Pour le meilleur et le pire

Discussion  il y a quelques jours avec une femme, mariée, qui a envie d’ouvrir des chambres d’hôtes, jusque là rien que de très normal, la plupart des chambres d’hôtes est une histoire de couple. Sauf qu’elle me contactait pour avoir des réponses aux objections de son mari. Le non-dit était, de mon point de vue, qu’il n’avait pas envie de ce projet mais qu’il ne l’avait pas dit clairement.

On n’est pas obligé d’aimer tout ce que fait son conjoint, on peut ne pas avoir les mêmes activités, mais en ce qui concerne les chambres d’hôtes c’est quand même un problème.

D’abord parce que les hôtes on les a chez soi et même si on les met dans une dépendance au bout du jardin, votre conjoint risque de les croiser. Sans compter que petit déjeuner, ménage, réservations, arrivées tardives, on va être nettement moins disponible.

Ce type de question ne rentre pas dans mes compétences, cela tient de la psychologie, de l’histoire personnelle de chaque couple et famille, de la capacité à être indépendant… Ceci dit,  je ne crois pas qu’il faille se lancer avec un conjoint peu enthousiaste. C’est d’ailleurs l’un des motifs d’échec évoqué quand on va en stage de création d’entreprise, quel que soit le secteur, au bout de quelques mois le conjoint en a souvent marre de passer au second plan.

Mon opinion repose sur une raison principale  : comment allez-vous tenir le coup au quotidien, sans soutien affectif  ? On peut ouvrir des chambres d’hôtes seul, il y a a sur ce blog des témoignages en ce sens. Mais on ne peut pas les ouvrir seul à côté de quelqu’un d’indifférent, avec qui on ne pourra pas partager ses anecdotes, ses joies, ses rencontres et ses contrariétés, bref tout ce qui fait la vie. D’un autre côté, comment modifier profondément le quotidien de son conjoint sans tenir compte de ses envies ? La solution peut être de faire évoluer son projet et d’ouvrir plutôt des meublés de tourisme ou gîtes qui permet une autre organisation de sa vie privée.
Mais ce n’est que mon avis, et comme dirait une personne qui m’est chère, ce n’est pas parce que j’ai raison que vous avez tort !