Cela fait plusieurs fois que je rencontre lors de nos formations des créateurs qui souhaitent ouvrir des chambres d’hôtes et ont aussi envie d’accueillir des personnes âgées ou handicapées dépendantes lors des vacances ou de séjours temporaires. C’est une belle idée qui peut répondre à la demande de la personne elle-même ou des familles mais cela suppose de respecter des règles spécifiques et on n’est plus dans le cadre de la chambre d’hôtes.

Bien sûr, je ne parle pas d’accueillir dans une chambre d’hôtes accessible en rez-de-chaussée, voire aménagée pour être accessible aux personnes handicapées, des personnes fatiguées, de leur proposer des petits services de confort, des attentions. Quoi de mieux qu’une maison d’hôtes, son jardin et l’accueil pour venir se reposer si on en a besoin ? Mais on est bien là dans une démarche de personne indépendante, qui n’a pas besoin de soins spécifiques, qui décide juste de s’offrir un séjour confortable dans un cadre familial.

L’hébergement de personnes âgées ou handicapées en famille d’accueil est réglementé. Qu’il soit permanent ou temporaire, il est nécessaire de disposer d’un agrément en tant qu’accueillant familial et notamment de signer un contrat avec la personne hébergée qui devient l’employeur de l’accueillant. Il précise les frais d’accueil et les tâches effectuées : hébergement, repas, entretien du linge…

Pour connaître les conditions à remplir pour obtenir un tel agrément, il faut contacter le conseil général. Dans la plupart des cas, l’accueil ne peut dépasser trois personnes et n’est pas conciliable avec une autre activité professionnelle. Il faut donc bien réfléchir avant de s’engager dans cette démarche qui, je le redis, ne relève pas de l’accueil touristique.