Des outils à votre service, les formations et le pack du créateur

La formation, deux jours pour ouvrir sa maison d’hôtes

Vous avez le projet ou tout simplement l’envie d’ouvrir des chambres d’hôtes avec peut-être également un table d’hôtes et un gîte ou un meublé de tourisme. Vous vous posez des questions et souhaitez mettre toutes les chances de votre côté. Notre formation, deux jours pour ouvrir sa maison d’hôtes, vous apporte des réponses précises et des informations fiables. A l’issue des deux jours de stage, vous aurez en mains tous les outils nécessaires pour réussir votre projet et vous lancer dans votre nouvelle vie.

Pourquoi venir chez nous ?

En tant que journalistes, nous sommes des observateurs indépendants. Nous étudions le secteur des chambres d’hôtes, des gîtes et des meublés de tourisme depuis plus de 10 ans. Nous en connaissons les réglementations en détail et savons comment elles sont appliquées localement. Nous visitons de nombreuses maisons d’hôtes dans tous les coins de France, nous avons vu des idées géniales, d’autres moins, des succès et des échecs. Nous vous faisons gagner du temps et éviter les pièges de la création.

Un stage court et complet

Deux jours sont suffisants. En effet, la création d’une maison d’hôtes est un projet à la portée de tous ou presque. Il faut juste être clair sur les points importants, ceux qui pourraient mettre en péril votre projet.
Découvrez le programme, les dates et les prix sur le site d’Accueillir Magazine et inscrivez-vous.

Gîtes, meublés de tourisme, une journée pour tout savoir

Votre projet porte uniquement sur l’ouverture d’un gîte ou d’un meublé de tourisme à la ville ou à la campagne, nous vous proposons une formation d’une journée centrée uniquement sur ce sujet.
Découvrez le programme, les dates et les prix sur le site d’Accueillir Magazine et inscrivez-vous.

Le pack du créateur de chambres d’hôtes

Vous recherchez un guide pratique et complet sur la création de chambres d’hôtes. Nous vous proposons le Pack du créateur de chambres d’hôtes, un ouvrage remis à jour plusieurs fois par an. Il vous apporte un fil conducteur pour réfléchir à votre projet et vous poser les bonnes questions mais également des réponses claires sur le sujet des statuts juridiques et des régimes fiscaux et sur celui de l’étude de marché.
Vous pouvez acheter le Pack du créateur par courrier ou directement en ligne sur notre site internet. En cadeau, vous recevrez le numéro en cours d’Accueillir Magazine !

Accueillir Magazine, découvrez le magazine du secteur

Vous avez comme projet la création d’une maison d’hôtes ou peut-être également d’un ou plusieurs gîtes. Vous souhaitez suivre l’actualité de ce secteur, vous informer sur la fiscalité et la réglementation, repérer de bonnes idées, lire des témoignages de loueurs ou visiter leur maison d’hôtes.
Nous vous proposons de prendre le temps de faire le tour de tous ces sujets tous les deux mois grâce à Accueillir Magazine. Depuis 2006, le magazine informe loueurs et créateurs en toute indépendance avec comme seul objectif de leur être utile pour leur activité.
Pour recevoir le magazine, abonnez-vous dès aujourd’hui !

 

Pourquoi les chambres d’hôtes ferment-elles ?

Le nombre de maisons d’hôtes est stable désormais en France, les ouvertures compensent les fermetures de chambres d’hôtes. Ce n’est pas forcément perceptible tant les médias parlent des créations, des projets, des nouvelles adresses de charme ouvertes et consacrent un espace médiatique important à la chambre d’hôtes. Lors de nos formations pour ouvrir une maison d’hôtes, j’ai régulièrement la question de savoir pourquoi certaines maisons ferment.

Comme toute entreprise

Evidemment, il y a toutes les raisons logiques :
– On arrête l’activité pour la retraite après quelques années voire plus de vingt ans, tout dépend quand on s’est lancé dans l’aventure et quels étaient les objectifs de départ, pour certains, c’était une activité sympathique le temps de compléter quelques années de cotisations retraite aussi.
– Mutation du conjoint, divorce, maladie, raisons familiales, on n’a pas le choix, cela se produit partout malheureusement, en maison d’hôtes aussi.

Mais en chambres d’hôtes comme dans tous les autres types d’activités économiques, il y a aussi des arrêts liés à l’échec. Mauvais taux de remplissage, trésorerie en berne, les causes sont connues et classiques, ce qui est intéressant ce sont les raisons.

La trésorerie

Vu les taux d’intérêts très bas en ce moment, la question se pose d’emprunter un peu plus à son banquier et de garder de quoi faire face aux dépenses les premiers mois.
Notamment quand on crée une maison d’hôtes, les travaux par expérience prennent plus longtemps que prévu, ce qui provoque parfois un décalage du démarrage de la location et ils coûtent aussi plus chers ou il y a des imprévus, donc on vide sa trésorerie ou on doit se réendetter.
Malgré une étude de marché, on n’est pas à l’abri d’un décalage entre les prévisions de fréquentation et les réservations réelles des chambres d’hôtes et locations touristiques. Cela se corrige, se réajuste mais cela demande aussi d’avoir le temps –d’inverser la courbe-, non mauvais choix de mots, de trouver les solutions.

Sous-estimer la communication

Souvent, très très souvent, ont été sous-estimés les efforts à faire pour faire connaître son hébergement touristique, site internet, réseaux sociaux, annuaires, centrales de réservation, pas simple se s’y retrouver et de trouver les bonnes solutions pour sa maison d’hôtes. Si on n’a pas pris le temps de s’y pencher, si le site internet est en ligne seulement avec l’ouverture des chambres d’hôtes, le démarrage peut être plus difficile et donc retour sur la trésorerie défaillante.

La méconnaissance ou le manque d’information

ainsi que le manque de culture entrepreneuriale sont aussi un danger pour toute activité. Je rencontre encore des personnes qui ignorent la fiscalité et ne se rendent pas compte de ce qu’elles vont avoir à payer. Taxe de séjour, prélevée au sou le sou, encore ne faut-il pas oublier de la faire payer, CFE, l’ancienne taxe professionnelle, taxe foncière, cotisations sociales, impôts sur le revenu… Si on ne l’a pas prévu, cela ne va pas passer. Les factures d’eau et de chauffage peuvent faire très mal aussi. En un mot si on s’est lancé sur ses seules prévisions de chiffre d’affaire en pensant que trésorerie égale revenus, cela conduit peut-être à la cessation de paiement ou à la faillite. Et malheureusement je rencontre des porteurs de projet qui sous-estiment l’importance de faire un budget complet et réaliste. Parce que cela semble simple de tenir une maison d’hôtes !

Avoir négligé la réglementation

Cela peut aussi conduire à la fermeture administrative ou à l’impossibilité de menser à bien une partie de son projet, à moins que les coûts engendrés par les erreurs soient impossibles à couvrir.

En dernier et pas le moindre,

L’erreur dans le choix du projet initial

La chambre d’hôtes véhicule une sorte d’imaginaire, – oserai-je dire fantasme ? – qui voit des personnes s’y lancer. Elles sont heureuses le temps de la création, l’adrénaline, la recherche de l’immobilier, l’aménagement, les travaux, la décoration, mais malheureuses quand vient le temps d’ouvrir les chambres d’hôtes, d’accueillir au quotidien, ce qui est bien l’objectif final d’une maison d’hôtes. Ces maisons ouvrent et referment très vite. Ceci dit, j’ai l’impression qu’avec Bienvenue chez nous, l’émission anti-chambres d’hôtes, cet imaginaire est en voie de disparition !

Je vous souhaite de vous épanouir dans votre activité future de loueur de chambres d’hôtes ou locations touristiques, pour cela il faut s’informer et tout mettre à plat. Parce que les mauvaises surprises, il les faut mieux sur le papier que quand on est installé. Et pour bien démarrer un projet, et bien il y a notre pack du créateur et vous pouvez aussi venir nous rencontrer dans nos formations, nous vous parlerons, Charles et moi, de tous les sujets à penser, des pièges à éviter et vous saurez tout des réglementations, de la fiscalité, du budget, du business plan, des moyens de se faire connaître…
Bon courage car un projet bien conçu a toutes les chances de voir la réussite de sa maison d’hôtes.

Quelle est la différence entre chambres d’hôtes et maison d’hôtes ?

La différence est dans les faits importante. L’appellation “chambre d’hôtes” est réglementée, – définition légale dans la Loi 2006-437 du 14 avril 2006 et son Décret 2007-1173 du 3 août 2007 dont vous trouverez les textes en ligne sur le site d’Accueillir Magazine.

On ne peut utiliser l’appellation “chambre d’hôtes” qu’en respectant la loi et son décret et donc en ayant fait, ce qui en découle, sa déclaration en mairie.
Alors que rien ne définit maison d’hôtes, château d’hôtes, demeure d’hôtes, appartement d’hôtes ou toute autre variante que vous pouvez croiser au hasard du web.

Des petits hôtels surfent sur l’appellation “maison d’hôtes”, des gîtes de groupe aussi… et bien sûr les chambres d’hôtes.
Cela n’empêche dans les faits aucun de ces types d’hébergements de devoir respecter les réglementations en vigueur qui les régissent.
Le seul problème pourrait être dans une sorte de communication mensongère voire carrément de pratique commerciale trompeuse, car en “maison d’hôtes”, le client, pas toujours averti des subtilités juridiques, s’attend à juste titre à un accueil personnalisé chez l’habitant. Si cela n’est pas le cas, le visiteur ne sera pas satisfait et il saura l’exprimer sur le net, les sites d’avis de voyageurs s’en font l’écho.

Nous-mêmes, à la rédaction d’Accueillir Magazine, utilisons les deux dénominations car sinon “chambres d’hôtes” désigne aussi bien le bâtiment que la pièce et on ne s’y retrouverait plus. Cela donnerait des textes aussi limpides que la “chambre d’hôtes” située dans le bâtiment “chambres d’hôtes”, etc.

Quant à Google, il semble proposer indifféremment les mêmes résultats selon qu’on tape maison d’hôtes ou chambres d’hôtes, il fonctionne de plus en plus par champs sémantiques et apparentés, je pense, qu’il assimile plus ou moins les deux appellations comme similaires.

Agrément pour chambres d’hôtes, comment l’obtenir ?

L’agrément est une question qui revient souvent chez les créateurs lorsqu’ils commencent à réfléchir à leur projet de chambres d’hôtes, l’affiliation auprès d’un label aussi.

Tout d’abord, il n’existe pas d’agrément pour faire chambre d’hôtes. Il n’est pas nécessaire de faire une demande préalable auprès d’une administration locale ou départementale pour obtenir une autorisation d’ouverture. En revanche, comme je l’ai déjà indiqué sur le blog, il faut déclarer son activité de chambres d’hôtes à la mairie un peu avant l’ouverture de son hébergement. Il faut bien sûr que l’activité soit en règle, que ce soit sur le plan de l’urbanisme, des réglementations, des règlements éventuels de copropriété ou lotissement…

Ensuite, il n’y a pas d’obligation de classement lorsque l’on fait chambres d’hôtes et il n’existe pas de classement officiel, comme c’est le cas pour les hôtels, les campings ou les meublés. Le loueur peut, s’il le souhaite, demander le classement de ses chambres d’hôtes auprès d’un label, comme Gîtes de France, Clévacances, Fleurs de Soleil, Accueil Paysan… Il peut aussi choisir de ne pas faire classer ses chambres. La moitié des loueurs de chambres d’hôtes détient un classement, l’autre moitié non.

Le fonctionnement des labels implique également une adhésion. Le loueur qui demande le classement doit également adhérer à l’association des loueurs et celle-ci doit accepter son adhésion. C‘est une spécificité et c’est pour cette raison que l’on parle parfois d’affiliation. Dans d’autres secteurs du tourisme, ce ne sont pas les mêmes structures qui classent les établissements et qui fédèrent les professionnels. Il y a d’un côté des cabinets d’audit agréés et d’un autre des syndicats professionnels.

Demander le classement et adhérer à un label sont des décisions qui nécessitent un peu de réflexion.
Cela représente un budget pour le futur loueur, le coût de l’adhésion à l’association et la cotisation annuelle,  mais surtout très probablement des travaux à effectuer pour obtenir le classement voulu et des investissements pour l’équipement demandé. Le label peut en effet refuser l’adhésion du loueur de chambres d’hôtes si l’hébergement ne répond pas à sa charte.
La question de la labellisation ou du classement ou de l’affiliation à un label est donc une question à traiter en début de projet quand on se dit que ça y est, on y va, on va créer ses chambres d’hôtes.

 

Ne pas avoir peur de l’étude de marché

J’en profite pour faire un point de la journée passée au Forum de l’Emploi des Cadres et de la Création d’Entreprise hier.
A côté des questions classiques auxquelles nous avons répondu – le nombre maximum de chambres d’hôtes, le fonctionnement du statut d’auto-entrepreneur, la rentabilité des chambres d’hôtes… –  nous avons discuté avec un autre exposant qui accompagne les créateurs d’entreprises et qui est lui aussi confronté à un tabou “l’étude de marché”.

Ces mots font peur à de nombreux créateurs d’entreprises, si bien que certains évitent cette étape, d’autres sont convaincus qu’ils n’en apprendront rien, ils ont déjà tout projeté dans leur tête, ils sont sûrs de connaître leur secteur.
Et pourtant c’est l’étude de marché qui va permettre de faire des choix. Pour les chambres d’hôtes, comment définir ses prix, ses aménagements, ses équipements, ses arguments promotionnels et ses outils de communication sans avoir au préalable analysé le tourisme sur son territoire ?
Faut-il adhérer à un label ? Faut-il avoir un site internet limité à quelques pages ou plus riche et traduit en plusieurs langues ? Il n’y a pas une vérité absolue mais uniquement des vérités relatives fonction du territoire, des hébergements existants et des attentes des visiteurs.

Pour les porteurs de projet qui ne sont toujours pas convaincus de l’utilité de l’étude de marché, un calcul financier peut peut-être les décider à s’y pencher. L’étude de marché va révéler des investissements judicieux qui vont séduire les hôtes mais aussi les dépenses à éviter parce que les aménagements pensés ne sont pas attendus, ce n’est peut-être simplement pas la bonne région ou la bonne maison pour les y proposer.
Faire une étude de marché pour créer sa chambre d’hôtes, peut sembler très compliqué, mais dans les faits, pour ouvrir une chambre d’hôtes, c’est à la portée de tous, cela demande une ou deux journées de travail, un peu de méthodologie et d’organisation, c’est dommage de s’en priver.

Projet de chambres d’hôtes, garder la passion d’entreprendre !

Un projet comme celui de créer des chambres d’hôtes se projette en général sur des années. On y pense, on commence à se renseigner, on décide de passer à l’acte et avec les délais liés à l’achat de la maison et/ou la réalisation des travaux, il se passe souvent plusieurs mois voire années. Or pendant ce temps, le projet a évolué, le tourisme et ses tendances aussi, je ne parle pas de l’actualité juridique et fiscale parce que là ce n’est pas en mois qu’il faut compter mais en semaines, en ce moment, les textes se succèdent, nos législateurs sont inspirés !

Le projet va devoir s’adapter et se réadapter, je dirai que ce n’est pas propre aux créateurs mais aussi aux propriétaires installés, comme d’ailleurs à tout entrepreneur quel que soit son domaine d’activité, il faut toujours innover, se remettre au goût du jour, suivre les évolutions pour se faire connaître…
Je pense aussi que c’est un besoin pour continuer avec passion votre activité. Vous voyez-vous dans deux ou trois ans avec comme seule ligne de mire, servir des petits déjeuners et répondre au téléphone ? D’accord c’est un peu schématique, mais quel plaisir d’aménager  une nouvelle chambre, un bout de son jardin, de penser un stage thématique, de comprendre les ficelles d’internet et cela ne veut pas forcément dire investir financièrement !

Je rencontre souvent des porteurs de projet qui ont finalement comme objectif la création, l’aménagement, la décoration des chambres d’hôtes mais qui s’arrêtent d’évoluer une fois les chambres d’hôtes ouvertes et la déclaration en mairie faite. Et je retranscris l’opinion d’un inspecteur de guides avec qui je discutais il y a quelques mois, vous savez ceux qui passent chez  vous pour savoir s’ils retiennent votre adresse dans leurs guides imprimés ou web : cela se voit quand les propriétaires ont arrêté d’innover, d’avoir des idées, la maison vieillit, les propriétaires en ont marre, le ménage se fait de moins en moins, l’accueil s’en ressent et au final, nous sortons ces adresses de nos guides.

Alors puisque nous sommes encore en début d’année et vous en cours de projet, je fais le voeu que vous gardiez l’envie d’avoir envie, la passion d’entreprendre et d’accueillir et vos chambres d’hôtes seront toujours appréciées de vos hôtes !

NB. Pour suivre l’actualité législative, Charles vient d’écrire une nouvelle édition du Panorama des solutions juridiques et fiscales qui se trouve aussi dans le Pack du créateur pour expliquer les derniers textes parus et notamment les cotisations sociales obligatoires à partir de 16 000 euros de chiffre d’affaires !

Chambres d’hôtes et évolution de la société

L’INSEE vient de sortir une étude sur les Projections de population, où on apprend que Paris et banlieue n’attireront plus autant, qu’il y aura un retour en zone rurale avec certaines Régions qui vont voir leur population s’accroître et d’autres s’appauvrir. Quel rapport me direz-vous avec mes chambres d’hôtes ? Et bien, vous pouvez y trouver des sources d’inspiration pour vos aménagements. Et éventuellement si vous ne savez pas où acheter la maison d’hôtes, des idées de Régions dynamiques.

Premier constat, la population vieillit, à l’horizon 2060 un tiers de la population âgé de plus de 60 ans. Si j’étais vous, je me demanderai immédiatement ce qui va séduire des seniors dans mon offre. Pas d’escalier, certains équipement confort, douche plus que baignoire, des repas appropriés…

Certaines Régions, Sud et l’Ouest devraient voir la population se concentrer au détriment du Nord-Est, Auvergne et Limousin sont très dynamiques… Si vous n’avez pas une Région de prédilection où vous installer, ce qui est le cas de certains créateurs qui veulent ouvrir des chambres d’hôtes, n’ont plus d’attaches familiales en province, ne sont pas affectivement attachés à un territoire ou souhaitent partir vers un climat plus clément.
Où s’installer dans ce cas pour créer ses chambres d’hôtes ? Et bien je parierai sur une Région dont la démographie va augmenter, cela veut dire dynamisme, activité économique, personnes qui vont recevoir leurs familles, personnes qui vont chercher à s’installer et avoir besoin de se loger en attendant d’avoir acheté la maison de leurs rêves…
Encore une fois, l’activité de chambres d’hôtes ce n’est pas que le touriste en vacances, c’est aussi l’homme d’affaires ou le VRP, la personne qui rend visite à sa famille. Plus une région est dynamique, plus il y a de mouvements et après tout, ce sont bien des personnes en mouvement que vous allez chercher à accueillir, ceux qui restent devant leur télé sur leur canapé ne vous intéressent pas franchement.

Tout ça pourquoi ? Pas pour vous faire lire les études INSEE, vous avez sûrement bien d’autres choses à faire, mais pour rester informé, pour garder l’esprit en alerte et vous demander à chaque fois comment vous pourriez être concerné – et comment mieux faire qu’en vous abonnant à Accueillir Magazine où nous nous lisons et analysons ces tendances ?  Parce que vous avez un projet de création de chambres d’hôtes aujourd’hui, vous accueillerez des touristes demain et vous vendrez ou transmettrez peut-être votre maison d’hôtes après-demain après une vie dédiée à l’accueil et bien remplie. Et si votre projet n’évolue pas en même temps que la société, ses attentes, ses mouvements, il risque à un moment d’être déphasé, démodé, de ne plus plaire et ça ça coûte cher !

Faire le business plan des chambres d’hôtes

Le business plan quand on ouvre gîtes, meublés de tourisme ou chambres d’hôtes

  • c’est un document simple et compréhensible
  • A destination du banquier qui doit y retrouver histoire, plan de financement, budget, plan de trésorerie et chiffrages financiers
    Mais aussi, les plans d’action marketing, les opérations à mener, l’évolution sur les premières années et les chiffres réels du territoire qu’on a déterminé par l’étude de marché
    Le banquier ne se déterminera pas au nombre de pages mais au sérieux du contenu et il sait l’évaluer
  • Et pour soi-même, le porteur de projet, car il oblige à éclaircir sa pensée, à traquer les coûts, à estimer sa rentabilité, à se demander comment on va faire, à réfléchir à ses choix juridiques, son statut et les cotisations sociales qui en découlent.
  • En résumé, le business plan, c’est l’histoire et le coût du projet d’un côté, ses perspectives et revenus à en attendre de l’autre, avec au milieu les actions qu’on va mener

Il y a peu de temps une créatrice de chambres d’hôtes m’a expliqué qu’on lui avait conseillé d’utiliser un modèle pour formaliser son business plan. Le dossier était dense avec des tableaux et de multiples onglets à remplir. Il fallait un certain temps rien que pour comprendre le fonctionnement du business plan et il était impossible de répondre à la plupart des questions telles qu’elles étaient formulées.

Business plan oui mais adapté

Il existe en effet sur le net ou sur les sites internet des banques de nombreuses trames de business plan avec des listes de questions à se poser et des quantités de pages. Certains sites en génèrent en série en remplaçant juste le titre ! Le business plan que cette créatrice m’a montré faisait au moins une centaine de pages, impossible à comprendre pour qui n’en a jamais fait. Outre une forte envie de le reposer immédiatement ou d’aller prendre une aspirine, le souci tient au fait que les questions ne sont pas adaptées aux chambres d’hôtes et qu’en définitive le créateur risque de passer à côté des vrais enjeux de sa création de maison d’hôtes. Pour mieux saisir de quoi je parle, je peux vous citer quelques questions types tirées de ces documents : Quel est le volume du marché ? Quel est le pourcentage du marché objectif de l’entreprise ? Quels approvisionnements prévoir ?

De plus, aucun cheminement de création n’est linéaire. Chacun a sa façon de raisonner et va prendre en compte les différents aspects du projet dans l’ordre qui lui paraît logique. A-t-il déjà le bâtiment ? Doit-il l’acheter ? On voit bien qu’aucune trame type ne résistera longtemps à ce type de questionnement.

Comprendre son business plan avant tout

Mieux vaut oublier tout le jargon des experts des business plan qui compliquent à ravir pour vendre des prestations d’accompagnement et se dire qu’à un moment il est utile de formaliser son projet. Je vous propose d’adopter un format simple, du type :

1/ une description succincte du projet
2/ une présentation du créateur, ses objectifs, ses atouts, ses faiblesses, son entourage
3/ une étude du territoire et du tourisme local avec choix d’un positionnement pour son offre et argumentation
4/ un plan d’action avec l’ensemble des opérations à mener y compris après l’ouverture de la maison d’hôtes
5/ les choix juridiques et fiscaux
6/ les chiffrages financiers, budget, financement et trésorerie

Pour vous aider dans ces réflexions, nous avons mis à votre disposition sur le site d’Accueillir Magazine un fil conducteur adapté à la création de chambres d’hôtes.
https://www.accueillir-magazine.com/createurs/
et nous offrons aux porteurs de projets qui suivent nos formations deux jours pour ouvrir ses chambres d’hôtes, une trame de budget et un business plan adaptés, à remplir.

Le concept de la maison d’hôtes qui marche

Quand ils réfléchissent à la création de leurs chambres d’hôtes, certains porteurs de projet viennent vers moi avec une forte attente, ils veulent savoir quel est le type de maison d’hôtes qui marche bien. Ils sont à la recherche du Concept avec un grand C, du mode d’emploi qui réussit à tous les coups.

Réussir à coup sûr son projet de maison d’hôtes

Il est vrai que certains secteurs économiques fonctionnent sur ce principe, à commencer par toutes les franchises, de la coiffure à la restauration rapide. Certains sites internet proposent même de choisir votre enseigne en fonction de votre apport personnel, de votre zone géographique et vous listent les enseignes en vrac tous secteurs confondus en vous garantissant le succès. Pour ce faire, chaque franchiseur a défini un fonctionnement très précis et le franchisé se lie à lui par un contrat fort avec clauses de non-concurrence et d’exclusivité. Le même magasin, à peu de choses près, va ainsi exister en Bretagne ou en Provence.

La chambre d’hôtes me paraît très loin de ces enjeux. Il me paraît improbable de fonctionner de la même manière dans différents points de l’Hexagone. Dans tous les cas, personne ne reproduira le même environnement et le même accueil.

Des attentes des hôtes autres que des critères techniques

Certes, certaines attentes des clients sont souvent les mêmes, à commencer par le calme et le confort, par bien dormir, un bon petit déjeuner, de la propreté… Ce sont les fondamentaux techniques, mais cela ne suffit pas à normer une prestation. L’attente des visiteurs est dans l’authenticité, dans le contact humain et dans de multiples aspects qui ne rentreront jamais vraiment dans un cahier des charges. Encore plus parce que ce concept “clé en main” est bien à l’opposé de la chambre d’hôtes,  à chaque fois unique.

La maison d’hôtes qui marche, cela tient probablement plus au fait que le créateur s’est très fortement impliqué dans son projet et qu’il a fait preuve d’imagination et surtout, surtout qu’il est lui-même heureux dans son activité.

Si j’ai donc un conseil à vous donner, oubliez ce concept clé en mains. En revanche, cela ne vous empêche pas de regarder les chambres d’hôtes que vous aimez et de vous demander ce qui fait la différence entre celle-ci et une autre,  parce qu’il y a toujours et partout plein de bonnes idées qu’on peut s’approprier.