Ou autrement dit, est-ce que je dois adhérer à un label ? C’est une question qui revient souvent et ce qui se cache derrière n’est pas toujours très clair.
Rappel de la définition d’un label : C’est une marque collective se référant à un cahier des charges commun.  Un  label repose sur un référentiel qui décrit les engagements à respecter, le cahier des charges. En l’occurrence pour les labels de chambres d’hôtes, les propriétaires adhérents du label doivent respecter des conditions  quant à l’accueil et au confort de leurs chambres d’hôtes. Le label garantit au voyageur – vos futurs hôtes – un niveau de prestation minimale dans toutes les maisons d’hôtes adhérentes.

Pour les gîtes ruraux et meublés de tourisme, il y a un classement préfectoral  et donc national, en étoiles, de 1 à 5 étoiles. Et on peut à la place, choisir de demander un classement en épis chez Gîtes de France ou en Clés chez Clévacances, ces deux labels – comme Accueil Paysan – ont un agrément pour faire les visites de classement des meublés de tourisme au niveau national.
En revanche, il n’y a pas de classement officiel des chambres d’hôtes en France, autrement dit il n’y a pas de classement préfectoral en étoiles pour déterminer les niveaux de confort. Et donc pas d’agrément national pour les labels qui classent les chambres d’hôtes.

Les deux labels cités ci-dessus, Gîtes de France (environ 10500 adresses de maisons d’hôtes)  et Clévacances (environ 5500 adresses) – les plus gros en termes de nombre d’adresses – ont aussi établi un classement et un référentiel pour les chambres d’hôtes de 1 à 5 épis et 1 à 5 clés.
Il y a d’autres labels, présents au niveau national ou au niveau régional avec chacun leur charte et référentiel (Fleurs de Soleil 550 adresses environ), Bienvenue au Château (dans le grand Ouest de la France), Accueil Paysan (pour les agriculteurs) et d’autres mais je ne peux pas tout citer, à consulter, une liste de labels et associations nationales et locales de chambres d’hôtes sur le site d’Accueillir Magazine.
Adhérer à un  label revient donc à accepter les règles qu’il a définies en matière d’accueil, de confort… et aussi de payer la cotisation.

Je reviens à la question initiale, est-ce que mes chambres d’hôtes doivent être labellisées ?

Ce n’est pas obligatoire sauf si vous recevez des subventions et que dans l’accord figure l’appartenance à un réseau. Il y a environ 23 000 adresses de maisons d’hôtes en France dont 60 % environ sont labellisées et donc 40 % environ n’ont pas fait ce choix.

Dans mes réflexions non exhaustives :
Se labelliser, cela peut rassurer ses hôtes en leur indiquant un niveau de confort.
On peut travailler en réseau, établir des relations avec les acteurs touristiques locaux – parfois les OTSI ne référencent que les chambres d’hôtes labellisées – , partager l’expérience avec d’autres propriétaires de chambres d’hôtes.
On peut recevoir des réservations par le label.
Mais cela peut obliger à suivre un référentiel plus ou moins contraignant
Et son projet peut être atypique ou l’immobilier ne pas avoir les superficies minimales prévues, donc difficilement se plier aux contraintes
Il y a aussi la cotisation à payer.

Etre labellisé a, comme toute chose, avantages et inconvénients,  il appartient à chacun de se faire son opinion en prenant en compte les différents aspects de l’adhésion et de regarder chaque label pour voir avec qui on se sent le mieux.