Une discussion récente avec un loueur de chambre d’hôtes me pousse à parler d’un sujet tabou, le stress.

Certes gérer des chambres d’hôtes ne peut être comparé à la responsabilité d’un pilote de ligne, sapeur pompier, policier ou chirurgien. Ceci étant le quotidien d’un loueur est fait de nombreux imprévus qui s’accumulent année après année. Il y a des hôtes désagréables, des arrivées tardives, des petits déjeuners ou la table d’hôtes dont il faut mieux ne pas brûler les plats, des changements d’horaires, des interruptions fréquentes, de multiples tâches à effectuer et des délais à respecter…
Il faut également y rajouter un sommeil perturbé par les imprévus nocturnes, les bruits, les inquiétudes et des journées souvent longues, sans parler des incertitudes relatives au chiffre d’affaires, aux nuitées perdues, aux annulations sans motif,, aux réservations en retard et au chiffre d’affaires.
Lorsque la maison est ouverte toute l’année, le loueur accumule cette tension sept jours sur sept, douze mois sur douze, alors que, dans le cas des métiers stressants, il y a des périodes de récupération.

Nous sommes tous différents face au stress. Certains pourront facilement s’adapter à ces imprévus, d’autres auront plus de mal. Ainsi, avant de vous lancer dans cette aventure et d’en définir les contours, je vous conseille de commencer par bien évaluer votre capacité à affronter ces tensions et à ne pas trop surestimer vos forces. Cela peut pousser à planifier des moments de détente hors de la maison, à limiter le nombre de vos chambres ou à envisager une fermeture annuelle en basse saison. Parce que dans tous les cas, la réussite de la maison d’hôtes repose sur vous et votre bonne humeur. C’est ce qui émane de vous qui rend la maison conviviale, vos rires qui rendent vos hôtes heureux et cela demande d’être pour partie au moins un peu zen !