déc
15
2011
1

Il faut de la psychologie pour ouvrir des chambres d’hôtes

Client stressé, fatigué en arrivant, totalement insensible à tout ce que vous leur racontez sur la beauté de la région et de sa gastronomie, eux ce qu’ils veulent, c’est prendre une douche et que vous leur fichiez la paix. Les mêmes, ressuscités une heure plus tard, seront ravis de prendre un verre et de discuter restaurants.

Petit déjeuner, certains n’ouvrent pas la bouche avant le troisième café et vont avoir du mal à supporter votre doux babillage. J’ai un ami revenu épouvanté d’un week-end en chambres d’hôtes : « la propriétaire s’est collé à moi et m’a parlé pendant une heure des phoques que je pouvais voir si je me baladais sur la plage, évidemment je n’en ai pas vu un seul et elle m’a gâché mon petit déjeuner ». Dix ans après quand je veux l’énerver, je lui dis le mot magique « phoque », ce pauvre animal, n’y est vraiment pour rien cependant.

D’un autre côté, aussi disponible que vous le serez, vous ne pourrez pas être à la disposition des hôtes vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Comment faire dégager en douceur ceux qui s’incrustent au petit déjeuner avec leur carte à vous demander des bons plans en pagaille alors que vous avez les chambres d’hôtes à refaire, comment ne pas vous faire harponner quand vous êtes en train de vous occuper de votre jardin, de piquer une tête dans la piscine, que vous voulez remonter voir votre famille le soir…

Quand je vous disais qu’il fallait de la psychologie pour tenir des chambres d’hôtes. Sentir si ses hôtes ont envie ou pas de parler, savoir se retirer en douceur pour ne pas se faire kidnapper sans qu’ils le ressentent comme un rejet… Vous trouverez vos marques quand vos chambres d’hôtes seront ouvertes, rien ne vaut l’expérience, je suis sûre que tous les propriétaires de chambres d’hôtes installés vous le confirmeront..

 

Ecrit par Caroline Kyberd - Accueillir Magazine dans C'est un projet de vie | Mots-clé :, , ,
déc
08
2011
4

Il faut du tact pour ouvrir des chambres d’hôtes

Quand je raconte des anecdotes sur ce blog ou dans Accueillir Magazine, elles m’ont toujours été racontées par des propriétaires. En voici deux pour vous montrer qu’il va falloir avoir du tact et ça c’est inné ou pas, mais encore faut-il réfléchir aux situations embarrassantes, pour éviter de se planter.

- deux chambres réservées, trois adultes, oui mais qui va avec qui.
Tact : « voici vos deux chambres, je vous laisse vous organiser. »
Manque de tact, « Madame prendra la grande chambre avec son compagnon et l’autre Monsieur a la chambre à côté ».
Oui mais si c’est un couple homo qui voyage avec une amie ou parente ?

- Une chambre réservée, différence d’âge évidente.
Tact : « la chambre vous convient-elle ? »
Manque de tact : « Madame et son fils préféreront probablement la chambre avec deux lits séparés ».
Et bien non, c’était un couple et Madame n’a certainement pas apprécié la réflexion.

Un créateur averti ne se fera pas avoir ou peut-être que si une fois. Nul n’est parfait et on ne peut pas réfléchir en permanence à ce qu’on dit, la spontanéité, ça existe. Qui d’entre-vous n’a pas fait une gaffe dans un dîner en se trompant sur qui est avec qui ou en demandant à un père plus âgé que la moyenne si ses petits-fils vont bien quand il s’agît de ses fils ? Vraie question comment allez-vous rattraper la situation ? A mon avis, en enchaînant carrément sur autre chose, la région, le repas…, parce qu’il y a des choses pas rattrapables.

Ecrit par Caroline Kyberd - Accueillir Magazine dans C'est un projet de vie | Mots-clé :, , , ,
déc
01
2011
4

Acheter une maison pour l’activité de chambres d’hôtes oui, mais aussi la vendre

Tout le monde n’a pas une maison de famille qui convienne pour y créer des chambres d’hôtes, donc il faut acheter la maison d’hôtes. Comme ce blog s’adresse à ceux qui ont un projet à court, moyen ou long terme, forcément j’y parle souvent immobilier, notamment parce qu’on peut se tromper sur tout sauf sur l’achat de la maison.
On peut changer une peinture, jeter un site internet, déplacer une baignoire, cela fait râler, mais l’achat de la maison, cela engloutit quand même, à quelques exceptions près, tout le patrimoine, voire on a besoin d’un prêt bancaire – qui se rembourse.

Quand on achète une maison pour y faire plusieurs chambres d’hôtes, c’est une grande bâtisse. Le créateur de chambres d’hôtes, devenu exploitant, fait pendant des années des travaux, il valorise énormément le bien immobilier. Piscine, spa, jardin paysagé, fresques, mobilier de qualité…
Le problème se situe à la retraite, on n’a pas toujours un enfant ou un proche qui veut reprendre l’activité, dont on veut vendre la maison d’hôtes, car c’est trop grand pour y vivre seul ou en couple.

Le problème, qui va acheter ? Il y a des maisons d’hôtes qui sont devenues tellement atypiques comme maison d’habitation qu’elles vont avoir du mal à séduire une famille. Qui a envie de mettre des enfants ou adolescents dans une dépendance du bout du jardin ?
Elles atteignent un tel niveau de sophistication, que leur prix est également conséquent, sûrement mérité, mais inatteignable pour l’ensemble de la population qui veut y vivre mais pas en vivre.
Alors certes, il y a des créateurs qui achètent des maisons d’hôtes en activité, mais cela restreint quand même singulièrement le marché, on parle peut-être d’une centaine de ventes par an.
Et c’est ainsi que je vois des propriétaire fatigués, malades ou avec un autre projet de vie, devoir continuer l’activité plusieurs saisons, en espérant qu’une opportunité se présente.

Alors que faire ?
Quand on achète une maison pour y faire des chambres d’hôtes, se demander si on l’achèterait pour sa famille, c’est facile à dire, mais cela ne fait pas avancer le dossier tellement c’est compliqué de trouver la bonne maison d’hôtes.
Je prendrais peut-être les choses différemment, en réfléchissant sur le prix d’achat de la maison. Je me dirais que quand je revendrai, ce sera au prix de l’immobilier et que les travaux d’amélioration et d’embellissement ne seront peut-être pas valorisés car cela rendrait le bâti trop cher, du coup ils doivent être amortis par l’activité de chambres d’hôtes et donc il faut blinder le business plan, pour qu’au final, mon activité ne m’ait pas coûté plus cher qu’elle ne m’a rapporté. Il faut quand même y ajouter les années de vie qu’on y passe, cela a aussi de la valeur.

NB. Je suis bien conscient que c’est une réflexion de période de crise économique qui vaut ce billet, où je vois mal dans ma boule de cristal plein de gens avec beaucoup d’argent et de gentilles banques très contentes de prêter se ruer sur de très belles maisons chères. Avec un peu de chance pour tous ceux qui s’apprêtent à créer, le problème de la revente immobilière ne se posera pas.

Des annonces de maisons d’hôtes à vendre sur le site d’Accueillir Magazine



Copyright © 2008 - 2012 ouvrir-chambres-hotes-leblog.com - Tous droits réservés - France - Theme thebuckmaker.com/aeros.