Chambres d’hôtes, gîtes ou meublés, faut-il vraiment avoir un site internet ?

Ne pas avoir de site internet pour ses chambres d’hôtes ou gîtes, c’est prendre le risque de perdre une partie conséquente de son chiffre d’affaires, dépendre d’un ou deux acteurs qui peuvent changer les règles et taux de commission à leur convenance et accueillir leurs clients et pas les vôtres.

Quand ils ouvrent leurs chambres d’hôtes, gîtes ou meublés de tourisme, de plus en plus de jeunes loueurs se contentent de publier leur établissement sur un OTA (online travel agency) ou centrale de réservation, type Booking ou Expedia. Parfois mais pas toujours, ils l’accompagnent d’une page Facebook. Alors oui, ils remplissent probablement, mais abandonnent à chaque nuitée une somme conséquente, la commission. Est-ce normal de commencer une activité en acceptant d’abandonner entre 15 et 20% de son chiffre d’affaires ?

Nous animons régulièrement des formations dédiées à l’ouverture de chambres d’hôtes et/ou gîtes et meublés de tourisme. Nous y traitons de nombreux sujets, réglementation, urbanisme, gestion, fiscalité, rentabilité…, mais aussi promotion et commercialisation. Souvent les porteurs de projet se posent la question de l’utilité d’avoir un site internet lorsque le projet se limite à un petit hébergement, un ou deux chambres d’hôtes ou seul gîte et je comprends leur question, en revanche je ne comprend pas du tout quand il s’agit d’une maison d’hôtes qui a ouvert avec 5 chambres d’hôtes !

La force des plate-formes collaboratives et des annuaires internet

Les grands sites nationaux et internationaux sont très efficaces pour attirer la clientèle française ou étrangère et de nombreux loueurs de gîtes et meublés de tourisme choisissent de s’y inscrire. Il ne faut pas oublier que les frais d’adhésions et les commissions peuvent être élevés au regard du chiffre d’affaires annuel. Mais surtout, avoir 100% de son chiffre d’affaires qui dépend d’un ou deux sites est très risqué. En cas de litige, de déréférencement voire de forte hausse des tarifs, le loueur peut se trouver dans une impasse et cette stratégie peut être très dangereuse dans un monde dominé par un petit nombre d’acteurs très puissants. Pensez-vous discuter d’égal à égal avec un mastodonte mondial ?

En plus, avec les OTA, ce ne sont plus vos clients mais les leurs, c’est comme cela que les plateformes raisonnent. Un problème ? Aucune discussion possible sans la plateforme qui n’a pas des heures à perdre avec vous et dont vous ne rencontrerez pas les conseillers.

Sans compter qu’un client qui vous connaît et pourrait réserver en direct sera obligé de passer par la centrale de réservation et la commission faute de pouvoir gérer en direct sur votre site internet, dommage de perdre le bénéfice de la qualité de son accueil.

La stratégie du site internet personnel

Disposer de son propre site internet est la bonne stratégie pour tout loueur de maison d’hôtes qui souhaite développer son activité. Acheter un nom de domaine et créer un site internet n’est plus très coûteux, on trouve des solutions abordables et et même très facile à mettre en oeuvre. On parle d’environ 15€ pour le nom de domaine par un an et on trouve des sites dédiés aux gîtes et chambres d’hôtes comprenant un channel manager pour environ 40 euros par mois, parfois moins avec des solutions territoriales ou des outils développés en open source. Il suffit d’écrire ses textes et de charger ses photos. Cela permet de diffuser des informations différentes de celles des grands sites et de créer un lien plus personnel avec ses futurs locataires. Cela va générer des réservations en direct, via un formulaire, un module de réservation en ligne ou tout simplement par téléphone. Et là, c’est 100% de chiffre d’affaires dans votre poche

Développer les ventes en direct est plus que nécessaire, comme dans bien d’autres secteurs d’activité. Il ne faut pas être pieds et poings liés à ses distributeurs mais garder le contrôle de son activité ! En plus, c’est un sentiment de satisfaction bien méritée. Et en prenant le temps de s’informer et de se former, on peut être trouvé sur le net.

Publié par

Caroline Kyberd - Accueillir Magazine

Rédactrice en chef d'Accueillir Magazine, la presse des chambres d'hôtes et meublés de tourisme, j'anime aussi les formations pour ouvrir maisons d'hôtes, gîtes ruraux et meublés de tourisme. Retrouvez-moi sur https://www.accueillir-magazine.com

Une réflexion sur « Chambres d’hôtes, gîtes ou meublés, faut-il vraiment avoir un site internet ? »

  1. Tout à fait d’accord.
    L’article résume assez bien la problématique des OTA.
    Et c’est tellement agréable de réaliser son site internet, et pas seulement techniquement. Cela permet de s’interroger sur la clientèle ciblée, sur soi-même et son activité.

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