Roulotte et cabane, l’insolite est à la mode

Accueillir Magazine n°95 septembre / octobre 2021
Accueillir Magazine n°95 septembre / octobre 2021 Dossier hébergement insolite

Sauf à vivre dans un monde sans internet, sans magazines grand public et sans guides touristiques, il est difficile d’ignorer l’engouement pour l’insolite. Cabane, roulotte, yourte, bulle en plastique, tipis, tonneaux…, il en naît tous les jours et pourquoi pas. Le public aime et proposer quelque chose d’innovant c’est toujours sympathique. Oui mais, ce n’est pas parce que c’est ludique et sympathique que cela s’exonère de toute réflexion. Il ne suffit pas d’installer une roulotte dans le fond de son jardin pour s’improviser hébergeur touristique et ouvrir des chambres d’hôtes et bien sûr il y a quelques réglementations à respecter, notamment les questions d’urbanisme.

Concerne
les chambres d’hôtes
les gîtes et meublés de tourisme
les hébergements insolites

Comme dans tout projet, il y a des aspects réglementaires à regarder évidemment différents selon le type d’hébergement choisi, sa taille, le terrain sur lequel on le place, s’il est mobile ou pas voire démontable une partie de l’année… Les précurseurs, les premiers qui ont eu l’idée de l’insolite se sont installés un peu comme bon leur a semblé en “s’affranchissant” des règles que personnes n’avait encore vraiment réfléchies – pas tous, je connais un propriétaire qui a dû, il y a dix ans,  batailler ferme pour sa roulotte, le maire le regardait comme un martien !

Mais aujourd’hui, l’insolite en roulotte et cabane, n’est plus si unique. Les projets se sont multipliés et  les services de l’Etat s’y sont penchés avec intérêt. Certains fabricants ou revendeurs, pas tous bien sûr, vous assurent la main sur le coeur que vous pouvez faire ce que vous voulez, ce n’est pas tout à fait exact. Vous courrez même le risque, la jurisprudence étant passé par là de devoir retirer ou démonter vos équipements. Ce projet de roulotte ou cabane, comme tout autre s’étudie, réglementation, fiscalité, visibilité, ce n’est pas parce que le projet est original qu’il ne respecte pas toutes les étapes de mise en place d’un projet traditionnel !

Si vous souhaitez approfondir ces sujets, vous pouvez acheter le numéro 95 septembre/octobre d’Accueillir Magazine, son dossier est consacré à l’hébergement insolite.
NOUVEAU : retrouvez-nous pour une formation en distanciel afin de

  • Mieux connaître les différentes formes d’hébergement insolite
  • Comprendre et s’adapter aux contraintes liées à l’urbanisme
  • Faire le point sur les réglementations applicables aux hébergements insolites
  • Estimer le chiffre d’affaires et la rentabilité

Union libre, nous achetons une maison pour y faire des chambres d’hôtes, il va falloir nous marier !

Séparation, divorce, décès, tout bon contrat envisage le pire
Se protéger quand la chambre d’hôtes est l’activité principale est important
Que se passera-t-il pour vous en cas de vente de la maison d’hôtes ?
Allez-vous avoir une compensation pour cet emploi perdu ?

Mariage, remariage, PACS, union libre, ce billet n’est pas une incitation à changer de statut matrimonial. En revanche, il vous faut réfléchir à vous protéger si vous vous lancez en couple dans un achat immobilier ou des travaux d’aménagements pour y faire des chambres d’hôtes que l’un des deux va gérer. Car que se passera-t-il si vous vous séparez ou si l’un de vous décède ? – ce que je ne vous souhaite pas bien sûr ! Mais tout bon contrat envisage les conditions d’une séparation ou d’un décès et ouvrir des chambres d’hôtes quand c’est son activité principale, c’est bien une forme de contrat de travail.

Divorce, séparation et revente de la maison, un classique

La jurisprudence est longue en matière de séparation des biens quand un couple décide de ne plus continuer ensemble et en général, la vente de la maison est décidée, sauf à ce que l’un des deux puisse racheter la part de l’autre. Si dans cette maison, vous avez créé des chambres d’hôtes et que c’est votre activité, qu’allez-vous devenir ? Si vous avez fait tout ou partie des travaux vous-même, comment allez-vous valoriser sans facture tout le travail fait pour embellir la maison qui lui a donné de la valeur, une plus-value qui sera partagée au prorata de vos parts si vous êtes co-propriétaire, ou qui reviendra au seul détenteur. Encore plus, parce que pendant ce temps vous n’avez probablement pas gagné d’argent et pas cotisé à votre retraite.

Comment puis-je valoriser mon activité ?

Il faut se poser des questions pour envisager les différents problèmes qui peuvent se poser, dépendant bien sûr de votre famille.

  • Si vous passez plusieurs mois à aménager les chambres, à décorer la maison et à développer l’activité de chambres d’hôtes, ce qui donne certainement de la valeur au bien immobilier, comment ce travail sera-t-il valorisé si la maison est vendue ? 
  • Comment allez-vous justifier que la vente de la maison vous fait perdre vos chambres d’hôtes, donc votre activité économique et que vous devez être dédommagé(e) en conséquence ? Sachant que vous n’aurez probablement pas de chômage pour avoir le temps de vous retourner.
  • Si la maison appartient à votre conjoint(e) et que vous vous séparez, pourrait-il la récupérer avec en plus vos chambres d’hôtes pour continuer avec un/une autre sans autre procédure ni indemnisation ?
  • Si votre conjoint(e) décède, devrez-vous déménager et perdre aussi vos chambres d’hôtes qui pourraient être vendues ou reprises par les héritiers? La question du remariage quand l’un ou les deux ont d’autres familles, demande de se protéger.

Cela mérite bien de vous interroger, au mieux cela ne servira à rien. Et si le pire arrive, alors vous n’aurez pas en plus de la souffrance de la séparation à vous retrouver sans rien. Mariage, Pacs sont des hypothèses, il y a en a d’autres avec un achat en SCI, ou vous créez une société ou devenez commerçant en signant un bail commercial par exemple. Il vous faut valider toutes les options avec un professionnel du droit (avocat ou notaire) qui peut vous conseiller au mieux selon votre situation familiale et patrimoniale. Mais croyez-moi, c’est quand tout va bien qu’on peut protéger son activité, après, c’est souvent trop tard.

Je fais le site internet avant l’aménagement de mes chambres d’hôtes

Je sais, c’est un paradoxe que de créer son site internet, celui qui va vous permettre de faire connaître vos chambres d’hôtes alors que celles-ci ne sont pas encore ouvertes, peut-être même totalement en chantier. Je connais toutes les objections :  je n’ai pas de photos, les travaux ne sont pas finis, je n’ai pas le temps, voire, mon prestataire informatique qui va me faire le site m’a dit que cela ne servait à rien – NB, s’il vous dit cela, personnellement j’en changerai immédiatement parce que cela veut dire que rendre votre site internet visible n’est pas sa priorité !

Il va falloir prendre en considération le fait que votre site internet a deux types de lecteurs :  votre futur hôte, personne humaine qui viendra dormir chez vous et le robot du moteur de recherche qui classe les sites internet pour bien les présenter aux internautes qui font une recherche.
Et si le premier ne peut pas encore réserver chez vous puisque vos chambres d’hôtes n’existent pas encore, le second peut commencer à comprendre ce qu’est ce nouveau site internet et de quoi il parle. Alors comment faire ?

Quelques idées :
On peut mettre une simple page d’accueil sur le nom de domaine (ou URL, autrement dit , le http://www.meschambresdhotesamoi.com de votre futur site), expliquant le projet avec des mots  clé importants pour le moteur de recherche, ce que c’est, où cela se trouve.
On crée son site immédiatement en précisant bien que les réservations ne seront ouvertes que tel jour et on remplace les photos au fur et à mesure que la maison et les chambres d’hôtes prend forme. Cela a l’avantage de faire vivre son site, de se rendre compte de ses imperfections, de le faire évoluer. Attention, il faut pouvoir faire autant de mises à jours que vous le souhaitez, certains prestataires font payer les mises à jour et cela dissuade rapidement de renouveler le contenu de son site internet.
Mieux encore, on crée son blog et on l’alimente d’anecdotes, d’explications, on fait l’historique des travaux, on met les photos avant/après. Petit à petit des lecteurs vont suivre l’histoire et auront envie de découvrir les lieux en réservant une chambre quand ce sera possible.

Compter trois à quatre mois pour que le moteur de recherche repère le site internet et commence à le référencer. C’est un minimum quand on n’a pas un gros budget communication pour s’inscrire dans tous les annuaires ou d’acheter de la publicité sur internet – comme les Adsenses de Google. Et pour être honnête, c’est même très peu sur un secteur aussi concurrentiel que celui du classement par les moteurs de recherche des sites internet d’hébergements touristiques.

Mettre tous les atouts de son côté pour avoir des réservations quand on ouvre ses chambres d’hôtes, c’est rassurant, c’est sauver une saison, c’est récupérer de la trésorerie. Reste le vrai problème, le manque de temps de faire ce blog ou ce site internet en même temps que les travaux.
Oui mais c’est un vrai investissement sur l’avenir. Et si vous voulez un témoignage vécu, je vous recommande dans les commentaire celui de Patricia Potier du CDT de Vendée qui accompagne des porteurs de projets.

C’est la rentrée, je change de vie, j’achète une maison et j’y crée mes chambres d’hôtes

Pour beaucoup d’entre vous, c’est la rentrée et vous venez de reprendre le travail. Vous êtes revenus de vacances, vous avez fait plusieurs escapades en chambres d’hôtes, vous appréhendez les trains de banlieue, les jours de grève, le retour dans l’entreprise ou vous allez prendre votre retraite prochainement et c’est décidé, d’ici un an ou deux, vous allez ouvrir votre maison d’hôtes. Reste à trouver la maison à acheter, à faire les travaux, les aménagements…

Mais en fait, c’est une démarche risquée. Plutôt que vous jeter immédiatement dans la recherche et l’achat de la maison, de consulter pléthores de sites d’annonces immobilières, commencez par bien vous documenter sur le secteur des chambres d’hôtes. En effet, rien ne ressemble moins à une maison d’hôtes qu’une autre maison d’hôtes. La localisation, le nombre de chambres, la configuration des lieux, les repas, les prix aussi, tout ceci est lié et rend un projet unique.

Il y a dans le domaine des chambres d’hôtes – comme dans tous autres domaines – des échecs. Je rencontre souvent des créateurs et je ne peux que constater que certains manquent parfois de préparation. Ils ne se projettent pas assez dans leur future vie, ils ne voient que le côté sympathique de la création et la recherche de l’immobilier en fait partie. En plus c’est du concret, on s’y voit, on imagine ses petits déjeuners, on choisit ses rideaux, on sait qu’il y aura une pergola…. Ceux-là ont du mal à répondre à des questions précises comme : Mettrez-vous des lits simples ou doubles dans les chambres ? Qui viendra chez vous ? Les hôtes auront-ils accès à internet ? Comment sera votre journée-type ? Que servirez-vous au petit déjeuner ? Combien cela coûtera-t-il ? Quel sera votre taux de fréquentation ? Comment vous ferez-vous connaître ?

La démarche que je vous propose est nettement moins sexy, étude de marché, coût, rentabilité, nombre d’heures de ménage, quotidien…, pas très attractif, je le reconnais.  Mais je suis convaincue que c’est en essayant de répondre à ces questions et à bien d’autres que l’on se rend compte si cette activité vous convient ainsi qu’au reste de votre famille.  C’est cette réflexion préalable qui permet de définir son projet voire de le faire évoluer pour qu’il colle mieux à sa personnalité. Cela me paraît décisif de passer par cette étape avant de se lancer dans les visites immobilières au risque d’acheter une maison certes charmante mais qui ne cadrerait pas avec vos véritables attentes, au risque d’acheter une maison et de la revendre quelques années après parce qu’on se rendra compte que ce n’est pas la vie dont on avait rêvé ou le bien immobilier qui convenait.

Alors, en cette rentrée, profitez de votre énergie pour vous documenter sur le secteur et réfléchir à ce que vous envisagez comme votre future activité et mode de vie.

Accueillir Magazine n°29 vient de paraître

Accueillir Magazine N°29 Septembre / Octobre 2010
Nous vous invitons à découvrir ce nouveau numéro.

Au sommaire :

– Un dossier consacré aux confitures maison, le symbole des chambres d’hôtes
– Électricité, hausse du mois d’août, faut-il quitter EDF et faire jouer la concurrence ?
Classement des meublés de tourisme, de nouvelles règles et de nouveaux critères
Le Grenelle de l’environnement, quels impacts pour les maisons d’hôtes ?
Votre site internet, toutes les pages comptent, pas seulement la page d’accueil !
– Et vos nombreuses opinions sur la saison estivale.

Et toutes les rubriques du magazine – actualité des chambres d’hôtes, gestion, idées, acteurs, pratiques – mais également un reportage dans le Périgord, les traductions en cinq langues, la recette fétiche d’une  propriétaire de chambres d’hôtes de Bretagne et les courriers des lecteurs.

Comment ouvrir des chambres d’hôtes ?

Méthodologie

  • Il faut respecter la législation dont le Code du tourisme qui encadre l’activité de chambres d’hôtes
  • Se renseigner sur l’ensemble des réglementations applicables
  • Choisir un statut juridique et un régime fiscal pour déclarer ses futurs revenus
  • Lister l’ensemble des démarches et des formalités administratives à effectuer
  • Faire un budget et éventuellement un business plan
  • Préparer son projet et ne rien oublier, vie quotidienne, communication…

C’est une question légitime pour quelqu’un qui a ce projet en tête et qui se demande comment il va passer de passer de l’idée au projet. Et en ce retour de vacances, beaucoup y pensent. Petit florilège des questions que j’ai le plus souvent et de réponses pour vous aider dans le projet.

– Est-ce que j’ai besoin d’une autorisation pour ouvrir mes chambres d’hôtes ?

Il faut respecter la législation – Loi 2006-437 du 14 avril 2006 et son Décret 2007-1173 du 3 août 2007 -, cinq chambres d’hôtes maximum et 15 personnes accueillies simultanément, donner accès à salle d’eau et WC, fournir linge de maison et petit déjeuner, accueillir ses hôtes et habiter sur place et faire sa déclaration en mairie.
En dehors de ces règles, on pourra probablement ouvrir un hébergement touristique mais pas sous la dénomination chambres d’hôtes et il faudra alors respecter d’autres réglementations.
Autre précision, pas besoin d’autorisation préalable, mais attention certaines communes ont pu prendre des arrêtés qui empêchent le projet, il vaut mieux se renseigner à la mairie.

– Est-ce que mes chambres d’hôtes doivent être labellisées ?

La problématique de la labellisation des chambres d’hôtes,  j’en ai parlé dans mon précédent billet J’ouvre des chambres d’hôtes, est-ce que je dois être labellisé ?

– Est-ce que je dois m’inscrire aux impôts ?

Il faudra déclarer ses revenus liés aux chambres et peut-être la table d’hôtes. Mais on ne “s’inscrit pas aux impôts”, on devra faire auprès de l’administration fiscale les démarches nécessaires selon le statut juridique qu’on aura adopté et là aussi j’en parle beaucoup sur le blog, il y a déjà plusieurs billets qui y sont consacrés.

– Quelles formalités il faut remplir

Nous avons mis un document en ligne sur l’espace créateurs du site d’Accueillir Magazine qui retrace les formalités à accomplir et réglementations pour la création de ses chambres d’hôtes : définition, capacité d’hébergement, déclaration en mairie, table d’hôtes, licences boisson,statut juridique et fiscalité, il ne faut rien négliger.

– Par où commencer ?

A vous de trouver les réponses, cela dépend beaucoup de la dimension de votre projet, entre une et cinq chambres d’hôtes, entre acheter la maison pour y faire chambres d’hôtes ou l’avoir déjà, entre vouloir en vivre ou en faire une activité complémentaire, entre montagne et mer, Sud ou Nord, il y a un monde de différence. Beaucoup de ces questions sont traitées dans ce blog ou dans Accueillir Magazine (qui paraît tous les deux mois), mais voilà une liste de questions à se poser qui peuvent vous aider à dérouler votre projet

– Est-ce que je peux en vivre ?

Les chambres d’hôtes sont en majorité pensées comme revenu complémentaire, un revenu dans un couple dont l’un des conjoints travaille ou pour des retraités actifs. Tout dépend aussi si vous allez avoir des remboursements à faire pour l’achat de la maison. Si vous voulez en vivre, votre projet va devoir être étudié très sérieusement, comme tout création d’entreprise et il faudra vous donner la peine de faire un business plan.

Retrouvez toutes les réponses dans  le pack du créateur et dans nos formations, 2 Jours pour Ouvrir ses chambres d’hôtes

J’ouvre des chambres d’hôtes, est-ce que je dois être labellisé ?

Ou autrement dit, est-ce que je dois adhérer à un label ? C’est une question qui revient souvent et ce qui se cache derrière n’est pas toujours très clair.

Rappel de la définition d’un label : C’est une marque collective se référant à un cahier des charges commun.  Un  label repose sur un référentiel qui décrit les engagements à respecter, le cahier des charges. En l’occurrence pour les labels de chambres d’hôtes, les propriétaires adhérents du label doivent respecter des conditions  quant à l’accueil et au confort de leurs chambres d’hôtes. Le label garantit au voyageur – vos futurs hôtes – un niveau de prestation minimale dans toutes les maisons d’hôtes adhérentes.

Concerne
les chambres d’hôtes
les gîtes et meublés de tourisme
les hébergements insolites

Classement en étoiles

Pour les gîtes ruraux et meublés de tourisme, il y a un classement national, en étoiles, de 1 à 5 étoiles. On peut également choisir de demander une labellisation en épis chez Gîtes de France ou en Clés chez Clévacances.
Ces deux labels – comme Accueil Paysan – ont un agrément pour faire les visites de classement en étoiles des meublés de tourisme.
En revanche, il n’existe pas de classement officiel des chambres d’hôtes en France, autrement dit il n’y a pas de classement en étoiles pour déterminer les niveaux de confort.
Mais les labels comme Gîtes de France et Clévacances peuvent proposer une lebellisation en épis ou en clés.

Les deux labels cités ci-dessus, Gîtes de France et Clévacances les plus gros en termes de nombre d’adresses – ont établi un classement et un référentiel pour les chambres d’hôtes et les gîtes ou meublés de tourisme de 1 à 5 épis et 1 à 5 clés.
Il y a d’autres labels, présents au niveau national ou au niveau régional avec chacun leur charte et référentiel, Fleurs de Soleil, Bienvenue au Château (dans le grand Ouest de la France), Accueil Paysan (pour les agriculteurs) et d’autres mais je ne peux pas tout citer, à consulter, une liste de labels et associations nationales et locales de chambres d’hôtes sur le site d’Accueillir Magazine.
Adhérer à un  label revient donc à accepter la charte de qualité et les règles qu’il a définies en matière d’accueil, de confort… et aussi de payer la cotisation. Adhérer à un label, est une démarche privée.

Je reviens à la question initiale, est-ce que mes chambres d’hôtes doivent être labellisées ?

Ce n’est pas obligatoire sauf si vous recevez des subventions et que dans l’accord figure l’appartenance à un réseau. Il y a environ 23 000 adresses de maisons d’hôtes en France dont 30 % environ sont labellisées et donc 70 % environ n’ont pas fait ce choix.

Dans mes réflexions non exhaustives :
Se labelliser, cela peut rassurer ses hôtes en leur indiquant un niveau de confort.
On peut travailler en réseau, établir des relations avec les acteurs touristiques locaux – parfois les OTSI ne référencent que les chambres d’hôtes labellisées – , partager l’expérience avec d’autres propriétaires de chambres d’hôtes.
On peut recevoir des réservations par le label.
Mais cela peut obliger à suivre un référentiel plus ou moins contraignant
Et son projet peut être atypique ou l’immobilier ne pas avoir les superficies minimales prévues, donc difficilement se plier aux contraintes
Il y a aussi la cotisation à payer.

Etre labellisé a, comme toute chose, avantages et inconvénients,  il appartient à chacun de se faire son opinion en prenant en compte les différents aspects de l’adhésion et de regarder chaque label pour voir avec qui on se sent le mieux.

Trouver une gérance de chambres d’hôtes

Je suis souvent contactée par des personnes à la recherche d’une gérance de maison d’hôtes. Je leur explique que c’est difficile à trouver et que c’est un mode de fonctionnement rare dans ce secteur. Pour préciser les choses, il faut distinguer deux cas de figures :

la location-gérance

La location-gérance est un contrat par lequel le propriétaire exploitant d’un fonds de commerce, en l’occurrence la maison d’hôtes, cède à un locataire-gérant le droit d’exploiter cette activité contre le versement d’une redevance. On parle aussi de gérance libre puisque le gérant assume tous les risques de l’exploitation.

la gérance salariée

La gérance salariée est un schéma très différent puisque le gérant perçoit une rémunération. Il travaille comme salarié pour le compte du propriétaire. On parle aussi de gérance appointée.

Rappelons que pour être chambre d’hôtes, il faut nécessairement habiter sur place, accueillir ses hôtes et déclarer son activité en mairie sous son nom personnel. Ce sont les principaux obstacles à la mise en place d’une gérance salariée puisque le propriétaire reste responsable en titre et qu’il est difficile d’envisager que ce soit le salarié qui se déclare en mairie. En revanche, ce schéma est possible pour de petits hôtels, gîtes d’étape ou de groupe ou chambres meublées puisqu’il n’y a pas la même obligation déclarative.

Le montage d’une location-gérance est complexe, même si, a priori, juridiquement rien ne s’y oppose. Outre la viabilité économique du projet, il y a des aspects pratiques sur lesquels les deux parties doivent se mettre d’accord : clauses de sortie, rachat, vente… Il faut bien comprendre que, dans ce montage, le propriétaire va cesser son activité et le locataire-gérant se déclarer en mairie et que c’est lui qui devient l’exploitant des chambres d’hôtes pour les hôtes et l’administration.

Je le redis, ces opérations sont peu fréquentes mais le montage d’une location-gérance peut constituer une solution de reprise d’une maison en activité lorsque le propriétaire ne veut ou ne peut vendre les murs ou que le gérant n’a pas la possibilité de les acheter à court terme.

Achat de la maison d’hôtes, ne pas négliger les ventes de l’Etat

Lorsqu’un créateur est à la recherche d’une maison à acheter pour y faire chambres d’hôtes, il explore généralement toutes les pistes, les sites internet, les annonces des agents immobiliers, les ventes de particulier à particulier, la partie immobilier du site internet d Accueillir Magazine mais il ne connaît pas toujours les ventes de l’Etat et tout particulièrement celles effectuées par France Domaine.

Les ventes de France Domaine

Il ne s’agit pas uniquement de casernes ou de bâtiments administratifs mis en vente, mais également, dans 20% des cas, de bâtiments d’habitation détenus par les différents ministères et encore des nombreuses maisons forestières de l’ONF (Office national des Forêts).  Les biens qui sont mis en vente sont présentés sur le site internet du Ministère de l’Economie (http://www.economie.gouv.fr/cessions).
Pour obtenir plus d’information sur ces biens et les dates de mise en vente, il convient de contacter la Trésorerie Générale concernée.

Les communes disposent d’un droit de priorité pour acheter. Si elles ne le font pas jouer, les biens sont proposés dans le cadre d’appels d’offres ou d’adjudications publiques. L’acquéreur est le plus offrant sous réserve que sa proposition se situe au-dessus de la valeur domaniale.

Des biens exceptionnels

Il ne faut pas forcément espérer faire une bonne affaire financière. En revanche, ces biens ne sont pas mis en vente dans les autres circuits, c’est la seule manière d’y avoir accès et certains pourraient devenir de superbes maisons d’hôtes parce qu’il y a parfois des bâtiments hors du commun ou d’exception à réhabiliter. C’est ainsi qu’on peut descendre dans des chambres d’hôtes ou gîtes aménagés dans des casernes, une prison, des écoles, des gendarmeries, des maisons de garde-barrières qui n’ont plus de voies de chemin de fer utilisées bien sûr…

De quelles chambres d’hôtes vous souvenez-vous ?

Très souvent, avec les uns et les autres, on discute des anecdotes et des séjours de chacun  en chambres d’hôtes et de ceux qu’on a préférés.  Forcément, la notion de “préférer” ou de “charme” joue sur du très personnel et chaque personne en a sa propre définition.
Quand j’y réfléchis, parmi les dizaines de chambres d’hôtes où je suis passée, il y en a quelques-unes dont je me souviens immédiatement avec émotion, d’autres dont il ne me reste rien.

Dans mes bons  souvenirs,  je pense immédiatement à une bibliothèque croulant sous les livres, j’en étais presque venue à espérer que le temps allait être horrible pour avoir l’occasion de rester au coin du feu avec un super livre.

J’ai aussi mes maisons d’hôtes ++ parce qu’il y a un lien personnel qui s’est créé avec les propriétaires ou avec d’autres hôtes, même si ce n’était que le temps d’une soirée, mais ça c’est parfois aussi le fait du hasard et des rencontres, comme ce dîner il y a plus de dix ans avec des Australiens en Périgord où nous avons parlé plongée sur la Grande Barrière de corail jusqu’à pas d’heure.

Je sais en revanche, que je n’irai plus jamais dans une maison d’hôtes où je n’ai pas vu les propriétaires de mon séjour sauf pour récupérer les clés et payer, le petit déjeuner étant sur la table avec des thermos quand je suis descendue. La maison était belle, bien décorée, bien entretenue, mais quel intérêt ?

En un mot, ma définition d’une maison d’hôtes, c’est rencontre, en deux mots, j’ajoute gourmandise parce que j’ai la reconnaissance du ventre et quelques plats dégustés au petit déjeuner et à la table d’hôtes sont inoubliables.
Pour d’autres personnes, il ajouteront ou remplaceront par décoration ou aménagement, pour d’autres , c’est calmeconfort, espace

Vous qui êtes en train de créer vos chambres d’hôtes, avez-vous réfléchi aux souvenirs avec lesquels vont repartir vos hôtes ? Qu’est-ce qui permettra  à quelqu’un de dire que vous avez été leurs chambres d’hôtes préférées ? Qu’est-ce qui va faire qu’on va se souvenir de votre maison parce qu’elle est unique ? Quels sont les mots-clé de vos chambres d’hôtes ?