reste à vivre, dans tous les cas les banques le regarderont lors de la demande de prêt.
Pas question non plus de donner une grande partie de son chiffre d’affaires à une conciergerie ou à des intermédiaires pour se retrouver avec une marge quasi nulle.

Etre un bon gestionnaire

Gérer des hébergements, c’est savoir accueillir des clients et faire que leur séjour se passe dans les meilleures conditions, mais c’est aussi gérer des prix, limiter des coûts, suivre sa capacité de remboursement et faire le point régulièrement sur ses finances. Cela passe probablement par un budget, pas celui du business plan que l’on remet à un banquier pour obtenir un prêt et que l’on laissera dans un tiroir par la suite, mais un outil de pilotage que l’on va utiliser au quotidien afin de prendre les bonnes décisions au fil du temps. Cela inclut un tableau de suivi du chiffre d’affaires et des encaissements, un suivi de trésorerie et un compte de résultat prévisionnel.
Il faut être un bon gestionnaire et ce même au régime micro. Nous sommes parfois inquiets de voir des loueurs qui ne savent pas vraiment ce qu’ils ont gagné car ils ont le chiffre d’affaire comme seul outil de pilotage et ne connaissent pas le montant réel de leurs dépenses et investissements. 

S’adapter et évoluer

La création n’est qu’une étape puisqu’une fois les gîtes ou les chambres d’hôtes ouverts, la vie continue. Il faudra s’adapter aux attentes des clients, faire évoluer son offre et ses équipements et ajuster sa communication, à défaut de quoi les hébergements ne séduiront plus autant et rapporteront moins. Impossible de maintenir des prix élevés si les gîtes ou les chambres d’hôtes ne sont pas au goût du jour et qu’aucuns travaux n’ont été effectués depuis des années. Si vous souhaitez un jour les revendre pour prendre votre retraite ou passer à autre chose, cela sera beaucoup plus difficile.

Les allocations chômage et l’épargne vont aider à passer la phase parfois longue des travaux, mais une fois les chambres d’hôtes ou les gîtes ouverts, il faut pouvoir dégager un revenu et investir régulièrement comme toute entreprise doit le faire qu’elle soit grande ou petite. Investir et pas dépenser bien sûr ! En fonction de l’importance du projet, le revenu sera plus ou moins élevé, parfois un simple complément, mais il est ni plus ni moins que la juste rémunération de son travail.

Accueillir Magazine, les articles à la Une du numéro 94

Le numéro 94 Juillet/août 2021 vient de paraître. La rédaction d’Accueillir Magazine vous présente les articles qu’elle a choisi de mettre à la Une.

Accueillir des personnes handicapées

Peu de chambres d’hôtes, de gîtes et de meublés de tourisme sont accessibles aux personnes handicapées. Mais, recevoir des personnes handicapées ne se résume pas à des normes techniques. Puis-je accueillir certains handicaps ? Quelles améliorations effectuer ? Comment concilier accueil et accessibilité ? C’est le thème du dossier de ce numéro qui facilite la vie de ses clients et ouvre la maison d’hôtes à plus de clients potentiels.

Le point sur la taxe de séjour

Les règles en matière de taxe de séjour diffèrent selon les communes mais aussi selon la nature de l’hébergement : meublés de tourisme, chambres d’hôtes, gîtes d’étape, chambres chez l’habitant, hébergements insolites… Certains clients bénéficient d’exemptions. Un article complet en rubrique gestion pour s’y retrouver et être sûr de reverser la juste taxe de séjour.

Infractions, contrôles et sanctions

Sécurité, publicité, affichage des prix…, particuliers ou professionnels, les loueurs peuvent faire l’objet de contrôles sur place ou à distance. Les sanctions diffèrent selon de type d’infraction. Retour sur les missions de la DGCCRF et les types de contrôles pratiqués.

Développement durable, des clés pour agir

Parler de développement durable est une chose, agir est mieux. Gestion de l’énergie, de l’eau et des eaux usées, des déchets, des achats responsables, de la mobilité durable et de la biodiversité, de très nombreuses actions sont possibles. Nous présentons quelques initiatives originales prises par des hébergeurs touristiques.

Ce que veulent les voyageurs

Il est toujours utile de s’interroger sur les attentes des voyageurs que l’on soit en activité ou que l’on prépare l’ouverture de chambres d’hôtes, gîtes ou meublés de tourisme. Et les attentes évoluent avec le temps. Nous vous proposons de faire le point sur une dizaine de sujets : équipements, services, conditions de réservation… Des atouts à mettre en avant pour séduire les clients et faciliter les réservations

Vous pouvez retrouver le sommaire détaillé du numéro 94 sur le site du magazine et vous abonner.

Dois-je ouvrir des chambres d’hôtes ou des gîtes ?

Chambres d’hôtes et gîtes ou meublés de tourisme sont deux formes différentes d’hébergements touristiques sur le plan réglementaire comme fiscal. Un loueur peut avoir les deux formes sur sa propriété ou des chambres d’hôtes chez lui et un ou des meublés de tourisme ailleurs. Le bâti peut se prêter à un type d’hébergement plutôt qu’un autre. Mais pour ceux qui se posent la question en amont vant d’avoir acheté la propriété, ce n’est pas le même projet de vie.

J’ai déjà fait un billet sur la définition d’un gîte (ou location touristique) et d’une chambre d’hôtes, ce n’est donc pas le propos de ce billet.

Côté client, ce n’est pas la même attente

C’est évident que pour le touriste, locataire de gîte ou de chambres d’hôtes, ce n’est pas le même type de séjour touristique. Il ne loue pas aux mêmes moments, il n’en a pas les mêmes attentes. Quand un client réserve une chambre d’hôtes, il va être servi, il rencontre l’autre, il est ouvert à la discussion. Quand il loue un gîte ou meublé de tourisme, il se recentre sur sa famille ou son groupe, amis ou cousinades, il est plus dans une attente de rester entre soi.

Côté loueur, ce n’est pas le même mode de vie

  • D’abord la chambre d’hôtes est chez soi, y compris dans une dépendance alors qu’on peut avoir meublés de tourisme ou gîtes sur sa propriété, de l’autre côté du village ou même du pays.
  • La chambre d’hôtes est un hébergement à la nuitée, avec le petit déjeuner à servir et avec service dit hôtelier, le lit est fait, le client n’y fait pas le ménage. Côté gîte, le loueur peut proposer un contrat à la nuitée, à la semaine, pour deux nuits minimum, il décide donc de son rythme de fonctionnement.
  • Côté chambres d’hôtes,  on peut avoir arrivées et départs tous les jours, côté meublé de tourisme à son choix, mais toutes les semaines, c’est possible. On peut ou pas proposer des services additionnels, mais aussi se contenter du contrat le plus classique, laisser le client faire le gros du ménage ou lui proposer une option finale de ménage et aucun service en cours de séjour. Le temps et la disponibilité ne sont donc pas les mêmes, y compris si on souhaite garder une autre activité par ailleurs.
  • Quand on loue des gîtes, attention toutefois, le ménage c’est le jour du départ et avant l’arrivée des nouveaux locataires, cela peut être prenant  si on a plusieurs gîtes qui se libèrent et se relouent le même jour.
  • La gestion du meublé de tourisme peut être déléguée en partie ou complètement à un tiers, alors que la chambre d’hôtes est un accueil chez et par l’habitant même si celui-ci peut se faire aider.

Quand on est encore au stade de réflexion de son projet, on peut le réorienter et choisir de créer un ou des gîtes, plutôt que des chambres d’hôtes, ou l’inverse, ou choisir un mix des deux.

On voit aussi les loueurs réfléchir de plus en plus à des lieux hybrides, tantôt loués en chambres d’hôtes, tantôt en gîte en regroupant chambres d’hôtes, la salle à manger et la cuisine dédiée.

Côté communication et réservations, des différences

  • Déjà en nombre de clients, si on loue la semaine, un gîte, c’est au plus 52 semaines, une chambre d’hôtes, c’est au plus 365 séjours, bien sûr, ce sont des chiffres hypothétiques sans compter que, heureusement, en chambres d’hôtes les clients restent souvent plusieurs nuits.
  • En chambres d’hôtes, le loueur s’occupe la plupart du temps de gérer soi-même les réservations, il  est sollicité souvent pour savoir si il y a des disponibilités, il se préoccupe d’être visible sur internet et d’être réservation en ligne.
    Quand on a un seul gîte, on peut le confier à une centrale de réservation ou à une conciergerie. Ceux qui en ont plusieurs, exploités de façon intensive, ont les mêmes préoccupations sur la visibilité de leur offre que les exploitants de chambres d’hôtes. En revanche, ils ont besoin de trouver moins de clients car un locataire prend souvent le gîte pour plusieurs jours, parfois plusieurs semaines.

Revenus et rentabilité

Reste à calculer le revenu qu’on peut en retirer. Je dirai que cela dépend du taux d’occupation possible, de l’emplacement où se trouve l’hébergement touristique mais aussi de la souplesse dont on fait preuve quand on a des gîtes. Certains propriétaires de gîtes louent à des professionnels, même à la nuitée ou acceptent des week-ends, ils louent donc aussi en dehors des vacances scolaires mais bien sûr, cela leur fait plus de travail. Que ce soit pour des chambres d’hôtes ou des gîtes, si la dimension économique est importante et qu’on en attend un revenu, tout va reposer sur une étude de marché.

Je vois arriver des personnes qui sont très en amont de leur projet et en discutant avec eux, je découvre qu’ils ne se sont pas posés la question, qu’ils sont partis sur l’idée d’ouvrir des chambres d’hôtes ou des gîtes sans bien comprendre la différence entre les deux. Je trouve dommage de ne pas prendre le temps de peser avantages et inconvénients des deux formules, mais surtout il faut se projeter sur le quotidien de sa future activité quand on le peut encore. Une fois les aménagements faits, il sera probablement trop tard ou ce sera coûteux de refaire des travaux.

Article réédité le 16/04/2021, l’original date du 12 novembre 2009

Profiter d’un transfert de prêt

Il n’est pas toujours facile d’emprunter pour financer un projet et l’achat de la propriété pour créer ou reprendre chambres d’hôtes et / ou de gîtes. Parfois, le porteur de projet a déjà une maison ou appartement à vendre avec un crédit en cours dessus. Le transfert de prêt peut constituer une option intéressante. C’est une alternative au remboursement de prêt suivi d’un nouveau prêt, à étudier, dans certains cas, cela peut être valable.

Rembourser puis emprunter

En général, le créateur doit solder son prêt lorsqu’il cède sa résidence
principale, puis emprunter à nouveau pour l’achat de la maison d’hôtes ou des gîtes. Ce montage peut entraîner le paiement d’indemnités de remboursement anticipé, de frais de dossier pour le nouvel emprunt et d’une assurance emprunteur parfois plus chère. Le dossier est parfois complexe à monter et les négociations bancaires difficiles.

Transférer le prêt immobilier

Le principe est d’utiliser l’emprunt en cours pour financer le nouvel achat immobilier. Une fois la vente effectuée, le créateur dispose de six mois pour acheter. Les démarches de transfert sont assez simples et rapides. Le prêt conserve toutes ses caractéristiques en termes de durée, de taux ou d’assurance. Le créateur doit régler les frais de traitement. Certains établissements bancaires intègrent la clause de transfert dans le contrat de prêt. Lorsque ce n’est pas le cas, il est parfois possible de la négocier. Ceci étant, dans les deux cas, la banque est en droit de refuser le transfert si, par exemple, la valeur de la maison est inférieure au capital restant du.

Faire attention aux garanties financières

Une des questions qui se pose concerne les garanties financières. Pour prêter, la plupart des banques demandent à bénéficier d’une hypothèque, d’un privilège de prêteur de deniers ou d’un cautionnement. Il faut savoir qu’une hypothèque ou un privilège de prêteur de deniers est une garantie attachée au bien immobilier et constatée par un acte notarié, ce qui rend le transfert d’un bien à un autre plus compliqué et plus coûteux, car nécessitant une mainlevée, mais possible. En revanche, le cautionnement n’exige pas d’acte notarié. Il est souvent plus facile à transférer d’un bien à un autre.

Le transfert de prêt est une option à étudier en amont de l’achat en contactant sa banque. Il est rare que banques et courtiers mettent cette option en avant.

Accueillir Magazine, les articles à la Une du numéro 92

Le numéro 92 Mars/Avril 2021 vient de paraître. La rédaction d’Accueillir Magazine vous présente les articles qu’elle a choisi de mettre à la Une.

Les centrales de réservation, défendre ses intérêts

Les grandes centrales de réservation se présentent comme des partenaires mais peut-on sérieusement croire que Booking, Expedia ou Airbnb sont des alliés ? Face à des mastodontes qui générent de nombreuses réservations, les chambres d’hôtes, les gîtes et les meublés de tourisme pèsent peu de poids. Comment défendre ses intérêts ? Comment éviter les litiges ? C’est le thème du dossier de ce numéro.

Fiscalité, suis-je conforme ?

Le gouvernement vient de mettre en place un examen de conformité fiscale. Ce faisant, il liste les principaux éléments que l’administration fiscale regarde en cas de contrôle, une bonne occasion de faire un auto-diagnostic ou de faire le point sur ses obligations fiscales. Nous y consacrons un article complet en rubrique gestion.

Gérer les annulations

La situation actuelle génère de nombreuses annulations de séjours. Faut-il rembourser les clients ? Peut-on conserver les arrhes ou les acomptes ? Dans quels cas ? Nous avons choisi de faire le point sur ces questions.

Fabriquer mes produits ménagers ou cosmétiques

L’époque est au Do It Yourself. Peut-on proposer des produits ménagers ou cosmétiques maison dans ses chambres d’hôtes, ses gîtes ou ses meublés de tourisme ? Quelles sont les règles à suivre ? Nous répondons aux questions de nos lecteurs.

Ne pas se faire pirater

Egalement à la Une de ce numéro, un article en rubrique internet centré sur le piratage. Comment s’en protéger ? Comment sécuriser tous ses outils sans rien oublier ? Tous les points à connaître pour éviter de se faire pirater.

Vous pouvez retrouver le sommaire détaillé du numéro 92 mars/avril 2021 sur le site du magazine et vous abonner.

Ouvrir des chambres d’hôtes quand on est seul, est-ce possible ?

Créer seul gîtes et chambres d’hôtes, c’est possible.
Cela demande de l’organisation, de prévoir de l’aide ou des solutions en cas de maladie ou de coup de fatigue, comme pour toute activité ou création d’entreprise et il y en a beaucoup qui sont gérées par des personnes seules.
Cela demande de dimensionner le projet à ses besoins, d’estimer les revenus nécessaires ou attendus, et comme pour tous projets de gîtes ou chambres d’hôtes, l’obsession doit être d’allonger au maximum la saison plus que de multiplier le nombre d’hébergements.  
Les problématiques et le montage du business plan ne sont pas différents de ceux que peut rencontrer un couple.

Pour beaucoup, il faut être en couple pour ouvrir des chambres d’hôtes, c’est vrai que c’est le schéma le plus classique. Souvent l’un des deux s’occupe des chambres d’hôtes, mais le conjoint est là le soir, le week-end, il donne un coup de main pour le ménage, pour répondre au téléphone, pour faire de petits travaux et dîne quand il y a lieu à la table d’hôtes. Parfois, c’est un projet de couple à temps plein, qui en font leur revenu principal.

L’activité de chambres d’hôtes ou gîtes n’est pas réservée aux couples

Tout le monde n’a pas une vie de couple. Nous connaissons des chambres d’hôtes ouvertes par des mère-fille, père-fille, cousin(es) ou des ami(e)s qui ont pris leur première retraite ou lancé leur activité principale ensemble. Et nous connaissons des maisons d’hôtes gérées par des hommes ou des femmes seuls, célibataire, séparé ou veuf, qui se sont lancés. Et pourquoi faudrait-il qu’ils renoncent à leur rêve ?
Bien sûr, cela peut compliquer la donne. Pas toujours facile, car s’occuper d’une maison d’hôtes, cela demande beaucoup de disponibilité. Seul, il faut faire face à tous les sujets quotidiens et être sur tous les fronts en même temps. Mais en même temps, c’est une activité de rencontres, recevoir chez soi cela peut rompre l’isolement. Tous est possible à qui veut entreprendre, cela demande juste réflexion et nous connaissons des loueurs de chambres d’hôtes qui se sont organisés et qui fonctionnent très bien avec même cinq chambres d’hôtes et un gîte.

Créer seul, c’est possible

Un propriétaire qui gérait seul sa maison nous a expliqué son organisation. En saison, il donnait le linge à l’extérieur et fixait de façon précise les horaires, avec la table d’hôtes en plus le soir, tout était minuté et pensé. Pour se reposer, il avait fait le choix de fermer quatre mois dans l’année pour pouvoir souffler.

D’autres, louent la maison d’hôtes dans son ensemble un mois ou deux l’été et reprennent l’activité de chambre d’hôtes l’hiver. Cela peut pousser aussi à faire un mixte gîtes et chambres d’hôtes pour que tous les hébergements n’aient pas le même rythme d’accueil et de ménage.
Confier son linge à l’extérieur, prendre quelqu’un pour aider au ménage, un stagiaire l’été, avoir des artisans de confiance qui peuvent faire rapidement les réparations… On n’est pas obligé de  proposer la table d’hôtes ou du moins pas tous les soirs. On peut prévoir des solutions alternatives, ne serait-ce que l’accès à une cuisine pour favoriser les séjours longs. Avec une organisation bien rodée, cela fonctionne.
Donc si c’est votre rêve, n’hésitez pas à vous lancer seul mais ne surestimez pas vos forces ! C’est vrai pour tout projet de chambres d’hôtes ou gîtes et meublés de tourisme où il faut annualiser son temps de travail. Finalement à part le frein psychologique, le conseil est le même que pour tous les projets que je rencontre, mettez-vous au coeur du projet, demandez-vous ce que vous en attendez, dimensionnez-le, faites un projet qui vous ressemble, installez-vous dans une région que vous aimez, travaillez votre projet en amont pour bien penser tous les détails et ayez en tête d’être heureux.

La question nous étant posée régulièrement, cet article a été actualisé le 17 février 2021, la première version a été publiée le 13 octobre 2008

Chambres d’hôtes et décoration, oui mais pas seulement

  • Chambres d’hôtes, décoration et photos sont étroitement associées,
    c’est valable pour les gîtes et meublés de tourisme.
  • A l’époque d’Instagram, Facebook ou Pinterest, penser décoration et beauté des lieux est indispensable pour réussir son projet.
  • Se concentrer uniquement sur la décoration en oubliant le pratique est une erreur.
  • Et puis, qu’entend-on par décoration, quand il existe tant de styles, de couleurs, l’idée est bien de faire un lieu de vie qui ressemble à ses choix et pas d’être une photo intemporelle pour papier glacé.
  • La décoration est très importante en chambres d’hôtes et gîtes, ce sont les photos qui déclenchent la réservation quand les critères emplacement et prix sont remplis.
  • On ne peut pas plaire à tout le monde, il faut faire des choix, ne pas en faire, c’est prendre le risque de ne plaire à personne.

La décoration déclenche la réservation

Beaucoup de créateurs de gîtes et chambres d’hôtes aiment la décoration et beaucoup misent, avec raison, dessus pour séduire leurs futurs visiteurs. Même s’il ne faut pas oublier les autres aspects – étude de marché, actions de promotion traditionnelle, création et référencement du site internet… – on ne peut pas nier l’importance grandissante de la décoration dans les hébergements touristiques et surtout sa capacité à séduire voire à dynamiser les réservations. Parce que finalement, une fois toutes les méthodes mises en oeuvre pour être visible sur le net et ailleurs, c’est la décoration qui transmet l’ambiance de la maison grâce aux photos. Et les photos, c’est bien l’un des principaux critères sur lesquels le client qui n’est pas encore venu fait son choix.

Chambres d’hôtes et meublés de tourisme, on y vit

Les chambres d’hôtes doivent être bien aménagées, confortables, propres, l’hygiène doit y être respectée. On doit bien y dormir, ce qui demande de s’adapter à chacun, qualité de la literie, occultation parfaite des fenêtres, nombre de personnes ne supportant pas de voir de rais de lumière. La température doit être pensée, été et hiver.

Il faut aussi qu’elles soient pratiques à vivre, on ne fait pas qu’y dormir, on y lit, on y travaille, on s’y repose, on prépare son séjour, on fait une sieste, on y range ses vêtements…
Et ces considérations sont prioritaires, la décoration vient après. Sinon on aura des hébergements beaux, mais peu confortables.

La décoration doit intégrer prises électriques, rideaux, volets, radiateurs ou ventilateur…, pas les plus sexys des éléments.

Côté loueur l’hébergement doit être facile à nettoyer ce qui demande de se pencher sur les matières, le nombre d’objets, la literie… Le souci d’hygiène, exclut certains choix de tissus ou même des revêtements difficilement nettoyables comme ces carrelages mosaïques ou petits galets.

La décoration se pense en plus mais pas à la place, sinon, on aura un hébergement charmant mais pas confortable, et s’il n’a pas pensé ménage, le loueur peut s’y épuiser avec des petits détails qui font perdre beaucoup de temps quotidiennement.

Décoration, oui mais pas convenue

Instagram, Facebook, Pinterest, le monde de la photo et de la vidéo est parmi nous. Au moment de la réservation et de ses recherches sur internet, le visiteur est attiré par cette ambiance créée. Que la décoration soit simple ou beaucoup plus sophistiquée, elle évoque le dépaysement, celui de se retrouver bientôt dans une maison traditionnelle à la campagne entourée de grands plaines ou de forêts, dans une villa contemporaine de bord de la mer un peu isolée ou au sein d’une station balnéaire ou dans une maison d’architecte très moderne au mobilier design…, tant de choix sont possibles.

La décoration dans le sens “déco”, ce n’est pas une obligation absolue, ni un enjeu fondamental.

Il y a quelques maisons très déco, très belles, on les voit dans la presse car sur papier glacé de magazine cela ressort bien mais cela reste une minorité. Mais pour en avoir aussi visité, on peut avoir des maisons très déco, très froides, sans âme. La vraie décoration, c’est très difficile, sinon on obtient quelque chose de léché, souvent trop vu et sans personnalité.

Si vous êtes fan de déco, que vous adorez les dernières tendances, que vous ne ratez pas une émission, voire même des formations techniques, que vous développez votre style, alors foncez ! Votre décoration sera le reflet de ce que vous aimez.

Mais n’oubliez pas que l’objectif est de créer une atmosphère, une ambiance, qui vous ressemble, chaleureuse, familiale, conviviale, confortable. Parce que ce qu’on vient chercher chez vous, c’est votre accueil, votre rencontre, votre personnalité qui doivent se refléter dans vos chambres d’hôtes. Ce “petit quelque chose d’indéfinissable” qui fait toute la différence et qui est le vrai enjeu de l’aménagement de vos chambres d’hôtes et au final que les hôtes se sentent bien chez vous, dans votre maison d’hôtes, qu’ils auront choisie parce qu’elle leur plaît.

Réfléchir à la décoration de ses chambres d’hôtes, de ses gîtes ou meublés de tourisme avant de les ouvrir, modifier l’ambiance de la maison de temps à autre, avoir une décoration cohérente avec sa maison, le bâti, ses goûts, son accueil, sa table… sont des enjeux de poids. A condition de rester soi-même, beaucoup plus difficile que d’être simplement déco !

Cet article a été initialement publié le 27 janvier 2012, il a été actualisé le 4 février 2021

Comment ouvrir un gîte ou meublé de tourisme ?

  • Vérifier que le gîte respecte la réglementation ;
  • Déclarer le début de l’activité auprès du greffe du Tribunal de commerce ou du service des impôts ;
  • Déclarer l’ouverture au maire de la commune où se situe le gîte ;
  • Réfléchir à demander le classement du gîte en étoiles.

Côté vocabulaire
On parle de gîte à la campagne, de gîte rural quand le bien est labellisé chez les Gîtes de France, de meublé de tourisme, meublé touristique ou location saisonnière

De nombreux particuliers peuvent avoir le projet de louer une maison en tant que gîte ou meublé de tourisme à des touristes. Cette activité permet de générer du revenu et ainsi de couvrir les coûts – taxe foncière, frais d’entretien… – voire de dégager de la rentabilité. Certaines démarches sont incontournables.

Vérifier que le gîte respecte la réglementation

Le gîte comme toute location doit respecter un certain nombre de règles. Le logement proposé doit être décent et équipé d’un mobilier et matériel suffisant pour permettre au locataire d’y séjourner dans de bonnes conditions. Le propriétaire doit avoir le droit de le louer pour de courtes durées ou effectuer les démarches nécessaire pour obtenir cet accord. Ce point est particulièrement important dans les grandes villes mais également dans toutes les zones qui connaissent une tension locative. Il est utile de ce renseigner à la mairie à ce sujet.

Déclarer le début de l’activité

Le loueur non professionnel doit déclarer l’activité auprès du greffe du Tribunal de commerce ou du service des impôts. Le document à compléter est le formulaire P0i « Déclaration de début d’activité – Personne physique exerçant une activité non salariée indépendante » Cerfa 11921. Cette déclaration permet d’obtenir un numéro SIRET et de choisir son régime d’imposition.
Certains loueurs seront professionnel, il y a des questions à se poser sur le statut juridique et fiscal.

Déclarer l’ouverture du gîte au maire

Le loueur soit également informer le maire de la commune où se situe le gîte de l’ouverture en complétant le formulaire « Déclaration en mairie des meublés de tourisme » Cerfa 14004. Le maire en accuse réception et établit un  récépissé. La déclaration d’ouverture est obligatoire y compris pour des résidences secondaires qui sont louées ponctuellement en gîte.
Dans les grandes villes et dans les communes en tension locative le formulaire de déclaration est remplacée par une procédure d’enregistrement.

Réfléchir au classement en étoiles

Bien que non obligatoire, le classement en étoiles a de nombreux avantages notamment fiscaux. Le loueur a donc tout intérêt à y réfléchir dès le début car, pour obtenir un bon classement, certains équipements sont nécessaires. Pour obtenir le classement, il est nécessaire de faire appel à un organisme agréé ou habilité qui viendra faire une visite de classement sur place et attribuer les étoiles en fonction de la grille nationale.

Ces démarches sont incontournables. Chacune nécessite un peu de temps. Mieux vaut donc s’y prendre plusieurs mois à l’avance pour être prêt au printemps.

Se préparer à la sortie de crise

Le début d’année est la période des vœux. Cette tradition est ancienne. On en aurait retrouvé la trace sur des papyrus dans l’Egypte ancienne. Les Egyptiens se souhaitaient alors prospérité pour la nouvelle année, que les inondations du Nil permettent de belles récoltes une fois la crue terminée…

A notre tour, nous vous présentons nos vœux. Nous vous souhaitons le meilleur pour vos projets d’ouverture de chambres d’hôtes et de gîtes. Qu’une fois les difficultés actuelles passées, votre activité d’hébergement chez l’habitant connaisse le succès et qu’elle vous apporte plein de satisfactions. Difficile en ce moment, mais les entreprises créées en période de crise sont souvent plus solides que les autres.

En 2021, nous allons continuer à vous aider avec le blog, le magazine papier, les lettres électroniques, les annonces immobilières, en vous retrouvant en présentiel quand ce sera possible et distanciel à nos formations… L’ensemble de ces outils sont à votre disposition pour vous permettre d’ouvrir votre hébergement dans les meilleures conditions.

Accueillir Magazine

Notre magazine de janvier/février 2021 vient de sortir. Nous avons choisi de consacrer son dossier à la stratégie à adopter en 2021. Il faut avancer et préparer la sortie de crise pour être prêt le moment venu.

Très bonne année sous le signe du changement vers votre nouvelle vie,

L’équipe d’Accueillir Magazine