Cumuler chômage et chambres d’hôtes

Puis-je cumuler mes allocations chômage avec le revenu de mes chambres d’hôtes ? Cette question revient chez de nombreux demandeurs d’emploi indemnisés qui préparent l’ouverture de leurs chambres d’hôtes. Il faut dire que les règles à respecter sont parfois complexes et qu’elles évoluent.

Tout d’abord, il faut savoir qu’un demandeur d’emploi doit déclarer toute reprise d’activité à Pôle emploi qu’il s’agisse d’une activité à temps plein ou à temps partiel. Une fois l’activité de chambres d’hôtes déclarée, le créateur a tout intérêt à rester inscrit sur la liste des demandeurs d’emploi tant que son activité n’a pas débuté. Il pourra ainsi percevoir ses allocations intégralement. En effet, les démarches de création ou de reprise d’une entreprise sont assimilées à une recherche d’emploi. En revanche, dès le début effectif de l’activité, les premiers séjours, les premiers hôtes…, le créateur de chambres d’hôtes devra déclarer les revenus tirés de sa nouvelle activité. Il pourra alors cumuler les revenus tirés de ses chambres d’hôtes avec une partie de ses allocations

Attention, il convient de bien respecter ces étapes qui ont été rappelé par l’UNEDIC dans le cadre de la nouvelle convention chômage et de conserver tous les documents justificatifs qui pourront être demandés par la suite.

Acheter ses chambres d’hôtes, d’abord vendre son bien immobilier

Acheter et vendre son bien immobilier vont de pair mais dans le bon ordre

Actuellement, beaucoup de projets de création de chambres d’hôtes sont bloqués, les créateurs nous disent qu’ils n’arrivent pas à financer leur achat immobilier, les loueurs de maisons d’hôtes en activité nous expliquent que beaucoup de promesses de vente échouent faute de prêt bancaire, notamment parce que l’acheteur est lui-même coincé en attendant de vendre son propre bien immobilier, quant à prendre un prêt relais vu l’état du marché immobilier, c’est bien trop risqué.

L’achat d’une maison ou le rachat d’une maison d’hôtes en activité est un projet un peu particulier car l’immobilier coûte cher. Sur ce point, c’est plus simple de se mettre à son compte dans des activités de services ou dans le conseil. Le plus souvent, les créateurs ont besoin de vendre leur appartement ou leur maison pour acheter le bâtiment où ils souhaitent s’installer.

Je vais vous surprendre et vous parler d’un sujet un peu différent de mes sujets habituels sur ce blog.

D’abord vendre son bien immobilier

Il faut commencer par mettre toutes les chances de son coté pour bien vendre sa maison actuelle pour pouvoir ensuite en acheter une autre. Home staging, petits travaux, désencombrement et rien que cette étape prend du temps entre trier, jeter, donner ou vendre… Cela peut faire sourire mais cela peut servir car une fois la maison vendue et bien vendue, tout sera plus facile. Cela nécessite un peu plus d’énergie et oblige à s’intéresser à sa résidence actuelle même si l’on a qu’une seule envie, c’est la quitter pour ouvrir des chambres d’hôtes ailleurs.

Et c’est à faire avant de trouver le bien immobilier de ses rêves. Pourquoi ? Parce qu’ensuite on est bien trop occupé à faire ses plans, à monter son business plan, à courir les banquiers, à réfléchir à sa déco et on est pas disponible pour repeindre la chambre un peu vieillotte et la présenter sous ses meilleurs atours.

Cela veut peut-être dire aussi qu’entre la vente de son bien et l’achat de sa future maison d’hôtes, qu’elle soit en activité ou pas, il y a aura quelques mois où vous devrez peut-être louer un logement temporaire. Cela signifie donc deux déménagements. Tout cela est un peu plus compliqué mais le marché immobilier est dirons-nous, difficile, et mieux vaut mettre tous les moyens pour réussir sa maison d’hôtes. c’est une solution plus sûre pour financer et réaliser son projet. Et si vous êtes un peu stressé, la meilleure façon d’aborder votre nouvelle vie avec sérénité.

N’oubliez pas de vous inscrire à nos alertes immobilières pour recevoir les maisons d’hôtes à vendre.

Puis-je ouvrir plus que cinq chambres d’hôtes ?

  • Le décret d’août 2007 limite le nombre de chambres d’hôtes à cinq et le nombre de clients accueillis à 15 maximum.
  • Comprendre la loi : On compte les places de couchages disponibles, ce n’est donc pas 6 chambres et 20 couchages qui tournent.
  • On peut ouvrir à côté d’autres établissements comme des gîtes ou meublés de tourisme.
  • Attention ! Le risque est d’être soumis aux règles des établissements recevant du public 5e catégorie locaux à sommeil.
  • Chaque projet doit s’étudier au cas par cas.

Récemment une créatrice venue en formation me disait avoir visité une maison d’hôtes qui comportait sept ou huit chambres d’hôtes. Officiellement, il n’y avait que cinq chambres, mais dans les faits le propriétaire tournait sur sept ou huit chambres louées. Elle me demandait si cela était possible. Avant le décret de 2017, la législation ne l’interdisait pas, mais aujourd’hui cela n’est plus possible.
Autre “astuce” que j’ai rencontrée, déclarer une partie des chambres d’hôtes au nom d’un conjoint, le reste au nom de l’autre, cela non plus n’est pas possible.

Contrôlé et requalifié en hôtel !

Chaque année, des propriétaires sont contrôlés et épinglés. Les risques sont importants :

Devoir fermer une partie des hébergements pour revenir dans la limite légale des 5 chambres d’hôtes et 15 personnes accueillies. Cela peut poser d’énormes problèmes de rentabilité si le business plan comptait plus de couchages à vendre. Le choix oscille alors entre fermeture administrative et faillite.

Ce peut être la requalification de l’hébergement en hôtel avec l’obligation de faire les travaux liés aux ERP – établissements recevant du public – catégorie 5 locaux à sommeil qui sont très lourds financièrement avec des contraintes importantes. 

Dans tous les cas il y aura obligation de se mettre en règle.

Les contrôles existent

les clients savent compter tout comme les voisins, salariés, concurrents ou partenaires qui seront amenés à fréquenter les lieux. Et avec les réseaux sociaux, inutile de penser que cela restera invisible. Les cadres de la DGCCRF en charge des contrôles regardent les sites internet, les avis de voyageurs, les annuaires et centrales de réservation, ils ont déjà une idée de points à vérifier avant d’arriver sur place. Le maire enfin est responsable des locaux à sommeil. Le SDIS – service d’incendie et de secours – peut aussi intervenir.

Indépendamment de la réglementation, cette mesure est logique. On peut comprendre qu’un habitant qui accueille chez lui quelques personnes dans ses chambres d’hôtes est en mesure de les aider à évacuer en cas d’incendie, mais il n’en va pas de même si l’établissement comporte de très nombreuses chambres. Il est logique qu’il y ait une limite. Et c’est cette limite qui permet aux loueurs de chambres d’hôtes de s’exonérer de contraintes lourdes.

La solution, compléter avec d’autres formes d’hébergements

Au-delà de cinq chambres louées, il ne s’agit pas de chambres d’hôtes mais d’un hôtel, d’un gîte de groupe, d’une auberge… Et en tout état de cause, et quelque soit l’appellation que l’on utilise, cela signifie qu’il faut respecter les législations et les normes applicables aux petits hôtels, à commencer par les normes des établissements recevant du public (ERP) 5e catégorie locaux à sommeil soit normes incendie et règles d’accessibilité aux personnes handicapées.

Pour revenir à la question de départ, si vous souhaitez ouvrir un établissement de sept ou huit chambres, cela est possible mais pas comme chambres d’hôtes. La création d’un petit hôtel de charme correspond mieux à ce projet.
Il est aussi possible d’ajouter à ses chambres d’hôtes d’autres formes d’hébergements touristiques comme les meublés de tourisme, mais le risque d’être requalifié en ERP 5 catégorie locaux à sommeil demeure et s’analyse au cas par cas.

Cet article a été publié initialement le 7 octobre 2014 et mis à jour le 27 février 2023
Il a été fusionné avec un autre article “Controlé et requalifié en hôtel ! “

Pas de bruit, je dors en chambre d’hôtes, merci !

C’est une demande de la quasi-totalité des hôtes que vous recevrez dans votre maison. Ils recherchent le calme et la tranquillité or ce n’est pas toujours simple de vivre à plusieurs dans une maison d’hôtes. Le bruit est un sujet majeur auquel il convient de réfléchir très tôt bien avant l’ouverture d’un gîte ou de chambres d’hôtes.

Le bruit dérange

Le citadin stressé, le couple d’amoureux, le voyageur professionnel en déplacement…, nous avons tous peur du bruit. Tout un chacun a été confronté au moins une fois dans sa vie à une nuit pénible dans un hébergement sonore. Bruit de canalisation, voisins bruyants, portes qui claquent, circulation automobile, télévisions, trains, aéroports…, les sources de bruit sont nombreuses et peuvent faire d’une nuit un enfer. Or on vient en chambre d’hôtes avec en tête les notions de charme, de rencontre et de se reposer et cela exclut le bruit.

Silence et calme en chambres d’hôtes et gîtes

Parfois les créateurs de gîtes et chambres d’hôtes négligent cet aspect, notamment lors de l’achat de la maison d’hôtes. C’est vrai que c’est compliqué de trouver la maison d’hôtes à acheter et qu’il faut bien faire des concessions, des concessions oui mais pas sur les fondamentaux. Et négliger un environnement sonore qui semble lointain, c’est prendre un gros risque. Je pense à l’autoroute, on est parfois surpris d’entendre de très loin le bruit alors même que la route n’est pas visible. Quelqu’un qui habite sur place ne l’entend plus, mais quand on est pas habitué à un environnement sonore, on perçoit tous les bruits, ce n’est donc pas de la mauvaise fois des hôtes d’être dérangé par des bruits que vous n’entendez plus par habitude.

Autre aspect, décider  des travaux, des revêtements ou du choix du mobilier sans penser à l’insonorisation peut créer de bien mauvaises surprises, à commencer par la déception des hôtes et de très mauvais avis sur internet. Mauvaise e-réputation, des chambres vides, car les clients ne plaisantent pas sur ce sujet. Qui a envie de réserver dans des chambres d’hôtes désignées publiquement comme bruyantes ou dans un gîte dont on indique qu’il est longé par la nationale et qu’on ne peut pas ouvrir les fenêtres ?

Pas de bruit en maison d’hôtes, merci !

Réfléchir au bruit et à l’insonorisation de ses chambres, organiser le fonctionnement de la maison pour limiter les nuisances sonores sont des questions à se poser sérieusement. C’es en fait revenir aux fondamentaux, les hôtes veulent d’abord bien dormir et plus encore, accueil, petit déjeuner…, mais d’abord bien dormir ! Pour ceux qui souhaitent aller plus loin et bien intégrer cet élément dans leur projet de création, nous leur conseillons le dossier consacré au bruit du numéro d’Accueillir Magazine 53 Septembre/Octobre. Vous pouvez l’acheter sur le site internet ou par correspondance.

Urbanisme et chambres d’hôtes, parfois un casse-tête

  • L’urbanisme en France est complexe et la maison d’hôtes demande souvent des travaux
  • Le PLU ou plan local d’urbanisme dicte les règles et informe sur les travaux qu’il sera possible ou pas de faire
  • Comprendre les contraintes locales et les zones dédiées comme Parc naturel, sites classés et inscrits, bâtiment classé ou inscrit, zone Natura 2000
  • Avant même de visiter, il faut connaître les contraintes locales.
  • Et demander un certificat d’urbanisme
  • Une fois la promesse signée, il sera trop tard

Acheter une maison pour y créer des chambres d’hôtes, c’est compliqué. La maison d’hôtes n’est pas tout à fait une maison comme les autres, et parfois, même souvent, il faut y faire des travaux. Installer des panneaux solaires, construire un escalier extérieur, une piscine, une véranda, aménager des combles, percer une fenêtre, voire réaménager une dépendance ou en construire une, tout est envisageable, mais tout n’est peut-être pas possible.¨Avant même de visiter, on peut déjà regarder où se trouve la propriété afin de ne pas s’emballer sur des projets peut-être irréalistes. Comme je l’ai souvent dit sur ce blog, un passage par la mairie est à conseiller à tout créateur de chambres d’hôtes ou d’hébergements insolites, que ce soit pour demander ce certificat d’urbanisme, pour se faire expliquer les règles d’urbanisme ou tout simplement pour se faire une opinion sur l’accueil fait à son projet de chambres d’hôtes.

Comprendre PLU, POS, Carte communale

Les règles d’urbanisme en France sont complexes, plan local d’urbanisme (PLU), plan d’occupation des sols (POS), carte communale…, il faut déjà se familiariser avec la terminologie et les sigles. Ces plans dictent les règles en vigueur sur le territoire. Il faut le demander au service d’urbanisme de la ville ou communauté de commune et regarder dans quelle zone se situe la maison qu’on convoie. A partir de là, on aura rapidement l’information sur ce qu’il n’est pas possible de faire, sur certaines exigences aussi comme les places de stationnement.

Parc naturel, sites classés et inscrits, bâtiment classé ou inscrit, zone Natura 2000…, ont d’autres règles qui ont des incidences sur les règles d’urbanisme.
Quand on trouve la maison d’hôtes de ses rêves, avant de signer quelque promesse que ce soit, il faut absolument se rendre aux services d’urbanisme de la commune ou de l’intercommunalité, se renseigner et demander un certificat d’urbanisme

Demander un certificat d’urbanisme avant d’acheter la maison d’hôtes

Certains projets de chambres d’hôtes nécessitent des travaux importants : aménagement d’une dépendance, transformation des combles, construction ou extension d’un bâtiment, changement de destination d’un bâtiment, insolite avec cabanes ou roulottes… Certains de ces travaux vont nécessiter des permis de construire ou des déclarations préalables. En cas de refus, tout le projet de chambres d’hôtes peut échouer avec parfois en prime l’achat définitif d’une maison qui ne permet plus de réaliser son projet de vie.

Le certificat d’urbanisme, attention, ce n’est pas un permis de construire
Pour avoir une vision plus claire de ses droits avant de se lancer dans le projet et de s’engager sur l’achat de la maison d’hôtes, il est possible de demander un certificat d’urbanisme d’information à la mairie de la commune où le terrain est situé. Ce document délivré gratuitement sous un délai d’un mois renseigne sur la constructibilité ou la divisibilité du terrain et sur les règles applicables comme celles liées à l’appartenance à un périmètre protégé ou à une zone de préemption. Il liste les servitudes et les possibilités de raccordement au réseau public, autant d’éléments essentiels avant d’envisager une construction, des travaux et l’aménagement des chambres d’hôtes ou la mise en place de roulottes ou cabanes.

Le certificat d’urbanisme d’information est un document descriptif et uniquement informatif. Il ne donne aucune autorisation et ne remplace pas le permis de construire ou permis d’aménager qu’il faudra déposer. Il lève les doutes quant au fait que le PU n’interdit pas le projet. Il a une durée de validité limitée et il ne garantit pas contre toutes les évolutions du Plan Local d’Urbanisme (PLU). Ainsi des mesures prises pour des motifs de sécurité, hygiène ou salubrité publique peuvent remettre en cause un certificat d’urbanisme obtenu. D’autant plus qu’il peut y avoir un long délai entre visite de la maison, promesse de vente, passage par les banques, achat définitif et début effectif des travaux.

La promesse de vente, plus importante que l’acte lui-même

Et si vous signez une promesse de vente d’une maison avec à la clé des travaux importants, un bon notaire – le vôtre et pas celui du vendeur – et des clauses suspensives bien rédigées dans la promesse de vente restent indispensables, j’y ai consacré quelques billets sur ce blog. Mieux vaut perdre quelques mois, qu’acheter une maison qui ne convient pas pour y faire des chambres d’hôtes ! On peut se tromper sur tout et réajuster son projet d’hébergement touristique en permanence mais on ne peut pas se tromper sur l’achat de la maison au vu des sommes que cela engage.

Dans tous les cas, je vous recommande de poser explicitement la question à votre notaire, qu’il valide avec vous la faisabilité du projet chambres d’hôtes ou gîte et qu’il mette les réserves qui vont bien dans la promesse de vente.
En plus, au risque de me faire quelques amis, ne croyez pas sur parole l’agent immobilier ou le vendeur, d’abord parce qu’ils ont envie de vendre et ensuite parce que le second peut être parfaitement de bonne foi, mais peut se tromper.
Et je l’ai déjà écrit, c’est la promesse de vente qui est bien la plus importante, l’acte de vente en découlera, donc on ne signe pas de promesse, si on n’est pas sûr de la faisabilité du projet. On ne peut pas se tromper sur l’achat d’une maison !

Ce billet a été modifié le 28 août 2019

Baignoire ou douche en chambre d’hôtes ?

Baignoire ou douche pour ses chambres d’hôtes, c’est la question qui m’est posée par Jacques, un lecteur du blog. Si j’étais à sa place, voici comment je réfléchirais. Il y a plusieurs critères à prendre en compte pour faire son choix.

La consommation d’eau

Une douche consomme moins qu’une baignoire, encore plus parce qu’on peut y mettre un mousseur pour diminuer le débit sans baisser la qualité.
C’est un critère économique, le coût du mètre cube ne va pas diminuer et c’est une considération écologique et quand on ouvre une maison d’hôtes, on est attentif à l’environnement.

Le temps de ménage, c’est de l’argent

Votre temps – pour moi qui témoigne auprès des créateurs de chambres d’hôtes -, c’est primordial. Nettoyer une douche ou une baignoire, ce n’est pas le même travail, ni le même mal de dos, encore plus quand on peut faire des douches à l’italienne, même “fausses”, avec une petite marche car on ne peut pas toujours creuser pour la pente d’évacuation.
Gagner 10 minutes de ménage par chambre, par jour en pleine saison, si on a cinq chambres, cela représente presque une heure de femme de ménage, ou si c’est vous qui faites le ménage, c’est cinquante minutes de sommeil en plus. Un hébergeur qui dort suffisamment a plus de chances d’avoir le sens de l’humour, une attention aux autres et l’accueil, fait vraiment partie de la qualité, plus qu’une baignoire.
Cependant, je fuis aussi les bacs à douche avec portes coulissantes, la grande majorité est non nettoyable, on finira nécessairement par avoir des traces noires dans les rainures et ça ce n’est pas acceptable en chambres d’hôtes, ni en gîte.

Les attentes des clients

Sur les études hôtellerie, les clients préfèrent majoritairement la douche, ceci dit cela prend beaucoup en compte les voyages d’affaires et urbains où on est plus pressé, ce qui n’est pas le cas non plus d’une “maison d’hôtes destination” où les chambres d’hôtes accueillent des personnes pour le repos et la détente.
Cela dépend aussi si on accueille des familles, dans une chambre familiale, la baignoire est bienvenue car plus facile pour laver les plus petits et laisser un peu jouer les plus grands.
En revanche, les personnes âgées ont du mal dans les baignoires.
C’est d’ailleurs pour cela que les chambres aménagées pour les personnes handicapées sont aussi plébiscitées par tous ceux un peu grands, forts, ou ayant des problèmes de mobilité.

Le coût d’équipement et le retour économique

L’hypothèse évoquée par notre lecteur de mettre baignoire et douche, cela multiplie les coûts (achat équipement et travaux et frais de plomberie), et le temps d’entretien.
Cela prend de la place et l’espace, c’est du luxe surtout si on accueille des citadins.
Est-ce qu’avoir baignoire ou douche cela va faire réserver plus la maison ? J’en doute ou alors ce sera à la marge et pas suffisamment pour que cela soit un critère économique. Dans tous les cas, vous pouvez justifier votre choix de douche par une démarche environnementale et de plus en plus de personnes l’accepteront.

Pour poursuivre la réflexion, on peut prendre en compte le fait d’avoir ou pas dans la maison une piscine et / ou un spa. Si oui, les hôtes vont multiplier les douches et pas les bains. Je ne sais pas vous, mais le bain, c’est une détente fin de journée, après la piscine, ou dans la journée c’est plus douche tonique et on en revient à la consommation d’eau si les hôtes se lavent plusieurs fois par jour.
C’est vrai aussi pour les régions chaudes, où en pleine chaleur, un hôte passera facilement sous la douche pour se rafraîchir pas dans une baignoire.

Surenchère à la montée en gamme

De manière générale, il y a une tendance à la surenchère des équipements qui pousse les créateurs de maisons d’hôtes à faire des investissements de plus en plus conséquents. Et ce parce que les référentiels de classements se basent uniquement sur l’équipement, ils ne mesurent pas la qualité de l’accueil. Alors faut-il nécessairement les suivre ?

Si c’était moi puisque vous me demandez mon avis, je ne mettrais pas les deux, douche et baignoire.
Si j’ai plusieurs chambres, j’en ferai probablement une avec baignoire pour les amateurs et les familles et les autres avec douche.
La qualité de votre maison se juge sur l’ensemble de la prestation. Pour moi, le vrai luxe, ce n’est pas la baignoire ou la douche balnéo, c’est ne me poser aucune question car tout est intuitif. Je déteste me battre avec des mitigeurs, m’ébouillanter ou me prendre de l’eau froide, me tremper les cheveux quand je ne le veux pas parce que je n’ai pas compris le fonctionnement de la douche, ça ça m’agace au plus haut point. En revanche, je n’ai jamais choisi une maison pour une baignoire. D’autres critères sont bien plus importants.

2014, nouveau blog pour les créateurs de gîtes et chambres d’hôtes

Pour son 6e anniversaire, le blog ouvrir ses chambres d’hôtes que j’anime se refait une jeunesse.

Une nouvelle présentation, de nouvelles couleurs mais surtout une navigation plus aisée et un accès facilité aux 300 billets déjà publiés pour vous aider à réfléchir et réussir votre projet d’ouverture qu’il s’agisse bien sûr de chambres d’hôtes mais aussi de gîtes ou de meublés de tourisme.

Vous disposez d’une boîte de recherche, il suffit de cliquer sur la loupe et de saisir le mot ou expression recherché. Grâce à elle, vous pouvez sélectionner tous les billets qui parlent d’un thème spécifique : table d’hôtes, déclaration en mairie, piscine… Vous retrouvez également le plan du site avec tous les billets parus classés par catégories :

Vous souhaitez lire chaque billet dès leur parution, vous pouvez vous abonner pour les recevoir une fois par semaine, il suffit d’inscrire votre adresse courriel – que nous n’utiliserons pas autrement ni ne céderons à personne. A chaque billet, vous aurez un lien pour vous désabonner si vous le souhaitez.

Je vous souhaite une bonne navigation sur le blog et vous adresse tous mes voeux de réussite dans votre projet d’ouverture.

Faisabilité d’un projet de gîtes et chambres d’hôtes

La faisabilité, c’est le sujet clé d’un projet de meublé de tourisme, de gîte rural ou de chambres d’hôtes, comme de toute création d’activité. La faisabilité du projet global doit être pensée dans tous ses aspects avant de se lancer, d’acheter une maison ou de faire des travaux. Pour définir cette notion de faisabilité, je ne parle pas des démarches ou des formalités à effectuer, de la capacité à faire, à mener à bien son projet d’hébergement, mais d’un point bien particulier, je prends le concept de faisabilité comme le fait de vérifier que le projet est faisable sur les plans techniques et financiers.

La faisabilité, d’un point de vue technique

Il s’agit de vérifier que rien ne s’oppose à l’ouverture d’un meublé de tourisme, d’un gîte rural ou de chambres d’hôtes dans le bâtiment tel qu’il est mais aussi de lister et chiffrer convenablement tous les travaux et aménagements à effectuer. Cela suppose donc de bien connaître la réglementation applicable pour ne rien oublier d’important. Il faut aussi souvent se pencher de près sur les règles d’urbanisme puisque, dans de nombreux projets, il est nécessaire de déposer un permis de construire ou une déclaration préalable. Redisons-le, ces points peuvent être bloquants et faire échouer un projet de gîte ou chambres d’hôtes.

La faisabilité financière

La faisabilité doit être pensée sous un autre aspect, cela repose sur une partie du business plan, le budget détaillé, du chiffre d’affaires à la marge, mais également sur un plan de financement qui détaille les ressources disponibles, épargne, emprunt bancaire, subventions possibles… et les besoins, achat immobilier, travaux, meubles, équipements, remboursement d’emprunts… Cela permet de déterminer le revenu que l’on pourra dégager et de calculer la rentabilité du projet. Il peut s’agir là-aussi d’un point bloquant.

S’interroger sur la faisabilité de son projet est une étape essentielle qu’il ne faut mieux pas survoler. Et le risque est grand de se laisser déborder par le coup de coeur que l’on peut avoir pour une maison quitte à en oublier la faisabilité du projet. Une fois la maison achetée ou les travaux effectués, il sera trop tard si par malheur il y a un écueil technique ou financier. Pour ceux qui souhaitent prendre le temps de bien se poser toutes ces questions et éviter les pièges, nous proposons deux formations adaptées pour ouvrir meublé de tourisme ou chambres d’hôtes.

Incendie, accident, vol, intoxication…, l’assurance d’être bien assuré

L’assurance fait partie de ces sujets dont nous parlons dans nos formations aux créateurs de chambres d’hôtes ou de meublés de tourisme. Assurer l’incendie, les accidents, les intoxications, les vols, la noyade…, mieux vaut y réfléchir au moins une fois en détail pour s’y préparer.

Assurer biens, personnes et activité de maison d’hôtes

L’assurance, cela semble simple, un passage chez son courtier et hop, c’est réglé ! En êtes-vous sûr ? En fait l’activité de chambres d’hôtes et de gîtes implique des personnes qui ne sont pas votre famille et ont des relations commerciales avec vous. Ce sont des hôtes par votre accueil certes, mais dans les faits, ce sont vos clients.

L’assurance se décline au civil ou au pénal, l’assurance pense responsabilité, équipements, respect de la réglementation, la machine assurance une fois lancée ne comprend pas le facteur humain, la bonne volonté, l’envie de rendre service, elle se veut factuelle et mieux vaut avoir tout pensé.
Gérer une maison d’hôtes ou un meublé de tourisme, c’est un projet qu’on prépare pour accueillir ses hôtes dans joie et la bonne humeur, souvent le simple fait d’évoquer les risques crée un malaise. Mais monter un business plan prévoyant tout, c’est tout penser et prévoir le pire, c’est souvent la meilleure façon de l’éviter.

Certes, les drames ne sont pas nombreux, mais on compte tout de même un incendie dans une maison d’hôtes ou un meublé de tourisme presque tous les mois, plusieurs cas chaque année d’intoxication alimentaire ou au monoxyde de carbone, des chutes, des vols… Et la responsabilité du loueur peut être mise en cause.

Les conséquences peuvent être lourdes, tant sur le plan financier que sur le plan personnel

Rien ne peut effacer certaines tragédies mais le fait de faire correctement les choses, de gérer ses chambres d’hôtes ou son gîte dans le respect de la réglementation et d’être vigilant quant aux risques encourus par ses hôtes peut procurer un certain réconfort en cas de drame. Ce n’est quand même pas la même chose à terme de subir un accident de la vie ou de porter une responsabilité personnelle. Ce n’est pas la même chose si ayant subi un incendie, on a les moyens de reconstruire et de reprendre son activité, ce n’est pas la même chose si en cas de problème l’assureur assume les frais. Et si un accompagnement juridique peut se mettre en place.

Réfléchir aux risques, les limiter et bien sur s’assurer convenablement pour dormir tranquille et se consacrer à son accueil. C’est le thème du dossier spécial du numéro 52 juillet/août 2014 d’Accueillir Magazine, vous pouvez acheter ce numéro ou vous abonner sur notre site internet. Et retrouvez sur notre site Accueillir Magazine des assureurs qui proposent une assurance dédiée à l’activité de gîtes et chambres d’hôtes.

Ouvrir des chambres d’hôtes, le rêve N°1 des Français

Le marronnier de la presse

C’est avec un peu d’agacement que j’écris ce billet. Créer une maison d’hôtes serait le rêve N°1 des Français. Pas une semaine sans que les media ne l’affirment de façon péremptoire. Remettons un peu les choses dans l’ordre.

Tout d’abord, tous les Français ne rêvent pas de se mettre à leur compte et de créer une entreprise, grande ou petite. Les chiffres varient selon les enquêtes, mais globalement on serait sur un Français sur trois qui aurait envie de créer un jour son entreprise. Lorsque les questions sont plus précises et fixent un horizon de deux ou trois ans, ils ne sont plus qu’un sur dix. Et si on se limite à des projets de gîtes ou de chambres d’hôtes, les chiffres sont encore plus faibles.

Ensuite, il y a la question du changement de vie car ouvrir des chambres d’hôtes c’est souvent changer de vie, de métier voire de région. Là-aussi on entend des chiffres surprenants. Des millions de Français rêveraient de tout changer, quitter la vie, se reconvertir…, mais combien passent vraiment à l’acte ? Combien le font réellement chaque année ?

La question économique joue, il faut un patrimoine pour se lancer, un apport financier certain, sauf à trouver une location-gérance qui ne sont quand même pas très répandues.

Enfin dernier point et non des moindres, les activités de services ne sont pas le rêve N°1 des Français loin de là, on peut le regretter.

Créer des chambres d’hôtes est un vrai projet qui nécessite du temps de l’énergie, pour que tout soit parfait, il y a beaucoup de travail, la face cachée de l’iceberg. Il peut s’agir d’un rêve mais le définir uniquement de cette manière, c’est ne pas reconnaître la vraie valeur de cette activité et de toutes les tâches quotidiennes que cela suppose. Accueillir dans sa maison, veiller à ce que ses hôtes passent un bon séjour, leur préparer des plats locaux, des confitures maison… c’est la réalité de la chambre d’hôtes.

Donc rêve, peut-être mais qui doit survivre à la confrontation avec la réalité. Et pour cela cela mérite un peu plus que le billet de trois minutes de la rentrée qui laisse croire que c’est une activité à portée de tous, avant le régime des fêtes et l’achat du maillot de bains du printemps,  alors que de nombreux porteurs de projet mettent plusieurs années à faire aboutir leur projet de reconversion.