jan
23
2012
0

Pour créer vos chambres d’hôtes, vous allez engager des dépenses

Très fréquemment, les porteurs de projet engagent des dépenses avant le démarrage de leur activité de chambres d’hôtes. Il peut s’agir de l’achat de documentations,  de prestations de formation, de frais de déplacement, de l’achat des matériels et mobiliers sans oublier les travaux. Ces dépenses ne sont pas nécessairement perdues et peuvent être déduites des revenus à déclarer.

Cela implique toutefois de réfléchir à son statut juridique et fiscal bien en amont. De façon schématique, vous avez le choix entre le régime micro, c’est très simple mais vous ne déduisez pas vos dépenses, vous bénéficiez d’un abattement fiscal forfaitaire. De l’autre côté, vous pouvez opter pour une comptabilité au réel et être imposé sur ce qui reste une fois les dépenses déduites. En cas de fortes dépenses, cela peut réduire drastiquement votre imposition par rapport au régime micro.

Il faut cependant bien comprendre les règles à respecter pour éviter de mauvaises surprises par la suite. Si vous créez une société, une SARL ou une EURL par exemple, il faut absolument annexer aux statuts la liste de toutes les dépenses effectuées par les associés pour le compte de la société en cours de formation. La signature des statuts permet la reprise de ces engagements par la société qui peut rembourser les associés une fois les fonds disponibles. Si la maison d’hôtes est exploitée sous la forme d’une entreprise individuelle, il s’agit d’une simple note de frais établie par l’exploitant qui détaille chacune de ses dépenses.

Faute d’avoir anticipé ces points, vous ne pourrez pas réintroduire les dépenses déjà engagées.
Autre point, seules des dépenses justifiées par la future activité de chambres d’hôtes pourront être déduites fiscalement, inutile d’espérer déduire ses vacances en chambres d’hôtes des années précédentes.

Quant à la question de récupérer et reverser la TVA elle se pose aussi, mais ce sera l’objet d’un prochain billet.

Ecrit par Caroline Kyberd - Accueillir Magazine dans Financement et aides | Mots-clé :, , , , , , , , , , , , , ,
mai
23
2011
2

Investir dans le conseil d’un professionnel du droit et de la fiscalité pour choisir le statut juridique et fiscal de ses chambres d’hôtes

Lors des formations, 2 jours pour ouvrir ses chambres d’hôtes, que nous organisons, nous avons deux profils de créateurs de maisons d’hôtes différents qui sont confrontés aux problèmes de choix de statut juridique et fiscal : les salariés ou fonctionnaires d’un côté et ceux qui dans leur vie professionnelle antérieure étaient à leur compte, libéraux, commerçants ou chefs d’entreprises et pour qui c’est plus facile.
Pour les premiers, c’est parfois difficile de comprendre les possibilités et les subtilités de tous les choix juridiques, fiscaux et sociaux. Et je les comprends d’autant mieux que je suis passée par ce parcours du combattant, il y a six ans. Devenir entrepreneur, c’est aussi un choc culturel et il peut être utile d’être bien conseillé.

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jan
27
2010
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J-100 avant l’ouverture de vos chambres d’hôtes

Certains d’entre vous sont dans les affres de la dernière ligne droite. Vous êtes en plein travaux, vous avez prévu d’ouvrir vos chambres d’hôtes vers Pâques, et évidemment tout est en retard. La seule chose que je peux dire pour vous rassurer, c’est que vous n’êtes ni les premiers ni les derniers à vivre cette expérience.
Mais je suis parfois un peu surprise de voir le type de question qui reste alors qu’il reste vraiment peu de jours d’ici l’ouverture et encore moins de temps libre pour vous à vous en occuper.

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sept
08
2009
13

Particulier, auto-entrepreneur, inscrit au RCS, en SARL, qui serez-vous ? J’insiste

Particulier, autoentrepreneur, inscrit au RCS, en société et là on a EURL, SARL, SAS, avec une SCI et toutes les variantes qui vont avec. Qui allez-vous être ou plutôt quel statut juridique allez-vous adopter ? Vous êtes nombreux à me poser la question. Et mon précédent billet a  suscité bien des questions.

Rentrent en compte :
votre âge, votre passé professionnel (salarié, retraité, chômeur, fonctionnaire, en pré-retraite, inactif…), vos attentes financières (en tirer un revenu pour en vivre ou c’est patrimonial), votre niveau d’imposition, votre besoin ou non de cotiser à la Sécurité sociale .
Mais aussi, le nombre de chambres d’hôtes que vous comptez ouvrir, si vous êtes ouvert ou non toute l’année, la part de revenu que cela représente dans vos revenus et votre seuil d’imposition total.
Enfin, qui vous êtes, célibataire, veuf, en couple, marié, pacsé, qui est votre conjoint ?
Qui vous prête de l’argent, une banque, la famille, laquelle, la vôtre ou celle de votre conjoint ? L’apport entre vous deux est-il du même montant ou investissez-vous de l’argent à vous ou à lui/elle ? Vos enfants sont-ils élevés ? Et si c’est une famille recomposée ?
Il y a aussi le côté fiscal, le montant de l’investissement, des travaux, si vous êtes à l’ISF, si vous vous installez pour longtemps ou si vous comptez revendre à plus ou moins long terme après avoir restauré une maison (opération immobilière et plus-values)…

Réponse, je ne sais donc pas quel est le bon statut pour vous, d’abord je ne suis pas juriste, donc je n’ai pas la qualification pour statuer, enfin cela demande une analyse de la situation sur plusieurs années et scenarii.

Si vous vous posez des questions et que votre situation est complexe, je peux en revanche vous pousser à vous poser les bonnes questions, c’est aussi le but de ce blog. Et à vous donner un conseil, quand on investit plusieurs dizaines ou centaines de milliers d’euros dans un projet de création de chambres d’hôtes et qu’on va y consacrer beaucoup de temps et d’énergie, n’est-il pas légitime d’investir dans une consultation avec un professionnel ? En revanche, là où je nuance. Attention à bien choisir ce professionnel, un juriste peut ne voir que le côté juridique, a contrario, un fiscaliste ou un expert-comptable que le côté fiscal ou comptabilité. Or dans ce choix, c’est bien tous les aspects juridiques, sociaux et fiscaux qu’il faut prendre en compte, alors insistez sur cette dimension.

Ecrit par Caroline Kyberd - Accueillir Magazine dans Il y a aussi des aspects réglementaires | Mots-clé :, , , , , , , , , , , ,
juil
16
2009
30

Ouvrir un gîte de groupe, gîte de séjour, gîte d’étape

Je suis souvent questionnée sur la possibilité d’ouvrir six ou sept chambres d’hôtes ou d’augmenter la capacité d’accueil de la maison au delà de 15 personnes. Depuis le décret relatif aux chambres d’hôtes paru en 2007, cela n’est plus possible, en tout cas sous le nom de chambres d’hôtes, le texte fixe en effet à cinq le nombre maximum de chambres d’hôtes chez un habitant.

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