Accueillir Magazine, les articles à la Une du numéro 103

Le numéro 103 Janvier/Février 2023 vient de paraître. La rédaction d’Accueillir Magazine vous présente les articles qu’elle a choisi de mettre à la Une.

Des équipements novateurs

Le dossier du numéro de janvier/février est consacré à une vingtaine d’innovations à destination des chambres d’hôtes, gîtes ou meublés de tourisme. L’idée de la rédaction, vous faire découvrir des outils pour simplifier les taches du quotidien, effectuer de petites rénovations facilement, se préserver des punaises de lit…

Subvention, bénéficier du Fonds Tourisme Durable

Les hébergements touristiques peuvent bénéficier d’une aide pour financer des travaux ou des actions en faveur du tourisme durable. Nous avons choisi de vous présenter le témoignage et les conseils d’un loueur qui vient de bénéficier d’une subvention.

LMP ou LMNP

Sur le plan fiscal, la location meublée peut être exercée à titre professionnel ou non-professionnel. Cette distinction a de multiples conséquences. Nous y consacrons un article complet.

Les surprises du budget 2023

Chaque année, la loi de finances vient modifier certaines règles fiscales. La rédaction a choisi de faire le point sur les nouveautés qui affectent les loueurs de chambres d’hôtes et de meublés de tourisme.

Changer de channel manager

La basse saison est un bon moment pour mettre en place ou changer de logiciel de réservation. Nous faisons le point sur les questions à se poser avant d’adopter ou de quitter Elloha, Eviivo, BookingSync, Amenitiz, Smily, Smoobu, Lodgify…

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Tous nos voeux en ce début d’année

Aux créateurs de gîtes et chambres d’hôtes, plutôt qu’un vœu, un conseil

Dans un monde où règne une grande incertitude, il est parfois tentant de reporter ses projets à plus tard. Il serait dommage d’y renoncer. Si votre souhait est de créer des gîtes, des chambres d’hôtes ou des hébergements touristiques, ne procrastinez pas, lancez-vous et enclenchez les démarches.

D’expérience, je sais que la préparation d’un projet prend du temps. Il faut réfléchir à la localisation lorsque l’on a pas encore la maison, à la forme d’accueil que l’on souhaite proposer – chambres d’hôtes avec ou sans table d’hôtes, gîtes avec ou sans services, accueil insolite… – aux aménagements, au statut juridique… Plus vous avancerez sur ces sujets, plus il sera facile de passer à l’action le moment venu, mais il est parfois difficile de savoir par où commencer.

Un projet, c’est un peu comme une pelote de laine. Il faut commencer par tirer un fil, cela prend forme et devient une évidence. Il y a moins de doutes, plus de certitudes. Il est alors beaucoup plus facile d’avancer dans la recherche de la maison, la réalisation des travaux et les étapes les plus délicates.

Ce point de départ peut être une envie de recevoir ou de partager un savoir-faire, une passion pour la décoration ou le sport, un amour des vielles pierres ou d’une région… Prenez le temps d’y réfléchir et faites-vous confiance. Vous verrez que ce fil conducteur sera la colonne vertébrale de votre projet et que tout paraîtra plus facile. Je vous adresse mes meilleurs vœux pour 2023.

Business plan de chambres d’hôtes, les cinq erreurs à éviter

La question du business plan revient souvent chez les créateurs de chambres d’hôtes et ceux qui veulent investir dans des gîtes. 

C’est poser sur le papier votre projet, où s’installer, pourquoi, comment, quels moyens pour développer l’activité, pour se faire connaître, quels revenus attendus, quels objectifs à court et moyen terme, comment financer ce projet, les forces et les  faiblesses. En plus, c’est nécessaire pour convaincre un banquier si on sollicite un prêt.

Sauf à avoir l’habitude de rédiger régulièrement des business plans, le créateur peut commettre certaines erreurs. Certains sont lourdes de conséquences.

Surestimer le taux d’occupation des chambres d’hôtes

La tentation est parfois grande de surestimer le taux d’occupation prévisionnel. Cela fait apparaître un chiffre d’affaires plus élevé et permet de boucler le dossier financier. J’ai ainsi vu des créateurs construire leur budget sur 50% de taux d’occupation, voire parfois plus. J’aimerais remettre les éléments en perspective. Le taux d’occupation dépend fortement de la localisation mais aussi des actions commerciales mises en œuvre. Un taux de 50% est possible dans certaines communes où le besoin d’hébergement existe 12 mois sur 12 mais il n’est pas toujours envisageable dès que l’activité est très saisonnière. Il repose aussi sur une bonne connaissance du tourisme et surtout sur une très bonne maîtrise des techniques commerciales, notamment de la commercialisation des chambres d’hôtes sur internet.

Fixer des prix de nuitée trop élevés

La prudence doit être de mise et les calculs effectués sur un prix raisonnable. Rien n’empêchera d’essayer de vendre ses chambres d’hôtes plus cher par la suite, mais les prix de nuitée utilisés dans le business plan doivent être issus d’une étude de marché. L’analyse de la concurrence est une étape indispensable pour les déterminer. Pour ceux qui souhaitent vendre leurs chambres d’hôtes plus cher que les autres, seule une étude très poussée de la concurrence peut le permettre. En effet, votre projet a peut-être des atouts que les autres n’ont pas et pour lesquels les attentes de certains clients sont fortes, ce qui légitime un prix plus élevé mais faut il savoir toucher ces clients.

Ne pas s’intéresser suffisamment aux dépenses

Calculer précisément le revenu est essentiel. Le chiffre d’affaires étant limité, la marge dépend nécessairement des dépenses. Il faut donc passer en revue tous les postes de charges et réfléchir à dépenser au mieux. Cela suppose de mettre en concurrence les fournisseurs (travaux, communication, équipements…), de renégocier les contrats (téléphonie, internet, assurance…), d’éliminer les dépenses inutiles… Selon moi, entre une maison d’hôtes bien gérée ou mal gérée, l’écart des dépenses peut facilement atteindre 25% du total du chiffre d’affaires. Cela change totalement la perspective et les revenus.

Sous-estimer le montant des travaux

Rares sont les projets où il n’y a pas de travaux à effectuer. Parfois, il s’agit de simples rénovations, dans d’autres cas d’aménagements plus importants : construction, agrandissement, restauration… Il faut absolument prévoir des marges par rapport aux devis des artisans car il y a des aléas. Dans les petits chantiers, les imprévus sont limités mais plus le chantier est long, plus le risque qu’il y ait des imprévus est élevé. Et il ne sera pas facile d’obtenir un prêt additionnel pour y faire face.

Ne pas s’intéresser aux impôts et cotisations sociales

Les impôts, les taxes et les cotisations sociales coûtent cher. Ils pèsent sur la rentabilité du projet. Il faut faire les bons choix juridiques et fiscaux pour alléger l’addition. Ne pas adopter le bon statut juridique peut empêcher de se développer, créer une société commerciale – SARL, SAS… – pour gérer des chambres d’hôtes n’est pas toujours nécessaire, souhaiter récupérer la TVA sur ses travaux peut avoir de lourdes conséquences… Il faut donc choisir le un statut juridique et un régime fiscal adapté à sa situation.

Pour vous aider sur ces sujets, nous vous recommandons l’achat du Pack du créateur de chambres d’hôtes. Il est en vente sur le site internet d’Accueillir Magazine ou nos formations “2 jours pour ouvrir chambres d’hôtes, gîtes ou meublés de tourisme“.

Cet article, initialement publié le 9 novembre 2009, a été mis à jour le 23 décembre 2022.

Accueillir Magazine, les articles à la Une du numéro 102

Le numéro 102 Novembre/Décembre 2022 vient de paraître. La rédaction d’Accueillir Magazine vous présente les articles qu’elle a choisi de mettre à la Une.

Installer des bornes électriques

Le développement des véhicules électriques soulève la question des bornes de recharge. Faut-il en installer dans ses gîtes, meublés de tourisme ou ses chambres d’hôtes ? Quelles sont les différentes options possibles ? Quel est le coût de l’installation? Quelles sont les aides disponibles ? Combien coûte la recharge d’un véhicule ? Comment facturer la prestation aux clients ? La rédaction a choisi de consacrer le dossier du numéro novembre/décembre à ce sujet.

Redevances SACEM, le gouvernement botte en touche

Les loueurs de chambres d’hôtes, gîtes et meublés de tourisme qui mettent à disposition des télévisions dans leur hébergement sont assujettis aux redevances SACEM. La question défraye régulièrement la chronique. Le gouvernement vient de rappeler sa position sur le sujet. Nous y consacrons un article complet.

Cotisation foncière des entreprises, un dégrèvement est possible

Chaque année, nous constatons que certains loueurs payent des taxes qu’ils ne devraient pas payer. Il ne demandent pas les dégrèvements auxquels ils peuvent prétendre. La rédaction a choisi de faire le point sur la Cotisation foncière des entreprises (CFE) et sur les dégrèvements applicables.

Site internet, certaines imprudences peuvent être coûteuses

Le site est la vitrine de la maison d’hôtes ou du gîte sur la toile. La publication de belles photos s’impose mais tout n’est pas possible. Il faut faire preuve d’une grande prudence quant au choix des visuels et à leur publication sur le site internet. Nous avons décidé de vous alerter sur certaines terminologies qui peuvent prêter à confusion et coûter très cher au final.

Fiche Google, découvrez leur finalité commerciale cachée

Les fiches Google et les avis associés soulèvent de nombreuses questions depuis plusieurs années. Une décision de justice vient de condamner Google et ouvre la voie à des contentieux. Les loueurs de gîtes, meublés de tourisme et chambres d’hôtes peuvent s’en saisir sans attendre.

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Obtenir un prêt pour financer son projet en dépit du taux d’usure

Depuis plusieurs semaines, des porteurs de projet nous contactent en raison de refus bancaires liés au taux d’usure. Face à cette contrainte, certaines solutions existent.

  • Négocier les différents éléments du TAEG
  • Souscrire un prêt professionnel
  • Combiner prêt professionnel et personnel

Pas de prêt usuraire

Comprendre : Le taux d’usure est le taux d’intérêt maximum que les banques sont autorisées à pratiquer lorsqu’elles accordent un prêt à un particulier. Pour être plus précis, il s’agit d’un taux d’intérêt annuel effectif global (TAEG) à ne pas dépasser.
Le taux d’usure comprend

  • le taux d’intérêt nominal,
  • les frais de dossier,
  • les frais des intermédiaires
  • et les coûts d’assurance et de garanties.

Au 1er octobre 2022, le taux d’usure applicable à un prêt immobilier à taux fixe est de 3,03% pour les durées de moins de 20 ans et de 3,05% à partir de 20 ans.

Négocier taux, frais et assurance

Avec la remontée des taux d’intérêt et le taux d’usure, certaines demandes de prêt ne passent plus.
Une des premières possibilités est de négocier les frais annexes et les assurances emprunteur. A titre d’indication, le coût de l’assurance est de l’ordre de 0,10% à 30 ans, 0,25% à 40 ans, 0,40% à 50 ans et 0,60% à 60 ans mais elle varie fortement d’un établissement à l’autre. Plus l’emprunteur est âgé, plus il a intérêt à faire jouer la concurrence.

Le coût de l’assurance dépend également des garanties demandées par la banque, point qui peut être négocié, et de la répartition de la quotité entre les différents emprunteurs en cas de pluralité.

Il faut également savoir que les frais de courtage ne rentrent normalement pas dans le calcul du TAEG. L’intervention d’un courtier en prêt immobilier peut donc se révéler utile pour négocier taux, frais et assurances.

Recourir à un prêt professionnel

Le taux d’usure ne s’applique pas aux prêts professionnels. Il est donc toujours possible de faire une demande de prêt en tant qu’entrepreneur individuel ou via une société tout en négociant taux, frais et assurance.
Dans ce cas, c’est l’entreprise individuelle ou la société qui va acheter le bien et s’endetter.
Autre option, dans certains projets, nous avons vu des porteurs de projet combiner un prêt immobilier classique souscrit à titre individuel et un prêt professionnel. Différents montages sont possibles, mais demandent un business plan avec plan de financement.

Face au taux d’usure, il existe plusieurs leviers sur lesquels jouer. Certains banquiers vous aideront à les mettre en œuvre pour faire aboutir votre projet de gîtes ou de chambres d’hôtes, d’autres ne feront pas cet effort. Reste à faire jouer la concurrence ou à se faire aider par un courtier.

Accueillir Magazine, les articles à la Une du numéro 101

Le numéro 101 Septembre/Octobre 2022 vient de paraître. La rédaction d’Accueillir Magazine vous présente les articles qu’elle a choisi de mettre à la Une.

Se faire aider

Que l’on soit loueur ou encore porteur de projet, la question de la charge de travail se pose souvent, notamment en haute saison. Faut-il recruter ? Comment ? Faut-il confier des tâches à l’extérieur ? Lesquelles ? De nombreuses options sont possibles, mais toutes ne sont pas adaptées à chaque situation. Le dossier de ce numéro vous propose des pistes d’action en chambres d’hôtes, gîtes et meublés de tourisme.

Colocation, une option à étudier

De nombreux gîtes restent vides une partie de l’année alors que certains pourraient être loués à 3 ou 4 personnes en colocation en basse saison. Contrat, durée de location, dépôt de garantie, assurance, tarifs…, nous vous proposons de faire le tour des règles applicables aux colocations.

Une saison exceptionnelle

La saison estivale 2022 fait oublier les mauvaises années. Sous bien des aspects, elle s’annonce exceptionnelle. Même si la fréquentation est au rendez-vous sur une très grande partie du territoire, de nouveaux défis apparaissent : événements climatiques, contraintes financières, pénurie de personnel… La rédaction fait le point.

Veiller à sa consommation énergétique

Que ce soit en gîte ou en chambre d’hôtes, la question énergétique est devenue centrale d’autant plus que les boucliers tarifaires ne dureront peut-être pas indéfiniment. Nous vous proposons un article complet pour essayer de gérer au mieux la consommation énergétique des prochains mois.

La vidéo, atout charme

A l’heure d’internet et des réseaux sociaux, la vidéo s’impose sur tous les écrans. Comment s’en servir pour mettre en valeur son gîte ou ses chambres d’hôtes ? Quelles sont les erreurs à éviter ? La rédaction détaille les principaux points à connaître pour réussir ses vidéos.

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Puis-je ouvrir un meublé de tourisme ?

Beaucoup de notions fausses circulent sur le web avec les questions des droit d’usage et durées de location possible et la guerre des chiffres.

Retour sur la définition légale de ce qu’on appelle désormais au choix

  • meublé de tourisme,
  • gîte,
  • location saisonnière,
  • ou airbnb,

C’est quoi un meublé de tourisme ?

On parle de gîte qui s’entend à la campagne, de meublé de tourisme, de meublé
touristique ou de location saisonnière
. L’appellation “gîte rural” est propre au label Gîtes de France. Quant au mot airbnb, il est désormais utilisé, mais mal à propos car Airbnb est une plateforme qui regroupe différentes formes d’hébergements dont l’insolite ou les chambres d ‘hôtes.
Saluons d’ailleurs le travail de marketing de ce site qui a réussi en moins de 10 ans l’exploit de devenir une antonomase, figure de style qui fait d’un nom propre, un nom commun.

Apparté : avoir un hébergement locatif sur Airbnb n’exonère pas des règles qui s’appliquent aux meublés de tourisme. C’est ce que semblent pourtant croire de nombreuses personnes, vu les appels que nous recevons à la rédaction qui nous expliquent que ce que nous écrivons ou les courriers reçus d’une administration ne s’appliquent pas à leur cas personnel puisqu’eux sont “airbnb”. Cela peut amener à des situations graves pour avoir négligé des démarches ou réglementations importantes.

L’activité est encadrée par le Code du tourisme.

“Les meublés de tourisme sont des villas, appartements, ou studios meublés, à l’usage exclusif du locataire, offerts en location à une clientèle de passage.”

Article D324-1 du Code du tourisme

C’est donc du bâti, un ensemble indivisible dans lequel le client pourra dormir, se restaurer, faire sa toilette. Il y a nécessairement des fenêtres qui s’ouvrent et une pièce à vivre, ce doit être un logement décent. Cela exclut par exemple des sous-sols ou des chambres de bonne et aussi quelques biens insolites qui devront trouver une qualification autre, camping par exemple pour les bulles.

Quel est votre projet ?

Le projet n’est pas le même selon qu’on a un village de gîtes ou meublés de tourisme, un meublé ou plusieurs en complément de chambres d’hôtes dans une activité de type professionnel ou un meublé de tourisme qu’on gère à la semaine pendant les vacances scolaires.

Le projet est aussi différent si on le gère soi-même ou si on en confie la gestion à un tiers. Contrairement à la chambre d’hôtes, le meublé de tourisme ne demande pas la présence du loueur. Il peut être piloté à distance et tout ou partie des tâches peuvent être déléguées : accueil, ménage, réservations…

Propriétaire ou locataire

Les deux sont possibles sur le principe.
Mais si on est locataire, il faut une autorisation de sous-location.
Attention, cela peut coûter cher de déroger à cette règle, des juges ont attribué au propriétaire la totalité des sommes perçues par un locataire qui sous-louait un appartement sans autorisation.
Attention aussi les logements sociaux n’autorisent pas les sous-locations donc ni les meublés de tourisme, ni les chambres d’hôtes.
Dernier point, ce peut être interdit dans un lotissement dont le règlement est toujours en vigueur.

Partout ? oui mais changement d’usage

Sur le principe oui, mais dans les faits, quand un logement est loué en meublé de tourisme à l’année, il peut être demandé au loueur un changement d’usage.
Cela est le cas,

  • dans les communes de plus de 200 000 habitants et de petite couronne parisienne ;
  • de manière facultative dans les communes appartenant à une zone d’urbanisation continue de plus de 50 000 habitants dont la liste est fixée par décret ;
  • dans les autres communes, sur autorisation préfectorale pour celles qui le demandent.

Le changement d’usage, ce peut être une simple formalité administrative. Ce peut être aussi soumis à autorisation, à compensation…

Plusieurs règles existent.
L’autorisation, ce peut être un seul meublé de tourisme par foyer fiscal, selon la densité, le quartier par exemple.
La compensation, c’est le fait de d’une compensation au réel : la personne qui transforme un logement en meublé de tourisme doit transformer simultanément un local commercial de même surface en logement ; La compensation double au triple, c’est de devoir convertir le double ou le triple de m² de local commercial.
La compensation via l’achat de droits de commercialité, la personne voulant transformer un logement en meublé de tourisme peut payer une autre personne pour qu’elle transforme un local commercial en logement.

Précision, cela ne concerne pas les résidences principales louées de façon ponctuelle.

Partout, mais pas dans tous les immeubles

Une copropriété dont le règlement indique un usage bourgeois ou exclusivement bourgeois, interdit de facto les meublés de tourisme, et ce même si des professions libérales peuvent s’y installer. La Cour de Cassation s’est prononcée sur ce sujet.
D’autre part, attention aux nuisances pour les voisins, les vacanciers ont un autre rythme que ceux qui se lèvent tôt pour aller travailler, les arrivées et départs à toutes heures, les clients qui font la fête, tout ceci peut conduire à avoir des plaintes déposées contre soi.

Beaucoup de confusion sur la durée de location possible

Des chiffres circulent sur le net de façon inappropriée, alors quelques rappels

les 90 jours : le meublé de tourisme ne peut pas être loué plus de 90 jours consécutifs dans un même contrat, c’est la loi. Si la demande est faite par
un client de dépasser cette durée, il faut se tourner vers un autre type de bail dont le bail mobilité.
Mais un meublé de tourisme peut être loué plus que 90 jours consécutifs quand
différents clients se succèdent.
Pour être claire, pas plus de 90 jours à un même client, mais bien sûr, plus de 90 jours consécutifs – ou pas d’ailleurs – quand il y a plusieurs contrats qui s’enchaînent avec plusieurs clients.

les 120 jours sont réservés aux seules résidences principales que les propriétaires louent en leur absence. Ils ne peuvent pas dépasser 120 jours de location sur l’année. Cela concerne toutes les résidences principales, peu importe où elles se trouvent.
Ce chiffre de 120 jours n’existe que pour les résidences principales mais pas pour un dépendance qui serait louée à l’année en meublé de tourisme.

La semaine obligatoire : non, il n’est pas obligé de louer à la semaine, c’est souvent le choix de loueurs pour se simplifier la vie, parce qu’ils ont une autre activité et ne sont libres que le week-end, parce qu’ils ont un grand hébergment et que louer à la nuit représente trop de travail. C’est toujours l’article L324-1-1 du Code du tourisme qui donne la réponse et définit le meublé de tourisme comme

des villas, appartements ou studios meublés, à l’usage exclusif du locataire, offerts à la location à une clientèle de passage qui n’y élit pas domicile et qui y effectue un séjour caractérisé par une location à la journée, à la semaine ou au mois“.

Article L324-1-1 du Code du tourisme

Vous pouvez donc décider de louer à la nuit, la semaine, trois jours… C’est votre décision personnelle dépendant de la taille du logement, de la demande et du temps que vous pouvez y consacrer ou du contrat signé avec la conciergerie.

A ce stade, vous savez si vous pouvez ouvrir un meublé de tourisme ou pas dans le bien que vous possédez ou souhaitez acheter.

Ouvrir un gîte de groupe, quelle est la bonne capacité ?

7 couchages, c’est déjà grand par rapport à l’offre existante.

C’est bien en termes de places de couchage des clients qu’on estime la capacité d’un hébergement touristique.
Pour devancer les questions habituelles, un grand lit compte bien pour deux personnes et un lit enfant compte, ce qu’entend le législateur par nombre de couchages, c’est le nombre de personnes à évacuer en cas de problème, particulièrement les incendies.

A partir d’un certain nombre de couchages, on parle de gîte de groupe ou de gîte de grande capacité. Derrière ce mot, il y a des hébergements bien différents tant en termes d’activité qu’en terme de taille et de réglementations.

Meublé de tourisme ou auberge collective

Le gîte de groupe peut être un gîte classique de 10, 12 ou 15 couchages ou plus loué à un même groupe ou à une même famille avec un contrat unique. Dans ce cas, au sens de la loi, il s’agit d’un meublé de tourisme qui respectera les réglementations liées à cet hébergement touristique.

Il peut aussi s’agir d’un gîte où il est possible de réserver un lit dans un dortoir ou dans une chambre partagée, il peut y avoir aussi des chambres individuelles à réserver. Dans ce cas, il s’agit d’une auberge collective. Si celle-ci est à proximité d’un itinéraire de randonnée, on parle également de gîte d’étape.

Des activités bien différentes

Dans un cas, celui du gîte de groupe – meublé de tourisme, le séjour sera d’une ou plusieurs nuits (au choix du loueur), voire même d’une ou de plusieurs semaines. La famille ou le groupe vont utiliser l’hébergement comme lieu de vacances ou de résidence ponctuelle, sans y élire domicile bien sûr.

Dans l’autre cas, celui du gîte de groupe – auberge collective, il s’agira plutôt de courts séjours voire de location pour une seule nuit, par exemple dans le cas des randonneurs sur les chemins de Grande randonnée, on pense par exemple aux chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Dans le premier cas, celui du gîte de groupe – meublé de tourisme, le groupe est autonome, il s’occupe, se fait à manger, il rencontre ou pas le loueur en dehors des départ et arrivée.

Dans le second cas, celui du gîte de groupe – auberge collective, le client devra respecter un certain nombre de règles, pour les horaires, l’accès aux pièces communes, voire les repas s’ils sont proposés en plus du couchage. Il peut aussi s’agir d’une cuisine laissée en libre accès aux clients.

10, 12, 15 ?

L’essentiel de l’offre de meublé de tourisme est autour de cinq places. Seuls 15% des gîtes ont une capacité de plus de six couchages.

Sept est donc déjà une relative grande capacité même si les seuils de 10 ou celui de 12 sont ceux le plus couramment évoqués. Bien sûr, tout dépend de la superficie de la maison, de la taille des pièces communes, du nombre de sanitaires…, mais c’est au loueur de définir et d’installer le nombre de couchages qu’il considère comme adapté. Il peut se référer aux grilles de classement en étoiles pour se faire une idée mais il doit aussi prendre en compte la demande et l’offre locale pour définir au mieux la capacité de son gîte de groupe – meublé de tourisme ainsi que les prestations qu’il compte proposer.

Dans les deux cas, attention à l’ERP

15 couchages est un chiffre à connaître, puisqu’au-delà de 15 couchages, le gîte ou meublé de tourisme sera systématiquement classé en Etablissement recevant du public (ERP) avec des normes en matière d’incendie, d’accessibilité ou d’analyse de l’eau chaude à respecter. Jusqu’à 15 couchages compris, le classement en ERP ne s’applique pas. Attention, cependant, chaque situation se regarde au cas par cas, la règle générale des 15 couchages pouvant être remise en cause par des configurations ou activités qui rendent alors les normes ERP obligatoires.

Quant aux gîtes de groupe – auberges collectives, ils peuvent être assimilées à des hôtels dès le premier couchage avec les réglementations afférentes.

En début de projet, certains porteurs de projet ne sont pas toujours conscients de l’importance de décisions de fonctionnement, de services ou d’aménagement qui peuvent les faire basculer dans un autre type d’hébergement que celui pensé initialement. Ce sont des pièges sont à éviter car ils sont de nature à faire échouer le projet. Pour sécuriser votre projet, retrouvez-nous en formation, en présentiel ou distanciel pendant 2 jours, vous en repartirez avec tous les outils pour sécuriser et réussir votre création d’hébergement touristique.

Le numéro 100 juillet/août 2022 d’Accueillir Magazine vient de sortir

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Chez Accueillir Magazine, nous fêtons la sortie du 100e numéro. C’est l’occasion pour moi de faire un retour en arrière.

Site internet, le dossier numéro 1 janvier/février 2006

En 2006, le premier dossier était consacré à la création du site internet de la maison d’hôtes. Bien sûr, il est un peu dépassé, pas de site responsive à l’époque… Le site reste un sujet majeur pour tout loueur ou créateur puisque l’idéal est de pouvoir apparaître en bonne place sur les moteurs de recherche. Et disposer d’un site bien fait n’est pas très onéreux.

Se mettre aux énergies renouvelables, le dossier du numéro 11 septembre/octobre 2007

La question environnementale n’est pas récente et nombreux sont les loueurs qui sont passés aux énergies renouvelables. Granulés, pompes à chaleur, panneaux solaires…, nous avions choisi de faire de ce sujet un dossier complet dès 2017. Difficile de dire que ce sujet n’est pas d’actualité.

Réservations en ligne, quelles solutions ? le dossier du numéro 36 novembre/décembre 2011

Une fois le site créé, il permet de générer des réservations en direct. En 2011, le dossier était consacré aux outils de réservation en ligne disponibles pour des gîtes ou des chambres d’hôtes, un investissement utile si on souhaite limiter sa dépendance aux centrales de réservations qui ne cessent de prendre plus de place.

Bien-être : le nouveau souffle des maisons d’hôtes, le dossier du numéro 45 mai/juin 2013

Le bien-être est un thème très à la mode aujourd’hui mais, en réalité, il n’est pas nouveau. C’est un créneau que beaucoup de loueurs ont choisi pour se démarquer il y a déjà plusieurs années. Ce choix est très cohérent avec l’esprit maison d’hôtes mais il nécessite d’être réajusté en permanence pour coller aux attentes.

Photos, définir sa stratégie, le dossier du numéro 69 mai/juin 2017

Les photos déclenchent des réservations. En 2017, le dossier était consacré non seulement à la place des photos mais aussi aux différentes stratégies possibles. Le sujet est toujours central. Les pratiques et les goûts en matière de photos évoluent, il faut suivre le mouvement.

Améliorer la rentabilité de son hébergement, le dossier du numéro 81 mai/juin 2019

En 2019, pour la première fois, nous consacrions un dossier complet à la rentabilité des gîtes et chambres d’hôtes. Nous allons certainement en reparler vu l’importance du sujet devant l’inflation. Beaucoup de créateurs et de loueurs ne regardent que le chiffre d’affaires, il ne faut pas oublier la marge.

Je ne peux pas lister ici les 100 dossiers publiés depuis 2006 avec tout leur contenu mais vous assure que nous allons continuer à vous proposer les meilleurs sujets pour vous aider à gérer votre hébergement. Pour ceux qui ne connaissent pas Accueillir Magazine, n’hésitez pas commencer par lire ce numéro 100. Il vous propose une rétrospective et un dossier sur les choix gagnants des 10 prochaines années.

Accueillir Magazine, les articles à la Une du numéro 99

Le numéro 99 Mai/Juin 2022 d'Accueillir Magazine vient de paraître pour fixer ses prix et déclarer ses impôts en gîtes, meublés de tourisme et chambres d'hôtes
Le numéro 99 Mai/Juin 2022 vient de paraître. La rédaction d’Accueillir Magazine vous présente les articles qu’elle a choisi de mettre à la Une.

Fixer le prix de ses gîtes ou chambres d’hôtes

Dans un contexte de reprise de l’inflation, la fixation des prix est un exercice difficile. Comment faire évoluer ses prix ? Faut-il répercuter la hausse des prix ? Quels sont les éléments à prendre en compte ? Le dossier de ce numéro fait le point sur la fixation des prix et propose des pistes d’action en chambres d’hôtes, gîtes et meublés de tourisme.

Déclaration d’impôt, mode d’emploi et erreurs à éviter

Chaque année, des loueurs de chambres d’hôtes, gîtes et meublés de tourisme se trompent lors de la déclaration de leurs revenus et payent trop d’impôts. Il faut dire que le formulaire est loin d’être simple. Nous vous proposons un mode d’emploi des rubriques et cases à compléter dans la déclaration et un recensement des erreurs à éviter.

Meublés de tourisme, vers plus de régulation

La liste des communes qui limitent la création de gîtes et meublés de tourisme s’allonge. Autorisation préalable, procédure de changement d’usage, règle de compensation, numéro d’enregistrement, limitation à 120 jours… la rédaction a choisi de présenter les réglementations applicables.

Gérer une surréservation

Que ce soit en gîte ou en chambre d’hôtes, la surréservation est le cauchemar de nombreux loueurs dès qu’approche la haute saison. Nous vous proposons un article complet pour essayer de l’éviter et agir au mieux en cas de surréservation.

Conjoncture, une forte envie de vacances

70% des Français ont prévu de partir avant fin juin. Que vont-ils faire ? Où vont-ils aller ? La rédaction vous présente les tendances des prochaines semaines.

Pour lire tous ces sujets, et bien d’autres, vous pouvez vous abonner à Accueillir Magazine sur le site internet, par courrier ou par téléphone.