La liste des communes classées en Zone de Revitalisation Rurale (ZRR) a été complétée le 22 décembre dernier par arrêté. 600 communes supplémentaires font désormais partie de ce zonage avec, à la clé, des mesures de soutien, surtout fiscales,  aux entreprises installées dans ces zones. Créateurs mais aussi propriétaires de gîtes et chambres d’hôtes peuvent en profiter.

Au niveau national, une commune sur trois fait l’objet d’un classement en ZRR. Il s’agit de communes à faible densité démographique, ayant connu des pertes de population ou à forte activité agricole. Les aides accordées ont pour objet d’aider ces territoires isolés et fragiles en favorisant leur développement économique ainsi que celui du tourisme rural.

Revenons sur le détail des exonérations qui peuvent être accordées. Elles concernent principalement la fiscalité. Il y a les exonérations partielles ou totales d’impôt sur le revenu ou d’impôt sur les sociétés. Selon les délibérations des collectivités territoriales, il peut y avoir également des exonérations temporaires de contribution économique territoriale (CET ou la taxe qui a remplacé la taxe professionnelle), de taxe d’habitation et de taxe foncière. Enfin, il y a une réduction des droits de mutation en cas d’achat de fonds de commerce.

Ces incitations fiscales ne sont pas négligeables lorsqu’on se lance dans une activité de chambre d’hôtes ou de location meublée qui va générer peu de revenus au moins dans les débuts. Les exonérations accordées peuvent également inciter à opter pour un régime fiscal particulier, comme opter pour le régime du réel plutôt que celui du micro-fiscal. Alors avant d’acheter une maison ou si on a déjà des chambres d’hôtes, autant savoir si on est en ZRR, une abréviation de plus mais qu’on retiendra facilement, vu que les dispositifs fiscaux attractifs, il y en a de moins en moins.