La différence est dans les faits importante. L’appellation « chambre d’hôtes » est réglementée, – définition légale dans la Loi 2006-437 du 14 avril 2006 et son Décret 2007-1173 du 3 août 2007 dont vous trouverez les textes en ligne sur le site d’Accueillir Magazine.

On ne peut utiliser l’appellation « chambre d’hôtes » qu’en respectant la loi et son décret et donc en ayant fait, ce qui en découle, sa déclaration en mairie.
Alors que rien ne définit maison d’hôtes, château d’hôtes, demeure d’hôtes, appartement d’hôtes ou toute autre variante que vous pouvez croiser au hasard du web.

Des petits hôtels surfent sur l’appellation « maison d’hôtes », des gîtes de groupe aussi… et bien sûr les chambres d’hôtes.
Cela n’empêche dans les faits aucun de ces types d’hébergements de devoir respecter les réglementations en vigueur qui les régissent.
Le seul problème pourrait être dans une sorte de communication mensongère voire carrément de pratique commerciale trompeuse, car en « maison d’hôtes », le client, pas toujours averti des subtilités juridiques, s’attend à juste titre à un accueil personnalisé chez l’habitant. Si cela n’est pas le cas, le visiteur ne sera pas satisfait et il saura l’exprimer sur le net, les sites d’avis de voyageurs s’en font l’écho.

Nous-mêmes, à la rédaction d’Accueillir Magazine, utilisons les deux dénominations car sinon « chambres d’hôtes » désigne aussi bien le bâtiment que la pièce et on ne s’y retrouverait plus. Cela donnerait des textes aussi limpides que la « chambre d’hôtes » située dans le bâtiment « chambres d’hôtes », etc.

Quant à Google, il semble proposer indifféremment les mêmes résultats selon qu’on tape maison d’hôtes ou chambres d’hôtes, il fonctionne de plus en plus par champs sémantiques et apparentés, je pense, qu’il assimile plus ou moins les deux appellations comme similaires.