Peu de loueurs vivent de leurs chambres d’hôtes

Vivre de ses chambres d’hôtes, c’est une question qui revient fréquemment dans la bouche des créateurs de chambres d’hôtes, qui s’inquiètent à juste titre de leurs futurs retours sur investissement et revenus. Ils disent aussi avoir lu tout et son contraire sur le net et être majoritairement découragés par les propriétaires de chambres d’hôtes. Alors qu’en est-il de mon retour d’expérience ?

La chambre d’hôtes une activité atypique sur le plan économique

D’abord, il faut prendre en compte le paysage très particulier de la chambre d’hôtes. La grande majorité des propriétaires ne comptent pas en vivre, ils n’ont pas fait ce choix, ils en attendent essentiellement – si on se concentre uniquement sur l’aspect financier et pas sur le projet de vie – un revenu complémentaire, le moyen de garder le bâtiment, de payer les charges et travaux et une valorisation de leur patrimoine. De là, ils ont fait des choix cohérents avec leurs attentes, ils ne sont pas ouverts toute l’année, n’utilisent pas tous les moyens à leur disposition pour se rendre visible et cela leur convient. De leur point de vue, ce qu’ils ont comme chiffre d’affaires est insuffisant pour vivre de l’activité chambres d’hôtes et ils ont raison. Ils sont dans une activité dite patrimoniale.
Ceci dit, je ne connais pas d’autre activité où un commerçant ferme une partie de l’année et limite volontairement son chiffre d’affaires, cela fait de la chambre d’hôtes une activité économiquement atypique.

Une minorité de loueurs de chambres d’hôtes vit de son activité

De l’autre côté, il y a en France trois à quatre mille propriétaires qui veulent dégager des revenus de leur activité de chambres d’hôtes, à titre principal ou parce qu’ils ont acheté la maison et qu’il faut la payer. Ceux-là, fonctionnent comme tout entrepreneur, ils ont fait une étude de marché, ont réfléchi à leur positionnement, ont fait un budget de fonctionnement, ont choisi avec soin leur statut juridique et fiscal, se sont demandés comment ils allaient être visibles et se sont surtout intéressés à comprendre internet et ses clés.  Ils gèrent quatre à cinq chambres d’hôtes avec gîte(s) ou hébergement insolite, et / ou mettent en place des activités complémentaires.
Et ils en vivent ou dégagent un second revenu pour le couple. Mais c’est plus, bien plus qu’un plein temps…

C’est un peu le positionnement de ce blog, non pas que je veuille rendre chaque propriétaire entrepreneur à 100 %, mais parce que, qui peut le plus peut le moins, et chacun se sert du contenu en ligne selon ses attentes, ses envies et ses besoins et redimensionnera son projet en fonction de ses attentes.
Si je dois émettre une opinion personnelle, la clé pour vivre de ses chambres d’hôtes se jouera de plus en plus sur la compréhension d’internet pour rendre sa maison visible du monde entier.

Publié par

Caroline Kyberd - Accueillir Magazine

Rédactrice en chef d'Accueillir Magazine, la presse des chambres d'hôtes et meublés de tourisme, j'anime aussi les formations pour ouvrir maisons d'hôtes, gîtes ruraux et meublés de tourisme. Retrouvez-moi sur https://www.accueillir-magazine.com

Une réflexion sur « Peu de loueurs vivent de leurs chambres d’hôtes »

  1. Bonjour,

    La bonne connaissance d’Internet n’est pas LA clé, mais l’une des clés pour pouvoir en vivre. Les autres principales sont
    – la localisation (près d’un point d’intérêt) ou, à défaut, une proposition suffisamment extraordinaire pour que les hôtes soient prêts à faire plusieurs centaines de kms pour y venir,
    – une proposition capable d’attirer des hôtes toute l’année,
    – un total de facturation par nuité au delà de 100/150€, hors table d’hôtes,
    – des remboursements mensuels pas trop élevés,
    et, effectivement, des capacités commerciales pour vendre les nuités, avec Internet comme outil principal.

    Lire ce blog est aussi important.

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