Beaucoup de créateurs d’hébergements touristiques se concentrent sur la signature de l’acte d’achat au point de négliger les avants-contrats. Il faut bien dire que certains professionnels de l’immobilier peu scrupuleux les poussent dans ce sens de façon à obtenir une signature rapidement.

Et pourtant, ce sont bien les compromis et promesses de vente qui sont les actes les plus importants car ce sont ces avants-contrats qui engagent les parties à acheter ou à vendre sous certaines conditions. Il faut donc prendre son temps avant de s’engager, visiter et revisiter les bâtiments, bien vérifier que la maison que l’on va acheter convient pour faire gîte, meublé de tourisme ou chambres d’hôtes et chiffrer convenablement les travaux éventuels. Enfin et, même si ce n’est pas une obligation, il faut mieux signer les compromis ou promesses de vente chez un notaire.

Vous allez en effet engager beaucoup d’argent dans l’opération. Mieux vaut donc faire appel à un spécialiste des actes immobiliers, qui doit être au courant du projet de chambres d’hôtes, gîte ou meublé de tourisme, de façon à répondre à toutes vos questions et défendre vos intérêts. C’est aussi pour cette raison qu’il ne faut mieux pas recourir au notaire du vendeur, car même s’il fait son métier sérieusement, il ne sera pas le mieux placé pour intervenir si une difficulté surgit et si une condition suspensive doit être ajoutée à la promesse de vente.

Dans le même esprit, il faut mieux s’assurer que c’est bien le notaire ou un clerc expérimenté de l’étude notariale qui va vous assister dans cette opération et pas un notaire stagiaire recruté il y a quelques mois car lui aussi risque d’être mal à l’aise pour vous défendre dans la transaction, surtout le jour de la signature lorsqu’il sera face au vendeur et à son notaire. On est en effet sur des achats immobiliers complexes qui font intervenir droit de la construction, parfois bâtiments classés, activité commerciale, servitudes,  zones protégées… et pas sur la vente sans grande surprise d’un studio dans une copropriété citadine.

Si j’insiste sur ce point, c’est que je connais plusieurs projets de chambres d’hôtes et d’insolite qui n’ont pas pu voir le jour car les conditions n’étaient pas remplies et cela a été des drames familiaux. On peut se tromper sur l’achat d’un lit, pas sur celui de la maison qui engage en général tout le patrimoine familial.