C’est un projet de vie et le conjoint fait partie de l’aventure

Que vous soyez seul à gérer les chambres d’hôtes, votre conjoint travaillant par ailleurs, ou que ce soit un projet commun, la création d’entreprise tout comme celle de chambre d’hôtes impactera fortement votre vie à tous les deux. Encore plus en maison d’hôtes, parce que les clients sont sur place, sur la propriété, dans la maison même.
Il est essentiel d’en parler par avance et de discuter largement de la vie quotidienne avant de se lancer et même par la suite, une fois le gîte ou les chambres d’hôtes ouvertes. Il faut en effet être sûrs de ses attentes, de l’implication personnelle qu’implique une activité d’accueil chez soi et être conscient du volume de travail très important que cela représente.

Etre conscient aussi des rythmes de vie qui vont changer, notamment pendant les week-ends, et les vacances scolaires, on vit en décalé de la société, puisqu’on travaille quand les autres sont en vacances. Faute d’avoir regardé avec réalisme la future vie quotidienne, votre couple et votre vie de famille pourraient en souffrir. Or les attentes sont différentes d’une personne à l’autre et aussi quand on est un homme ou une femme. Une constante demeure, quand on crée son activité, on a besoin d’être soutenu par son conjoint.

Le soutien du conjoint, la clé de la réussite d’un projet

La Caisse d’Epargne vient de s’intéresser au profil des entrepreneurs et notamment à travers une comparaison homme / femme. Cette étude a été réalisée en interrogeant 925 chefs d’entreprises de moins de dix salariés. Elle révèle de nombreuses différences et en dit long sur les motivations qui poussent les uns et les autres à se lancer ainsi que sur la place du conjoint.

D’un côté, les hommes, ils ont créé leur entreprise pour être indépendant plutôt que salarié et pour être plus libre. Les femmes ont été plus souvent motivées par un besoin d’épanouissement personnel et par le goût d’entreprendre. La différence est également très forte concernant l’argent, une motivation peu citée par les femmes mais beaucoup plus fréquemment par les hommes.

L’étude est intéressante également sur la question de l’accompagnement. Lors du démarrage de l’activité, les femmes déclarent s’être beaucoup appuyées sur leur conjoint et sur des experts privés tandis que les hommes citent plus fréquemment la famille, les amis et les relations. Concernant la place du conjoint, les hommes déclarent que l’aide apportée par leur femme a été essentiellement dans les tâches familiales tandis que pour les femmes ce soutien a été dans le projet professionnel.

Dans tous les cas, et ce n’est pas spécifique à l’activité de chambres d’hôtes, discutez-en, les non-dits tuent les couples – je sais ce pourrait être le titre d’une chronique des courriers du coeur -, la vie quotidienne en maison d’hôtes peut aussi être aménagée en fonction des attentes : la fréquence de la table d’hôtes notamment est une des variables d’ajustements. Mais penser que l’activité avec des hôtes dans la maison n’aura pas d’impact est illusoire.

Et si vous continuez, il faudra vous organiser, sinon, revisiter le projet et peut-être penser plus gîtes que chambres d’hôtes, ce qui peut-être une forme de compromis.