sept
08
2009
13

Particulier, auto-entrepreneur, inscrit au RCS, en SARL, qui serez-vous ? J’insiste

Particulier, autoentrepreneur, inscrit au RCS, en société et là on a EURL, SARL, SAS, avec une SCI et toutes les variantes qui vont avec. Qui allez-vous être ou plutôt quel statut juridique allez-vous adopter ? Vous êtes nombreux à me poser la question. Et mon précédent billet a  suscité bien des questions.

Rentrent en compte :
votre âge, votre passé professionnel (salarié, retraité, chômeur, fonctionnaire, en pré-retraite, inactif…), vos attentes financières (en tirer un revenu pour en vivre ou c’est patrimonial), votre niveau d’imposition, votre besoin ou non de cotiser à la Sécurité sociale .
Mais aussi, le nombre de chambres d’hôtes que vous comptez ouvrir, si vous êtes ouvert ou non toute l’année, la part de revenu que cela représente dans vos revenus et votre seuil d’imposition total.
Enfin, qui vous êtes, célibataire, veuf, en couple, marié, pacsé, qui est votre conjoint ?
Qui vous prête de l’argent, une banque, la famille, laquelle, la vôtre ou celle de votre conjoint ? L’apport entre vous deux est-il du même montant ou investissez-vous de l’argent à vous ou à lui/elle ? Vos enfants sont-ils élevés ? Et si c’est une famille recomposée ?
Il y a aussi le côté fiscal, le montant de l’investissement, des travaux, si vous êtes à l’ISF, si vous vous installez pour longtemps ou si vous comptez revendre à plus ou moins long terme après avoir restauré une maison (opération immobilière et plus-values)…

Réponse, je ne sais donc pas quel est le bon statut pour vous, d’abord je ne suis pas juriste, donc je n’ai pas la qualification pour statuer, enfin cela demande une analyse de la situation sur plusieurs années et scenarii.

Si vous vous posez des questions et que votre situation est complexe, je peux en revanche vous pousser à vous poser les bonnes questions, c’est aussi le but de ce blog. Et à vous donner un conseil, quand on investit plusieurs dizaines ou centaines de milliers d’euros dans un projet de création de chambres d’hôtes et qu’on va y consacrer beaucoup de temps et d’énergie, n’est-il pas légitime d’investir dans une consultation avec un professionnel ? En revanche, là où je nuance. Attention à bien choisir ce professionnel, un juriste peut ne voir que le côté juridique, a contrario, un fiscaliste ou un expert-comptable que le côté fiscal ou comptabilité. Or dans ce choix, c’est bien tous les aspects juridiques, sociaux et fiscaux qu’il faut prendre en compte, alors insistez sur cette dimension.

Ecrit par Caroline Kyberd - Accueillir Magazine dans Il y a aussi des aspects réglementaires | Mots-clé :, , , , , , , , , , , ,
juin
08
2009
8

Chambres d’hôtes, optimisation fiscale et impôts

A Accueillir Magazine, nous sommes souvent interpellés par des créateurs de chambres d’hôtes qui recherchent une optimisation fiscale. Certes cela fait partie des questions à se poser mais ce qui me dérange, c’est l’angle d’approche : « comment je fais pour ne pas payer d’impôts ?  » .

On ne crée pas un projet, qu’il soit à titre individuel, sous forme de société ou en entreprise individuelle en pensant d’abord fiscalité, avec comme objectif de ne pas payer d’impôts. On ne choisit pas non plus  un statut, sans en mesurer toutes les conséquences, seulement parce qu’il y a une niche fiscale. Dieu sait si en France, c’est quelque chose de volatile et on pourrait se retrouver dans un statut mal adapté parce qu’il a permis de ne pas payer d’impôts ou d’obtenir un crédit d’impôt pendant quelques mois. Payer des impôts, c’est aussi le signe que votre projet va bien, est sain. En plus, c’est censé permettre à notre pays de fonctionner mais cela c’est un autre débat.

Alors mon angle d’approche, c’est de poser tout son projet sur la table, de regarder son statut juridique et social, d’étudier les options fiscales, qu’il s’agisse de TVA, d’impôts sur le revenu, d’impôts sur la société, d’ISF, de plus-values… en faisant des simulations sur une évolution de chiffre d’affaires.  Alors, vous verrez si être ou pas en franchise de TVA, être ou pas en régime microbic, créer une SCI ou non… pour pouvoir déduire ses charges vous convient. Vous aurez compris votre fiscalité, mais vous n’en aurez pas fait un but en soi, le vrai objectif reste la création de vos chambres d’hôtes et leur succès.
Enfin, ce n’est que mon opinion, chacun est libre de faire comme il lui plaît. Et en général cette réponse ne plaît pas à ceux qui ont suscité ce billet !

Ecrit par Caroline Kyberd - Accueillir Magazine dans Financement et aides | Mots-clé :, , , , , , , , ,


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