Gîte, chambre d’hôtes, quelques définitions

  • Gîte, meublé de tourisme et location saisonnière sont les appellations usitées pour la mise à disposition de moins de trois mois d’un appartement ou maison pour des locataires qui n’y élisent pas domicile. C’est nécessairement du bâti respectant les normes d’habitation.
  • Chambres d’hôtes, c’est un accueil chez l’habitant qui est présent avec service de petit déjeuner obligatoire, l’accueil est limité à 5 chambres d’hôtes et 15 personnes

Quand ils sont en amont de leurs projets, les créateurs ne sont pas toujours très sûrs de savoir s’ils vont s’orienter vers un gîte, location saisonnière, meublé de tourisme ou vers des chambres d’hôtes.

Que les particuliers qui réservent ne voient pas bien la différence, je pense qu’on en rencontre tous quelques-uns et même de plus en plus et cela pose des problèmes car ils peuvent être surpris par exemple de ne pas avoir des lieux qui leurs sont exclusivement réservés . Mais un porteur de projet qui pense à créer un hébergement touristique doit bien comprendre les enjeux des deux, car ce ne sont pas les mêmes aménagements, les mêmes investissements surtout en termes de temps et de disponibilités et si c’est une donnée importante dans le budget, ce ne sont peut-être pas non plus les mêmes retombées économiques. Cela mérite donc bien quelques définitions.

Gîte, meublé de tourisme ou location saisonnière

Le gîte est une location meublée de tourisme ou location saisonnière, généralement à la semaine. Les personnes qui le louent ont la libre disposition d’un appartement ou bâtiment avec au moins une pièce à vivre, une cuisine, une salle d’eau, une ou des chambres… Elles doivent être autonomes, comme chez elles. L’adresse peut être celle du propriétaire quand le gîte est situé sur la propriété, mais il peut se trouver aussi à un tout autre endroit. Le gîte est loué pour moins de trois mois et les locataires n’y élisent pas domicile.
Attention, d’autres contraintes peuvent apparaître dans le projet comme les normes ERP locaux à sommeil de 5e catégorie et l’accessibilité au handicap.

Chambres d’hôtes

La chambre d’hôtes est une chambre chez l’habitant, louée à la nuitée. On partage la maison du propriétaire qui accueille ses hôtes (ou une dépendance sur la propriété, c’est possible) et même si la chambre comporte un coin salon, les pièces à vivre sont communes. Dans la chambre, il y a le linge de maison et le petit déjeuner est fourni obligatoirement. On a accès à une salle d’eau, celle-ci est de plus en plus souvent privative, le niveau de confort ayant fortement progressé ces dernières années.  La table d’hôtes est optionnelle.

Un loueur peut proposer à la fois gîte et chambres d’hôtes, sur la même propriété ou dans des lieux séparés, seule la chambre d’hôtes impose le fait d’habiter sur place pour accueillir ses hôtes.
Pour tout savoir sur gîtes et chambres d’hôtes, retrouvez-nous dans nos formations et lisez Accueillir Magazine.

Pour que tout soit parfait, il faut beaucoup de travail

Ce week-end, il y avait à Paris, le salon Passion Chambres d’hôtes. Beaucoup de porteurs de projets sont passés, avec un projet concret ou simplement l’idée de se dire “et si nous aussi pourquoi pas nous passions un jour à l’acte”. J’ai eu le plaisir d’y animer un atelier sur le thème J-100 jours, êtes-vous prêt ?

J’espère avoir alerté quelques personnes. Il faut quand on veut ouvrir des chambres d’hôtes être conscient, que c’est beaucoup de travail. On ne se retrouve pas dans un gîte avec des copains en se levant tard le matin pour tous ensemble préparer le petit déjeuner.

On se lève tôt, on cuisine beaucoup, on se couche tard, surtout si on fait table d’hôtes, on passe plusieurs heures par jour à faire le ménage, le repassage, à réparer de petits problèmes de bricolage. Si en plus on a un jardin et une piscine et plusieurs chambres d’hôtes, c’est, en saison, une journée active. Il faut que tout soit impeccable, il faut que tout soit à l’heure, il faut gérer les imprévus et en plus il faut garder le sourire, même si on a des problèmes, même si on est malade, même si on est de mauvaise humeur.
Ce n’est pas insurmontable, cela demande de se projeter sur son quotidien, d’annualiser son temps de travail car il y a aussi des périodes plus creuses, et de se remettre au coeur du projet pour dégager du temps en se simplifiant la vie. Avoir du temps à consacrer à ses hôtes, c’est la véritable valeur de la maison d’hôtes, plus qu’un bibelot supplémentaire.

Travailler seul ou en réseau quand on est loueur ?

Le tourisme, c’est par définition une activité de réseau. Et pourtant nous constatons depuis quatre, cinq ans que les créateurs de chambres d’hôtes montent leurs projets de plus en plus seuls.

J’attribue cela à différentes raisons. D’abord, notre société est de plus en plus individualiste. Ensuite il y a la montée d’internet où on peut avoir l’impression de  tout trouver et maîtriser. Et pourtant internet pousse à la mise en réseau, entre les réseaux sociaux professionnels, les sites comme Facebook, Copain d’avant, etc., on a l’impression d’avoir un réseau formidable, mais on peut finir par ne plus rencontrer personne. Personnellement, on m’annonce régulièrement, que les amis de mes amis étant mes amis, je peux contacter d’un clic plusieurs milliers de personnes. Oui mais tout cela reste très virtuel.

Travailler en réseau, avec sa mairie quand on est dans un petit village, les autres hébergements proches, les artisans, restaurateurs, agriculteurs, contacter les CDT (comités départementaux du tourisme), les syndicats d’initiatives, les CAUE (Conseils d’architecture, d’urbanisme et d’environnement) quand on a un bâti traditionnel, les CCI (chambres de Commerce et d’Industrie) quand on a un projet économique et bien sûr lire Accueillir Magazine, ou venir à une de nos formations, mais là on peut m’accuser d’être de parti pris, reste pour moi indispensable.

Ne pas le faire, c’est passer à côté d’une mine d’idées et de conseils, parfois même gratuits, c’est risquer de rater un aspect de votre projet que vous n’avez pas identifié. Et au final, être seul, ce n’est pas bon, partager ses joies et ses soucis, ses expériences, ceux dont vous ne pourrez pas discuter avec vos hôtes, c’est quand même indispensable. S’échanger et recevoir des réservations quand on sera ouvert pour rendre service à ses clients et leur recommander quelqu’un de confiance, c’est prendre soin de ses hôtes.
Et puis rester seul, c’est aussi prendre le risque de se déconnecter du territoire qu’on va présenter à ses hôtes, c’est un peu contradictoire avec l’idée de chambres d’hôtes, ne trouvez-vous pas ?

Auto-entrepreneur, attention à l’information

Je lis et je réponds à beaucoup de questions sur ce nouveau statut d’auto-entrepreneur, beaucoup de propriétaires et créateurs de chambres d’hôtes se posent la question de choisir ce nouveau statut.

Je rappelle d’ailleurs en agenda que pour ceux qui ont déjà des chambres d’hôtes et qui veulent adopter ce nouveau statut, ils ont jusqu’au 31 mars 2009 pour le faire au titre des revenus 2009. Ceci dit, j’espère sincèrement qu’il y aura un report de quelques mois car il reste encore trop d’imprécisions sur quelques situations pour lesquelles nous attendons des réponses des pouvoirs publics, je cite juste comme exemple, les cotisations retraite des déjà retraités, le cumul auto-entrepreneur / fonctionnaire
Les créateurs ont eux trois mois après l’ouverture de leurs chambres pour adopter ce statut s’ils le souhaitent.

Ce nouveau statut existe comme dispense d’inscription au RCS, le ministre n’a pas changé les règles précédentes car il n’a pas changé les grands principes du code du commerce. La question donc reste comme avant, serez-vous considéré comme commerçant ?
Si oui ou si vous avez besoin de cotiser, ce statut est-il celui qui est le mieux approprié pour vous ? Chaque situation est personnelle et ce n’est pas parce que votre voisin opte pour ce statut que c’est celui qui vous convient.
Chaque choix juridique est lourd de conséquences, on s’engage souvent pour plusieurs années et il n’est pas facile d’en changer.

En attendant, méfiez-vous de ne pas croire tout ce qui est écrit notamment sur le web, il y a beaucoup d’affirmations souvent un peu anciennes et pas remises à jour et c’est parfois trop simplifié. Le problème c’est que cela évolue tous les jours.
Nous constatons aussi que les relais locaux comme chambres de commerce ou autres, ont les mêmes problèmes, arriver à avoir l’information à jour et à se former sur toutes les questions autour de ce nouveau statut, d’auto-entrepreneur il est assez normal qu’ils soient en ce moment désemparés pour vous conseiller. Nous avons écrit un cahier pratique pour répertorier toutes les questions juridiques, fiscales et sociales à se poser avant d’opter pour un statut et nous le remettons à jour presque tous les mois.

Salon Passion Chambres d’hôtes, BB Expo et Ecorismo

Chambres d’hôtes Passion

J-100 avant ouverture. Dernier tour d’horizon avant d’accueillir les visiteurs… et Les arguments environnementaux favorisent-ils les réservations ? Deux rendez-vous gratuits à Paris et Arles si vous avez l’opportunité de venir.

Au salon Passion Chambres d’hôtes, vous pourrez nous rencontrer les 28 et 29 mars prochains à Paris, Espace des Blancs Manteaux dans le 4e arrondissement, avec un rendez-vous le samedi 28 à 12H30 – 13H15 pour un atelier que j’anime sur le thème J-100 avant l’ouverture de ma maison d’hôtes… Ai-je pensé à tout ?
Les premiers hôtes sont attendus dans trois mois, il vous reste encore plein de détails à régler et quelques démarches administratives à effectuer. Tour d’horizon anti-panique pour ne rien oublier : l’organisation, l’aménagement, le petit déjeuner, la table d’hôtes, les imprévus, la communication et la promotion, les réservations, la gestion…

Ecorismo

Charles Lecointe sera en Arles le 18 mars 2009 à 14h00 – 14h45 au Salon Ecorismo pour animer un atelier sur Les arguments environnementaux favorisent-ils les réservations ? Etat des lieux en gîtes et chambres d’hôtes. Cet atelier fait le point sur les différents critères qui influent sur les réservations à partir des études les plus récentes. Il dresse l’état des lieux des différentes démarches environnementales en gîtes et chambres d’hôtes. Il s’intéresse à la perception de ces démarches par le grand public pour essayer d’identifier la meilleure façon de faire connaître un engagement environnemental, qu’il soit personnel ou certifié par un label.

D’un salon de chambres d’hôtes à l’autre, du B&B Expo à Passion Chambres d’hôtes

C’est le BB Expo à Bruxelles qui a été l’initiateur des salons dédiés aux chambres d’hôtes. J’y suis allée, chance car c’est l’opportunité de voir ou de revoir certains d’entre vous, propriétaires de chambres d’hôtes, et dois-je l’avouer, comme vous êtes toujours très organisé, de déguster quelques spécialités locales que vous avez eu la délicatesse d’apporter et de partager. Donc merci à tous ceux que j’ai rencontrés pour votre accueil.
Avec notamment la présence de quelques maisons d’hôtes qui viennent d’ouvrir ou qui vont ouvrir, qui avaient fait le déplacement, parfois de loin, pour se faire connaître.

Quelques initiatives à relever comme bonnes idées.

J’ai relevé par exemple, trois propriétaires de Picardie qui ont répondu à l’invitation de leur relais Gîtes de France et se sont offert à coût abordable un coin de stand, présentant avec enthousiasme leur région, ce qui est bénéfique pour tous les propriétaires locaux. Autre initiative sympathique, des propriétaires venus de plusieurs régions qui se partageaient un stand, ils ne se connaissaient pas mais s’étaient organisés à partir d’internet pour partager organisation et frais.

Et puis parce qu’un journaliste, cela a l’esprit critique, que penser de ces maisons d’hôtes installées en France dont les propriétaires ont leur place tout à fait légitime dans ce salon mais ne parlent pas français ? Certes je suis bien sûre que si je devais m’installer à l’étranger, je ne parlerai probablement jamais parfaitement la langue locale, mais je suis quand même convaincue que je la baragouinerai avec enthousiasme, et cela encore plus si je devais tenir des chambres d’hôtes et initier mes hôtes à la culture locale.

Où trouver la maison idéale pour créer ses chambres d’hôtes ou gîtes?

De nombreux créateurs de chambres d’hôtes se demandent comment trouver leur maison, celle qu’ils veulent acheter. La recherche de l’immobilier est compliqué et prend du temps, il y a tellement de paramètres à prendre en compte. Pour certains ce sont des mois de recherches et de visites, encore plus difficile quand on n’est pas sur place parce qu’on profite de ce projet pour changer de région. Il y a aussi de multiples façons de rechercher la maison d’hôtes de ses rêves.

Les acteurs de l’immobilier

Si vous recherchez une maison déjà en activité, il y a les petites annonces de propriétaires sur des sites spécialisés qui proposent des maisons à vendre déjà aménagées en chambres d’hôtes ou gîtes, nous en publions sur le site d’Accueillir Magazine.

Il y a aussi la recherche classique sur un territoire géographique donné avec les sites internet, les agences immobilières, il est d’ailleurs intéressant de repérer celles qui se sont un peu spécialisées dans ce type de biens immobiliers.

Les sites de petites annonces entre particuliers dont leboncoin ont aussi beaucoup de biens à vendre y compris de professionnels de l’immobilier, le problème, c’est que les annonces sont souvent peu détaillées.

On y pense moins, mais on peut aussi se tourner du côté des SAFER, spécialisées dans les transactions, achats et ventes d’exploitations et biens ruraux. Il y a 27 SAFER, 24 en France métropolitaine, et 3 dans les départements d’outre-mer. Elles ont de belles propriétés rurales, granges et fermes adaptées à la reconversion pour des projets de tourisme rural comme la création de chambres d’hôtes. Un site internet regroupe leurs offres http://www.proprietes-rurales.com.

Il existe aussi les ventes de l’Etat. On peut enfin contacter les propriétaires de chambres d’hôtes du coin, la mairie, les commerçants du coin pour leur faire savoir qu’on est en recherche active d’une maison. Le bouche à oreille, c’est toujours efficace.

Dans tous les cas pour gagner du temps, je me ferai une fiche de renseignements à remplir par mail ou téléphone avant de visiter des biens qui ne seront pas adaptés.

 

Ouverture prochaine, urgence d’avoir son site internet

Certains d’entre vous comptent ouvrir leurs chambres d’hôtes ou meublés de tourisme à Pâques ou en juin pour la saison d’été. Je sais, c’est la panique, rien n’est prêt, les travaux dérapent, il faut acheter literie, oreillers… C’est le vécu de tout créateur.
Du coup, vous êtes débordé, vous campez souvent à moitié dans des conditions pas géniales. Et pourtant, je vais en remettre une couche. Dépêchez-vous de créer votre site internet !

Certes, ce n’est pas en deux / trois mois que le site internet sera optimal en matière de référencement, ça c’est quelque chose qui commence à payer en général à partir de six mois. Mais le site internet reste indispensable, pour s’inscrire dans différents annuaires, pour mettre le lien sur son office de tourisme… De plus en plus de personnes cherchent sur internet et regardent les photos pour faire leur choix. Sans site internet et sans le réseau d’un propriétaire de chambres d’hôtes installé depuis longtemps, vos chambres d’hôtes risquent de rester vides cette saison.

Et pour ceux qui cherchent encore à acheter leur maison, si vous profitiez du temps qui vous reste pour en commencer le cahier des charges, lister tout ce qui est important et repérer sur les sites internet existants ce que vous aimez, ce que vous n’aimez pas et quels prestataires ont fait ces sites, ce qui fait que vous pourriez avoir envie ou pas de travailler avec eux. En fait, si vous ouvrez vos chambres d’hôtes dans quelques mois, personnellement, je commencerai le site internet de mes chambres d’hôtes en même temps que j’achèterai la maison.

Et nous avons écrit un cahier pratique pour Concevoir et faire réaliser le site internet de sa maison d’hôte et une formation d’une journée en distanciel pour gagner des réservations en direct.

Faut-il faire table d’hôtes ?

  • Pour : du chiffre d’affaires supplémentaire et un atout pour remplir les chambres d’hôtes, de la convivialité.
  • Mais : du travail et des horaires allongés.

Proposer la table d’hôtes, cette question revient régulièrement lorsque je croise des créateurs de chambres d’hôtes. En fait, je ne poserais pas la question comme cela. Je prendrais en compte tous les paramètres et les options possibles avant de décider de faire ou pas table d’hôtes.

Table d’hôtes ou pas ?

La table d’hôtes est un élément important dans un projet de création de chambres d’hôtes car cela va jouer sur tout le reste. Cela suppose en effet de s’équiper en fonction, de s’organiser, de réfléchir à ses menus, à ses prix… On peut proposer des menus simples avec des produits locaux dans une ambiance décontractée à un prix très accessible, on peut aussi servir des plats sophistiqués avec des aliments recherchés et à un prix plus élevé. Toutes les options sont possibles, cependant il faudra faire des choix en cohérence avec son hébergement et les prix de ses nuitées. Autant donc y penser un peu avant d’ouvrir ses chambres d’hôtes, même si on ne prévoit pas de faire table d’hôtes ou pas tout de suite et pas tous les soirs. Une certitude, la table d’hôtes ne s’improvise pas, il va falloir penser organisation et logistique.

Premier aspect qui rejoint le “faut-il”, quelle est l’offre de restauration autour de chez vous ? C’est clair que s’il n’y a rien dans les 20 kilomètres autour, il va être difficile de ne pas nourrir vos hôtes, peu de personnes apprécieront de devoir refaire de la route pour le dîner, cela risque même de détourner de vos chambres d’hôtes.

Aimez-vous cuisiner ? Si la réponse n’est pas enthousiaste, évitez la table d’hôtes, en tout cas tous les soirs. Vous vous épuiserez rapidement et cela s’en ressentira dans la qualité des mets comme dans l’ambiance autour de la table.

Suis-je obligé de faire table d’hôtes tous les soirs ?

Si vous décidez de vous lancer et de faire table d’hôtes, vous n’êtes pas obligé de la faire tous les soirs.
Il est en revanche important d’être clair quant aux informations fournies. Soit vous indiquez que vous faites table d’hôtes certains soirs uniquement, par exemple les week-ends, soit qu’il faut réserver par avance, soit vous indiquez juste un prix de vente sans autre précision, ce qui peut signifier que vous êtes prêts à faire table d’hôtes quel que soit le jour, la période de l’année et le nombre de convives. Dans ce dernier cas, mieux vaut indiquer clairement qu’il y a une table d’hôtes possible tous les soirs toute l’année.
Surtout, ne créez pas de déception chez vos visiteurs. Ceux qui ont réservé votre maison d’hôtes parce qu’ils souhaitent partager un repas avec les habitants peuvent être déçus si, une fois sur place, vous leur dites qu’il n’y a finalement pas table d’hôtes. Certains hôtes choisissent la maison pour la table d’hôtes, ce n’est donc pas juste le problème de leur indiquer à la place une bonne adresse de restaurant.
Dans tous les cas, demandez une réservation au moins 24 heures à l’avance pour vous organiser, cela se pense pour l’afficher en ligne sur le site internet et dans la réservation en ligne.

Quelle table d’hôtes pour ma maison ?

Penser sa table d’hôtes, réfléchir aux menus, à la vaisselle et à la décoration de la table, à la logistique, à l’organisation…, tout ceci est important et doit être pris en compte assez tôt. Cela peut conditionner l’organisation de la cuisine ou le choix des équipements. Cela fait partie intégrante de votre projet de maison d’hôtes.

Il y a tant de tables d’hôtes possibles. Lorsque je discute avec des créateurs de chambres d’hôtes, je trouve qu’ils ont souvent une idée précise de la décoration de leurs futures chambres d’hôtes ou des activités thématiques qu’ils mettront en place, mais peu ont réfléchi en détail à ce que sera leur table d’hôtes. Etonnant pour un pays où la gastronomie et les repas ont une place de choix tant vis-à-vis des Français que par rapport à nos visiteurs étrangers. Etonnant aussi car la table d’hôtes est un excellent moyen de donner une identité à ses chambres d’hôtes.
Bio, végétarienne, de terroir, familiale, revisitée, avec des produits locaux, dressage de table traditionnel ou original, il y en a pour tous les goûts et toutes les bourses. Selon votre savoir-faire, vous pouvez vous orienter vers des repas simples avec des produits du terroir et des plats familiaux ou aller vers la gastronomie avec des recettes plus élaborées et des ingrédients plus originaux. Il y a une très grande variété de choix. 

On n’est pas obligé de rester dans le repas à la française avec nappe damassée et la trilogie entrée/plat/dessert, plein de solutions sont possibles. Ce qui est important, c’est de donner une identité à sa table d’hôtes, identité et prix cohérents par rapport aux chambres d’hôtes et à la maison en général.

Un atout charme

Même si le chiffre d’affaires est limité, une table d’hôtes peut aider à remplir une maison ou à rallonger les séjours. Elle peut devenir l’atout majeur qui va fidéliser des hôtes trop contents de venir régulièrement à votre table d’hôtes découvrir le nouveau menu et repartir chez eux avec quelques produits du terroirs qu’ils auront goûtés sur place.

Ne surestimez pas vos forces non plus car proposer un repas tous les soirs, c’est du travail en plus, beaucoup de travail en plus même. Il faut être en mesure de l’assurer tout en conservant santé et bonne humeur. C’est pourquoi, il faut bien réfléchir à la fréquence, à la formule et au type de repas avant de se lancer. Si cela est bien pensé, cela peut constituer un excellent atout pour votre maison d’hôtes et un moment de convivialité fort. Et les passionnés de cuisine peuvent se poser la question de proposer une table d’hôtes ouverte à l’extérieur, c’est un restaurant.

Cet article a été mis à jour en juin 2019

Mettre à jour le site internet de son gîte ou de ses chambres d’hôtes

Si vous passez sur ce blog ou recevez ce billet, c’est que vous êtes familier avec internet. Vous êtes probablement conscient de la nécessité d’avoir votre site internet pour faire connaître vos futures chambres d’hôtes ou meublés de tourisme. Oui mais voilà, cela ne suffit pas. Dans un précédent billet, j’insistais sur la nécessité du référencement, dans celui-ci, je veux parler de la nécessaire et fréquente mise à jour du site de vos chambres d’hôtes ou de vos gîtes.

D’accord, Google et autres moteurs de recherche apprécient les sites mis à jour régulièrement, cela leur prouve notamment qu’ils vivent, ce qui fait une première bonne raison pour faire évoluer son site.
Mais surtout, je voulais parler des mises à jour pour mettre en valeur vos chambres d’hôtes et meublés de tourisme.
Faites un petit exercice et allez vous balader ce week-end sur des sites de chambres d’hôtes, que voyez-vous ? Des jardins fleuris, des gens en t-shirt au bord de la piscine. Oui mais on est en hiver, personnellement je voudrais aussi trouver à côté de ces photos – qu’il n’est pas question de supprimer parce qu’elles font rêver -, la maison croulant sous la neige, le feu de cheminée flambant, la grosse couette sur le lit.
Et les prix, on peut les faire évoluer, faire une petite promotion pour attirer en basse saison. On peut aussi signaler un salon, une foire, une exposition de vieilles voitures…

Enfin, vous créez vos chambres et vous avez une idée de ce que sera votre site, mais vous verrez, dans un an ou deux, vous aurez envie de mettre d’autres photos, de rédiger de nouveaux textes, bref vous aurez mûri votre projet, votre maison aussi et ce serait dommage que votre site soit en décalage.

Tout ça pour dire qu’avant de commander à un prestataire un site internet, voyez avec lui si vous aurez sur votre ordinateur des outils pour faire vous même vos mises à jour ou alors signez un contrat prévoyant qu’il fasse des mises à jour lui-même pour une somme et un nombre de mises à jour précisés.
Je vous garantis que j’ai vu un peu trop de propriétaires coincés pour faire leurs mises à jour, une fois leur site internet publié, parce qu’on leur réclame une somme importante à chaque mise à jour, alors attention !

Le tourisme change : pourquoi aller si loin ?

Alors que l’on parle de compagnies aériennes en faillite ou en liste noire, de tour opérateurs en difficulté et de risques en tout genre, qu’on en a marre de passer de plus en plus de temps dans les aérogares d’aéroport, de se lever à 4 heures du matin pour attraper un charter, que les taxes de carburant augmentent mais ne baissent jamais… pourquoi continuer à vouloir aller si loin ? Le tourisme mondial est en train de changer profondément et le touriste de revoir sa position.
Pour réussir ses vacances, et c’est important de profiter de ses, toujours trop rares, jours de congés, il commence à opter pour de plus courtes distances et des solutions qui le rassurent.
C’est certain, le “sans mauvaise surprise” va avoir la cote dans les années à venir. Le séjour chez l’habitant a cet avantage et le contact direct avec le propriétaire est un véritable atout à mettre en avant pour rassurer ces touristes un peu inquiets. La facilité d’accès en détaillant les routes depuis plusieurs localités environnantes, la proximité de gares ou d’aéroports où on peut organiser la prise en charge soi-même ou avec un taxi de confiance, la mise en avant des transports locaux pour ceux qui seraient sans voiture, la proximité de services en tous genres, la disponibilité et l’accueil, pourquoi se priver de ces arguments qui peuvent être le plus qui emportera la décision auprès de certains touristes.