Une créatrice de chambres d’hôtes m’a contactée. Rien à faire. Personne ne veut l’aider dans son projet en Normandie, les banquiers et les réseaux d’aide lui disent qu’il n’est pas viable et lui refusent le crédit. Elle a peu d’apport et les maisons qu’elle voudrait acheter sont trop chères.

Dans ce cas, pas de solution, il va falloir faire des concessions ou penser son projet autrement.
Différer son projet, en ce moment, les banques ne sont pas prêteuses, c’est le moins qu’on puisse en dire.
Peut-être s’éloigner du littoral pour avoir accès à un immobilier moins cher, attention toutefois à l’emplacement, tous les territoires ne sont pas touristiques et s’il ne passe personne parce qu’il n’y a pas de tourisme de loisir, de tourisme d’affaire ou de tourisme de passage, cela va être assez difficile de remplir ses chambres, et dans le cas de cette créatrice, c’est important pour rembourser la banque.
Imaginer une maison de plus grande capacité pour qu’elle puisse en vivre et rembourser les échéances, quitte à opter pour un autre statut, peut-être un gîte de groupe. C’est vrai qu’une maison d’hôtes, c’est limité à cinq chambres.
Prévoir une activité à côté, des gîtes à louer, un petit commerce, un salon de thé ou si on a une compétence, l’organisation de stages qui aideront en plus à remplir la maison.
Attention, toutefois à prendre en compte les réglementations propres à chaque activité et à se former, cela peut avoir des conséquences importantes, notamment en matière de travaux pour les ERP, établissements recevant du public.

Tous les projets ne peuvent pas voir le jour et aussi décevant que ce puisse être à titre personnel, cela vaut mieux que de se rendre compte que cela ne peut pas fonctionner une fois qu’on s’est endetté jusqu’au cou. Mais on peut parfois aussi rendre viable un projet en le pensant autrement.