Prendre sa retraite en ouvrant des chambres d’hôtes

Je rencontre de nombreux créateurs qui envisagent l’ouverture de chambres d’hôtes à la retraite. Ils y voient une façon de compléter leur revenu mais aussi de conserver une activité car ils appréhendent de se retrouver du jour au lendemain à la maison sans rien faire, alors qu’ils sont en pleine forme.

La retraite peut constituer un choc pour ceux qui avaient une vie professionnelle très dense avec de multiples responsabilités et contacts. La chambre d’hôtes les intéresse car cela permet de gérer cette transition en douceur et de passer d’une période de vie à une autre. En effet, accueillir des hôtes dans sa maison, c’est travailler en réseau avec les professionnels locaux, restaurateurs, office de tourisme… faire des projets, des travaux… se tenir au courant de l’actualité et faire de très nombreuses rencontres. Pour tous ceux qui ont une passion, le jardinage, l’histoire, la musique, la peinture… cela peut aussi permettre de partager ce goût avec ses hôtes et s’enrichir soi-même de tous ces contacts.

C’est en plus l’intérêt de gérer une petite TPE, de l’aménagement de la maison au quotidien, en passant par les réservations et la visibilité, on devient tour à tour webmaster, hôtelier, décorateur, cuisinier, animateur, femme de ménage, guide touristique, psychologue aussi…

Si tout cela ressemble à vos objectifs, rien ne sert d’envisager l’ouverture de quatre ou cinq chambres d’hôtes, deux ou trois sont certainement suffisantes et peut-être ouvertes seulement une partie de l’année. Certes le chiffre d’affaires sera plus faible mais la charge de travail le sera également. Cela va vous permettre d’être plus disponible pour vos hôtes et de conserver du temps pour vous ou pour votre passion, pour voyager, visiter la famille…

Avant de vous lancer, pensez à vérifier cependant que vous pourrez mener cette activité sans mettre en péril votre pension de retraite. Et ça c’est une recherche personnelle parce qu’il n’y a pas une carrière qui ressemble à une autre et les caisses de retraites, selon que vous avez été fonctionnaire, militaire, dans le secteur privé, expatrié ou à carrière multiple…, ont des règles différentes.

La question du statut juridique est primordiale, renseignez-vous. Nous proposons un ouvrage dédié aux régimes juridiques et fiscaux pour faire chambre d’hôtes : Chambres d’hôtes, Panorama des solutions juridiques et fiscales.

Publié par

Caroline Kyberd - Accueillir Magazine

Rédactrice en chef d'Accueillir Magazine, la presse des chambres d'hôtes et meublés de tourisme, j'anime aussi les formations pour ouvrir maisons d'hôtes, gîtes ruraux et meublés de tourisme

Une réflexion sur « Prendre sa retraite en ouvrant des chambres d’hôtes »

  1. J’aime beaucoup votre article, il est très réaliste. On ne mesure pas toujours la somme de travail que représente une chambre d’hôte, ni le temps que cela demande. La disponibilité est importante car elle s’étale sur la journée complète. Le petite déjeuner peut être demandé assez tôt le matin, ce qui nécessite de se lever bien avant pour être prêt, où plus tard que prévu parce que les personnes ne se sont pas réveillées.
    Les échanges sont souvent passionnants (où pas)et entraînent parfois beaucoup plus loin que l’on ne le pense.
    Il est alors temps de nettoyer les chambres et cela nous mène à midi. L’après-midi les personnes n’arrivent pas toujours en fin d’après-midi. Il n’est pas rare qu’elles soient là vers 16 heures (je pense aux personnes à bicyclette ou à pied par exemple) ou beaucoup plus tard que prévu alors qu’une sortie était au programme. Le but n’est bien sûr pas de dissuader les personnes qui ont envie de créer des chambres. C’est un beau métier, mais même à petite échelle, cela reste un métier d’accueil. Et si il n’y a pas de passion, cela devient vite une charge. Il faut apprendre à toujours se renouveler, oublier ses problèmes parce que les personnes viennent pour se détendre et oublier les leurs.
    Il faut se tenir au courant de ce qui se passe dans les alentours, connaître les restaurants, les essayer, visiter les musées, bref être un mini syndicat d’initiative. Et cela c’est vraiment très très intéressant…
    Bon courage à tous, beaucoup de beaux projets et de succès dans les entreprises.

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