Faire le budget de fonctionnement de sa maison d’hôtes

Le budget est un des passages obligés pour les créateurs qui réfléchissent à l’ouverture de chambres d’hôtes. L’exercice prend du temps car il s’agit de chiffrer tout le fonctionnement de la maison par le menu.

Je conseille de commencer par lister tous les éléments à budgéter. Ensuite, pour chacun des points, il faut faire des choix ou retenir deux ou trois alternatives. Enfin, on peut passer à l’étape du chiffrage en demandant si nécessaire des devis. D’expérience, certaines problématiques reviennent fréquemment.

Comment chiffrer le coût des petits déjeuners ou de la table d’hôtes sans préciser noir sur blanc ce que l’on prévoit de servir ? Il faut commencer par définir des menus types même si rien n’empêche de faire évoluer les repas par la suite.

Comment se faire connaître sans y consacrer un budget minimum ? Pour lancer son activité, il faut un peu investir et ne pas trop limiter le nombre de dépliants imprimés, les inscriptions sur les annuaires ou sites internet… Il sera toujours temps de revoir ces postes à la baisse la deuxième année.

Beaucoup de porteurs de projet chiffrent en détail les travaux à effectuer et le mobilier à acheter mais négligent ou minimisent les autres dépenses de fonctionnement, et pourtant ce sont ces dépenses qui vont faire la différence entre permettre de lancer l’activité plus rapidement ou plomber le budget quotidien. Et calculer les prix de revient de ses chambres d’hôtes se révèle indispensable.

Et pour les créateurs qui participent à l’une de nos formations, nous leur offrons Horizon Hôtes avec des trames de budget et de business plan à remplir.

Trouver un fil conducteur pour acheter sa maison d’hôtes

L’achat d’une maison pour créer ses chambres d’hôtes n’est pas facile, il faut se méfier du coup de coeur et raison garder  pour évaluer potentiel et travaux, qualité du bâti, emplacement, environnement et accessibilité… On a une idée de ce qu’on aime mais ce n’est pas facile de se projeter et de savoir si au final la maison convient à son projet de chambres d’hôtes. Une idée est de trouver un fil conducteur qui permet de  regarder la maison autrement et de se demander si elle correspond bien à son projet.

Il n’y a pas une seule façon de faire, vous aurez sûrement d’autres idées. Quoiqu’il en soit, pour démarrer mon projet aujourd’hui,  j’ai décidé de m’intéresser au prix de vente de mes futures chambres d’hôtes.

Au final, quand on ouvrira ses chambres d’hôtes ou meublés de tourisme, il faudra que leur prix soit cohérent par rapport à ceux pratiqués dans la région pour des prestations équivalentes, par rapport à la maison, , son charme, à la taille des chambres, la qualité du bâti, les extérieurs…

Cela commence par se familiariser avec les prix pratiqués dans la région, déterminer le nombre de chambres et le niveau de confort qu’on veut proposer, penser aux prestations complémentaires comme piscine, cuisine extérieure qu’on veut ajouter et qui seront comprises dans le prix. Ensuite quand on visite une maison, on pense à la fourchette de prix à laquelle pourraient être proposées les chambres d’hôtes ou meublés detourisme et/ou les travaux à faire pour aboutir à la prestation souhaitée. Cela donne  une estimation de chiffre d’affaires et donc de retour sur investissement. Mais cela permet aussi d’être assuré d’avoir un projet cohérent.

Obtenir des subventions pour créer des chambres d’hôtes

Comment obtenir des subventions pour créer mon gîte ou mes chambres d’hôtes ? C’est une question qui revient souvent chez les créateurs qu’ils achètent ou qu’ils possèdent déjà la maison. En effet, les travaux sont souvent lourds : aménagement des combles ou d’une dépendance, extension du bâtiment, installation de salles de bains et de wc privatifs…

Concerne
les chambres d’hôtes
les gîtes et meublés de tourisme
les hébergements insolites

Des subventions départementales ou régionales

La création de gîtes ou de chambres d’hôtes est éligible à de nombreuses subventions, mais également la rénovation. Les financements sont le plus souvent départementaux ou régionaux. Il est nécessaire de se renseigner très en amont du projet auprès des Conseils Généraux et Conseils Régionaux afin de connaître les conditions à satisfaire, les obligations à respecter ainsi que la procédure à suivre et de prendre garde aux délais.

Au-delà de l’intérêt financier que cela peut représenter pour le créateur, il faut garder à l’esprit qu’une collectivité finance un projet parce qu’elle y a un intérêt elle-aussi mais que son objectif n’est pas nécessairement d’accroître l’offre d’hébergement dans sa globalité.

Sur de nombreux territoires, l’offre de gîtes et chambres d’hôtes est abondante et les taux d’occupation parfois un peu faible. Parmi les objectifs des départements ou des Régions qu’ils sont prêts à aider avec des subventions, il peut y avoir la montée en gamme afin de mieux satisfaire les attentes des touristes, la dynamisation de petites communes ou de territoires en déclin, la réhabilitation du bâti ancien, la mise en accessibilité d’hébergements aux personnes handicapées, la rénovation environnementale, la mise en valeur d’une zone géographique précise…

Avant de se lancer dans une procédure souvent très contraignante et longue, le créateur aura tout intérêt à bien comprendre les objectifs de ses partenaires et de vérifier que son projet correspond bien à tous les critères requis. Je lui conseille également de se procurer le schéma départemental et régional de développement touristique car sa lecture permet de mieux saisir les enjeux territoriaux. Il devra également regarder le planning car la chasse aux subventions peut être longue et cela peut retarder la création de ses chambres d’hôtes, encore plus s’il doit attendre l’accord pour commencer ses travaux ou pour déposer sa demande de prêt à la banque. C’est pour cette raison que nous déconseillons de mettre les sommes accordées par la subvention potentielle dans la catégorie apport de son prêt, car si la subvention prend du retard ou est remise en cause, le prêt capote. A savoir, j’ai déjà vu des subventions qui semblaient bien se passer avec un accord oral de principe ne pas être accordées au final, ou la commission ne pas se réunir pendant plusieurs mois, diffèrant d’autant l’attribution des subventions sur le territoires.

Des aides, accompagnements ou subventions environnementales

D’autres financements, crédits d’impôts, prêts à taux zéro, accompagnements gratuits par des professionnels existent, beaucoup pour des rénovations environnementales avec l’ADME (voir numéro 103 d’Accueillir Magazine janvier/février 2023), des accompagnements à l’obtention de l’écolabel, la mise en place de sources d’énergies renouvelables… Ce sont des dispositifs d’état mais les Régions également allouent des fonds, notamment européens. Donc retour sur le site du Conseil Régional et sur les agences qui aident à la rénovation de l’habitat.

Nous avons compilé sur notre site Accueillir Magazine des ressources qui peuvent vous accompagner. Et si vous ouvrez un meublé de tourisme ou un gîte, nous en parlons dans notre ouvrage Gîte et meublé de tourisme, statut juridique, fiscalité et démarches.

On ouvre un hébergement touristique

Créer des chambres d’hôtes veut dire qu’on va travailler dans le tourisme. Bon jusque là tout le monde suit et se dit quel intérêt ce billet ? Mais c’est quoi le tourisme ?

C’est un secteur très hétéroclite pour lesquels sont concernés une foule de métiers. On pense immédiatement aux hébergements (hôtels, résidences de vacances, campings, locations saisonnières, résidences secondaires… et bien sûr vos futures chambres d’hôtes).
Mais il y a aussi les restaurateurs, les transporteurs : autocaristes, compagnies aériennes et ferroviaires, loueurs de voiture… On y rajoute les activités comme les parcs d’attraction, les musées, les monuments à visiter,les espaces naturels…

Ensuite les personnes qui viendront dormir chez vous, le feront pour trois types d’occasion :  le voyage d’agrément (vacances et week-end), voyage d’affaires et voyage personnel pour visiter amis et famille. Parfois on combine deux ou trois raisons dans un même déplacement. Nous sommes tous touristes, dès lors que nous dormons une nuit hors de chez nous.

Ces personnes seront françaises – d’une région proche ou de l’autre côté de la France -, ou étrangères, seules, en couple, en famille ou entre amis. Elles seront jeunes ou plus âgées, aisées ou très serrées en budget…

Ils en profiteront pour visiter,  découvrir, apprendre, s’intéresseront à l’oenologie, feront un séjour axé balnéaire, thermal, sur la nature, consacré à la randonnée, à un sport, halieutique (pêche), d’apprentissage (cours et découvertes en tout genre)… Ils voudront découvrir l’anthropologie, l’archéologie, les arts, la culture, la cuisine, visiter les monuments… A moins que ce ne soit du tourisme médical ou religieux.  Ils seront sensibles à l’éco-tourisme, etc.

Expliquer le tourisme, ne peut se faire en un billet de blog. C’est simplement intéressant de comprendre les enjeux et de ne pas limiter intellectuellement le touriste au short et tongs de l’été. Cela peut notamment vous donner des idées dans l’aménagement de vos chambres d’hôtes et les activités à recommander à vos hôtes.

Les chambres d’hôtes sont faites pour y vivre

Oui, vos futures chambres d’hôtes, des personnes vont y habiter. Je dis bien habiter, pas seulement dormir. Ils vont s’habiller, faire leur toilette, recharger leurs appareils et téléphone portables, lire, se reposer, étudier une carte, discuter, etc.
Lieu commun. Non parce que souvent en fait il manque souvent quelque chose pour qu’on s’organise parfaitement.

Je pose toujours la question quand je visite une maison d’hôtes et je suis  surprise quand les propriétaires me répondent que non, ils n’ont pas dormi dans leurs chambres d’hôtes. Ils n’ont pas pu s’apercevoir que par exemple quand on prend sa douche, on ne peut pas poser à la fois ses vêtements sales et les propres, la serviette  et la trousse de toilette et que la plupart des personnes finiront par mettre par terre une de vos superbes serviettes pour poser leurs affaires dessus. Ou encore que le va-et-vient électrique n’est pas très bien pensé, qu’il n’y a qu’une seule poubelle, celle de la salle de bains, vite débordée, alors qu’on va jeter tous les emballages et prospectus des achats de la journée…

Hier soir, lors d’une de nos réunions d’information, une créatrice qui vient d’acheter une maison d’hôtes en activité me dit qu’elle est allée dormir quelques jours dans la plus belle de ses futures chambre d’hôtes, celle qu’elle trouve la plus belle, parfaite. Elle arrive en séjour, les propriétaires vendeurs étant encore là, elle s’installe dans la chambre d’hôtes avec sa valise et s’aperçoit qu’il n’y a rien pour la poser.

Pour que vos hôtes soient bien installés, ce n’est pas qu’une question de travaux et d’argent, c’est aussi dans le souci des petits détails pratiques. Pensez vos gestes quand vous arrivez avec valises et affaires dans une chambre inconnue ou vous comptez vous installez plusieurs jours.
Et ne me racontez pas qu’il y a penderie et placards pour ranger ses valises. Est-ce que vous, vous défaites totalement votre valise chaque fois que vous vous déplacez ?

Apprendre à dire non !

Je sais, c’est assez provocateur de dire cela à des personnes qui s’engagent dans une activité d’accueil, d’ouverture vers les autres. Et pourtant, c’est indispensable. Parmi tous les propriétaires de chambres d’hôtes que j’ai rencontrés ou à qui j’ai parlé, les trop gentils pouvaient rencontrer des problèmes.

Dire non, ce n’est pas fermer les portes, ce n’est pas être désagréable. Vous allez recevoir tous les types de caractères possibles, c’est la richesse de la chambre d’hôtes, mais cela veut dire aussi que vous aurez parfois parmi vos hôtes, des caractères dominants, moi j’appelle ça “marquer son territoire” !
Ils voudront la place de parking qui convient à leur voiture, votre disponibilité au moment qui leur convient, ils iront si besoin dans votre cuisine chercher un ouvre-bouteille ou prendre quelque chose dans le réfrigérateur, je connais même des propriétaires qui se sont retrouvés avec les enfants à garder pendant que les parents allaient se promener. Pourquoi se gêner après tout, vous êtes tellement gentil(le).

Poser des limites, c’est indispensable, parce que vous avez aussi besoin de vous organiser, d’avoir une vie privée et que en fait voir des personnes abuser de votre gentillesse, ne vous rendra pas heureux.
Les propriétaires que je connais et qui s’en sortent très bien, affirment leurs règles dès le départ, ils repèrent très vite ceux à qui il faut mieux ne pas laisser de latitude. Et en général ce genre de personne respecte assez bien la fermeté et tout se passe très bien ensuite. Il faut juste parfois, en fonction de son caractère, s’entraîner à dire NON et ce n’est pas toujours si facile, mais cela viendra vite à l’usage !

Prenez des photos sans attendre pour votre site internet

Cela fait plusieurs fois en quelques jours que des créateurs de chambres d’hôtes qui vont bientôt ouvrir me disent, “je ne peux pas faire mon site internet, je n’ai pas de photos, les travaux ne sont pas finis”.

Sans photo pas de réservations pour les chambres d’hôtes

Je comprends très bien leur objection, mais à leur place, je ferai autrement. Faut-il attendre que la maison et les chambres d’hôtes soient toutes aménagées et parfaites pour commencer à en faire la promotion ? Si oui, c’est prendre le risque de quelques semaines ou mois vides, à attendre le client. Et dans tous les cas, c’est une fausse excuse, il y aura toujours une amélioration à apporter qui fait qu’on reculera le moment opportun pour prendre des photos.

Si on veut commencer à engranger quelques réservations pour les vacances de Pâques, les week-ends de mai ou les grandes vacances, il faut faire savoir qu’il y a des chambres d’hôtes et où elles sont.

Jouer l’émotion et la découverte

Alors comment faire ? Créer le site, écrire les premiers textes, décrire ce qu’on ne peut pas montrer, mettre des photos de la région, elles on peut les prendre à tout moment, un plan pour la localisation, présenter ce qui est déjà visible dans la maison, les extérieurs, un beau rosier, une table de petit déjeuner qu’on peut dresser pour la photo, une baignoire qu’on peut remplir de bulles, le fond de la piscine avec un matelas qui flotte…
On peut aussi jouer le teasing, une porte entrouverte et on annonce, “bientôt en poussant la porte vous visiterez notre chambre d’hôtes”…
En matière de photos, l’imagination a toute sa place, tant qu’on ne rentre pas dans la publicité mensongère bien sûr !

Cela permet de commencer à référencer son site sur les moteurs de recherche, de préparer ses annonces dans les annuaires. Au fur et à mesure que c’est possible, on remplace ces photos provisoires par les nouvelles.
D’accord ce n’est pas parfait, mais c’est mieux que d’attendre. Et évidemment, cela demande d’avoir négocié avec le prestataire de service qui réalise le site internet qu’il prenne en compte ces modifications ou de pouvoir faire les changements soi-même.

J-100 avant l’ouverture de vos chambres d’hôtes

Certains d’entre vous sont dans les affres de la dernière ligne droite. Vous êtes en plein travaux, vous avez prévu d’ouvrir vos chambres d’hôtes vers Pâques, et évidemment tout est en retard. La seule chose que je peux dire pour vous rassurer, c’est que vous n’êtes ni les premiers ni les derniers à vivre cette expérience.
Mais je suis parfois un peu surprise de voir le type de question qui reste alors qu’il reste vraiment peu de jours d’ici l’ouverture et encore moins de temps libre pour vous à vous en occuper.

Il y a les choses qui malheureusement ne dépendent pas de vous et n’ont pas toujours de solution immédiate, comme un retard important dans des travaux. Et il y a la check list de tout ce qui reste à faire.

Normalement, vous avez déjà
– repéré le type de site internet que vous aimez, trouvé un prestataire et rédigé en partie vos textes, le premier site est déjà / bientôt en ligne quitte à faire des changements par la suite parce que vous aurez de nouvelles photos et des détails complémentaires,
– vous savez comment vous faire connaître des touristes pour voir rapidement vos premières réservations,
– vous êtes au point sur vos choix juridiques, sociaux et fiscaux, reste la déclaration à faire le moment venu,
– vous connaissez les différentes réglementations qui vous concernent,
– vous savez tout ce qui reste à faire, à acheter, à aménager,
– vous savez comment vous organiser, du petit déjeuner au coucher…

Pour certains d’entre vous rater un début de saison, avoir quelques mois de retard, ce peut être un énorme problème financier. Et si vous y passez nuit et jour maintenant, vous serez épuisé quand la saison démarrera et là il vaut mieux avoir la forme.
Si vous êtes vraiment à trois mois de l’ouverture, il n’y a plus qu’à et c’est facile à dire derrière son clavier.
Et pour tous ceux qui seront dans quelques mois ou l’année prochaine à J-100, essayez d’anticiper plutôt que de vivre un marathon de dernière minute. Parce que s’il y a bien une certitude, c’est que tout projet connaît aléas et  imprévus et c’est pour avoir le temps d’y faire face qu’on construit son projet le plus possible en amont.

La literie des chambres d’hôtes

Quels lits pour mes futures chambres d’hôtes ? ” Hier réunion créateurs. Bretagne, Dordogne, Côte d’Azur, Nord et Perche, l’occasion de faire autour d’une table un tour de France bien sympathique avec évidemment au coeur du sujet, l’ouverture de chambres d’hôtes et une question intéressante, celle de la literie.

Premier postulat, choisir une literie de qualité, bien dormir cela passe par un bon lit,  pas seulement certes mais c’est une condition indispensable.

Penser à la taille du lit et à la taille de vos hôtes, certains auront les pieds à l’air si le lit n’est pas assez grand et puis le king zize bed quand on peut se le permettre par le prix et la taille de la chambre, cela fait rêver.

Ensuite, la question grand lit ou lits séparés ?

Notre société est devenu multiple. Couples et personnes âgées qui apprécient des lits séparés pour mieux dormir, familles recomposées dans tous les sens, famille tout court qui se retrouve pour une occasion, frères et soeurs,  célibataires, amis, randonneurs, voire collègues qui partagent une chambre mais pas un lit pour diminuer les frais.

Par expérience, je sais que c’est difficile de trouver dans une maison d’hôtes des chambres à deux lits.
D’abord parce que la plupart des chambres d’hôtes  sont quand même aménagées pour un couple.
Parfois il y a dans une maison une chambre d’hôtes avec des lits séparés mais il faut souvent fouiller le site internet, chambre par chambre pour la découvrir et ça ça prend du temps. Ensuite, il faut réserver et si cette chambre est déjà réservée, ça annule du coup l’autre ou les autres chambres qu’on aurait occupées en même temps.

Que faire ?

Si on a plusieurs chambres d’hôtes, en garder une avec des lits séparés pour des amis et l’annoncer clairement dès la page d’accueil.
Penser à pouvoir adapter les chambres en changeant les lits de place ou en ajoutant si besoin un lit une personne de bonne qualité, mais c’est du travail en plus pour vous.
On commence à trouver des grands lits avec deux sommiers indépendants, j’ai en tête notamment ceux motorisés, avec sommiers et matelas indépendants, qui permettent à chacun de trouver son inclinaison. Mais il y a sûrement d’autres modèles qui existent. C’est une solution qui peut satisfaire couple et amis, on adapte le linge de lit en fonction pour bien marquer l’usage, inconvénient, cela coûte plus cher à l’achat.
Et vous avez peut-être d’autres solutions à partager.

La première année, la plus difficile

Régulièrement, l’INSEE s’intéresse à la pérennité des nouvelles entreprises. Il y a quelques jours, l’institut a communiqué les conclusions de son étude sur les activités lancées en 2002 en faisant leur bilan de santé fin 2007.
Quelques enseignements à tirer pour la création de ses chambres d’hôtes, parce que même si tout ne s’applique pas, il est toujours bon de se remémorer les fondamentaux. Et puis réfléchir aux causes d’échec des autres, c’est aussi éviter quelques pièges.

Selon ces chiffres, la moitié des entreprises a cessé son activité cinq ans après leur création et  c’est au cours de la première année que les cessations sont les plus fréquentes (12%).
C’est ce que je constate, toujours avec surprise, quand je récupère des annonces immobilières que ce sont parfois des maisons d’hôtes qui viennent juste d’ouvrir. Avec le coût de l’investissement, le temps des travaux, c’est une perte sèche me semble-t-il, sauf à faire la culbute sur le prix de la maison à la revente. Mais on voit bien le schéma, on n’a pas anticipé le rythme de vie, les contraintes, le poids sur le couple…

Quant aux entreprises qui continuent d’exister car il y en a beaucoup, heureusement, le niveau de diplôme, le nombre d’années d’expérience dans le secteur ou le montant du capital investi, jouent.
Moi j’ai surtout relevé que créer en couple donne 30 % de plus de chances d’être encore actifs au bout d’un an et que les personnes qui se forment – je dirai aussi s’informent – pour la réalisation de leur projet ont 20% fois plus de chances de poursuivre leur activité la première année.
Pour ceux qui veulent lire l’enquête, elle est disponible sur le site de l’INSEE.