Incendie, accident, vol, intoxication…, l’assurance d’être bien assuré

L’assurance fait partie de ces sujets dont nous parlons dans nos formations aux créateurs de chambres d’hôtes ou de meublés de tourisme. Assurer l’incendie, les accidents, les intoxications, les vols, la noyade…, mieux vaut y réfléchir au moins une fois en détail pour s’y préparer.

Assurer biens, personnes et activité de maison d’hôtes

L’assurance, cela semble simple, un passage chez son courtier et hop, c’est réglé ! En êtes-vous sûr ? En fait l’activité de chambres d’hôtes et de gîtes implique des personnes qui ne sont pas votre famille et ont des relations commerciales avec vous. Ce sont des hôtes par votre accueil certes, mais dans les faits, ce sont vos clients.

L’assurance se décline au civil ou au pénal, l’assurance pense responsabilité, équipements, respect de la réglementation, la machine assurance une fois lancée ne comprend pas le facteur humain, la bonne volonté, l’envie de rendre service, elle se veut factuelle et mieux vaut avoir tout pensé.
Gérer une maison d’hôtes ou un meublé de tourisme, c’est un projet qu’on prépare pour accueillir ses hôtes dans joie et la bonne humeur, souvent le simple fait d’évoquer les risques crée un malaise. Mais monter un business plan prévoyant tout, c’est tout penser et prévoir le pire, c’est souvent la meilleure façon de l’éviter.

Certes, les drames ne sont pas nombreux, mais on compte tout de même un incendie dans une maison d’hôtes ou un meublé de tourisme presque tous les mois, plusieurs cas chaque année d’intoxication alimentaire ou au monoxyde de carbone, des chutes, des vols… Et la responsabilité du loueur peut être mise en cause.

Les conséquences peuvent être lourdes, tant sur le plan financier que sur le plan personnel

Rien ne peut effacer certaines tragédies mais le fait de faire correctement les choses, de gérer ses chambres d’hôtes ou son gîte dans le respect de la réglementation et d’être vigilant quant aux risques encourus par ses hôtes peut procurer un certain réconfort en cas de drame. Ce n’est quand même pas la même chose à terme de subir un accident de la vie ou de porter une responsabilité personnelle. Ce n’est pas la même chose si ayant subi un incendie, on a les moyens de reconstruire et de reprendre son activité, ce n’est pas la même chose si en cas de problème l’assureur assume les frais. Et si un accompagnement juridique peut se mettre en place.

Réfléchir aux risques, les limiter et bien sur s’assurer convenablement pour dormir tranquille et se consacrer à son accueil. C’est le thème du dossier spécial du numéro 52 juillet/août 2014 d’Accueillir Magazine, vous pouvez acheter ce numéro ou vous abonner sur notre site internet. Et retrouvez sur notre site Accueillir Magazine des assureurs qui proposent une assurance dédiée à l’activité de gîtes et chambres d’hôtes.

Ouvrir des chambres d’hôtes, le rêve N°1 des Français

Le marronnier de la presse

C’est avec un peu d’agacement que j’écris ce billet. Créer une maison d’hôtes serait le rêve N°1 des Français. Pas une semaine sans que les media ne l’affirment de façon péremptoire. Remettons un peu les choses dans l’ordre.

Tout d’abord, tous les Français ne rêvent pas de se mettre à leur compte et de créer une entreprise, grande ou petite. Les chiffres varient selon les enquêtes, mais globalement on serait sur un Français sur trois qui aurait envie de créer un jour son entreprise. Lorsque les questions sont plus précises et fixent un horizon de deux ou trois ans, ils ne sont plus qu’un sur dix. Et si on se limite à des projets de gîtes ou de chambres d’hôtes, les chiffres sont encore plus faibles.

Ensuite, il y a la question du changement de vie car ouvrir des chambres d’hôtes c’est souvent changer de vie, de métier voire de région. Là-aussi on entend des chiffres surprenants. Des millions de Français rêveraient de tout changer, quitter la vie, se reconvertir…, mais combien passent vraiment à l’acte ? Combien le font réellement chaque année ?

La question économique joue, il faut un patrimoine pour se lancer, un apport financier certain, sauf à trouver une location-gérance qui ne sont quand même pas très répandues.

Enfin dernier point et non des moindres, les activités de services ne sont pas le rêve N°1 des Français loin de là, on peut le regretter.

Créer des chambres d’hôtes est un vrai projet qui nécessite du temps de l’énergie, pour que tout soit parfait, il y a beaucoup de travail, la face cachée de l’iceberg. Il peut s’agir d’un rêve mais le définir uniquement de cette manière, c’est ne pas reconnaître la vraie valeur de cette activité et de toutes les tâches quotidiennes que cela suppose. Accueillir dans sa maison, veiller à ce que ses hôtes passent un bon séjour, leur préparer des plats locaux, des confitures maison… c’est la réalité de la chambre d’hôtes.

Donc rêve, peut-être mais qui doit survivre à la confrontation avec la réalité. Et pour cela cela mérite un peu plus que le billet de trois minutes de la rentrée qui laisse croire que c’est une activité à portée de tous, avant le régime des fêtes et l’achat du maillot de bains du printemps,  alors que de nombreux porteurs de projet mettent plusieurs années à faire aboutir leur projet de reconversion.

La chambre d’hôtes vue par la télé, entre caricature et insolite

Quand la télé caricature

Une nouvelle émission sur la chambre d’hôtes hier, qui à nouveau ne me paraît pas représentative de ce qu’est la chambre d’hôtes.

Le résumé de l’émission était, je cite

Des suites avec jacuzzi, des cabanes sur l’eau, ou une chambre dans un tonneau, les maisons d’hôtes sont de plus en plus souvent insolites, sophistiquées et haut de gamme… Il en existe 70 000 en France, un marché qui prospère, mais dans quelles conditions ?

Il existe environ 25000 adresses pour 70000 chambres et cela ne prospère plus depuis 2010 où le nombre de fermetures équivaut à celui des ouvertures, le marché de la chambre d’hôtes si on s’exprime dans ces termes, est à maturité.

Ont été montrées des maisons chères, il en existe qui sont tout à fait légitimes, mais rappelons que les chambres d’hôtes au-delà de 100 € la nuit représentent moins de 10 % de la totalité des chambres d’hôtes en France, mais sont une grande partie de l’espace médiatique de la télé et des magazines déco.

Rappelons aussi aux créateurs, qu’il est difficile d’amortir des investissements conséquents sur seulement cinq chambres d’hôtes et qu’avec la crise, tout le monde n’a pas les moyens de mettre 200 € pour une chambre, il ne faut pas croire qu’il n’y a plus que le haut de gamme pour créer une maison d’hôtes.

L’insolite présenté, très sympathique dans ce grand parc,  n’est pas de la chambre d’hôtes, c’est de l’insolite, avec les réglementations qui vont avec, camping ou PRL (parc résidentiel de loisirs), cela n’empêche pas un accueil par l’habitant, une prestation de qualité, mais cela n’est pas au sens strict de la loi de la chambre d’hôtes. Dommage quand on est une émission d’information, d’entretenir la confusion.

Sont montrés aussi et à dessein je le crains, des infractions à la réglementation, je pense clairement au concept de table d’hôtes ou aux questions d’urbanisme et je crains que les loueurs ainsi exposés n’aient des contrôles à la suite de cette émission.
Or on sait qu’il y a toute une campagne de dénigrement contre la chambre d’hôtes présentée par les syndicats hôteliers le plus souvent comme de l’hôtellerie illégale, encore un sujet qui renforce cette affirmation, bon coup de lobbying pour jeter le discrédit sur tous.

Les maisons simples  qui fonctionnent depuis des années n’intéressent pas les caméras, il faut faire de l’audience. En tout cas, je n’ai pas trouvé cette émission  représentative de l’ensemble des propriétaires et de leurs maisons, par exemple les loueurs de Gîtes de France Puy-de-Dôme que j’ai rencontrés en Auvergne cette semaine, qui savent bien combien est grande la distorsion entre image et réalité.

Journalisme d’investigation ? En tout cas, caricature ! On commence à avoir l’habitude.

Accueil familial ou chambres d’hôtes ?

Cela fait plusieurs fois que je rencontre lors de nos formations des créateurs qui souhaitent ouvrir des chambres d’hôtes et ont aussi envie d’accueillir des personnes âgées ou handicapées dépendantes lors des vacances ou de séjours temporaires. C’est une belle idée qui peut répondre à la demande de la personne elle-même ou des familles mais cela suppose de respecter des règles spécifiques et on n’est plus dans le cadre de la chambre d’hôtes.

Bien sûr, je ne parle pas d’accueillir dans une chambre d’hôtes accessible en rez-de-chaussée, voire aménagée pour être accessible aux personnes handicapées, des personnes fatiguées, de leur proposer des petits services de confort, des attentions. Quoi de mieux qu’une maison d’hôtes, son jardin et l’accueil pour venir se reposer si on en a besoin ? Mais on est bien là dans une démarche de personne indépendante, qui n’a pas besoin de soins spécifiques, qui décide juste de s’offrir un séjour confortable dans un cadre familial.

L’hébergement de personnes âgées ou handicapées en famille d’accueil est réglementé. Qu’il soit permanent ou temporaire, il est nécessaire de disposer d’un agrément en tant qu’accueillant familial et notamment de signer un contrat avec la personne hébergée qui devient l’employeur de l’accueillant. Il précise les frais d’accueil et les tâches effectuées : hébergement, repas, entretien du linge…

Pour connaître les conditions à remplir pour obtenir un tel agrément, il faut contacter le conseil général. Dans la plupart des cas, l’accueil ne peut dépasser trois personnes et n’est pas conciliable avec une autre activité professionnelle. Il faut donc bien réfléchir avant de s’engager dans cette démarche qui, je le redis, ne relève pas de l’accueil touristique.

Réglementations chambres d’hôtes, c’est chez moi, je ne me sens pas concerné(e)

Ces derniers week-ends, j’ai eu la chance de partir en province, – avec des proches aussi à qui j’avais demandé d’avoir les yeux ouverts, – et donc de réserver plusieurs chambres d’hôtes et un gîte. De très bons souvenirs, mais… – Soyons clairs, rien n’a été dit sur le moment ni sur le net en tant qu’avis de voyageurs, j’ai même volontairement différé l’écriture de ce billet pour que personne ne se reconnaisse.

Mais, plein de petits et gros risques par méconnaissance de la réglementation ou par trop bonne envie de bien faire. Par malentendu aussi, sur le thème, c’est chez moi, ma maison, ma famille, je fais ce que je veux. Non, en tout cas le législateur ne l’a pas entendu comme cela et qui dit réglementations, dit obligation de s’y conformer.
Dans les problèmes identifiés par mes visiteurs mystère ou moi, l’alarme piscine débranchée dans l’après-midi parce qu’elle se déclenche intempestivement, attention, là c’est très grave, avec risque de noyade d’enfants.
Dans une location de gîte, quelqu’un de ma famille rentre et trouve le propriétaire dans la cuisine, il était venu très gentiment réparer une ampoule – cela n’avait pas été signalé au loueur car pas de gêne pour quelques jours, oui mais non ; une fois les clés données, on ne rentre plus sans contacter le locataire au préalable ou sans l’avoir prévenu.
Je passe sur les affichages des prix absents et autres petits détails qui ne sont pas des mises en danger mais qui sont autant d’infractions.

Ce qui est ennuyeux, c’est que tout ceci est fait visiblement en toute bonne foi, parfois même pour rendre service, sauf que même si c’est sa maison – qui n’est plus tout à fait privée – où vit sa famille, dès lors qu’il y a chambres d’hôtes, il y a des réglementations à appliquer. Il y a eu fin décembre 2013 une instruction ministérielle chambres d’hôtes qui refaisait le point sur la majorité des réglementations à appliquer, nous y avons consacré un dossier complet. Ce n’est pas sexy, certes, il y a plus intéressant à lire, certes, mais quand on veut faire chambres d’hôtes, c’est indispensable de les connaître. Avec le monde d’internet et des clients de plus en plus avertis / tatillons / sûrs de tout savoir – cochez la bonne case et ajoutez les vôtres -, mieux vaut être en règle car cette instruction ministérielle chambres d’hôtes a aussi pour objectif de renforcer les contrôles.

Pourquoi les chambres d’hôtes ferment-elles ?

Le nombre de maisons d’hôtes est stable désormais en France, les ouvertures compensent les fermetures de chambres d’hôtes. Ce n’est pas forcément perceptible tant les médias parlent des créations, des projets, des nouvelles adresses de charme ouvertes et consacrent un espace médiatique important à la chambre d’hôtes. Lors de nos formations pour ouvrir une maison d’hôtes, j’ai régulièrement la question de savoir pourquoi certaines maisons ferment.

Comme toute entreprise

Evidemment, il y a toutes les raisons logiques :
– On arrête l’activité pour la retraite après quelques années voire plus de vingt ans, tout dépend quand on s’est lancé dans l’aventure et quels étaient les objectifs de départ, pour certains, c’était une activité sympathique le temps de compléter quelques années de cotisations retraite aussi.
– Mutation du conjoint, divorce, maladie, raisons familiales, on n’a pas le choix, cela se produit partout malheureusement, en maison d’hôtes aussi.

Mais en chambres d’hôtes comme dans tous les autres types d’activités économiques, il y a aussi des arrêts liés à l’échec. Mauvais taux de remplissage, trésorerie en berne, les causes sont connues et classiques, ce qui est intéressant ce sont les raisons.

La trésorerie

Vu les taux d’intérêts très bas en ce moment, la question se pose d’emprunter un peu plus à son banquier et de garder de quoi faire face aux dépenses les premiers mois.
Notamment quand on crée une maison d’hôtes, les travaux par expérience prennent plus longtemps que prévu, ce qui provoque parfois un décalage du démarrage de la location et ils coûtent aussi plus chers ou il y a des imprévus, donc on vide sa trésorerie ou on doit se réendetter.
Malgré une étude de marché, on n’est pas à l’abri d’un décalage entre les prévisions de fréquentation et les réservations réelles des chambres d’hôtes et locations touristiques. Cela se corrige, se réajuste mais cela demande aussi d’avoir le temps –d’inverser la courbe-, non mauvais choix de mots, de trouver les solutions.

Sous-estimer la communication

Souvent, très très souvent, ont été sous-estimés les efforts à faire pour faire connaître son hébergement touristique, site internet, réseaux sociaux, annuaires, centrales de réservation, pas simple se s’y retrouver et de trouver les bonnes solutions pour sa maison d’hôtes. Si on n’a pas pris le temps de s’y pencher, si le site internet est en ligne seulement avec l’ouverture des chambres d’hôtes, le démarrage peut être plus difficile et donc retour sur la trésorerie défaillante.

La méconnaissance ou le manque d’information

ainsi que le manque de culture entrepreneuriale sont aussi un danger pour toute activité. Je rencontre encore des personnes qui ignorent la fiscalité et ne se rendent pas compte de ce qu’elles vont avoir à payer. Taxe de séjour, prélevée au sou le sou, encore ne faut-il pas oublier de la faire payer, CFE, l’ancienne taxe professionnelle, taxe foncière, cotisations sociales, impôts sur le revenu… Si on ne l’a pas prévu, cela ne va pas passer. Les factures d’eau et de chauffage peuvent faire très mal aussi. En un mot si on s’est lancé sur ses seules prévisions de chiffre d’affaire en pensant que trésorerie égale revenus, cela conduit peut-être à la cessation de paiement ou à la faillite. Et malheureusement je rencontre des porteurs de projet qui sous-estiment l’importance de faire un budget complet et réaliste. Parce que cela semble simple de tenir une maison d’hôtes !

Avoir négligé la réglementation

Cela peut aussi conduire à la fermeture administrative ou à l’impossibilité de menser à bien une partie de son projet, à moins que les coûts engendrés par les erreurs soient impossibles à couvrir.

En dernier et pas le moindre,

L’erreur dans le choix du projet initial

La chambre d’hôtes véhicule une sorte d’imaginaire, – oserai-je dire fantasme ? – qui voit des personnes s’y lancer. Elles sont heureuses le temps de la création, l’adrénaline, la recherche de l’immobilier, l’aménagement, les travaux, la décoration, mais malheureuses quand vient le temps d’ouvrir les chambres d’hôtes, d’accueillir au quotidien, ce qui est bien l’objectif final d’une maison d’hôtes. Ces maisons ouvrent et referment très vite. Ceci dit, j’ai l’impression qu’avec Bienvenue chez nous, l’émission anti-chambres d’hôtes, cet imaginaire est en voie de disparition !

Je vous souhaite de vous épanouir dans votre activité future de loueur de chambres d’hôtes ou locations touristiques, pour cela il faut s’informer et tout mettre à plat. Parce que les mauvaises surprises, il les faut mieux sur le papier que quand on est installé. Et pour bien démarrer un projet, et bien il y a notre pack du créateur et vous pouvez aussi venir nous rencontrer dans nos formations, nous vous parlerons, Charles et moi, de tous les sujets à penser, des pièges à éviter et vous saurez tout des réglementations, de la fiscalité, du budget, du business plan, des moyens de se faire connaître…
Bon courage car un projet bien conçu a toutes les chances de voir la réussite de sa maison d’hôtes.

Meublés touristiques, bien s’informer avant d’ouvrir

Comme vous le savez probablement, la loi sur le logement (ALUR) promulguée fin mars comporte plusieurs dispositions qui réglementent les meublés touristiques. Or de nombreuses personnes réfléchissent à investir ou convertir un bien immobilier à la location saisonnière. Ils y voient, au choix, la promesse d’une bonne rentabilité, la possibilité de ne pas vendre une résidence secondaire ou un immobilier familial, une façon de ne pas connaître les problèmes de la location classique meublée ou pas… Nous en avons souvent au téléphone, notamment, disons-le, ceux qui ont pour objectif d’acheter un bien immobilier à Paris et de faire de la location touristique.

Tout d’abord, soyons précis sur les dénominations possibles. Les chambres d’hôtes ne sont pas concernées. En revanche, sont potentiellement concernés les gîtes ruraux, les meublés de tourisme, les locations saisonnières et de façon plus générale toutes les formes de location meublée de courte durée lorsqu’elles sont répétées et qu’elles s’adressent à une clientèle de passage qui n’y élit pas domicile. Seule la location saisonnière de la résidence principale échappe aux nouvelles dispositions.

La réglementation permet désormais aux communes de fixer des règles plus précises et ouvre la voie à des contrôles plus nombreux. Vont être principalement concernées les grandes villes mais éventuellement aussi toutes celles où existent des difficultés de logement et où les conseils municipaux décideront d’intervenir pour limiter la création de meublés touristiques. Il est donc essentiel de bien s’informer avant de se lancer dans un tel projet.

Comme je l’ai souvent écrit sur ce blog, méfiez-vous de ceux qui vous expliquent que louer un logement meublé en saisonnier ne pose aucun problème. Et si j’insiste, c’est qu’il suffit de lire n’importe quel forum pour voir répété à l’infini ce type d’affirmation. Dans les dossiers les plus complexes, le conseil d’un professionnel du droit indépendant – avocat, notaire… – peut s’avérer nécessaire avant l’achat du bien immobilier et les travaux car après il sera peut-être trop tard.

Préparer sa première saison touristique

Beaucoup de créateurs sont dans les dernières semaines avant l’ouverture de leurs chambres d’hôtes, ils attaquent leur première saison touristique.

C’est une période délicate car il reste toujours beaucoup à faire et les journées n’ont que 24 heures. Entre la fin des travaux, la décoration, le matériel, l’organisation et les formalités, mieux vaut ne rien oublier. Cette première saison est d’autant plus importante que l’opinion des visiteurs, voisins ou proches sera décisive pour la suite, le succès d’une maison d’hôtes reposant largement sur le bouche à oreille.
C’est aussi angoissant, l’adrénaline a été au rendez-vous pendant ces longs mois de préparation, mais quelque part, ce n’était qu’une étape. Maintenant la porte va s’ouvrir sur l’accueil de l’autre, de l’hôte. L’objectif final de tout ce projet mené à bien qui a engagé toute la famille et en général son patrimoine. Je connais des propriétaires maintenant installés et heureux dans leur vie qui ont eu un coup de blues à ce moment, se demandant si tout cela était bien raisonnable, si les choix étaient bons, les tarifs adaptés, si cela allait plaire, si le référencement du site allait permettre de remplir la maison, si…
Je dirai que c’est le processus normal de toute création, le doute en fait partie, il est même sain pour aider à prendre les bonnes décisions.

Pour vous aider dans ce dernier marathon – avant le suivant bien sûr, nous proposons un cahier pratique dédié à ces dernières semaines : J-100 avant l’ouverture de ma maison d’hôtes, Ai-je pensé à tout ? Cet ouvrage qui vient d’être remis à jour est conçu comme une liste de tâches à effectuer avant l’ouverture de la maison d’hôtes qu’il s’agisse de l’aménagement des chambres et des salles de bain, du petit déjeuner et de la table d’hôtes, du séjour de ses futurs hôtes, des outils de communication et de promotion, de la prise des réservations et des aspects administratifs et réglementaires. Vous pouvez l’acheter en ligne sur le site d’Accueillir Magazine ou par correspondance.

Les contrôles de la DGCRF en chambres d’hôtes, des instructions ministérielles

Le numéro 50 mars/avril d’Accueillir Magazine vient de sortir avec de nombreux sujets d’actualité.

Circulaire chambres d’hôtes, les contrôles à venir

Le dossier de ce numéro est consacré à la réglementation des chambres et tables d’hôtes suite à l’envoi d’une instruction ministérielle aux préfectures, dite aussi circulaire. Contrôles à venir, question sur le cadre légal, la problématique des statuts juridiques, cotisations sociales et régime fiscal, la sécurité et l’information des clients, la table d’hôtes et les licences boissons, la circulaire revient sur de nombreux points à connaître quand on veut se lancer dans l’activité de chambres d’hôtes.

C’est un dossier qui permet de faire le point sur tous les aspects réglementaires qui vont être scrutés, autant quand on crée comme quand on est déjà un loueur en activité. Vérifier qu’on est en règle, c’est moins stressant et les problèmes anticipés sont moins importants.

Et aussi comme dans tout numéro du magazine

En actualité, les intentions de départs en vacances des Européens, le bilan 2013 des Gîtes de France,  Fleurs de Soleil…
La rubrique Gestion fait le point sur les déclarations fiscales mais également les nouvelles dispositions applicables aux locations touristiques. La rubrique Internet s’intéresse à la présence de son site sur les smartphones, la rubrique Acteurs à Bienvenue à la Ferme avec une interview sur les circuits courts et aux 50 ans des Stations Vertes. La rubrique Pratique parle de décoration mais également des arnaques sur internet.
Comme à chaque numéro, nous abordons également de nombreux sujets fiscaux et réglementaires dans la rubrique Gestion – accessibilité, taxe de séjour…- et parlons promotion dans la rubrique Idées – surveiller ses concurrents, contacter les blogueurs…

A découvrir également dans Accueillir Magazine notre reportage dans une très belle maison d’hôtes du Pas-de-Calais, l’initiative de loueurs de Franche-Comté et l’interview d’une décoratrice qui réaménage régulièrement des maisons d’hôtes.

Vous souhaitez lire tous ces sujets, c’est le moment de vous abonner à Accueillir Magazine !

Faut-il parler anglais pour ouvrir des chambres d’hôtes ?

La France séduit de nombreux visiteurs étrangers chaque année. Certains parlent français, d’autres non. Dans ces conditions, peut-on ouvrir des chambres d’hôtes sans parler anglais ?

La maîtrise de l’anglais est un atout non négligeable pour le fonctionnement de vos chambres d’hôtes. Cela ouvre des horizons et permet de multiplier les opportunités. Cela mettra en confiance vos visiteurs étrangers au moment d’une demande d’information ou d’un contact téléphonique. Cela permettra d’être présent sur des sites internationaux. Cela facilitera les contacts une fois vos hôtes sur place.

Bien sûr, accueillir en anglais n’est pas toujours simple surtout si vos hôtes souhaitent manger en table d’hôtes et qu’ils ne parlent pas tous la même langue. A minima, il faudra devenir expert en plan de table pour faciliter les conversations. Il faudra peut-être également devenir un peu interprète pour aider vos hôtes à prendre un rendez-vous ou à effectuer une démarche ou à leur expliquer un itinéraire.

La question est un peu biaisée, je le reconnais, car tout dépend de quel niveau de langue on parle. On peut accueillir ses hôtes avec un vocabulaire simple, pour présenter la maison, les chambres d’hôtes, ce qui est différent de soutenir une conversation sur n’importe quel sujet.
Disons-le tout net, parler anglais est un avantage certain mais pas une obligation. En revanche, être conscient de ce point, c’est aussi réfléchir à sa future communication, les chambres d’hôtes ne seront probablement pas présentes sur les mêmes annuaires ou centrales de réservation, selon que vous maîtrisez ou non la langue de Shakespeare.

Si vous avez un peu de temps avant d’ouvrir vos chambres d’hôtes, suivre une formation en anglais peut être un excellent investissement.
Certains porteurs de projet me contactent car ils ont des DIF à utiliser ou sont encore en entreprise avec des opportunités de formations, pourquoi ne pas en profiter ?