Créer des chambres d’hôtes, c’est un projet qui rime souvent avec nouvelle vie. Pas surprenant donc que de nombreux porteurs de projet soient de jeunes retraités qui voient dans les chambres d’hôtes, les gîtes ou les meublés de tourisme un complément de revenus mais aussi une nouvelle activité avec des projets, des travaux, des contacts, des rencontres, une opportunité de rester actif.

Revenons sur terre et parlons un peu de cumul emploi-retraite. Les règles ont changé en 2015. Il est souvent possible de cumuler sa pension de retraite avec le revenu de ses gîtes ou de ses chambres d’hôtes mais le fait de cotiser n’ouvre généralement plus de droits supplémentaires. Par le passé, ce n’était pas le cas. Un retraité pouvait cumuler sa pension et une activité relevant d’un régime différent avec à la clé une amélioration de sa pension de retraite. Dans ces nouvelles conditions, mieux vaut réfléchir à limiter le montant des charges sociales aux cotisations minimales obligatoires en choisissant le bon statut juridique et fiscal.

Jeunes retraités rime (presque) avec maison d’hôtes

Rien n’oblige à ouvrir cinq chambres d’hôtes et plusieurs gîtes. Un loueur retraité aura peut-être intérêt à limiter son activité ou encore à fermer une partie de l’année. Tout dépend en définitive de ses objectifs, compléter ses revenus, développer une activité, entretenir une maison, participer à la vie de sa commune… S’il peut mettre l’activité au nom du conjoint qui n’est pas encore à la retraite et peut peut-être ainsi bénéficier de quelques trimestres supplémentaires, c’est encore mieux. Nous voyons des loueurs faire des changements de gérants au sein du couple.

Un dernier conseil. Vérifiez bien avec toutes vos caisses de retraite les conséquences d’une reprise d’activité car cette réglementation est complexe et il y a de nombreux cas particuliers.