Beaucoup de personnes pensent qu’ouvrir des chambres d’hôtes, c’est aménager sa maison, recevoir des hôtes, proposer un petit déjeuner. Ils oublient que nous vivons dans un pays réglementé, que dès lors qu’on fournit des prestations de services ou des ventes de marchandises moyennant paiement, on relève de réglementations. Rien n’est impossible ou presque, à condition de s’informer au départ. Parce que mal ficelés, certains projets vont être plus compliqués qu’ils n’auraient dû l’être ou coûter plus cher.

Parmi les créateurs de chambres d’hôtes, il y a chaque année, une dizaine de personnes qui nous contactent en urgence à la rédaction d’Accueillir Magazine. Ils sont à un stade bien avancé de leur projet, ont déjà acheté la maison ou sont en promesse de vente, ils ont ou non fait les travaux pour aménager leurs chambres d’hôtes. Ils on investi beaucoup d’argent, de temps, d’énergie et c’est leur avenir qui se joue. Et tout se bloque et parfois définitivement et cela parce qu’ils n’ont pas pris en compte réglementations ou spécificités locales.

Dans les cas que nous avons rencontrés , il y a eu lors de la déclaration en mairie de l’ouverture des chambres d’hôtes, la découverte que la mairie avait pris un arrêté pour empêcher les extensions touristiques car le maire avait un problème de gestion des eaux usées de sa commune. C’est très rare, je le précise.
On nous a appelé aussi plusieurs fois sur le très classique achat d’une propriété agricole sans avoir pensé à vérifier que le changement de destination du bâtiment serait possible et sans condition suspensive dans la promesse. Cela malheureusement c’est plus classique, et il faut bien comprendre les règles d’urbanisme assez simples au demeurant, c’est par cela que nous commençons notre stage de formation 2 jours pour réussir l’ouverture de ses chambres d’hôtes.
Et celui de la créatrice, qui elle a pu renoncer à temps avant de signer l’achat de la maison, après avoir découvert que les chambres d’hôtes en activité qu’elle voulait acheter étaient dans une grange qui n’avait jamais jamais eu de déclaration de changement de destination. D’accord le maire n’avait rien dit mais rien ne disait que la situation allait perdurer ni qu’elle pourrait revendre un jour sans problème !

Autre cas, des chambres d’hôtes aménagées dans une maison située dans le lotissement. Le règlement de ce lotissement interdisait toute activité autre qu’habitation, à moins de trouver une faille dans sa rédaction et de le contester en justice, impossible d’ouvrir des chambres d’hôtes.
Dernier cas en date, une créatrice qui a acheté la maison en face de la sienne pour y faire des chambres d’hôtes. Non, la loi stipule bien qu’on doit habiter dans la maison et même tout à côté, juste de l’autre côté de la route, ce n’est plus la même propriété, ce n’est plus un accueil par l’habitant, ce ne peut pas être des chambres d’hôtes, et ça c’est la toute première réglementation des chambres d’hôtes.

Se lancer dans un projet de vie nouveau comme celui d’ouvrir des chambres d’hôtes, c’est passionnant. Mais autant éviter les grosses galères en cherchant de l’information avant d’être trop avancé dans le projet. Et le mieux cela reste la lecture d’Accueillir Magazine, car aucune réglementation ou difficulté n’échappera à votre attention.