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jan
05
2010

Le mieux est parfois l’ennemi du bien

Cette maxime m’a souvent laissée perplexe quand j’étais petite, mais avec un peu de recul et de réflexion, je constate que le bon sens populaire a souvent raison.
Beaucoup de créateurs me parlent de leur projet en me détaillant tout ce qu’ils ont prévu pour recevoir leurs premiers hôtes : des parures de lits assorties à chacune des chambres, le souci du moindre détail en décoration, des présentations d’assiettes à la table d’hôtes… Ce but est louable, proposer le meilleur à chacun de ses hôtes, et puis, c’est dans ces détails qu’on se fait plaisir quand on est en train d’aménager sa maison au moins en pensée.

Et certains d’entre vous propriétaires installés y réussissent à merveille et pour cela, félicitations. Loin de moi l’idée de dire que ce souci du détail est inutile, c’est d’ailleurs souvent le petit plus dont on se souvient avec émotion.

Je veux cependant attirer l’attention des créateurs  sur le temps et l’énergie qu’ils vont devoir consacrer à la préparation des chambres, au lavage du bon jeu de draps ou d’éponges…
Le mieux est parfois l’ennemi du bien. Pour être heureux de recevoir de nouveaux hôtes chaque jour, il faut aussi réfléchir à tout ce qui va simplifier votre vie et limiter les tâches peu productives. Mieux vaut limiter la fatigue quotidienne, consacrer son énergie à l’accueil de ses hôtes et pouvoir ainsi conserver le sourire et sa disponibilité. Le risque est grand en voulant trop bien faire de devoir courir par monts et par vaux pour faire fonctionner ses chambres d’hôtes en pleine saison.


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Ecrit par Caroline Kyberd - Accueillir Magazine dans Maison et travaux, bien les penser | Mots-clé : , , , , , ,
Un commentaire »
  • Philippe GOMILA

    Entièrement d’accord avec cette réfléxion. Trop bien faire nous amène parfois sur des choix ou des aménagements qui ne sont pas habituellement naturels dans notre environnement.
    J’ai une voisine, agée, qui à sa manière, avec l’accent rocailleux et roulant les R, me dit : « Le trop tue le peu ».
    Bonne continuation.

    Commentaire | 8 janvier 2010

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