Chambres d’hôtes ou gîtes et nouveau modèle de vie

Retrouver du sens, vivre selon ses valeurs, proposer à sa famille un autre mode de vie, ce sont des demandes fortes en cette époque où l’humain est fortement malmené.

Certains se tournent vers l’activité d’accueil et les chambres d’hôtes et meublés de tourisme comme choix de vie. Cela englobe plusieurs notions différentes mais conciliables et c’est bien la magie de la chambre d’hôtes et du gîte de se moduler à volonté.

Le loueur peut faire des choix forts et vivre dans le respect et la bienveillance.

Respect de l’environnement, circuits courts, permaculture, bien-être, accueil, retrouver du sens, sont des mots et expressions que nous entendons de plus en plus dans nos stages de formation, où nous voyons aussi de plus en plus de jeunes couples qui veulent autre chose pour leurs enfants et eux-mêmes.

Il y a le double effet
– de quitter une vie qui ne donne plus satisfaction, où on ne trouve pas de sens tant certaines entreprises ont déconnecté le travail de l’humain et ont perdu ce qui fait l’essence de se lever avec plaisir pour aller faire quelque chose,
– pour partir vers une vie qui permet de vivre en cohérence avec ses valeurs et surtout je crois, je redevenir quelqu’un et pas un identifiant.

Concerne
les chambres d’hôtes
les gîtes et meublés de tourisme
les hébergements insolites

Etes-vous prêt à quitter votre vie pour créer chambres d’hôtes ou gîtes ?

Vous êtes peut-être en ce moment en train de lire ce billet. Vous êtes un citadin qui rêve de quitter la ville pour s’installer à la campagne. De très nombreux Français l’envisageraient, dont beaucoup de Franciliens et un tiers d’entre eux aurait même un projet précis, pas que dans les chambres d’hôtes et gîtes, je le précise.

La vie est un chemin et il y a des étapes nécessaires, et celle du deuil en font partie, il faut donc envisager le projet avec recul, il faut parfois quelques mois de plus pour apaiser une souffrance et conforter un projet de vie.
Un projet de vie ne se définit pas par défaut de ne plus en vouloir un autre, mais par envie.

Choix de mots, choix de vie

Déformation professionnelle, je suis très sensible au choix des mots et à leur connotation positive ou négative. C’est frappant quand nous discutons avec des créateurs lors de nos stages de formations. “Quitter la ville”, ce n’est pas “partir vers un projet”.
La différence est fondamentale de mon point de vue. Avec les premiers mots, on veut fuir un environnement agressif, déshumanisé ! On fuit mais on ne se projette pas encore ailleurs , on est peut-être encore dans un sentiment de gâchis et d’échec, le sentiment de n’avoir pas réussi à contrôler l’incontrôlable, ce que j’appelle le processus de deuil d’une vie passée. Les premiers parlent d’une vie qu’ils ne supportent plus.
Dans le second cas, “partir’, c’est bien le projet qui est décrit, c’est une action positive, volontaire, on va quelque part.

Aucun jugement de valeur, il y a simplement parfois le besoin de laisser le temps au temps, cela n’empêche pas de commencer à se renseigner, à se projeter. Il y a un jour où ce sera le bon moment et la réussite sera plus facile.

Un projet de vie se prépare

Certains l’ont prévu dès la retraite et achètent une résidence secondaire dans cet objectif, mais des actifs veulent aussi partir et font acte de candidature pour des postes en province ou demandent une mutation, d’autres s’intéressent aux entreprises à reprendre ou à créer…

Qu’il s’agisse d’ouvrir une maison d’hôtes, des meublés de tourisme ou toute autre activité, il me paraît utile d’insister sur la préparation nécessaire à ce changement de vie surtout sur un plan personnel.

La famille part avec, cela s’anticipe

Changer de région, quitter la ville pour la campagne, cela engage les proches, ceux qui viendront avec vous mais aussi ceux qui vont s’éloigner en raison des distances, les amis, les grands-parents par exemple et en cas de familles recomposées, cela complique les retrouvailles. Les enfants quitteront leurs amis de classe, auront du trajet pour aller à l’école, devront peut-être aller en internat pour poursuivre leurs études par la suite… Quant aux amis et à la famille restés là-bas, il sera plus difficile de les voir et les moments partagés seront moins nombreux.

Et ce changement de vie sera aussi marqué si vous ouvrez des chambres d’hôtes ou des gîtes. Vous travaillerez beaucoup pendant les vacances et les week-ends, souvent lorsque vos enfants et vos proches ont du temps de libre. Et s’ils viennent vous voir en vacances, ce sera votre pleine saison touristique et vous aurez peu de temps à leur consacrer.

Se créer un nouveau réseau relationnel

“Ailleurs” a aussi ses contraintes, le métro à 6 heures du soir ce n’est pas marrant mais la campagne en plein hiver a aussi ses contraintes, un pays souriant vu à travers le prisme du verre de rosé de l’apéritif pendant ses vacances n’a pas la même facilité de vie quand on y vit.

Une fois sur place, il sera utile de tisser de nouveaux liens. Il faudra apprendre à connaître ses nouveaux voisins et les gens des environs, pas toujours simple. Ne nous voilons pas la face, s’intégrer demande parfois du temps, de l’humilité, des efforts. C’est plus facile quand on a des enfants car eux vous intégreront aux réseaux “parents d’élève”, on peut aussi s’inscrire dans les associations, il y a en fait plein de possibilités, mais ce sera à vous de faire les premiers pas.

Bref, sur le plan personnel, c’est une rupture marquée pour vous et vos proches. Ne sous-estimez pas cela, car en partant pour ouvrir des chambres d’hôtes, gîtes ou meublés de tourisme, on s’engage, avec ses proches, pour un morceau de vie.

Projet de vie et valeurs au pluriel !

Quand on ouvre des chambres d’hôtes ou meublés de tourisme ou insolite, ce n’est pas pour faire fortune. Pour la grande majorité des propriétaires, c’est un investissement patrimonial qui permet de compléter les revenus, de garder et d’entretenir une belle maison. On peut fermer tout ou partie de l’année; adapter le rythme à ses besoins de vie et financiers.
Pour ceux qui vivent des revenus de l’activité, c’est du travail, pour que tout soit beau. Un peu le phénomène iceberg, beaucoup de travail invisible pour que les clients arrivent dans une maison aménagée pour leur confort et passent un moment de vie. Je parle ici en termes purement financiers bien sûr, pas de décompte horaire ni de pointeuse pour calculer le temps passé. On se lance dans cette aventure pour le contact humain, l’accueil, la passion, l’épanouissement personnel et ce sont des valeurs immatérielles.

Les personnes qui ouvrent des hébergements touristiques ne sont pas des consommateurs

Je m’explique. Je n’ai personnellement jamais rencontré de propriétaires pour qui le shopping soit vital, qui soient addicts à la dernière paire de basket à la mode ou qui craquent au supermarché devant le super yaourt sensé nous rendre beauté, santé et jeunesse !

Ouvrir des chambres d’hôtes ou des meublés de tourisme, c’est avoir une vision de la vie tournée vers des valeurs humaines et avoir un rapport sain avec les biens matériels.
Ouvrir gîtes ou chambres d’hôtes, c’est un projet de vie qui a traversé les âges et qui est complètement moderne voire futuriste.
Cela conjugue la modernité dans les équipements, les moyens de communication, les réseaux sociaux
et à l’heure où notre société connaît une grave crise, pas seulement économique, qu’elle ne pourra surmonter qu’en se réinventant, à l’heure où le modèle de super-consommation a montré ses limites, à l’heure où la planète croule sous les déchets, les propriétaires de chambres d’hôtes font partie des précurseurs d’un modèle de vie “vraie”.
Ouvrir des chambres d’hôtes ou des gîtes finalement, c’est d’abord une ouverture d’esprit.

Ce billet initialement publié en 2009 a été mis à jour en janvier 2020

Accueillir Magazine, les articles à la une du numéro 85

Le numéro 85 janvier/février 2020 d'Accueillir Magazine vient de sortir.
Le numéro 85 janvier/février 2020 d’Accueillir Magazine vient de sortir.

La rédaction d’Accueillir Magazine vous présente les quatre sujets qu’elle a mis à la une de ce nouveau numéro.

Un dossier complet sur les réseaux sociaux

Facebook, Instagram, Linkedin, Pinterest, Twitter… les réseaux sociaux sont de bons outils de communication pour faire connaître sa maison d’hôtes ou son gîte. Et il s’agit d’une alternative aux centrales de réservation. Comment en tirer le meilleur parti ? Comment être visible et générer des réservations ? Notre dossier fait le point.

Prix, attention à l’affichage

Respecter les règles d’affichage des prix n’est pas difficile et cela permet d’éviter une amende, autant bien faire les choses. Nous avons fait le choix de revenir sur les règles d’affichage des prix des chambres d’hôtes pour être au carré en 2020.

Prêter ou louer des vélos

Vous souhaiter prêter ou louer des vélos à vos hôtes. Cela est un peu moins simple qu’il y paraît, un contrat est fortement recommandé. Vous retrouverez une fiche pratique sur le sujet dans ce nouveau numéro.

Retrouver sa maison sur le net

Pas toujours facile de retrouver son hébergement sur la toile ou au sein d’un site internet sans y passer des heures. Certaines options de recherche avancée peuvent être utiles. Nous avons choisi d’y consacrer un article complet.

Vous pouvez retrouver le sommaire détaillé du numéro 85 janvier/février 2020 sur le site du magazine et vous abonner en ligne.

Accueillir Magazine, les articles à la une du numéro 84

Accueillir Maazine n°84
Le numéro 84 novembre/décembre 2019 d’Accueillir Magazinevient de sortir.

La rédaction d’Accueillir Magazine vous présente les quatre sujets qu’elle a mis à la une de ce nouveau numéro.

Un dossier complet sur les difficultés de trésorerie

Chaque année, des loueurs de chambres d’hôtes, gîtes ou meublés de tourisme se retrouvent en difficulté. Une baisse d’activité, des dépenses imprévues ou un litige peuvent conduire à une situation délicate. Quelles sont les règles à respecter ? Quels sont les recours possibles ? Comment préserver son patrimoine et son conjoint ? Notre dossier fait le point sur ces sujets qu’il faut mieux connaître lorsque tout va bien pour se protéger et savoir réagir à temps

L’année du risque fiscal 2019 est une année particulière sur le plan fiscal

Les centrales de réservation ont désormais l’obligation de transmettre de nombreuses données à l’administration fiscale qui pourra cibler ses contrôles de façon bien plus précise. Nous avons choisi de faire un point précis sur le sujet pour vous aider à bien en comprendre les enjeux.

Faire appel au financement participatif

Que ce soit pour financer des travaux, installer des hébergements complémentaires ou développer d’autres activités, loueurs et créateurs peuvent faire appel au financement participatif.
Vous retrouverez une fiche pratique sur le sujet dans ce nouveau numéro.

Des solutions de paiement en ligne

Le paiement numérique gagne du terrain chaque année aux dépens des chèques et des espèces. S’y adapter, faire évoluer son site pour encaisser acomptes, arrhes ou séjours en ligne devient décisif. Nous avons choisi d’y consacrer un article complet.

Vous pouvez retrouver le sommaire détaillé du numéro 84 novembre/décembre 2019 sur le site du magazine et vous abonner en ligne.

Le drame du Cuba Libre, avertissement pour les porteurs de projet

  • Un bar est un établissement recevant du public (ERP)
  • Les ERP sont classifiés sous 2 groupes et 5 catégories selon leur capacité d’accueil et sous plusieurs types selon la nature de leur activité, par exemple N = Restaurants et débits de boissons, O = Hôtels et pensions de famille…
  • Un ERP est soumis à des règles de sécurité incendie et accessibilité
  • Le classement en ERP entraîne donc des travaux de mise en sécurité : les matériaux doivent avoir une résistance au feu, les sorties être signalées, etc.
  • Le personnel doit être formé pour évacuer…

Concerne
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les gîtes et meublés de tourisme
les hébergements insolites

Mise à jour au 23 août 2023, l’incendie du gîte de Wintzenheim survenu le 9 août 2023 avec 11 morts, doit faire prendre conscience aux loueurs de gîtes de grande capacité de l’importance des normes ERP. Le rapport de l’Igas sur ce drame a été détaillé dans le numéro 108 d’Accueillir Magazine. Ce billet reste au combien d’actualité.

Les faits dramatiques

Le Cuba Libre était un bar à Rouen qui a brûlé avec 14 victimes piégées dans un sous-sol dont la porte de secours était verrouillée. Ce sous-sol avait été aménagé sans autorisation, ce qui augmentait la capacité d’accueil. Les travaux avaient été faits en dépit du bon sens avec notamment une mousse isolante en polyuréthane hautement inflammable. De nombreuses règles de sécurité ont été violées, absence d’issues de secours, de balisage, pas d’extincteurs en nombre suffisant, pas de système de désenfumage, pas d’alarme… Reprendre le procès n’est pas le but de ce billet, la presse régionale en a fait de très bons compte-rendus (cherchez procès Cuba Libre Rouen).

En quoi cela concerne-t-il les loueurs de gîtes et chambres d’hôtes ?

Si je rebondis sur ce procès, c’est que toutes les semaines depuis que j’ai co-créé Accueillir Magazine, je découvre des hébergements qui sont probablement/certainement ERP de 5e catégorie avec locaux à sommeil mais qui ne respectent pas les règles de sécurité.
A chaque formation, je rencontre des porteurs de projet qui ignorent la notion d’ERP, me disent qu’ils vont accueillir 30 personnes dans le bâtiment et construisent le business plan sur une exploitation illégale.

Quelques exemples

  • On ajoute des meublés de tourisme aux chambres d’hôtes dans le même bâtiment pour améliorer la rentabilité et la capacité d’accueil de la maison dépasse les 15 personnes.
  • On ouvre un restaurant ou une boutique dans la même maison, ce commerce est nécessairement ERP et peut requalifier l’ensemble de la maison y compris les chambres d’hôtes.
  • On veut organiser des mariages ou autres réceptions ce qui aboutit à ouvrir la maison à du public extérieur et à devenir ERP.

Involontaire ? Pas toujours !

L’activité de chambres d’hôtes est exemptée de mise en sécurité incendie jusqu’à une capacité de 15 personnes. Il en va de même pour les gîtes et les meublés de tourisme. Parfois, le loueur ou le créateur ajoute une activité sans réfléchir aux conséquences et devient ERP.
La plupart du temps, c’est organisé et le loueur sait parfaitement qu’il enfreint les règles avec le silence des édiles locaux, mais je ne veux pas jeter la pierre aux maires, leur hotte est déjà trop pleine de problèmes. C’est à la préfecture et au SDIS (service départemental d’incendie et de secours) de procéder aux vérifications.

Si j’alerte, c’est que depuis plus de 10 ans que j’anime ce blog, et particulièrement depuis ce billet datant de 2017, Créer ou reprendre un gîte de grande capacité, attention aux normes ! de nombreuses questions auxquelles j’ai répondu me demandent comment échapper aux règles ERP mais jamais en quoi elles ont du sens et pourquoi elles sont là.

Les normes sont lourdes, trop lourdes et complexes à comprendre. Deux préventionnistes n’auront pas la même position sur la nature des travaux à entreprendre. C’est un gros problème, notamment quand on reprend une de ces grandes propriétés rurales et on sait que gîtes et chambres d’hôtes permettent à ces propriétés de ne pas tomber en ruines et à des territoires de conserver de l’hébergement marchand et une activité économique.
C’est aussi le poids de ces normes qui font que de nombreux hôtels ruraux ferment, le coût des travaux étant trop lourd financièrement. Je suis la première à militer pour revenir à du bon sens pour les petits établissements, il est question que cela se fasse, espérons.

Mais en attendant, le drame du Cuba Libre me permet de rappeler qu’enfreindre les règles de mise en sécurité incendie, c’est du pénal. En l’occurrence, les deux gérants ont été condamnés, à des amendes et 5 ans de prison dont 2 avec sursis plus une interdiction d’exercer une profession en lien avec l’infraction. Avant même le drame, cela aurait pu être un contrôle et une fermeture administrative. Comment dormir sereinement quand son activité peut s’interrompre à tout moment, inutile de penser cacher quoi que ce soit, les photos des clients sur les réseaux sociaux sont là pour témoigner.
N’oublions pas le plus important, depuis le 5 août 2016 et l’incendie du Cuba Libre, ce sont 14 familles plongées dans le deuil qui elles ont pris perpétuité pour la douleur. Celles des gérants sont aussi définitivement affectées. Plus jamais cela ! La sécurité incendie, ce n’est pas qu’une contrainte, cela sauve des vies.

Ce billet a été initialement publié le 25 octobre 2029 et mis à jour le 23 août 2023

Meublés de tourisme et chambres d’hôtes, vers une réforme de l’aide à la création d’entreprise

Le gouvernement aurait l’intention de réformer l’Aide à la création ou à la reprise d’une entreprise (ACRE). Les réductions de cotisations sociales dont peuvent bénéficier les micro-entrepreneurs seraient fortement limitées. Et les créateurs de chambres d’hôtes et de gîtes qui en bénéficient déjà verraient leurs cotisations sociales augmenter.

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Les avantages de l’ACRE

L’ACRE est un dispositif d’exonération de charges sociales destiné à faciliter la création ou la reprise d’entreprises. Il peut prendre la forme d’une exonération de charges quasi totale la première année ou d’une exonération partielle sur trois ans dans le cas des micro-entrepreneurs. Les cotisations sociales non versées sont prises en charge par l’Etat.

Dans le cas des micro-entrepreneurs, le dispositif actuel est un véritable soutien qui permet de démarrer son activité progressivement. Il laisse trois années complètes pour atteindre un rythme de croisière, puisque c’est uniquement au cours de la quatrième année que le créateur ou le repreneur de gîtes ou chambres d’hôtes doit payer les cotisations sociales au taux normal, à savoir un peu plus de 6% du chiffre d’affaires pour les meublés de tourisme classés et 13% du CA pour les chambres d’hôtes.

Des micro-entrepreneurs moins soutenus

La réforme conduit à mettre de la pression sur le créateur de chambres d’hôtes ou de gîtes qui opte pour le régime du micro-entrepreneur. Il sera moins soutenu et n’aura pas d’autre choix que d’atteindre un chiffre d’affaires élevé rapidement. Il devra également réfléchir au timing de ses démarches afin de bénéficier de l’exonération de charges sociales au bon moment. Cela peut le conduire à repousser le démarrage de son activité de quelques mois afin d’être pleinement opérationnel lors de son immatriculation au Registre du commerce et des sociétés.

Cette réforme n’est pas encore adoptée. Si elle entre en vigueur, les créateurs de chambres d’hôtes ou de gîtes auront tout intérêt à revoir le choix de leur statut juridique et fiscal, le régime du micro-entrepreneur perdant un de ses attraits principaux.

Actualité du 25 septembre 2019 – le texte n’est pas voté
Mise à jour du 1er octobre : La mesure est différée, le gouvernement vient d’annoncer l’ouverture d’une concertation interministérielle sur la réforme de l’ACRE. A suivre.
Suivez l’actualité et les conséquences sur l’activité de loueur dans Accueillir Magazine, 6 fois par an dans votre boîte aux lettres.

Chambres d’hôtes, gîtes ou meublés, faut-il vraiment avoir un site internet ?

Ne pas avoir de site internet pour ses chambres d’hôtes ou gîtes, c’est prendre le risque de perdre une partie conséquente de son chiffre d’affaires, dépendre d’un ou deux acteurs, centrales de réservation, qui peuvent changer les règles et taux de commission à leur convenance. Ce sont leurs clients et pas les vôtres, en cas de problème, c’est souvent le loueur qui est la variable d’ajustement.

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Quand ils ouvrent leurs chambres d’hôtes, gîtes ou meublés de tourisme, de plus en plus de jeunes loueurs se contentent de publier leur établissement sur un OTA (online travel agency) ou centrale de réservation, type Booking ou Expedia. Parfois mais pas toujours, ils l’accompagnent d’une page Facebook. Alors oui, ils remplissent probablement, mais abandonnent à chaque nuitée une somme conséquente, la commission. Est-ce normal de commencer une activité en acceptant d’abandonner entre 15 et 20% de son chiffre d’affaires ?

Nous animons régulièrement des formations dédiées à l’ouverture de chambres d’hôte, gîtes et meublés de tourismes. Nous y traitons de nombreux sujets, réglementation, urbanisme, gestion, fiscalité, rentabilité…, mais aussi promotion et commercialisation. Souvent les porteurs de projet se posent la question de l’utilité d’avoir un site internet lorsque le projet se limite à un petit hébergement, un ou deux chambres d’hôtes ou seul gîte et je comprends leur question, en revanche je ne comprend pas du tout quand il s’agit d’une maison d’hôtes qui a ouvert avec 5 chambres d’hôtes ou plusieurs gîtes et meublés de tourisme !

La force des plate-formes collaboratives et des annuaires internet

Les grands sites nationaux et internationaux sont très efficaces pour attirer la clientèle française ou étrangère et de nombreux loueurs de gîtes et meublés de tourisme choisissent de s’y inscrire. Il ne faut pas oublier que les frais d’adhésions et les commissions peuvent être élevés au regard du chiffre d’affaires annuel. Mais surtout, avoir 100% de son chiffre d’affaires qui dépend d’un ou deux sites est très risqué. En cas de litige, de déréférencement voire de forte hausse des tarifs, le loueur peut se trouver dans une impasse et cette stratégie peut être très dangereuse dans un monde dominé par un petit nombre d’acteurs très puissants. Pensez-vous discuter d’égal à égal avec un mastodonte mondial ?

En plus, avec les OTA, ce ne sont plus vos clients mais les leurs, c’est comme cela que les plateformes raisonnent. Un problème ? Aucune discussion possible sans la plateforme qui n’a pas des heures à perdre avec vous et dont vous ne rencontrerez pas les conseillers.

Sans compter qu’un client qui vous connaît et pourrait réserver en direct sera obligé de passer par la centrale de réservation et la commission faute de pouvoir gérer en direct sur votre site internet, dommage de perdre le bénéfice de la qualité de son accueil.

La stratégie du site internet personnel

Disposer de son propre site internet est la bonne stratégie pour tout loueur de maison d’hôtes qui souhaite développer son activité. Acheter un nom de domaine et créer un site internet n’est plus très coûteux, on trouve des solutions abordables et et même très facile à mettre en oeuvre. On parle d’environ 15€ pour le nom de domaine par un an et on trouve des sites dédiés aux gîtes et chambres d’hôtes comprenant un channel manager pour environ 40 euros par mois, parfois moins avec des solutions territoriales ou des outils développés en open source. Il suffit d’écrire ses textes et de charger ses photos. Cela permet de diffuser des informations différentes de celles des grands sites et de créer un lien plus personnel avec ses futurs locataires. Cela va générer des réservations en direct, via un formulaire, un module de réservation en ligne ou tout simplement par téléphone. Et là, c’est 100% de chiffre d’affaires dans votre poche

Développer les ventes en direct est plus que nécessaire, comme dans bien d’autres secteurs d’activité. Il ne faut pas être pieds et poings liés à ses distributeurs mais garder le contrôle de son activité ! En plus, c’est un sentiment de satisfaction bien méritée. Et en prenant le temps de s’informer et de se former, on peut être trouvé sur le net.

Accueillir Magazine, les articles à la une du numéro 83

Le numéro 83 septembre/octobre 2019 vient de sortir.

La rédaction d’Accueillir Magazine vous présente les quatre sujets qu’elle a mis à la une de ce nouveau numéro. 

Un dossier complet sur l’internet des objets

Des innovations ont eu lieu dans le domaine de la domotique grâce à internet. Il est désormais possible de commander ou de contrôler de nombreux appareils à distance facilement. Les usages sont multiples. Les créateurs et loueurs de chambres d’hôtes, gîtes et meublés de tourisme peuvent en tirer parti pour faire des économies ou se simplifier la tâche. N’est-il pas temps de s’y mettre ? La rédaction d’Accueillir Magazine y consacre un dossier complet dans ce numéro.

Un article sur la taxe foncière

De nombreuses taxes locales – taxe foncière, taxe d’habitation… – sont calculées sur la base de la valeur locative cadastrale. Son estimation est complexe, le calcul dépend de nombreux paramètres et certains sont souvent erronés. Nous avons choisi de faire un point précis sur le sujet pour vous permettre de contester son montant.

Le rechargement des véhicules électriques

Faire l’impasse sur les véhicules électriques n’est pas raisonnable. Les loueurs de chambres d’hôtes, gîtes et meublés de tourisme ont tout intérêt à les accueillir. Le magazine fait un point précis sur le coût du rechargement des véhicules électriques pour vous permettre de développer votre activité sans vous ruiner.

Se préparer à la recherche vocale

Internet est en évolution permanente et l’un des nouveaux enjeux concerne la recherche vocale. S’y préparer, faire évoluer son site pour mieux y répondre est décisif pour générer des réservations en direct. Nous avons choisi d’y consacrer un article complet. 

Vous pouvez retrouver le sommaire détaillé du numéro 83 septembre/octobre 2019 sur le site du magazine et vous abonner en ligne. 

Salariés démissionnaires pour reconversion

Le 28 juillet 2019, un décret est venu préciser les conditions d’indemnisation chômage des salariés démissionnaires ayant un projet de reconversion ou un projet de création ou de reprise d’entreprise. Ces mesures peuvent intéresser de nombreux créateurs de gîtes et chambres d’hôtes en cours de réflexion.

Mise à jour du 5 septembre 2019, le dispositif est en place, les premiers dossiers sont en cours d’examen, retrouvez des informations complémentaires sur notre billet : Création de chambres d’hôtes, compléter le dossier du dispositif démission reconversion

Stage de formation 2 jours pour ouvrir ses chambres d'hôtes, meublés de tourisme et chambres d'hôtes
Stage de formation 2 jours pour ouvrir chambres d’hôtes, gîtes ou meublés de tourisme

La procédure est très encadrée

Pour prétendre aux allocations d’assurance chômage, le salarié démissionnaire doit justifier d’au moins 1 300 jours travaillés au cours des 60 mois, soit cinq ans d’affiliation continue.

Il doit, préalablement à sa démission, demander à bénéficier d’un Conseil en évolution professionnelle (CEP). Actuellement les FONGECIF/OPACIF assurent cette prestation auprès des salariés mais un appel d’offres est en cours et la liste des organismes habilités pourrait évoluer au 1er janvier 2020. Avec l’aide du CEP, le salarié doit présenter son projet de création ou de reprise de gîtes ou chambres d’hôtes à la Commission paritaire interprofessionnelle régionale (CPIR). Celle-ci doit se prononcer sur le « caractère réel et sérieux » du projet afin de donner droit aux allocations chômage. Le salarié démissionnaire a alors six mois pour déposer sa demande d’allocation à Pôle Emploi.

Les critères de décision sont précis

La présentation du projet est l’élément décisif, et ceci probablement dès les premiers entretiens avec l’organisme habilité qui doit accompagner la démarche, soit bien avant la saisie de la commission paritaire interprofessionnelle régionale. Plus le projet a été préparé en amont, plus il a de chances d’être accepté. Le décret précise que la CPIR doit valider la cohérence et la pertinence de certaines informations à fournir et vérifier leur connaissance par le salarié. Ces informations sont classées en trois catégories :

  • Les caractéristiques et les perspectives d’activité ;
  • Les besoins de financement et ressources financières ;
  • Les moyens techniques et humains.

La préparation du projet est essentielle

Il est probable que certains projets seront rejetés. Et l’on peut deviner d’ores et déjà certaines causes de rejet : manque de préparation ou de motivation du salarié, dossier trop peu détaillé, méconnaissance du secteur des gîtes ou des chambres d’hôtes, manque de réalisme dans les hypothèses de chiffre d’affaires ou de rentabilité, incohérences juridiques ou financières… La préparation du projet est essentielle et la rédaction d’un business plan indispensable.

Le texte entre en vigueur le 1er novembre 2019 et il est probable que les premières décisions des CPIR n’interviennent pas avant début 2020. D’ici là, les porteurs de projet peuvent commencer à rédiger une présentation de leur projet puisque la formalisation écrite sera incontournable.

Suivez l’actualité, abonnez-vous à Accueillir Magazine, 6 numéros par an, pour connaître le secteur des gîtes et chambres d’hôtes, construire votre projet et être prêt à répondre à toutes les questions.

Accueillir Magazine, les articles à la une du numéro 82

Le numéro 82 juillet/août 2019 vient de sortir. La rédaction d’Accueillir Magazine vous présente les quatre sujets qu’elle a mis à la une de ce nouveau numéro.  
Accueillir Magazine 82 avec dossier sur le wifi en chambres d'hôtes et gîtes

Un dossier complet sur la téléphonie et internet 
La qualité de la connexion est une des attentes des clients. Or il n’est pas toujours simple de l’offrir dans certaines zones du territoire et dans certains bâtiments. Et certains usages qui se développent – vidéos, streaming… – sont très gourmands en bande passante. Comment les améliorer, Accueillir Magazine vous présente des solutions. 
Un article sur la taxe de séjour 
Certaines règles en matière de taxe de séjour ont changé en 2019. Leur application soulève des questions : taxe au pourcentage, règle des équivalences, collecte par les plateformes… Des clarifications viennent d’être apportées par les pouvoirs publics. Nous avons choisi de faire un point précis sur le sujet.  
Une fiche pratique sur les mauvaises odeurs
Lutter contre les mauvaises odeurs n’est pas toujours facile et les solutions traditionnelles parfois inefficaces. La fiche pratique de ce numéro présente une solution de traitement de l’air à connaître. 
Un article sur les règles de copyright
La publication sur le site internet de son gîte ou de ses chambres d’hôtes d’une photo copiée sur internet est une pratique à haut risque. Accueillir Magazine vous explique pourquoi et vous décrit les mésaventures vécues par plusieurs loueurs. Vous pouvez retrouver le sommaire détaillé du numéro 82 juillet/août 2019 sur le site du magazine et vous abonner en ligne.

Préparer sa reconversion avec un projet de chambres d’hôtes

Changer de métier est un défi qu’il ne faut pas sous-estimer. Encore plus quand il faut en plus changer de région, déménager sa famille, réinvestir son patrimoine. Les tâches seront bien différentes de celles menées par le passé. Etre à son compte peut être stressant. Et l’herbe n’est pas toujours plus verte ailleurs Pour beaucoup de loueurs de gîtes, meublés et chambres d’hôtes, l’activité d’éhergement touristique est une reconversion. A un moment, ils ont éprouvé le besoin de changer de vie professionnelle, voire de vie tout court et l’ouverture de leur hébergement à répondu à cette attente. Mais comment être certain qu’il s’agit du bon projet et du bon moment ?

Changement de vie est-ce le bon moment ?

On rentre de vacances avec des envies bucoliques et la ferme intention de ne pas replonger dans le quotidien, métro, RER, TER et leurs retards permanents qui peuvent vraiment pourrir la vie. On peut avoir des problèmes liés à son activité professionnelle, le bore-out (ennui), burn-out et bien d’autres malaises de vie ne sont pas des inventions. Chacun des tours de table de nos formations, que ce soit création de chambres d’hôtes ou ouverture de gîtes et meublés de tourisme, le reflète, la perte de sens revient souvent. Quand nous demandons aux porteurs de projet de nous dire où ils en sont dans l’avancement de leur projet et leurs attentes, il y a souvent le fait de vouloir changer de vie, aussi pour ne plus subir l’actuelle. Revient également la volonté de trouver un sens, savoir pourquoi on se lève le matin. 

Cependant, même si le ras le bol est bien là, il ne faut pas construire une nouvelle vie professionnelle sur le seul refus de la précédente. C’est valable d’ailleurs pour n’importe quelle activité autre que les chambres d’hôtes. Ce qui est certain, c’est qu’il ne faut pas prendre la décision de créer des chambres d’hôtes, gîtes ou meublés de tourisme sur un coup de tête mais s’y préparer. Cela suppose de faire le point sur son métier actuel. Puis-je encore en tirer quelque chose ? S’agit-il d’une lassitude temporaire ? Puis-je envisager un changement de poste ? En quoi mes aspirations ont-elles changé par rapport au moment où ce travail me satisfaisait ?

Fatigue n’est pas envie, épuisement n’est pas motivation, il faut une vraie détermination et des étoiles dans les yeux pour faire une bascule réussie. En fait, il ne faut pas être dans la phase, je n’en peux plus, mais être dans la phase j’ai envie de. Fuir ou aller vers, négatif ou positif, cela change tout dans la démarche.

Je rencontre très fréquemment des loueurs qui viennent d’ouvrir leurs gîtes ou chambres d’hôtes. Et il n’est pas rare qu’ils me disent que le projet trottait dans leur tête depuis de nombreuses années, mais que ce n’était pas le bon moment à cause de l’âge des enfants ou de la situation du conjoint. Changer de vie, cela pourra sembler être pour certains un déclic, mais dans les faits, c’est tout sauf une impulsion, c’est un moment clé qui vient après un cheminement personnel, spirituel ou philosophique, un moment où on se rend compte qu’on est prêt. Il est alors temps de passer à l’acte et de se demander si c’est bien vers la chambre d’hôtes qu’on veut se tourner.


Un business plan ne suffit pas. Je suis la première à conseiller de le faire, y compris quand on n’a pas besoin de passer par le prêt bancaire, parce qu’un business plan, c’est une façon intéressante de raconter qui on est et ce qu’on va faire, cela force à aller dans les coins et recoins de l’activité puisqu’il faut les chiffrer et donc les décrire.
Un business plan, ce n’est pas que des chiffres et des tableaux financiers, c’est aussi et surtout un document rédigé qui décrit le projet dans tous ses aspects et pourquoi on le fait. Mais un business plan, intervient pour sanctionner positivement ou négativement des données économiques, pas pour prendre une décision de vie.

Changer de vie, oui mais est-ce bien le projet de chambre d’hôtes ?

Sens du client et bonne capacité d’adaptation, patience et humour, sérénité sont recommandés.
Il faut vivre ce changement comme une nouvelle étape professionnelle

Si le besoin de reconversion ne fait pas de doute, il faut réfléchir aux contours du projet. Pourquoi créer des hébergements touristiques et dédier sa vie à l’accueil ? Quels sont mes atouts par rapport à cette activité ? S’agit-il de gîtes ou de meublés de tourisme ou plutôt de chambres d’hôtes avec le partage de certains repas ? Y-aura-t-il des activités complémentaires, des stages, des animations… ?

La qualité de la relation avec ses futurs visiteurs est centrale. Mieux vaut donc être capable d’être à l’aise avec ses clients dès le début du séjour et avoir plutôt bon caractère, y compris lorsque l’on est confronté à des difficultés ou à des mauvaises nouvelles. Sens du client, goût pour les contacts humains, connaissance des langues et cultures étrangères sont des qualités très utiles. Mais aussi zénitude, et capacité à ne pas (trop) stresser, entre humain et imprévus et disons-le quelques clients pas faciles, zen et calme sont nécessaires !

La clientèle est de plus en plus exigeante. Elle est impatiente, elle souhaite des prestations personnalisées, elle veut réussir ses vacances. Se remettre en cause, savoir faire évoluer ses prestations, lui proposer des activités originales sont des démarches indispensables. En même temps, c’est une des facettes qui rend cette activité de chambres d’hôtes si intéressante.

Face aux imprévus, et il y en aura, mieux vaut faire preuve de souplesse et avoir une bonne capacité d’adaptation. Pertes de bagages à l’aéroport, retard dans les transports, problèmes de santé, allergies non annoncées, il faudra s’adapter et tout faire pour le séjour se passe au mieux. Cela repose sur un très bon sens de l’organisation, la gestion quotidienne de la maison d’hôtes doit être sous contrôle, cela laisse le temps de gérer les imprévus.

Et se rappeler comme mantra qu’on a choisi volontairement une activité qui repose sur l’accueil.

Reconversion professionnelle, attention, ce n’est pas que technique

Attention à bien penser le projet sous tous les aspects. Ce n’est pas qu’un montage technique de dossier, de business plan, de formation et de décoration de chambres. C’est un bouleversement que beaucoup d’entre nous sous-estiment. Quand on est collaborateur dans une entreprise, on est en charge d’un aspect de la vie de l’entreprise et des ses produits ou services. En général, on ne sait pas comment fonctionnent les autres services dans le détail.
Quand on crée ses chambres d’hôtes, on devient patron de sa TPE (très petite entreprise). On doit tout faire soi-même, le marketing, la communication, la comptabilité, la gestion, les relations clients, l’informatique… Vous allez vivre un choc culturel. Plus personne à appeler dans le bureau d’à côté quand le mail ne marche plus, plus de service marketing à houspiller quand les dépliants ne sont pas livrés en temps voulu, plus d’assistante qui filtre le téléphone, de comptabilité à qui transmettre les factures… Vous allez devoir apprendre plein de métiers, vous former, vous documenter et découvrir plein de sujets dont vous ne soupçonniez même pas l’existence.

Cela a plein d’aspects positifs, c’est un vrai remue-méninges. Mais attention quand même à la dimension psychologique, n’allez-vous pas vous sentir seul, déstabilisé, êtes-vous bien entouré avec des personnes qui sauront vous guider ?

La chambre d’hôtes a bien changé, innovation et surtout culture numérique sont attendus

Il faut l’anticiper dès le départ pour ne pas abandonner une forte partie du chiffre d’affaires de ses chambres d’hôtes à des plateformes en ligne.

Le parcours d’information et de réservation d’une chambre d’hôtes est de plus en plus numérique. Difficile de faire l’impasse sur internet. Gérer son site, savoir utiliser les réseaux sociaux, réfléchir à de nouveaux modes de distribution sont des savoir-faire indispensables. Nous rencontrons trop de loueurs qui font l’impasse sur ce versant de l’activité et se livrent pieds et poings liés aux centrales de réservation et à leurs commissions dont on ne sait ce qu’elles vont devenir avec cependant une certitude, elles ne risquent pas de baisser.

En 10 ans, l’activité de loueur de chambres d’hôtes a fortement évolué sur ce plan, comme celle des hôteliers et de nombreuses autres activités. On est loin de l’inscription dans un label, à l’office de tourisme, du panneau sur la route, de l’époque où on “attendait le client”, maintenant, il faut aller le chercher et mettre en place une stratégie numérique.

Par peur de ne pas y arriver – la fameuse fracture numérique – par manque d’envie et aussi, nous le constatons, par épuisement quand on a mené à bien des mois de travaux dans sa maison, de nouveaux loueurs de chambres d’hôtes sous-estiment souvent cette partie. Mais c’est bien dommage de se lancer dans cette activité en sacrifiant dès le départ une bonne partie de son revenu !

Il va falloir accepter cette contrainte, réseaux sociaux, site internet, e-réputation, référencement, prise de photos de qualité, outils de réservation en ligne… font désormais partie du quotidien d’un hébergeur touristique, on peut s’y former.

Changement de vie : devenir travailleur indépendant

C’est un gros changement pour certains qui ont des carrières de salariés ou fonctionnaires, être à son compte peut être angoissant.

Quel va être son revenu est bien sûr une question légitime, et on ne pourra y répondre qu’avec le business plan. Mais, on parle de revenu et non plus de salaire, car quand on se lance dans cette activité en reconversion professionnelle, le revenu dépend du chiffre d’affaire et des charges ! Les entrepreneurs se payent avec ce qui reste dans la caisse. Il vous restera ce que vous aurez gagné moins ce que vous aurez dépensé dont impôts, taxes, contributions fiscales et sociales ! Cela peut être effrayant pour certains, être même un vrai frein. Il n’y a pas de jugement de valeur à porter, nous avons tous nos zones de doute ou nos peurs rationnelles ou irrationnelles, mais il est nécessaire de les prendre en compte avant de se lancer dans une reconversion ou de renoncer ou de reporter la mise en oeuvre. On peut aussi ouvrir des chambres d’hôtes à la retraite quand la dimension économique est moins forte.

Avez-vous ces qualités et ces envies ? Envisagez-vous de vous former pour acquérir les savoir-faire qui vous manqueraient ? Prenez le temps de faire le point avant de vous lancer.

Profitez-en pour aller en chambres d’hôtes. Je vous le conseille, il y a un monde de différence entre une idée virtuelle et une réalité et quoi de mieux que de nombreux séjours pour piocher pleins de bonnes et moins bonnes idées à adapter ou à décider de ne pas mettre en place ?

Alors chambres d’hôtes, êtes-vous prêt, est-ce le moment ? Si oui, nous serons ravis d’être à vos côtés, tous les deux mois avec Accueillir Magazine, un rendez-vous pour tout savoir et ne rien manquer sur tous les aspects de votre nouvelle activité. Et pourquoi ne pas nous retrouver dans une de nos formations pour discuter de votre projet ?

Une reconversion anticipée a toutes les chances de réussir.

Cet article a été initialement publié le 13 mai 2009, il a été mis à jour le 26 mars 2019