Comment vos chambres d’hôtes seront-elles visibles sur internet ?

Quand j’anime des réunions avec des créateurs de chambres d’hôtes, il y a des passages que personnellement j’apprécie beaucoup. Ils s’attendent tous à ce que je parle de réglementation, de table d’hôtes, de ménage, de la vie d’une chambre d’hôtes, de l’envers du décor,  il y a des informations, des questions, des témoignages,  mais nous restons en terrain connu, en tout cas ils se sont préparés à ce type de discussion.

En revanche à la question, “comment Google et autres moteurs de recherche vont-t-ils présenter votre futur site internet aux visiteurs ?”, il y a souvent  un grand blanc.

C’est vrai que quand on n’a pas été confronté personnellement à ce type de problématique et qu’on a un usage du web en tant qu’utilisateur, on ne se pose pas beaucoup ce type de question, voire on ne s’y intéresse pas du tout. On tape une requête, des mots-clés, on voit une liste de résultats apparaître, on en consulte quelques-uns, sur la première page, au mieux sur la deuxième. Au besoin, on reformule sa question. On ne fait pas vraiment la différence entre les résultats et les liens commerciaux, entre un annuaire, un site, un blog, un forum… Et après tout, en tant qu’utilisateur on a peut-être raison, ce qui compte, c’est de trouver ce qu’on cherche.

Oui mais voilà, vous n’êtes plus avec votre casquette d’utilisateur du net, vous êtes créateur de chambres d’hôtes, vous allez avoir un site internet, le faire vous-même ou le faire développer par un prestataire. Et il va falloir que le site respecte les règles de base du référencement, sinon il ne sera pas bien présenté par les moteurs de recherche. Et si techniquement, ces règles peuvent être appliquées correctement par un prestataire informatique compétent – encore faut-il le trouver -, éditorialement, le succès du référencement dépend de vous car c’est votre projet, vos chambres d’hôtes et il n’y a personne d’autre que vous qui peut en parler et dire ce qui est important.

On peut écrire une encyclopédie sur les règles du référencement, il existe des sites entiers qui y sont dédiés, donc ce n’est pas en un billet que je vais donner toutes les clés et les solutions. Juste pour vous dire, que si vous ne vous posez même pas la question, alors vous avez peu de chances que votre site soit bien référencé.

Choisir les bons annuaires pour ses chambres d’hôtes

Comment choisir les bons annuaires payants pour référencer ses chambres d’hôtes ? Bonne question posée par un propriétaire installé mais à laquelle devront aussi réfléchir les créateurs de chambres d’hôtes.
Il y a une foultitude d’annuaires sur le net, des très simples et des  sophistiqués, des annuaires dédiés à la chambre d’hôtes et des annuaires plus généralistes, des gratuits et des payants, et parmi ces derniers, des inscriptions de 20 à 150 € environ.

Pour rappel, un annuaire sur le net, c’est un peu le même principe que le traditionnel annuaire papier avec des modes de recherche plus sophistiqués. C’est un site internet qui organise et classe des sites internet par thématiques afin d’aider les internautes dans leurs recherches sur le web.

Premier point, il n’y a pas une liste d’annuaires incontournables où doit être une maison d’hôtes.  Il y a des annuaires qui sont performants pour une région et pas super dans une autre. L’enjeu, c’est de vous inscrire dans ceux qui vont vous apporter du monde chez vous, là où vous êtes, selon  votre niveau de confort. Une seule solution à mon avis, transformez-vous en internaute et cherchez sur Google les annuaires qui sortent dans votre coin quand vous cherchez une chambre d’hôtes, ce seront probablement aussi ceux-là que trouveront vos hôtes.
Discutez aussi avec vos voisins ou cherchez où ils se sont inscrits et quels annuaires leurs amènent du monde.

Ensuite, chaque année il faut suivre les statistiques de fréquentation de son site internet et au moment de renouveler les inscriptions, ne garder que ceux qui ont apporté des visites et des visites confirmées de préférence. Sur le net, les règles du référencement changent très vite et un annuaire bon une année, peut ne plus l’être l’année suivante.

La visibilité de la maison d’hôtes est un élément à prendre en compte avant même l’ouverture. Mais ce n’est jamais une solution définitive. Au fur et à mesure du temps le net et les habitudes des consommateurs changent, il faut savoir en  suivre les évolutions.

Fermetures de chambres d’hôtes, une statistique qu’on ne voit jamais dans les media

Depuis 2007, les chambres d’hôtes doivent se déclarer en mairie. Dans le processus prévu, les préfectures devraient nous sortir un jour le nombre de maisons d’hôtes déclarées en France. Ce n’est pas encore le cas et si ça l’était à l’instant présent, je doute que le chiffre soit fiable. A mon avis, pas mal de maisons d’hôtes ont ignoré cette formalité, à l’ouverture comme à la fermeture. Soit parce qu’elles n’en ont pas entendu parler, soit parce qu’elles l’ont confondue avec l’inscription au RCS (registre du commerce et des sociétés), soit parce qu’elles ont un fonctionnement limite, il y a dans ce secteur des personnes qui s’appellent chambres d’hôtes et qui ne peuvent pas revendiquer cette appellation. Mais ce sera l’objet d’un autre billet, mon propos initial était les statistiques de fermeture de chambres d’hôtes !

Dans mon billet Quelques chiffres sur le secteur des chambres d’hôtes qui date de novembre 2008 – donc qui est toujours d’actualité -, nous évaluons le nombre de maisons d’hôtes à 24 000. Je parle bien de maisons et pas de chambres, le nombre de chambres d’hôtes serait de  trois par maison.

Dans le même temps, les media et labels nous annoncent 1000 à 1500 ouvertures de maisons d’hôtes par an. Une énorme progression donc chaque année !

Et bien non, depuis 2004, le chiffre de maisons d’hôtes sur la France reste à peu près stable. Pourquoi, car on omet de dire qu’il y a des fermetures. Il y a des propriétaires qui souhaitent prendre leur retraite, d’autres qui s’arrêtent pour problème de santé, pour déménagement, mutation du conjoint, pour toutes les raisons que la vie peut apporter. Et puis, point sur lequel je veux insister, il y a ceux qui s’arrêtent dans les trois ans après l’ouverture parce qu’ils ne sont pas heureux dans leur vie, parce qu’ils ont sous-estimé le travail, parce qu’ils n’ont pas le retour économique escompté…

Rien de catastrophique, sauf bien sûr, quand on est l’un d’entre eux. Rien que de très normal, dans tous les secteurs économiques, on voit des entreprises qui s’ouvrent et se ferment, je suis sûre que vous avez tous en tête un restaurant ou un commerce à côté de chez vous qui a ouvert et fermé en seulement quelques mois.

Tous les projets ne sont pas viables, pas bien pensés, aucun business plan ne peut garantir la réussite, la vie réserve des surprises. Mais plus votre projet sera préparé, plus il a de chances de réussir. Et c’est la même chose pour un projet de création de chambres d’hôtes, pas seulement d’ailleurs quand il y a une attente économique.

Acceptez dans votre préparation de penser aussi aux aspects qui ne vous amuseront pas. Ce pourra être le manque de temps personnel, le ménage, le côté répétitif de l’emploi du temps, les aspects comptables… Cela dépend de vous et de vos goûts, mais il y en aura et vous devrez les accomplir jour après jour. Cela vous évitera peut-être de m’appeler comme cette dame, il y a quelques mois, qui voulait mettre sa maison d’hôtes en vente au bout de six mois d’activité seulement et qui m’a dit, “vous comprenez, il faut tout le temps faire le ménage”.

Bénéficier d’un contrat de transition professionnelle

Certains salariés dont le licenciement économique est envisagé peuvent bénéficier d’un contrat de transition professionnelle, et ce même si leur entreprise n’est pas obligée de proposer un congé de reclassement. Ces contrats permettent la préparation d’un projet de création d’entreprise comme par exemple celui de l’ouverture d’une maison d’hôtes.

Cette mesure n’existe pas sur tout le territoire. Elle est réservée à des bassins d’emplois en difficulté. A ce jour (3 septembre 2009), il s’agit de Charleville-Mézières, Montbéliard, Morlaix, Saint-Dié-des-Vosges, Toulon, Valenciennes, Vitré, Le Havre, Niort, Calais, Châteauroux, Châtellerault, Douai, l’Étang de Berre, Mulhouse, Auxerre, Dreux, Les Mureaux-Poissy, Saint-Quentin, Vallée de l’Arve et Hagetmau.

Pendant douze mois, le bénéficiaire du contrat de transition professionnelle perçoit l’allocation de transition professionnelle qui est égale à 80 % de son ancien salaire et bénéficie de nombreuses mesures d’accompagnement et de formation gérée par l’AFPA (centre de formation professionnelle) ou par le Pôle Emploi.

Le porteur de projet pourra ainsi avoir accès à un bilan de compétences approfondi, à des mesures d’appui social, à une évaluation préalable à la création ou la reprise d’une entreprise ou encore à des actions de validation des acquis de l’expérience (VAE) et des formations adaptées.

Concours 2010, la table de petit déjeuner des chambres d’hôtes

Fin 2009, la rédaction d’Accueillir Magazine organisait un concours photo sur le thème du petit déjeuner en chambres d’hôtes pour mettre en vedette ce moment phare d’un séjour en chambres d’hôtes. Le petit déjeuner est un moment fort du séjour en chambre d’hôtes où le client prend le temps de se poser, de préparer sa journée, de décompresser alors qu’il court souvent toute l’année. C’est aussi le moment privilégié pour rencontrer le propriétaire qui accueille et profiter de ses bons conseils pour ses visites de la région.
La qualité des produits, le soin apporté à la décoration de la table, la rencontre avec les propriétaires et les autres résidents laissent des souvenirs inoubliables.

Pour le concours d’Accueillir Magazine, les participants devaient envoyer une photo de leur table de petit déjeuner. Le jury devait se déterminer sur  l’harmonie de la vaisselle, du linge de table, des couverts de la table de petit déjeuner et l’ambiance créée, qu’elle soit traditionnelle, contemporaine, raffinée, champêtre… Le choix a été difficile pour le jury. Retrouvez les trois lauréats dans le n°25 d’Accueillir Magazine et sur le blog www.jaimelesmaisonsdhotes [Ce site a été supprimé le 10 mars 2022].

Les lauréats du concours sur le petit déjeuner en maison d’hôtes

Les gagnants se partagent  trois prix d’une valeur totale de 1 000 € sous la forme de chèques cadeaux de la société de linge de maison Becquet.

– le premier prix est attribué à Pascale et Jean-Yves Jospin, Domaine de la Frênaie à Estreux (Nord) ;
– le deuxième prix à Françoise Du Luc, Château Massal à Bez-et-Esparon (Gard) ;
– le troisième prix revient à Annie Tollet, Maison Arima à Biarritz (Pyrénées Atlantiques).

Pour rappel, le règlement du concours petit déjeuner en chambres d’hôtes

Pour participer, les propriétaires de chambres d’hôtes devaient adresser à Accueillir Magazine une enveloppe avec, à l’intérieur, une photo couleur d’une table de petit déjeuner en situation, couvert mis, aliments servis et sans aucun convive (format maximum 15cm x 21 cm). Au dos de la photo, le participant devait indiquer ses coordonnées

Le règlement et le visuel du concours La table de petit déjeuner sont envoyés sur demande, ils sont également disponibles sur le site internet : www.accueillir-magazine.com, espace presse et média.

Accueillir Magazine est un magazine d’information de 40 pages au service des propriétaires de chambres d’hôtes. Il les informe de façon complète tous les deux mois à travers cinq grandes rubriques : Actualité, Gestion, Idées, Acteurs et Pratique. Le magazine est en vente par correspondance  pour un abonnement d’un an ou deux ans.

Vos hôtes ne seront pas tous des anges

Quand je reçois des créateurs, je leur demande pourquoi ils ont envie d’ouvrir des chambres d’hôtes. Dans les toutes premières réponses vient l’envie de contact humain et de relationnel et l’accueil de l’autre. Tant mieux d’ailleurs, car la personne qui me dirait avoir envie de vivre en ermite et qu’on lui foute la paix, aurait plutôt intérêt à choisir un autre projet de vie !
Ok fin du sujet, billet inutile ?

En effet, cela s’arrête souvent là.

Ensuite quand nous discutons, ces créateurs ont des questions et sont préoccupés – et c’est légitime – par les réglementations, le choix, l’aménagement et la décoration de la maison, la table d’hôtes oui ou non, le prix, adhérer à un label, le respect du planning et du budget…

Et jamais, depuis trois ans que j’anime des formations avec les créateurs de chambres d’hôtes, aucun ne s’est préoccupé du relationnel avec les hôtes. Comme si cela allait de soi, comme si tout allait bien se passer. Évidemment, j’aborde le sujet, tant qu’à faire et je rappelle que tous vos futurs hôtes ne seront pas des anges, certains peuvent même être franchement difficiles voire désagréables, odieux !. Que ferez-vous quand (anecdotes véridiques survenues à des propriétaires qui me les ont racontées) ?

– Monsieur crisera parce que votre gentil toutou aura été faire son petit marquage de territoire sur son beau véhicule tout neuf ?
– Quand vous retrouverez les enfants (jeunes) de vos hôtes tous seuls au bord de la piscine parce que vous étiez là pour les surveiller et que du coup, vous ne pouvez plus partir faire vos courses ?
– que vous avez prévu un petit déjeuner jusqu’à 10 heures et que vos hôtes se pointent à midi et le réclament ?
– qu’ils ont réservé pour deux adultes et arrivent avec un bébé alors que vous n’avez plus de quoi le recevoir ?
– qu’ils transforment votre chambre en porcherie ?
– qu’ils rentrent à pas d’heure et réveillent toute la maison et les autres hôtes aussi ?

Que ferez-vous ? A vous de répondre, après tout ce sera à vous de gérer ces situations conflictuelles, qui restent rares, je vous rassure ! Quelques pistes de réflexion sur ce billet Vous recevrez aussi quelques hôtes désagréables ! Et au passage, cela se gère aussi dans certaines situation par une bonne assurance.

Fin 2009, les fonctionnaires pourront ouvrir des chambres d’hôtes

L’élargissement des conditions d’accès au statut d’auto-entrepreneur pour les fonctionnaires est prévu pour novembre. Cela ne concernera pas tous les types d’activité, mais le fait de créer des chambres d’hôtes est nommément annoncé dans le bilan d’étape du statut d’auto-entrepreneur fait, le 21 juillet dernier, par Hervé Novelli, Secrétaire d’Etat chargé du Commerce, de l’Artisanat, des Petites et Moyennes Entreprises, du Tourisme, des Services et de la Consommation .

Je cite son communiqué de presse.

Le décret du 2 mai 2007 est en cours de modification, conjointement avec le Ministère du Budget, pour élargir les possibilités de cumul avec une activité accessoire. En plus des activités accessoires déjà autorisées, seront désormais également ouverts, sans limite de temps, pour les seuls auto‐entrepreneurs, les activités commerciales de mise en valeur d ’un patrimoine personnel, y compris la restauration et l’hébergement (par exemple les chambres d’hôte), tous les services à la personne, et la vente de biens fabriqués personnellement par l’agent.

Cela va faciliter la vie de personnes qui en avaient envie. Je pense à quelques professeurs notamment qui m’ont contactée ces dernières années et qui étaient très motivés mais qui hésitaient à se lancer. Même pour n’ouvrir qu’une seule chambre d’hôtes pendant les vacances scolaires, parce que d’un point de vue déontologique ils avaient un devoir d’exclusivité vis à vis de leurs fonctions et n’avaient pas le droit d’exercer ce qui peut être perçu comme une activité commerciale ou privée.

Charme et chambres d’hôtes

On parle toujours du charme pour les chambres d’hôtes. Les guides Rivages ont été, à ma connaissance, l’initiateur de cette appellation. Le label Gîtes de France édite un guide avec une sélection des chambres d’hôtes qu’il labellise sous le nom Chambres d’hôtes de charme.
Mais qu’est-ce que le charme exactement ?

Le Petit Robert, le définit ainsi  :

“[…] Qualité de ce qui attire, plaît ; effet qu’une telle chose produit sur quelqu’un[…]”

Wikipédia, l’encyclopédie sur internet en dit ceci

“[…]le charme se distingue de la beauté car il n’est pas forcément lié à des considérations strictement esthétiques ou à des canons, mais bien plutôt à une situation particulière, à des attitudes, des gestes, une intonation. C’est-à-dire à un contexte et aussi à une « bulle temporelle » dans laquelle est pris celui qui admire et qui attribue un charme à quelqu’un. C’est une notion essentiellement baroque, furtive, insaisissable, donc particulièrement difficile à définir. Il est d’ailleurs souvent qualifié d’ “indéfinissable”. Se rapproche de la notion de « séduction », qui est aussi, étymologiquement, une tromperie, voire un dévoiement (à méditer…)[…]”

C’est bien le problème de cette qualification, cela laisse place à beaucoup d’interprétation et nous ne sommes, dieu merci, pas tous séduits par les mêmes choses, nous n’apprécions pas les mêmes saveurs, nous ne ressentons pas le charme de la même manière.

Qu’est-ce que le charme en chambres d’hôtes ?
Généralement, on l’associe à un habitat ancien, un bâti traditionnel. L’ensemble est harmonieux. Le visiteur doit ressentir une atmosphère. Est-ce à dire qu’une maison neuve ne peut avoir de charme ? L’atmosphère de la maison est-celle dû à la configuration des lieux ou à l’empreinte qui ont laissé ceux qui se sont occupés de l’aménager et de la décorer ? Le charme est-il dans la première impression quand on arrive ou est-on sous le charme d’un séjour réussi et d’une relation conviviale avec les propriétaires de chambres d’hôtes ?

Ce n’est pas moi qui vous donnerait la réponse universelle. J’ai même du mal à expliquer ce qu’est pour moi le charme. C’est certes, dans l’harmonie globale mais surtout dans le détail : le vieux puits plein de mousse, la rose qui croule sous la rosée, la vaisselle colorée d’un petit déjeuner et je ne peux pas expliquer pourquoi certaines chambres d’hôtes très belles, sont justes pour moi très belles mais sans charme, comme le papier glacé d’un magazine, alors qu’un aménagement tout simple peut me donner immédiatement envie de ne plus quitter la chambre.

Alors si vous voulez créer des chambres d’hôtes de charme, il vous appartient de réfléchir à ce qu’est pour vous le charme, à l’impression que vous voulez que vos hôtes ressentent en arrivant, en repartant. Et rappelez-vous qu’on ne peut pas plaire à tout le monde.

Créer ses chambres d’hôtes en couple, rien que de très classique

Créer des chambres d’hôtes en couple mélange privé et professionnel. Le couple jusque-là gérait sa famille, ses affaires, son patrimoine, chacun travaillait de son côté, il est évident que les couples d’entrepreneurs et commerçants savent parfaitement de quoi je parle. En créant sa maison d’hôtes, chacun des conjoint devient co-acteur d’une entreprise – peu importe le statut professionnel.

Anticiper le quotidien

Si vous n’avez jamais travaillé ensemble, si vous partiez chacun de votre côté  le matin pour finalement vivre ensemble seulement le soir, les week-ends et les vacances, il va falloir vous organiser. La chambre d’hôtes a cet avantage, qu’elle est multi-activité, permettant d’être occupé. Il va falloir se répartir les tâches de façon à laisser à chacun son autonomie, trouver son oxygène et se prévoir aussi quelques activités à l’extérieur.

Dans le même temps, si l’activité n’est pas bien vécue par l’un des deux, cela pose clairement un problème et peut mettre le couple en danger.

La complémentarité est indispensable

En se projetant sur le projet, on peut énumérer toutes les tâches qu’il y aura à faire. Très naturellement, la plupart des couples savent tacitement qui prend les rênes du bricolage, du jardinage, de la cuisine. Mais là, il va falloir penser communication et internet, qui ira sur les réseaux sociaux ? Qui fera la comptabilité ? Qui se lèvera pour préparer le petit déjeuner ? Le ménage oui mais besoin d’un coup de main… Des questions il y en a plein et les couples de commerçants sont habitués à se répartir le travail sans même avoir à en parler. C’est tout à fait faisable, c’est juste que je me poserai la question avant de passer à la phase active de mon projet, d’abord pour être sûr qu’il n’y ait pas d’oubli, ensuite pour parler complémentarité, que chacun ait sa part de choses sympa et de corvées, il y en a dans toutes activités.
Enfin parce que c’est la clé de la fluidité. On sait bien qu’au début, quand vous recevrez vos premiers hôtes, il y aura une part d’hésitation, que n’ont plus les vétérans du secteur qui se sont organisés au fil du temps, mais si vous prenez deux heures tous les matins pour savoir qui s’occupe de quoi, cela va empiéter sur le temps de sommeil et votre vie privée.

Attention si l’autre n’a pas envie

Discussion  il y a quelques jours avec une femme, mariée, qui a envie d’ouvrir des chambres d’hôtes, jusque là rien que de très normal, la plupart des chambres d’hôtes est une histoire de couple. Sauf qu’elle me contactait pour avoir des réponses aux objections de son mari. Le non-dit était, de mon point de vue, qu’il n’avait pas envie de ce projet mais qu’il ne l’avait pas dit clairement.

On n’est pas obligé d’aimer tout ce que fait son conjoint, on peut ne pas avoir les mêmes activités, mais en ce qui concerne les chambres d’hôtes c’est quand même un problème. D’abord parce que les hôtes on les a chez soi et même si on les met dans une dépendance au bout du jardin, votre conjoint risque de les croiser. Sans compter que petit déjeuner, ménage, réservations, arrivées tardives, on va être nettement moins disponible.

Ce type de question ne rentre pas dans mes compétences, cela tient de la psychologie, de l’histoire personnelle de chaque couple et famille, de la capacité à être indépendant… Ceci dit,  je ne crois pas qu’il faille se lancer avec un conjoint peu enthousiaste. C’est d’ailleurs l’un des motifs d’échec évoqué quand on va en stage de création d’entreprise, quel que soit le secteur, au bout de quelques mois le conjoint en a souvent marre de passer au second plan.

Mon opinion repose sur une raison principale  : comment allez-vous tenir le coup au quotidien, sans soutien affectif  ? On peut ouvrir des chambres d’hôtes seul, il y a a sur ce blog des témoignages en ce sens. Mais on ne peut pas les ouvrir seul à côté de quelqu’un d’indifférent, avec qui on ne pourra pas partager ses anecdotes, ses joies, ses rencontres et ses contrariétés, bref tout ce qui fait la vie. D’un autre côté, comment modifier profondément le quotidien de son conjoint sans tenir compte de ses envies ? La solution peut être de faire évoluer son projet et d’ouvrir plutôt des meublés de tourisme ou gîtes qui permet une autre organisation de sa vie privée.
Mais ce n’est que mon avis, et comme dirait une personne qui m’est chère, ce n’est pas parce que j’ai raison que vous avez tort !

J’ouvre des chambres d’hôtes, peu importe où !

D’abord s’installer où on est heureux de vivre

L’autre jour, j’ai croisé un couple de porteurs de projet, ils veulent ouvrir des chambres d’hôtes. lui est pré-retraité, – enfin c’est la formulation politiquement correcte quand l’entreprise dans laquelle on travaille vous conseille vivement de partir, mais ça c’est un autre débat !
Jusque là rien que de très cohérent : les chambres d’hôtes seront des revenus complémentaires, les enfants sont élevés, ils ont envie de rester actif et en contact avec d’autres personnes.

En discutant, le reste du projet, ou plutôt la région d’installation, m’a laissée un peu plus perplexe. Je vous refais le dialogue (en plus court, rassurez-vous).

Moi : “Et vous allez-vous installer où ?”
Eux : “Zone sud”

Moi : “C’est large (en gros la moitié de la France), plus précisément ?”
Eux : “On ne sait pas, peu importe, mais notre maison sera comme ça, et nous ferons tel type de décoration, d’ailleurs nous avons déjà acheté les draps et les tissus d’ameublement. Nous ferons ce type de table d’hôtes à ce prix, etc.”

En gros, reste à trouver et acheter la maison d’hôtes. Pourquoi pas, dans tout projet il faut démarrer par un bout et extraire de la pelote le début du fil. Moi j’aurai tendance à partir de la maison, mais je trouve aussi logique  qu’on ait déjà tout pensé en même temps qu’on cherche l’immobilier car cette phase peut durer de nombreux mois.

En revanche, qu’on bâtisse ce projet en dehors de “l’empreinte culturelle” de son territoire m’interpelle. Que finalement, on élargisse sa zone de recherche car on ne trouve pas la maison idéale, on y est bien souvent forcé, mais qu’on s’installe “peu importe où”  me laisse plus sans voix. D’abord, il faut avoir envie de vivre sur un territoire, de s’y installer, avoir avec lui une vraie rencontre. Je ne sais pas si vous serez d’accord avec moi, mais il y a des coins où on passe mais c’est beau, c’est bien et voilà, et des coins où on ressent ce coup de foudre, on s’y sent bien, chez soi et ce n’est quand même pas si fréquent !

En plus quand on ouvre des chambres d’hôtes, il faut faire partager ce territoire, cette culture, ses bonnes adresses à ses hôtes, cela suppose de bien le connaître et pas seulement de s’y être parachuté.
La question que je me pose, ouvrir des chambres d’hôtes est-ce une activité comme les autres, comme un commerce qu’on peut finalement installer n’importe où ? Ma réponse serait non, mais ce n’est que mon opinion !