Faut-il faire classer son gîte ou son meublé de tourisme ?

  • Le classement en étoiles concerne les gîtes ou meublés de tourisme ou locations saisonnières et pas les chambres d’hôtes
  • Il se base sur un référentiel de 1 à 5 étoiles et est effectué par un organisme agréé par l’Etat
  • C’est une démarche volontaire et non obligatoire qui peut avoir des conséquences fiscales pour le loueur

La question du classement des gîtes et des meublés de tourisme revient souvent chez les créateurs lorsqu’ils réfléchissent à leurs travaux et à leurs aménagements. En effet, ils ont un impact important sur le niveau de classement qui va de 1 à 5 étoiles et la grille officielle fait la part belle aux superficies et aux équipements.

Tout d’abord, il faut préciser qu’il n’y a pas d’obligation à faire classer un gîte ou un meublé de tourisme. C’est une démarche volontaire du loueur qui fait le choix ou non de demander une visite de classement. Ce classement est valable cinq ans et le coût de la visite, souvent autour de 150 euros, est à sa charge.
Le classement a de nombreux avantages. Il rassure le client sur le niveau de qualité de l’hébergement lors de la réservation. Il permet au loueur d’être présent sur de nombreux sites officiels qui ne présentent que les hébergements classés. Et le loueur bénéficie également de plusieurs avantages fiscaux dont un plafond de chiffre d’affaires annuel de 82 200 euros et un abattement de 71% s’il relève du régime micro.
En revanche, le loueur est moins libre de ses choix puisque les superficies, les aménagements et les équipements doivent satisfaire aux critères de la grille de classement. Pour être bien classé, il va peut-être devoir faire des travaux ou investissements complémentaires qui ne pourront s’amortir qu’avec le temps. Cela va probablement renchérir ses tarifs de location. Et, mieux il sera classé, plus la taxe de séjour qu’il devra collecter sera élevée.

La réponse à la question du classement tient de la fiscalité puisque le classement en étoiles peut être très avantageux pour les loueurs de gîte fortement taxés ou dont le chiffre d’affaires annuel dépasse 32 900 euros. Elle tient aussi et surtout de l’étude de marché. Inutile de chercher un classement trop élevé si la demande n’est pas là, inutile également de vouloir un classement si le gîte est atypique et ne peut rentrer dans la grille ou que ce classement va nécessiter trop d’investissements. En un mot, il faut faire preuve de pragmatisme. Pour réfléchir à ces sujets, nous proposons un stage d’une journée dédié aux créateurs de gîtes et meublés de tourisme « Une journée pour tout savoir ».

Publié par

Caroline Kyberd - Accueillir Magazine

Rédactrice en chef d'Accueillir Magazine, la presse des chambres d'hôtes et meublés de tourisme, j'anime aussi les formations pour ouvrir maisons d'hôtes, gîtes ruraux et meublés de tourisme. Retrouvez-moi sur https://www.accueillir-magazine.com

5 réflexions au sujet de « Faut-il faire classer son gîte ou son meublé de tourisme ? »

  1. Bonjour Gill,
    Il est difficile de répondre à votre question sans connaître les lieux. Ceci étant, la maison ou l’appartement loué en tant que meublé de tourisme doit être à l’usage exclusif du locataire pendant le temps de la location. Il n’est pas possible de partager avec lui une cuisine, un salon ou une salle d’eau. Il faut prévoir un accès indépendant au logement.

  2. Bonjour,
    Vous savez si le propriétaire peut être présent pour le meublé de tourisme ? C’est-à-dire que j’ai une maison, avec une pièce composé comme un studio. Le touriste peut être indépendant en vivant dans cette grande pièce. Je suis donc présent dans les autres pièces de la maison.
    Cordialement,

  3. Bonjour
    je me permets de répondre aux deux commentaires ci-dessus en même temps.

    @Sabine, merci pour votre témoignage et félicitations pour le projet. Comme vous proposez des chambres d’hôtes, vous n’êtes pas concernée par le classement dont je parle.
    Ce classement, autrefois classement préfectoral, est le classement national en étoile. Il est fait par un organisme agréé. Il y a un classement en étoiles pour les meublés de tourisme, les hôtels, les campings, mais il n’y a pas de classement possible pour les chambres d’hôtes.
    Reste pour ces dernières le choix de se labelliser ou pas auprès d’une association, le plus souvent en épis chez Gîtes de France ou en Clés chez Clévacances, mais il y a bien d’autres labels. https://www.ouvrir-chambres-hotes-leblog.com/se-renseigner/est-ce-que-je-dois-etre-labellise.html.

    @Gilles, le classement est différent de la labellisation dont vous parlez. Depuis cette année, il y a une différence sur le plan du régime micro. La labellisation ne donne plus droit aux 71 % d’abattement fiscal et au chiffres d’affaires de 82200 €. La question se pose donc pour certains de se classer en étoiles, libre à eux d’être labellisé en plus, ça ce n’était pas le sujet de mon article.
    Quant aux prix des hébergements, désolée, mais je n’ai pas écrit que les hébergements labellisés étaient plus chers. J’ai écrit qu’à force de devoir satisfaire des grilles de classement de plus en plus exigeantes en matières d’équipements, les prix s’en ressentent nécessairement, encore plus puisque plus vous avez d’étoiles, plus la taxe de séjour explose et ça c’est une dépense contrainte pour le client qui entre dans le coût de son hébergement.
    Caroline

  4. un label qui joue correctement son rôle accompagne ses porteurs de projet le plus en amont possible,avant que les travaux soient achevés; cela permet de mettre en adéquation le projet avec les critères du classement souhaité.
    il y a dans votre article une contre vérité ;il n’est pas exact d’écrire que les prix proposés par des chambres labellisées sont supérieurs à ceux pratiqués par des chambres non labellisées ,le constat est exactement inverse.

  5. Bonjour,
    J’ai ouvert mes chambres d’hôtes cela fait maintenant 2 ans depuis fin mars .
    Ca marche fort cette année.
    J’ai lu les critères de classement et je pense que pour moi cela serait un mauvais choix car mes 4 chambres sont petites et je ne propose que 2 salles d’eau et toilettes.
    Les clients de chambres d’hôtes sont parfois très exigeants, beaucoup plus qu’il y a une vingtaine d’années où, dans une grande majorité des cas, nous partagions les sanitaires sans jamais y trouver à redire.
    Ma maison est à l’origine une maison d’habitation que j’ai fait, certes , rénover et le grenier a été aménagé.
    Mais elle reste avant tout une maison d’habitation, pas un hôtel.
    Je m’élève d’ailleurs à ce sujet contre une émission de TV bien connue où tout est sujet à critique, quitte à créer de toute pièce des défauts, des participants me l’ont dit !

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