En chambre d’hôtes, les sanitaires doivent-ils être privatifs ou peuvent-ils être partagés ? Je reviens sur un sujet que beaucoup connaissent mais sur lequel j’ai encore eu une question. Quelles sont les règles ? Sauf à acheter une maison déjà aménagée en chambres d’hôtes, à faire construire sa maison d’hôtes ou à trouver la maison exceptionnelle, il est rare d’avoir un bien immobilier qui dispose déjà de chambres, chacune avec sa salle d’eau et sanitaires privatifs. C’est donc une question que se posent pratiquement tous les créateurs de chambres d’hôtes. Il va bien falloir créer de une à cinq salles d’eau / salles de bains supplémentaires et c’est souvent le casse-tête compte tenu du plan de la maison, de l’importance et du coût des travaux que cela représente.

Que dit la loi ?

Reprenons les fondamentaux. Avec la montée en gamme des chambres d’hôtes dans leur ensemble, les visiteurs attendent une salle d’eau / salle de bains avec WC,  privatifs mais aussi attenants à la chambre. Ils aiment les salles d’eau et les chambres spacieuses. Ils aiment y voir clair si possible avec de la lumière naturelle. Et si on veut être labellisé, c’est désormais une condition pratiquement incontournable, il faut même pour le haut de gamme envisager les sanitaires séparés de la salle de bains.
Mais ce n’est pas ce que dit la li. Les textes imposent qu’il y ait accès à une salle d’eau et à un wc. Cela ne signifie pas qu’ils soient privatifs ou qu’ils soient attenants à la chambre d’hôtes. Les salles d’eau ou les toilettes ou les deux peuvent être partagés. Il peut s’agir d’un partage avec l’habitant, comme on le voit souvent en ville dans les appartements, ou encore entre plusieurs chambres d’hôtes.

Le fait de proposer ou non des sanitaires attenants et privatifs a un effet important sur les clients et sur les prix. Il s’agit d’un critère décisif dans le choix d’un hébergement. Ce choix a aussi un impact si vous souhaitez obtenir un label, comme Gîtes de France, Clévacances, Fleur de Soleil…, chaque réseau ayant fixé des règles.

Ce choix tient également de l’information au consommateur, celui-ci doit savoir ce qu’il réserve avant de s’engager.

Sanitaires, coûts et travaux

Ceci étant, il faut faire ses calculs et, dans certains cas, il peut être plus avantageux de conserver une chambre et de fonctionner avec des sanitaires partagés plutôt que transformer des pièces en salles d’eau et de perdre ainsi de la capacité.

Certains loueurs de chambres d’hôtes ont opté pour la suite parentale, deux chambres se partageant les mêmes salle d’eau et sanitaires, qui peuvent accueillir familles ou amis.
Dernière tendance, d’autres installent la baignoire directement dans la chambre, une cloison servant de séparation entre les deux espaces, voire sans séparation du tout. Attention, c’est une option très appréciée des amoureux et intéressante quand on a plusieurs chambres d’hôtes. Mais si on n’a que cette formule à proposer, cela peut faire fuir un couple qui souhaite un peu d’intimité lors de sa toilette, des amis qui voyagent ensemble et cela ne règle pas la question des WC.
D’autres loueurs transforment une chambre mitoyenne en salles d’eau. Cela peut constituer une bonne solution si on a de la place mais, si votre objectif est d’avoir un bon chiffre d’affaires, cela revient à sacrifier des lits. De plus, il n’est pas certain qu’en cas de revente de la maison, ce choix sera apprécié par le futur acheteur.

La réponse est donc souvent un compromis et l’aide d’un architecte peut être utile. Avant de vous lancer, allez visiter des espaces d’exposition de salles de bains, mesurez les douches, les WC et les lavabos et réfléchissez bien à la taille du lit et aux rangements dans la chambre. Cela va prendre un peu de temps, mais cela en vaut la peine car une fois les travaux effectués, il sera difficile de revenir en arrière.