Acheter la maison d’hôtes idéale
Quand on a un projet de chambres d’hôtes et qu’on n’a pas la maison encore, on part souvent pour plusieurs mois voire années de visites de maisons. L’achat d’une maison d’hôtes ou plutôt l’achat de la maison d’hôtes idéale, c’est très compliqué.
Déjà , acheter une maison, ce n’est pas évident, le marché de l’immobilier hors grande ville laisse généralement un peu de temps de réflexion, surtout sur ces grandes maisons, mais parfois il faut se décider pour l’achat d’une maison plus vite que pour celle d’une paire de chaussures ! Flippant quand on pense au patrimoine et aux frais engagés et au fait qu’on ne pourra pas revendre avant quelques années, au risque de perdre de l’argent.
Mais c’est encore plus difficile quand la maison en plus d’être le foyer familial va devenir maison d’hôtes.
Il faut vérifier qu’elle est au bon prix, qu’elle est saine, en bon état, s’informer et chiffrer les travaux toitures, ravalement…, là on est dans l’achat classique d’une maison.
Il faut avoir le temps de se projeter, de se demander si on a la place nécessaire pour les chambres, la table d’hôtes, le petit déjeuner et les options qu’on veut mettre autour : bien-être, cours de cuisine…, que la maison va supporter tous les travaux envisagés, on pense aux salles de bains attenantes aux chambres d’hôtes, mais parfois c’est aussi la construction d’un nouvel escalier pour faciliter la circulation, l’aménagement d’une piscine ou les problèmes de fosse sceptique à agrandir.
Et dès qu’on rentre dans des aménagements qui demandent permis de construire ou déclarations préalables, il faut se pencher sur les problèmes de PLU, de POS, de cartes communales, de zones protégées, Bâtiments de France, parcs naturels…
Il faut vérifier toutes les nuisances autour de la maison. Imaginez, que le marché se place en bas de chez vous dès 5 heures du matin le week-end, vous pourriez l’accepter mais pas vos hôtes venus se reposer, que des camions passent toute la journée sur la route à côté de chez vous, que de mauvaises odeurs arrivent sous certains vents, que le terrain à côté ait été préempté pour construire un hôtel de plusieurs dizaines de chambres…
Il faut dans les mêmes temps étudier la faisabilité des travaux de façon technique et leurs coûts, parce que si on se retrouve à devoir mettre la cuisine dans le salon et la salle à manger dans la chambre, il faut pouvoir payer.
Parallèlement, il faut monter son dossier avec son banquier, voire avec plusieurs et cela prend du temps.
Il faut voir avec son notaire pour les conditions suspensives à mettre dans la promesse de vente….
Si en plus on n’est pas sur place, et qu’on doive faire des allers et retours, cela complique l’achat. Et il arrive qu’une fois le dossier complet et la décision prise, la maison se soit vendue entre-temps, avec la déception engendrée de s’être projeté sur elle pendant plusieurs jours voire semaines.
Certains optent pour la construction, d’autres cherchent une maison en activité, il y a un très petit marché immobilier d’une centaine de maisons d’hôtes à vendre chaque année (NB vous pouvez vous inscrire sur le site d’Accueillir Magazine pour recevoir les nouvelles annonces mises en ligne chaque semaine).
Se faire accompagner lors de visites par un architecte ou entrepreneur me paraît indispensable, ainsi que d’avoir listé tout ce que la maison doit avoir, toutes les questions à se poser, tous les scénarii possibles, ainsi que les contraintes réglementaires, liées à l’activité de chambres d’hôtes et ou gîtes, aux travaux et le business plan pour remplir les cases au dernier moment… Ce travail préalable peut gagner du temps et aider à la décision. Mais dans tous les cas, le créateur est bien seul face à ce qui est une décision majeure. Et évidemment quand on ouvre des chambres d’hôtes, on peut se tromper sur beaucoup de choses, comme dans tout projet mais pas sur la maison.
Et petit message de sympathie à Charles, Jean-Michel, Carole et Michel que j’ai rencontrés en formation et qui cherchent activement, c’est le moins qu’on puisse dire, la maison d’hôtes de leurs rêves, j’espère qu’ils vont la trouver cet été.
Pour tout savoir sur les maisons d’hôtes, découvrez nos formations 2 jours pour ouvrir sa maison d’hôtes et abonnez-vous à Accueillir Magazine


Bonjour,
Tout à fait d’accord sur le parcours du « combattant » afin d’acquérir le bien, puis éxercer l’activité. Il y a un point qui semble évident mais qui je trouve a beaucoup d’importance pour les années qui suivent. Pour soi afin de réaliser avec bonheur et pour les clients pour qu’ils apprécient l’offre. Je pense qu’il faut s’assurer que cette nouvelle demeure permettra de s’exprimer personnellement avec ses gouts, ses activités et autres caractères propres. Même s’il est vrai qu’il faut des normes, des surfaces, du confort etc… pour la majeure partie des clients chambres d’hôtes le plus viendra de l’hébergeur. Son accueil, son caractère, ses informations et aussi ses activités personnelles (jardin, animaux, peinture, photo, et autres domaines), activités ou l’on s’exprime aussi sans s’en apercevoir. En fait une maison pour recevoir les clients, une maison pour soi, un lieu de vie intéressant pour tout le monde. Ce n’est qu’un avis; c’est cet espace particulier pour un lien particulier. Philippe.
bonjour, je reve de poceder une maison d hotes mais tres peu de moyens financiers et je desespere.
Rechercher la maison de ses rêves c’est un moment vraiment exceptionnel. Lorsque nous avons crée notre Family Ecolodge, nous avons souvent reçu des appels téléphoniques d’autres porteurs de projet qui étaient au point mort, parfois même alors qu’ils n’avaient aucun souci pour financer leur projet. La plupart avaient un point en commun: ils ont rêvé un peu trop de leur maison d’hôtes, de leurs cabanes dans les arbres ou de leurs roulottes et ils ont oublié que choisir LA bonne maison, c’est réussir une alchimie entre ses rêves, ses envies, les attentes de ses futurs hôtes, ses moyens financiers, l’envie de votre futur voisin de vous avoir comme voisin etc … Attention, acheter sa maison d’hôtes sans avoir défini des critères de choix objectifs, c’est bien souvent handicaper son projet, voire le condamner.
[...] les boeufs ! Le meilleur exemple: l’immobilier (lire sur ce post de Caroline Kyberd d‘Accueillir Magazine sur ce sujet). C’est très amusant de chercher une maison, LA maison de ses rêves. Mais ça [...]