Très souvent, les loueurs de chambres d’hôtes sont des particuliers ou des auto-entrepreneurs. Certains choisissent cependant de créer une société pour mener leur activité.

La société quand on crée à plusieurs

Le motif le plus fréquent tient au fait que plusieurs personnes souhaitent créer ensemble une maison d’hôtes, des amis, des concubins… Ils choisissent alors de s’associer en constituant une société qui va gérer les chambres d’hôtes.
Il peut y avoir d’autres motivations, comme le fait de vouloir protéger une partie de son patrimoine ou celui de son conjoint lorsque l’on est marié par exemple sous un régime de communauté. La création d’une société permet en effet d’isoler certains actifs professionnels qui vont être placés dans la société.
D’autres raisons sont plus complexes. Il peut s’agir d’un montage fiscal ou financier. On peut combiner une société avec la création d’une société civile immobilière par exemple.

SARL, SAS, SASU, EURL, quelle société pour ses chambres d’hôtes ?

Il existe de nombreuses formes de sociétés commerciales.
En chambres d’hôtes, les statuts de SARL ou d’EURL sont les plus fréquents.
La SARL est une Société A Responsabilité Limitée. Sa création suppose qu’il y ait au moins deux associés. Ils apportent le capital social qui est réparti en parts sociales, se mettent d’accord sur les statuts qui définissent les règles de fonctionnement de l’entreprise et désignent un gérant. Il peut s’agir d’un des associés ou d’un salarié sans part sociale.
L’Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée est une variante où la société n’a qu’un seul associé. Il existe d’autres formes juridiques comme les Société par Action Simplifiée (SAS) ou les SASU pour leur variante unipersonnelle, avec à chaque fois des différences quant aux conséquences fiscales et sociales.

La constitution d’une société est un acte juridique pas nécessairement complexe mais qui engage fortement les associés. Il faut bien prendre le temps de comprendre toutes les conséquences, qu’il s’agisse du court terme mais aussi du long terme. Il ne faut donc pas hésiter à faire appel à un expert-comptable, un avocat ou un professionnel du droit pour vérifier le montage et poser toutes les questions nécessaires avant de signer les statuts.
Dans tous les cas et quel que soit le choix, comprendre les statuts juridiques et  fiscaux de son activité est indispensable.