Le stress quotidien du loueur de chambre d’hôtes

Une discussion récente avec un loueur de chambre d’hôtes me pousse à parler d’un sujet tabou, le stress.

Certes gérer des chambres d’hôtes ne peut être comparé à la responsabilité d’un pilote de ligne, sapeur pompier, policier ou chirurgien. Ceci étant le quotidien d’un loueur est fait de nombreux imprévus qui s’accumulent année après année. Il y a des hôtes désagréables, des arrivées tardives, des petits déjeuners ou la table d’hôtes dont il faut mieux ne pas brûler les plats, des changements d’horaires, des interruptions fréquentes, de multiples tâches à effectuer et des délais à respecter…
Il faut également y rajouter un sommeil perturbé par les imprévus nocturnes, les bruits, les inquiétudes et des journées souvent longues, sans parler des incertitudes relatives au chiffre d’affaires, aux nuitées perdues, aux annulations sans motif,, aux réservations en retard et au chiffre d’affaires.
Lorsque la maison est ouverte toute l’année, le loueur accumule cette tension sept jours sur sept, douze mois sur douze, alors que, dans le cas des métiers stressants, il y a des périodes de récupération.

Nous sommes tous différents face au stress. Certains pourront facilement s’adapter à ces imprévus, d’autres auront plus de mal. Ainsi, avant de vous lancer dans cette aventure et d’en définir les contours, je vous conseille de commencer par bien évaluer votre capacité à affronter ces tensions et à ne pas trop surestimer vos forces. Cela peut pousser à planifier des moments de détente hors de la maison, à limiter le nombre de vos chambres ou à envisager une fermeture annuelle en basse saison. Parce que dans tous les cas, la réussite de la maison d’hôtes repose sur vous et votre bonne humeur. C’est ce qui émane de vous qui rend la maison conviviale, vos rires qui rendent vos hôtes heureux et cela demande d’être pour partie au moins un peu zen !

Publié par

Caroline Kyberd - Accueillir Magazine

Rédactrice en chef d'Accueillir Magazine, la presse des chambres d'hôtes et meublés de tourisme, j'anime aussi les formations pour ouvrir maisons d'hôtes, gîtes ruraux et meublés de tourisme

3 réflexions au sujet de « Le stress quotidien du loueur de chambre d’hôtes »

  1. trouver un juste équilibre… et réussir à le mettre en application ! et là c’est pas gagné, comprendre les hôtes qui souhaitent être accueillis en amis… et ceux qui attendent un professionnalisme de l’hébergement, et ceux là, les mener tout doucement à comprendre la différence d’un accueil chez l’habitant, ce qui reste quand même le but premier des chambres d’hôtes. Les journées de 15 ou 16 heures, ce n’est quand même pas tous les jours, sauf en saison estivale, et là il faut impérativement s’octroyer un moment à soi, aux siens, faute de quoi la crise est proche… et ce sont les hôtes qui en pâtiront, non, ils n’ont pas besoin de nous toute la journée, oui on a le droit de s’offrir une ballade ou même la piscine publique et les papottages entre copines,faute de trouver le repos au bord de la sienne 🙂

  2. Imaginez vous avoir la famille chez vous pendant une semaine. Lorsqu’ils partent, vous soufflez et vous détendez car, même si c’est la famille, il y a une pression. La pression d’être attentif aux visiteurs, à leurs besoins, d’être disponibles, …

    Etre propriétaire de chambres d’hôtes est un peu la même chose.

  3. Je confirme !! Ancien des achats de la grande distribution pendant 25 ans….cadre le salaire rentre tous les mois certe, tension, pression ok, mais on ne joue pas avec son patrimoine et, au pire, en se faisant virer ( ce qui m’est arrivé plusieurs fois..)..il reste la case chômage…
    Mais…. quand meme quelle belle aventure… et c’est ce qu’il faut retenir pour durer !

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