La première année, la plus difficile

Régulièrement, l’INSEE s’intéresse à la pérennité des nouvelles entreprises. Il y a quelques jours, l’institut a communiqué les conclusions de son étude sur les activités lancées en 2002 en faisant leur bilan de santé fin 2007.
Quelques enseignements à tirer pour la création de ses chambres d’hôtes, parce que même si tout ne s’applique pas, il est toujours bon de se remémorer les fondamentaux. Et puis réfléchir aux causes d’échec des autres, c’est aussi éviter quelques pièges.

Selon ces chiffres, la moitié des entreprises a cessé son activité cinq ans après leur création et  c’est au cours de la première année que les cessations sont les plus fréquentes (12%).
C’est ce que je constate, toujours avec surprise, quand je récupère des annonces immobilières que ce sont parfois des maisons d’hôtes qui viennent juste d’ouvrir. Avec le coût de l’investissement, le temps des travaux, c’est une perte sèche me semble-t-il, sauf à faire la culbute sur le prix de la maison à la revente. Mais on voit bien le schéma, on n’a pas anticipé le rythme de vie, les contraintes, le poids sur le couple…

Quant aux entreprises qui continuent d’exister car il y en a beaucoup, heureusement, le niveau de diplôme, le nombre d’années d’expérience dans le secteur ou le montant du capital investi, jouent.
Moi j’ai surtout relevé que créer en couple donne 30 % de plus de chances d’être encore actifs au bout d’un an et que les personnes qui se forment – je dirai aussi s’informent – pour la réalisation de leur projet ont 20% fois plus de chances de poursuivre leur activité la première année.
Pour ceux qui veulent lire l’enquête, elle est disponible sur le site de l’INSEE.

Publié par

Caroline Kyberd - Accueillir Magazine

Rédactrice en chef d'Accueillir Magazine, la presse des chambres d'hôtes et meublés de tourisme, j'anime aussi les formations pour ouvrir maisons d'hôtes, gîtes ruraux et meublés de tourisme. Retrouvez-moi sur https://www.accueillir-magazine.com

Une réflexion sur « La première année, la plus difficile »

  1. Bonjour et toujours merci pour vos articles; dans le prolongement et de manière plus terre à terre la première année il est difficile d’être connu et reconnu par des clients potentiels qui viendront de régions éloignées. Comment arriveront ils jusqu’à nous? Nous ne figurons dans les catalogues que l’année qui suit, le choix des réseaux internet et leur pertinence prendra du temps. Cela peut paraitre contradictoire mais le plus naturel et le plus sain à mon avis est de se faire connaitre et reconnaitre de tous les collègues aux environs. Cela présente plusieurs avantages tirer un enseignement de leurs pratiques, faire connaitre la nouvelle prestation et comme cela se pratique bénéficier des prescriptions en saison quand les anciens affichent complet. Je ne suis peut etre pas représentatif mais pour ma part, cela a représenté 70% du premier été et m’a introduit en même temps dans ce relationnel. Cela n’enlève rien au travail à fournir pour tisser des réseaux, être vu, être choisi…

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