Question qui va faire sursauter une bonne partie des lecteurs de ce blog, en tout cas les loueurs de chambres d’hôtes installés, et je les vois déjà râler en se disant : “mais elle est devenue folle”. Et pourtant, c’est la question que m’a posée il y a quelques semaines une dame, elle réfléchissait à créer des chambres d’hôtes. Et elle avait raison de s’interroger. Disons immédiatement, que vu sa réaction quand je lui ai répondu, je pense qu’elle abandonnera son projet, et tant mieux, elle n’était pas faite pour cela, autant s’en apercevoir avant d’avoir investi temps et argent.
Quand on est salarié – dans certaines entreprises ou administrations -, on sait quel est son taux horaire, du moins l’officiel. Schématiquement : salaire et éventuelles primes divisés par le nombre d’heures travaillées.
Mais ça c’est la version facile. Très nombreuses sont les professions qui savent qu’elles travaillent pour bien moins : cadres avec heures supplémentaires en pagaille, salariés équipés d’ordinateurs portables à la maison, employés et ouvriers qui essayent de soutenir leur entreprise en difficulté, autoentrepreneurs, patrons de petites entreprises, routiers…, la liste est longue. De ce point de vue, il y a vraiment une France coupée en deux, ceux qui travaillent seulement 35 ou 39 h et les autres.
Quand on crée chambres d’hôtes et dans une moindre mesure gîtes, on passe dans la catégorie de ceux dont le temps n’a plus de valeur faciale. Les revenus qui découlent de cette activité ne peuvent être mis en relation avec le temps passé : impossible de facturer au client de la table d’hôtes, le temps passé en cuisine. Comment intégrer dans le prix de la nuitée en chambre d’hôtes celui passé à faire sa comptabilité, à gérer son site internet ? Et l’accueil, le temps consacré à expliquer que visiter, comment s’y rendre, les bonnes adresses, tout ce qui fait la rencontre, l’accueil et la valeur de la maison d’hôtes, comment le comptabiliser ?
Si vous êtes en pleine réflexion pour la création de gîtes ou chambres d’hôtes, posez-vous cette question : êtes-vous prêt à accepter que votre temps ne soit pas monétairement quantifiable ? Et pour en vivre et avoir des revenus acceptables, êtes-vous prêt à travailler beaucoup ? Et la réponse va beaucoup dépendre de votre mentalité, de votre passé professionnel et de votre envie d’entreprendre. Ceci dit, ce que j’ai écrit est vrai pour toute activité où vous serez à votre compte.
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