Reprendre une maison d’hôtes, un rêve abordable

Quand on cherche la maison idéale pour y gérer ses chambres d’hôtes, reprendre une maison d’hôtes en activité permet de gagner du temps. Si elle a été maison d’hôtes et qu’elle a fermé probablement aussi car les gros travaux sont déjà faits notamment avec les salles d’eau attenantes aux chambres. Comme tout achat immobilier, c’est le prix qui est décisif. Mais le ticket d’entrée peut être trop cher pour certains qui n’arrivent pas à concrétiser leur rêve de chambres d’hôtes. Il y a pourtant des opportunités dans des régions moins touristiques.

Certes, il y a des maisons d’hôtes à vendre à des prix élevés. Régions cotées, châteaux, demeures d’exception, équipements de luxe…, 10% des maisons à reprendre sont à des prix supérieurs à 1 million d’euros.

Mais, il ne faut pas oublier toutes les autres offres de reprise. En 2016, le prix de vente médian d’une maison d’hôte, murs et fonds de commerce compris, s’élève à 525 000 €. 50% des offres sont à des prix inférieurs, entre 120 000 et 525 000 €, si l’on regarde les annonces immobilières sur notre site internet, l’un des plus complets du secteur.

De nombreuses maisons d’hôtes sont à des prix abordables. Bien sûr, il faudra rajouter les frais d’acquisition ou «frais de notaires», peut-être l’achat du matériel et du mobilier si le propriétaire ne les cède pas, mais il sera peut-être possible de négocier le prix et de trouver un accord qui convient aux deux parties.

Tout dépend de la région d’installation, mais s’installer dans une région peu ou moins touristique ne veut pas dire que les chambres d’hôtes ne seront pas remplies. Dans certaines régions, c’est le tourisme d’affaires qui remplit les chambres, souvent d’ailleurs parce que la petite hôtellerie a disparu et sans offre d’hébergement marchand, il n’y a pas d’activité économique possible sur un territoire.

Rappelons que la reprise d’une maison d’hôtes présente quelques avantages : l’essentiel des travaux a déjà été effectué, le démarrage de l’activité sera plus rapide, le vendeur dispose de statistiques précises sur la fréquentation de sa maison et le profil des visiteurs, certaines réservations sont peut-être même déjà prises…

Avant de fixer des dates de rendez-vous avec les vendeurs, préparez bien vos visites en listant toutes les questions à leur poser. Ne passez pas à côté d’un sujet majeur. Vous avez envie d’en savoir plus, abonnez-vous à Accueillir Magazine. Le dossier du numéro 65 septembre/octobre 2016 qui vient de sortir s’intéresse à tous les enjeux d’une vente de maison d’hôtes.

Publié par

Caroline Kyberd - Accueillir Magazine

Rédactrice en chef d'Accueillir Magazine, la presse des chambres d'hôtes et meublés de tourisme, j'anime aussi les formations pour ouvrir maisons d'hôtes, gîtes ruraux et meublés de tourisme

3 réflexions au sujet de « Reprendre une maison d’hôtes, un rêve abordable »

  1. Bonjour Caroline,
    Comme vous le savez, j’ai mis ma maison d’hôtes en vente sur votre site après 15 années d’expérience et avant 20 ans d’hôtellerie/restauration. J’ai besoin de m’arrêter car fatiguée!!
    Ma fille, qui est à son compte en tant qu’esthéticienne, souhaite reprendre la maison avec son compagnon. Elle n’a pas d’apport. Je suppose que les banques, frileuses à l’heure actuelle, souhaiteront un apport!
    Nous avions également pensé dans un premier temps à une location gérance avec un bail de 3 ans, (avec promesse de vente ) avec un apport assez conséquent de départ et des loyers mensuels, déductibles du prix de vente final. Qu’en pensez vous?
    Nous sommes dans une région très touristique avec un très bon chiffre d’affaire.
    Merci pour vos précieux conseils. Cordialement.

  2. Bonjour
    Les banques demandent presque systématiquement un apport personnel pour accorder un prêt immobilier mais ce montant peut être faible. Dans des prêts immobiliers classiques, il est souvent de l’ordre de 20% mais, attention, la banque va s’intéresser à la capacité de remboursement de l’emprunteur. Elle va donc regarder son âge et ses revenus actuels et futurs. Si les seuls revenus du loueur sont ceux des gîtes et chambres d’hôtes, il me semble prudent que l’annuité du prêt ne dépasse pas 20% des recettes annuelles. Attention il n’y a pas de vérité absolue, il faudra fournir business plan et chiffrages complets sur plusieurs années.

  3. Bonjour, vous écrivez que le rêve est abordable mais il faut avoir tout de même un apport personnel pour que la banque fasse crédit. A combien l’évaluez vous ? Quel est le minimum nécessaire ? Merci

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