Le marronnier de la presse : tout le monde veut ouvrir sa chambre d’hôtes

France Info, Envoyé spécial, la presse écrite, la télévision…, une des tartes à la crème de l’été revient. Dans la presse, on appelle ça un marronnier, parce qu’on le repasse chaque année à date fixe. Vous connaissez, c’est, entre autres, le régime avant les fêtes de Noël, prendre ses bonnes résolutions le 31 décembre et ouvrir sa chambre d’hôtes pendant l’été.

Et c’est parti pour cette série de papiers, reportages, où on voit de superbes maisons, des gens heureux, des piscines bleues, des roulottes, cabanes dans les arbres… Vous aurez entendu les mêmes chiffres dans tous les sujets, normal, ce sont les moyennes des Gîtes de France qui sont tout à fait valables tant qu’on se rappelle qu’il s’agit d’une moyenne et que donc cela n’est pas un chiffre absolu de référence pour un créateur mais un indicateur pour son projet.

Cela joue sur la fibre très parisienne : marre de la ville, des embouteillages, de la pollution, on va s’installer ici, avoir une vie saine. D’ailleurs je suis tout à fait prête pour la table d’hôtes, j’ai déjà la machine à pain et je fais des petites verrines à l’apéro quand je reçois les copains.

Bon j’arrête d’être mauvaise langue, on a tous le droit de rêver d’autres vies et de s’imaginer dans une belle maison qu’on réaménage, je le fais d’ailleurs très régulièrement. Mais à condition, qu’avant de partir déménager enfants et chien, on reprenne un peu ses esprits et on calcule bien son projet, autant pour sa vie de famille qu’en termes économiques. Parce que ce ne seront pas ceux qui vous auront fait croire que c’était possible et facile qui subiront les conséquences d’un enthousiasme mal maîtrisé et croyez-moi, malheureusement j’en vois chaque année.

Il n’y a pas que la chambre d’hôtes

Je reprends le commentaire de Richard sur un billet précédent “Ouvrir un gîte de groupe, gîte de séjour, gîte d’étape” qui me dit – je schématise beaucoup sa pensée, je le reconnais, j’espère qu’il ne m’en voudra pas -, “Ne faut-il pas dans ce cas devenir un véritable hôtel”.

En présentant de temps en temps différents types d’hébergements touristiques, je ne veux pas dire qu’ils sont mieux ou moins bien que d’autres. Je m’aperçois simplement que beaucoup de personnes arrivent dans nos réunions d’information ou me contactent  en me disant, “je veux ouvrir des chambres d’hôtes”.
Bien, pourquoi cette formule et pas un gîte de groupe, un village de gîtes, une auberge, un restaurant avec chambres chez l’habitant, un petit hôtel de tourisme ?

La plupart de temps, ces porteurs de projet n’ont pas regardé les autres formules, voire ils ne les connaissent pas toutes. Du coup, ils ne connaissent pas les différences.  Et peut-être que dans ces différents hébergements touristiques, ils auraient trouvé un projet en adéquation avec leur vie, leurs attentes économiques sans pour cela renoncer à un accueil chez l’habitant qui n’est pas l’exclusivité de la chambre d’hôtes.

Pour ceux qui ont un projet de création de chambre d’hôtes avec une dimension économique importante, je ne saurai trop recommander de faire un tour d’horizon de tous les types d’hébergements existants. Et au final, vous ne serez peut-être pas chambres d’hôtes, mais est-ce que cela empêchera votre accueil d’être aussi chaleureux ?

DGCCRF, et c’est reparti pour l’opération confiance !

Cet été comme tous les autres depuis quelques années, Hervé Novelli en charge, entre autres, du tourisme relance l’opération confiance et tout cela au nom de la sacro-sainte protection du consommateur.

C’est reparti, les caméras vont traquer les mauvais ! Nous allons voir, comme chaque année, des sols dégoutants, des réfrigérateurs jamais nettoyés, des aliments pourris, la DGCCRF à l’oeuvre. Et peut-être même dans le lot une chambre d’hôtes sortie du droit chemin !

Qu’on traque au quotidien le manque d’hygiène, le travail dissimulé et autres infractions qui peuvent aussi mettre en danger le client, c’est la règle du jeu, la seule garantie que le système fonctionne et cela nous arrange aussi en tant que consommateur. Qu’on comprenne bien, ce n’est pas le travail de la DGCCRF et autres organismes de contrôle contre lesquels je m’élève. C’est contre le politiquement correct et certains de mes confrères journalistes, trop contents de montrer des reportages chocs et trash  !

Ces “mauvais” professionnels, voire escrocs pour certains existent, comme dans toutes professions. Mais à force de jeter des images fortes dans le cerveau du grand public, on finit par ne plus penser qu’en termes de méfiance, de contrôle, par penser savoir comment marche l’envers du décors, voire par se prendre soi-même pour un expert ! Et cela nuit aux 98 % de professionnels, restaurateurs, hôteliers, chambres d’hôtes, campings… qui font bien leur boulot et n’ont jamais empoisonné personne.
Alors, je sais que les gens heureux n’ont pas d’histoire et qu’il faut vendre de l’audience et de la publicité, mais ne pourrait-on pas pour une fois nous épargner le pire et nous montrer le savoir-faire de la grande majorité des professionnels du tourisme, des touristes heureux et pas ceux floués ? Peut-être même que cela donnerait envie de consommer un peu plus !

Et pour les loueurs qui se demandent ce qu’on peut faire comme contrôles chez eux, nous y avons consacré dans Accueillir Magazine un dossier suite à l’instruction ministérielle qui donnait des consignes précises

Ouvrir un gîte de groupe, gîte de séjour, gîte d’étape

Je suis souvent questionnée sur la possibilité d’ouvrir six ou sept chambres d’hôtes ou d’augmenter la capacité d’accueil de la maison au delà de 15 personnes. Depuis le décret relatif aux chambres d’hôtes paru en 2007, cela n’est plus possible, en tout cas sous le nom de chambres d’hôtes. Si pour des raisons financières et bien sûr que votre maison le permet, vous avez besoin d’ouvrir plus de cinq chambres, d’autres formules que la chambre d’hôtes peuvent être mieux adaptées. Les gîtes de groupe, de séjour ou d’étape peuvent accueillir un nombre plus important de chambres. Ils ne sont pas limités en capacité et les chambres peuvent avoir différents niveaux de confort, du dortoir de randonnée à la belle chambre familiale ou pour un couple.

5 chambres d’hôtes maximum

  • la loi fixe à cinq le nombre maximum de chambres d’hôtes chez un habitant pour 15 personnes payantes accueillies.
  • Il n’est pas possible de mettre, cinq chambres d’hôtes au nom d’un conjoint et d’autres au nom de l’autre. C’est même extrêmement dangereux, c’est de l’hôtellerie déguisée avec toutes les règles afférentes et le risque de voir le fisc requalifier l’activité en société de fait ce qui coûte très cher, je l’ai vu, ne jouez pas à ces montages, vous vous ferez immanquablement rattraper.
  • Il n’est pas possible de dépasser 15 personnes accueillies sous le terme chambres d’hôtes.

Augmenter sa capacité d’accueil

Attention, chaque projet devra être validé en faisant attention à la réglementation des établissements recevant du public (ERP). Les risques sont grands en cas de requalification, il faut donc travailler son projet intelligemment, nous expliquons la réglementation dans nos stages de 2 jours pour ouvrir chambres d’hôtes, meublés de tourisme et gîtes et notre atelier achat immobilier.

Ouvrir chambres d’hôtes et meublés de tourisme
Il est possible d’ouvrir chambres d’hôtes et meublés de tourisme ou gîtes, à la même adresse, les meublés de tourisme ou gîtes peuvent être à une autre adresse.

Ouvrir un gîte d’étape
Le gîte d’étape est une auberge collective située à proximité d’un itinéraire de randonnée qui accueille des randonneurs et des sportifs. On en trouve beaucoup en montagne et par exemple sur le Chemin de Saint Jacques de Compostelle.

Créer un gîte de groupe
Le gîte de groupe est un meublé de tourisme avec une capacité d’accueil supérieure au gîte classique.

Leur mode de fonctionnement peut rester proche de celui d’une chambre d’hôtes avec un accueil par l’habitant et des services annexes, à moins que vous préfériez un fonctionnement de type locatif où chacun fait ses propres repas avec une cuisine en libre-service. C’est vous qui allez fixer vos règles.

Lorsque vous préparez votre projet et que celui-ci a une dimension économique forte, n’hésitez pas à regarder avec et autour de la chambre d’hôtes, il y a d’autres options possibles et il faut bien en évaluer avantages et inconvénients.

Cet article a été publié le 16 juillet 2009 et mis à jour le 23 février 2023

Réussir le site internet de ses chambres d’hôtes, c’est difficile

Faire un site internet pour des chambres d’hôtes, cela peut pourtant sembler simple : quelques photos des chambres, un plan, une adresse et le tour est joué. Mais pour moi, le site internet doit aller au-delà des éléments pratiques sur sa maison d’hôtes, on ne va pas en chambre d’hôtes juste parce qu’on a besoin de dormir, on y va aussi pour autre chose, et c’est toute l’image et la promotion de ses chambres qui sont en jeu.

Anne nous écrit[…notre site. Il est, me semble-t-il, plutôt personnalisé, mais, de ce fait, un peu long à consulter pour ceux qui sont pressés… Comment satisfaire toutes les attentes?…]

Bonne question. En fait la difficulté réside dans le fait que l’internaute qui consulte un site est multiple. Dans la vie, quand on s’adresse à une personne identifiée, on s’adapte à sa personnalité, à son niveau de connaissances, à ses goûts. Mais sur le net, la réalité est autre.

En dire trop, c’est gâcher la surprise. Avoir trop d’informations sur son site internet, c’est risquer de perdre l’utilisateur qui ne trouve pas ce qu’il cherche.
A l’inverse, en dire juste le strict minimum, c’est être pratique, ce qui a des avantages, mais peut peut-être ne pas plaire au rêveur, à celui qui aime préparer en détail son voyage. C’est peut-être aussi perdre une nuit supplémentaire d’un de vos hôtes qui pourrait rester en découvrant vos bonnes idées de séjour.

Existe-t-il une solution ? Non pas une mais plusieurs ! Nous n’apprécions pas forcément les mêmes sites et ne cherchons peut-être pas les mêmes types d’information. Je suis sûre qu’en revanche, réussir le site internet de ses chambres d’hôtes, cela demande des heures de travail pour se poser toutes les questions, regarder ce qui existe et ce qu’on y aime ou pas et trouver ce qui est vos réponses. Et cela aucun prestataire informatique, aussi formidable qu’il soit ne peut le faire à votre place, il peut juste comme un bon chef d’orchestre, mettre en musique vos idées, vos chambres d’hôtes et votre projet de vie.

Projet économique ou patrimonial pour mes chambres d’hôtes ?

Quelle est la différence allez-vous me dire ? Quand on a un projet patrimonial, il est forcément économique ! Oui bien sûr, mais je fais une différence, pour moi ce sont deux projets différents.

Côté patrimonial

Avoir un projet patrimonial en ouvrant des chambres d’hôtes, c’est l’objectif d’une grande partie, même de la majorité des propriétaires et créateurs de chambres d’hôtes. Schématiquement, on souhaite valoriser sa maison de famille ou sa résidence secondaire ou acheter la maison de ses rêves. On a envie de rencontrer l’autre, d’avoir une occupation intéressante et l’argent dégagé par la location des chambres d’hôtes permet de payer les travaux, l’entretien de la maison, la nouvelle toiture, voire paysager le parc ou avoir le spa de ses rêves et tant mieux si on en dégage un revenu complémentaire. On a éventuellement un objectif de chiffres d’affaires ou plutôt de bénéfices nets, on n’est pas forcément ouvert toute l’année.

Côté économique

Avoir un projet économique, c’est avoir besoin de dégager des revenus, attendre son relevé de compte de fin de mois, avoir besoin de rembourser la banque et/ou d’en vivre, de payer des cotisations sociales, de valider des trimestres de retraite, d’en vivre seul ou à deux… La pression n’est pas la même, le montage de projet non plus.  Dans ce cas précis, réfléchir sa création, faire un business plan, comprendre le tourisme, sa région, choisir la bonne maison au bon emplacement me semblent indispensables car ce n’est pas facile.

Tous les types de projets sont respectables et c’est bien ce qui fait la richesse des chambres d’hôtes, d’être toutes différentes. Mais si vous rêvez d’ouvrir des chambres d’hôtes, prenez le temps de bien analyser vos attentes.

L’essaimage, un dispositif pour les créateurs de chambres d’hôtes

L’essaimage, c’est un dispositif d’aide qu’apporte une entreprise à ses salariés qui veulent créer ou reprendre une entreprise, et ce dans tous les secteurs. Ce sont bien sûr de grandes entreprises qui ont des services d’accompagnement et qui peuvent se permettre ces dispositifs. Évidemment cela veut dire que le créateur se tourne vers un projet économiquement viable, dont il puisse vivre. Si j’en parle, c’est que ce matin je discutais avec un propriétaire de chambres d’hôtes et gîte d’étape qui a pu en bénéficier lorsqu’il était encore salarié.

Accompagnement personnalisé

L’intérêt est multiple, bénéficier d’un accompagnement personnalisé, récupérer des disponibilités pour monter son projet, avoir accès au réseau de l’entreprise, boutiques de gestions, chambres de commerce et d’industrie…, bénéficier de formations adaptées dans tous les domaines, valider son business plan…, donc se lancer. Et en plus les banquiers suivent souvent car ils savent que le projet a été validé en amont.
Le contrat prévoit souvent un capital versé pour compenser pendant une période la perte de revenus et il est possible de réintégrer l’entreprise qu’on quitte en cas d’échec ou s’il s’avère que sa nouvelle vie ne convient pas.
C’est un dispositif très intéressant et si vous êtes susceptible de pouvoir en bénéficier, je ne saurai trop vous recommander de vous renseigner .

Alors si ouvrir des chambres d’hôtes fait partie de votre projet de vie, regardez ce que propose votre entreprise dans le cadre d’un départ accompagné et profitez de toutes les formations possibles avant votre départ, dont 2 jours pour ouvrir sa maison d’hôtes, ses gîtes et meublés de tourisme organisée par les journalistes d’Accueillir Magazine.

Appel à témoins

Avant d’ouvrir des chambres d’hôtes, les créateurs ont souvent l’habitude de multiplier les séjours en maisons d’hôtes. C’est l’occasion de réfléchir au projet ou de discuter chambres d’hôtes avec un propriétaire installé, par exemple en table d’hôtes. D’expérience, ces rencontres aident à faire mûrir les projets et progressivement à définir ce qui vous convient.

Les propriétaires jouent souvent le jeu et mettent aussi en garde les créateurs sur une vision trop idyllique de leur vie.
Au cours des dernières années, j’ai ainsi rencontré plusieurs porteurs de projet qui sont devenus de très bons observateurs de l’activité et qui ont des avis très précis sur le processus de réservation, les problématiques de contrat, d’arrhes, d’acomptes, l’accueil dans les lieux, le petit déjeuner, le déroulement du séjour, l’aménagement des lieux, la décoration, la table d’hôtes ou le départ…

Si c’est votre cas, n’hésitez pas à me contacter car votre regard sur tous ces points m’intéresse et nous serons heureux de publier votre opinion dans Accueillir Magazine pour que nos lecteurs profitent eux-aussi de votre regard de voyageur attentif.

Chambres d’hôtes, optimisation fiscale et impôts

  • La fiscalité est une partie importante d’un projet de chambres d’hôtes
  • Toutes les solutions sont possibles : SCI, auto-entreprise, EURL, SARL, SAS…
  • Tout dépend de qui on est, de son passé et présent professionnel, des années qu’il reste à cotiser, de son bilan patrimonial…
  • Mais aussi de l’investissement : immobilier et travaux
  • Mais se baser sur la seule fiscalité est toujours un risque car c’est un domaine changeant où rien n’est jamais acquis.
  • Cela va avec le choix du statut juridique.

A Accueillir Magazine, nous sommes souvent interpellés par des créateurs de chambres d’hôtes qui recherchent une optimisation fiscale. Certes cela fait partie des questions à se poser mais ce qui me dérange, c’est l’angle d’approche : “comment je fais pour ne pas payer d’impôts ? ” .

Optimiser la fiscalité certes, construire un projet en fonction, dangereux

On ne crée pas un projet, qu’il soit à titre individuel, sous forme de société ou en entreprise individuelle en pensant d’abord fiscalité, avec comme objectif de ne pas payer d’impôts. On ne choisit pas non plus  un statut, sans en mesurer toutes les conséquences, seulement parce qu’il y a une niche fiscale. Dieu sait si en France, c’est quelque chose de volatile et on pourrait se retrouver dans un statut mal adapté parce qu’il a permis de ne pas payer d’impôts ou d’obtenir un crédit d’impôt pendant quelques mois. Payer des impôts, c’est aussi le signe que votre projet va bien, est sain.  Maintenant, tout entrepreneur réfléchit légitimement sa fiscalité.

Statut juridique d’abord

Alors mon angle d’approche, c’est de poser tout son projet sur la table, de regarder son statut juridique et social, d’étudier les options fiscales, qu’il s’agisse de TVA, d’impôts sur le revenu, d’impôts sur la société, d’ISF, de plus-values… en faisant des simulations sur une évolution de chiffre d’affaires.  Alors, vous verrez si être ou pas en franchise de TVA, être ou pas en régime microbic, créer une SCI ou non… pour pouvoir déduire ses charges vous convient.

La fiscalité, c’est du sur mesure

Selon le chiffre d’affaire attendu, le nombre de trimestres de retraite à cotiser, le fait d’être seul ou à deux à vivre sur l’activité à moins que ce ne soit une activité patrimoniale, selon le montant investi, l’achat immobilier ou pas, la commission de l’agence immobilière avec TVA ou pas, le montant des travaux commandés à une entreprise ou fait en personne, les prestations annexes vendues ou pas, chaque projet de chambres d’hôtes doit être étudié. Et les choix fiscaux et juridiques d’un autre loueur de chambres d’hôtes n’être pas adaptée pour vos chambres d’hôtes.

Ce n’est pas si compliqué, il faut prendre les grands schémas et procéder par élimination. Notre cahier pratique Chambres d’hôtes, Panorama des solutions juridiques et fiscales va vous y aider. On peut aussi faire un bilan patrimonial, – pour rappel, les seules personnes habilités à faire du conseil juridique sont les professions réglementées.

Vous aurez compris votre fiscalité, mais vous n’en aurez pas fait un but en soi, le vrai objectif reste la création de vos chambres d’hôtes, leur pérénité et leur succès.  Vous aurez un projet solide avec la meilleure fiscalité pour vos chambres d’hôtes.

Ce billet a été actualisé  le 29 août 2019

Ma personnalité et mon projet sont-ils en phase ?

Devenir entrepreneur

Réaliste, Investigateur, Artistique, Social, Entreprenant ou Conventionnel, qui êtes-vous ? Quelles sont vos qualités psychologiques dominantes et vers quels métiers pouvez-vous vous tourner ? Il n’y a là aucun jugement de valeur, nous avons tous qualités et défauts et mieux se connaître, c’est aussi se donner les moyens de réussir son projet en identifiant ses points faibles et forts. Sur ce blog, nous traitons de l’ouverture de chambres d’hôtes et / ou meublés de tourisme. Oublions le sens juridique du terme, créer un hébergement touristique, c’est devenir entrepreneur car on va devoir gérer tous les aspects de l’activité, du juridique au fiscal, en passant par le respect des réglementations, le marketing, l’internet, et l’accueil, la décoration, les petits déjeuners…. Cela demande rigueur, détermination, mais aussi sens artistique, volonté, curiosité, on a besoin d’un sens pratico-pratique et d’être sociable. Cela vous rappelle quelque chose ? Relisez la première ligne, le test RIASEC semble fait pour vous.

Entreprendre, c’est rêver, prendre des risques, mais il faut aussi savoir raison garder et avoir les pieds sur terre. Alors ouvrir des chambres d’hôtes, c’est peut-être le rêve français n°1, mais à un moment, il faut passer du rêve au projet pour réussir.

Quel type d’entrepreneur serez-vous ?

Le test RIASEC permet réfléchir autrement votre projet de création ou votre reconversion vers le monde du tourisme.

Schéma de RIASEC
RIASEC, schéma défini selon la typologie de J. Holland, les qualités pour entreprendre, se reconvertir, changer de métier

 

Il s’agit de l’analyse de votre profil pour définir les qualités pour entreprendre, se reconvertir, changer de métier. Il s’agit de définir votre part de Réaliste, Investigateur, Artiste, Social, Entreprenant et Conventionnel et la combinaison de ces atouts. C’est un outil statistique qui a sa valeur, je dirai qu’elle en a pour réfléchir à qui on est. Quand on ouvre des chambres d’hôtes, on engage tout ou partie de son patrimoine, on part pour quelques années. Ce n’est pas si mal de prendre le temps de se poser quelques heures et de se demander quelles sont ses attentes, ce qu’on aime et ce qu’on déteste.
C’est aussi se donner les moyens de construire son projet en fonction de qui on est et après tout c’est cela la chambre d’hôtes, un accueil chez quelqu’un qui a sa personnalité. Et si on s’aperçoit que peut-être, bien qu’on en rêve, ce n’est pas le projet idéal, parce que trop contraignant, et bien pourquoi ne pas penser gîte rural pour aussi accueillir mais de façon différente ?

Une chose reste sûre, c’est chez vous qu’on ira en tant que touriste, client, hôte. Si vous êtes heureux, nous passerons un super séjour. Bien dormir, la propreté, le petit déjeuner sont les fondamentaux indispensables. Mais ce qui fait la différence, les avis de voyageurs enthousiastes, la cerise sur le gâteau, c’est votre sourire. Vous êtes au coeur du projet de chambres d’hôtes, pensez à vous !

Billet réécrit le 2/10/2015, la référence initiale ayant disparu de la toile