Le marronnier de la presse : tout le monde veut ouvrir sa chambre d’hôtes

France Info, Envoyé spécial, la presse écrite, la télévision…, une des tartes à la crème de l’été revient. Dans la presse, on appelle ça un marronnier, parce qu’on le repasse chaque année à date fixe. Vous connaissez, c’est, entre autres, le régime avant les fêtes de Noël, prendre ses bonnes résolutions le 31 décembre et ouvrir sa chambre d’hôtes pendant l’été.

Et c’est parti pour cette série de papiers, reportages, où on voit de superbes maisons, des gens heureux, des piscines bleues, des roulottes, cabanes dans les arbres… Vous aurez entendu les mêmes chiffres dans tous les sujets, normal, ce sont les moyennes des Gîtes de France qui sont tout à fait valables tant qu’on se rappelle qu’il s’agit d’une moyenne et que donc cela n’est pas un chiffre absolu de référence pour un créateur mais un indicateur pour son projet.

Cela joue sur la fibre très parisienne : marre de la ville, des embouteillages, de la pollution, on va s’installer ici, avoir une vie saine. D’ailleurs je suis tout à fait prête pour la table d’hôtes, j’ai déjà la machine à pain et je fais des petites verrines à l’apéro quand je reçois les copains.

Bon j’arrête d’être mauvaise langue, on a tous le droit de rêver d’autres vies et de s’imaginer dans une belle maison qu’on réaménage, je le fais d’ailleurs très régulièrement. Mais à condition, qu’avant de partir déménager enfants et chien, on reprenne un peu ses esprits et on calcule bien son projet, autant pour sa vie de famille qu’en termes économiques. Parce que ce ne seront pas ceux qui vous auront fait croire que c’était possible et facile qui subiront les conséquences d’un enthousiasme mal maîtrisé et croyez-moi, malheureusement j’en vois chaque année.

Publié par

Caroline Kyberd - Accueillir Magazine

Rédactrice en chef d'Accueillir Magazine, la presse des chambres d'hôtes et meublés de tourisme, j'anime aussi les formations pour ouvrir maisons d'hôtes, gîtes ruraux et meublés de tourisme

3 réflexions au sujet de « Le marronnier de la presse : tout le monde veut ouvrir sa chambre d’hôtes »

  1. personnellement je le sens bien car je souhaite laisser une activité de 12 ans dans une maison de retraite en tant que ash « agent de service hôtelier « . où je suis particulièrement appréciée et mon travail ne concernait pas 5 chambres mais 25 . Je sais le service n’ai pas le même mais nécessite néanmoins une conscience du bien être du résident! surtout au niveau de la communication .

  2. Tout d’abord, Caroline, je tiens à vous dire que je suis une fan absolue de votre style d’écriture :-).

    Je suis d’accord avec ce qui a été dit car oui, ce genre d’émission a un peu tendance à faire croire que c’est tellement facile… Ceux qui quittent d’emblée leur boulot tous les 2 pour se lancer dans l’aventure risquent bien de déchanter dès que les économies auront fondu.

    Se lancer oui, c’est une expérience formidable à condition que cela ait été mûrement réfléchi, calculé et retourné dans tous les sens en tenant compte de tous les cas de figure (aussi négatifs) en termes de finances mais aussi de temps.

    Si vous faites table d’hôtes, il va falloir sourire tous les soirs à vos hôtes, parfois après une journée au boulot, et raconter souvent la même chose… Faire des heures et des heures de ménage, des tonnes de lessive, tout doit être rangé et propre en permanence (en tout cas là où ça se voit 😉 ). On se couche rarement avant minuit pour être debout, pimpant et souriant dès 7h/7h30 pour le petit-déjeuner (ou pour partir au boulot). Trouver le juste milieu entre « être disponible pour ses hôtes » et « se garder de tout petits moments privés »… et j’en passe !

    Donc : je rejoins Barnier, oui, c’est une philosophie de vie, quelque chose qu’on fait par passion et envie ! Et, j’en suis persuadée, il n’y a que les vrais passionnés qui dureront…

  3. Très bonne analyse de la situation. Les chambres d’hôtes sont d’abord pour la plus part d’entre nous un complèment de salaire et non un revenu à part entière. En plus il y a des saisons creuses. Il faut aussi vivre pendant ces temps là. Donc avant de se lancer faire une vrai étude est primordiale et 3 choses importantes (emplacement emplacement et emplacement) c’est un conseil que j’ai eu de Accueillir Magazine.
    Autre point ce ne sont pas des jobs de tout repos faire les chambres, refaire les chambres, le ménage, la lessive, le repassage etc… Imaginez que vous avez 5 chambres le boulot! ! De plus si vous faite table d’hôtes, faire les courses la préparation des repas, manger avec ses hôtes etc… C’est plus par plaisir que vous ferez cela, mais pas comme une personne me l’a encore dit il y a une semaine pour gagner de l’argent.

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