Créer un site internet pour ses chambres d’hôtes, ce n’est pas la même chose que le référencer

Petite discussion le week-end dernier sur la façon d’être visible sur internet. Reprenons depuis le début, je suis plutôt branchée internet et mail. Si je créais mes chambres d’hôtes aujourd’hui, je compterai essentiellement sur internet pour les  faire connaître.

D’un autre côté, quand je regarde mon entourage, la plupart des personnes que je connais  se servent d’internet comme d’un Minitel amélioré, paniquent quand Windows leur envoie un de ses messages  incompréhensibles, se demandent à quoi sert le trombone dans Word, flottent quand on leur dit de se créer une adresse mail poubelle…  Bon, je reconnais que l’extra-terrestre pour eux c’est moi et que mes réflexions sur le SEO, le nofollow, le choix d’Apache ou d’un CMS… ne les intéressent pas du tout, d’ailleurs, cela n’intéresse absolument personne autour de moi !

Donc au final, lors de cette discussion ce week-end, je disais ne pas comprendre pourquoi peu de propriétaires de chambres d’hôtes essayent de  rendre visible leur site sur internet, autrement dit de le référencer. Peu écrivent une annonce détaillée, changent souvent leurs photos en ligne, échangent des liens, interviennent sur les réseaux sociaux, font des commentaires sur les blogs ou dans les forums…
Un de mes amis plein de bon sens, me dit  « Mais pourquoi le feraient-ils ? Ils n’en voient pas le résultat »

Vrai, la politique de référencement sur le net, c’est du long terme, c’est ingrat, c’est difficile de faire des liens, il faut regarder ses statistiques pour voir quels sites apportent du trafic et au final quand les clients téléphonent, eux-mêmes sont incapables d’expliquer comment ils vous ont trouvé. Quand on ne connaît pas l’envers du décor, on a un site internet parce que c’est devenu la norme, parce que la grande majorité des chambres d’hôtes en ont une comme elles ont une carte de visite papier. Et puis c’est tout, parce que pourquoi faire des efforts quand on n’a pas l’idée du résultat ou de comment cela marche ?

Le référencement sur internet, c’est un métier, c’est compliqué, il n’y a pas un système garanti, cela n’est jamais acquis, mais essayer de comprendre un minimum « intellectuellement » comment cela marche, se demander pourquoi quand on fait une recherche sur un moteur de recherche, celui-ci propose certains sites et pas d’autres et pourquoi il les classe  dans un certain ordre, c’est important. Sinon, il vous faudra aveuglément faire confiance à celui qui vous fera votre site internet et ce n’est pas facile de trouver quelqu’un de bon qui saura référencer votre site et puis cela coûte cher alors qu’il y a plein de travail que vous pourriez faire vous-même sans prendre trop de temps, juste en s’y consacrant un peu chaque jour.

Publié par

Caroline Kyberd - Accueillir Magazine

Rédactrice en chef d'Accueillir Magazine, la presse des chambres d'hôtes et meublés de tourisme, j'anime aussi les formations pour ouvrir maisons d'hôtes, gîtes ruraux et meublés de tourisme

7 réflexions au sujet de « Créer un site internet pour ses chambres d’hôtes, ce n’est pas la même chose que le référencer »

  1. Tout à fait d’accord avec Thomas « Nuit d’un jour ». « Faire » un site internet en soi ne doit pas être une finalité. Il faut de l’énergie et du temps, mais surtout être passionné pour avoir envie de faire connaître « à vos amis » (c’est le référencement naturel = gratuit) la vie de votre hébergement ! Alors, ne quittez plus votre appareil photos, immortalisez les bons moments et faites-les partager à vos futurs hôtes… Et puis, n’oubliez pas d’encourager vos hôtes à laisser un petit message sur votre livre d’or virtuel s’ils ont apprécié leur séjour (n’ayez pas de soucis, ceux pour lesquels cela s’est plus mal passé trouveront -seuls- le chemin de votre site pour faire part de leur -mauvaise- expérience mais c’est aussi la règle du jeu !!)

  2. Après une période de gestation de plusieurs mois, souvent proche de 9 mois d’ailleurs, vous donnez naissance, enfin, à votre site Internet. Vous lui avez donné le meilleur nom, et il est probablement déjà habillé de beaux habits.
    Il est bien là, mais il ne peut guère communiquer.

    C’est en fait ici que tout commence, il faut le nourrir, l’éduquer, le faire grandir. Le faire vivre, quoi !

    Allez, au boulot…

  3. Je connais ce parcours, j’ai dû lire la plupart des livres sortis sur le référencement ces cinq dernières années et je suis abonnée à je ne sais combien de flux RSS et de newsletters et au début de ma vie de webmaster amateur, j’ai repris les balises de mes sites je ne sais combien de fois ! Maintenant je me soigne, je ne suis plus membre de la secte du Pagerank et je me détends parfois à lire les commentaires sur les forums et blogs SEO de ceux qui essayent de trouver les secrets des algorithmes de Google -)

    Il faut faire preuve de bon sens en tout. Comprendre un minimum le fonctionnement des moteurs de recherche, sans y passer des heures permettra peut-être de ne pas se faire avoir par celui qui va faire le site internet de la maison d’hôtes. Et attacher un peu d’importance à la rédaction de ses textes en y mettant quand même les mots-clé importants, faire vivre son site comme on fait vivre sa maison, c’est payant même simplement pour les visiteurs humains.

  4. Tout ça c’est du baratin ! Ca fait des mois que je corus les stages de formation au référencement, que j’ai ajouté à mon site (créé il y a 13 ans !) blog, vidéo, adwords…Et quand je pousse les grands spécialistes de google dans leur retranchement, ils avouent ne pas savoir comme les robots travaillent. C’est le règne de l’aléatoire ! Un jour, tout est dans les mots clefs; 6 mois plus tard, tout a changé, il faut soigner le contenu. Patatras l’année suivante, et ce sont les liens qui ont la vedette.
    Je pense qu’il faut arrêter de se prendre la tête pendant que Monsieur Google se marre en coulisses de nous voir nous arracher les cheveux? Halte à la surenchère ! Respirons un bon coup et dépensons nos sous à acheter un billet de loto !

  5. Je suis moi-même webmstaer et on ne va pas ce leurré je fais, moi-même un peu de référencement en ce moment où j’écris ces lignes (même si je ne vais rien gagner, car le PR de cette page n’existe pas) mais j’en profite aussi pour dire que j’ai bien aimé cet article et j’ai l’impression de me voir en train de trimé enfin bref très bon article !!!

  6. Bonjour Caroline,

    Je me permets de réagir à votre billet du jour, ayant eu ces jours derniers deux expériences très… parlantes.

    J’accompagne les porteurs de projet dans la réalisation de leur hébergement (gîtes et/ou chambres d’hôtes). A l’occasion de notre formation, je les encourage vivement à créer, en même temps que leur projet, leur site internet, voire leur blog ou forum… afin de générer un peu de trafic et de « remonter sur la toile » !!!

    L’un de ces porteurs de projet a scrupuleusement suivi nos conseils et a, avant même les travaux, communiqué sur l’évolution de ceux-ci, la naissance des animaux de la ferme, les dernières plantations, la mise en eau de la piscine, etc. J’ai fait la « visite de fin de travaux » la semaine passée et ai été très agréablement surprise d’apprendre que le gîte, sur le point d’ouvrir, était déjà complet pour les 9 semaines à venir : les hôtes, avertis par des amis (?), recherchant un hébergement sur ABRITEL (service payant) ont cliqué sur le lien les dirigeant vers le site internet du futur gîte (http://www.gite-lacressonniere-vendee.fr/), ont fidèlement et régulièrement suivi les travaux et ont été enthousiasmé de lire l’engouement et le courage des propriétaires… : les propriétaires, ravis, m’ont également confié que cela leur a mis la pression mais les a encouragé à être prêt dans les temps.

    Un autre des porteurs de projet que j’accompagne ouvre ses portes ce samedi. Il a créé un site internet dès le début, mais depuis, plusieurs mois, apparaît sur sa page la mention « site en construction »… par manque de temps, de photos… Il va donc, à partir de maintenant, s’occuper de l’alimenter. Résultat des courses : nous sommes le 8 juillet et il a bien peur que la saison 2010 soit « morte » pour lui… même si les deux projets sont excellents…

    Alors, je pense que faire un site internet, cela peut être relativement facile si l’on s’entoure d’un bon webmaster qui vous laisse administrer le site, inclure des billets très facilement, intégrer des photos rapidement… ; cela peut, et nous en sommes convaincus, permettre de se faire sa place sur la toile et d’allécher les touristes toujours avides de nouveautés.

    je tenais à vous faire part de cette expérience vendéenne, qui, j’en suis sûre trouvera des échos partout ailleurs…
    Patricia POTIER
    Comité Départemental du Tourisme de la Vendée

  7. Bonjour,
    J’ai plusieurs clients qui ont des chambres d’hôtes, et pour lesquels j’ai optimisé leur site, dès qu’ils s’investissent un tout petit peu dans le e-marketing de leur maison (changement de quelques nouvelles de leur région, établissement de liens), leur site se retrouve durablement sur la première page… et les demandes de réservation vont croissant…
    Contrairement à votre ami, je pense que le résultat est très vite là !

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