Créer ses chambres d hôtes avec la rédaction d Accueillir Magazine, la presse spécialisée des maisons d hôtes

juil
16
2014
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Incendie, accident, vol, intoxication…, l’assurance d’être bien assuré

L’assurance fait partie de ces sujets dont on ne parle pas souvent aux créateurs de chambres d’hôtes ou de meublés de tourisme. Assurer l’incendie, les accidents, les intoxications, les vols, la noyade… mieux vaut y réfléchir au moins une fois en détail pour s’y préparer. L’assurance, cela semble simple, un passage chez son courtier et hop, c’est réglé ! En êtes-vous sûr ? L’assurance se décline au civil ou au pénal, l’assurance pense responsabilité, équipements, respect de la réglementation, la machine assurance une fois lancée ne comprend pas le facteur humain, la bonne volonté, l’envie de rendre service, elle se veut factuelle et mieux vaut avoir tout pensé.
Gérer une maison d’hôtes ou un meublé de tourisme, c’est un projet qu’on prépare pour accueillir ses hôtes dans joie et la bonne humeur, souvent le simple fait d’évoquer les risques crée un malaise. Mais monter un business plan prévoyant tout, c’est tout penser et prévoir le pire, c’est souvent la meilleure façon de l’éviter.

Certes, les drames ne sont pas nombreux, mais on compte tout de même un incendie dans une maison d’hôtes ou un meublé de tourisme presque tous les mois, plusieurs cas chaque année d’intoxication alimentaire ou au monoxyde de carbone, des chutes, des vols… Et la responsabilité du loueur peut être mise en cause.

Les conséquences peuvent être lourdes, tant sur le plan financier que sur le plan personnel. Rien ne peut effacer certaines tragédies mais le fait de faire correctement les choses, de gérer ses chambres d’hôtes ou son gîte dans le respect de la réglementation et d’être vigilant quant aux risques encourus par ses hôtes peut procurer un certain réconfort en cas de drame. Ce n’est quand même pas la même chose à terme de subir un accident de la vie ou de porter une responsabilité personnelle. Ce n’est pas la même chose si ayant subi un incendie, on a les moyens de reconstruire et de reprendre son activité, ce n’est pas la même chose si en cas de problème l’assureur assume les frais.

Réfléchir aux risques, les limiter et bien sur s’assurer convenablement pour dormir tranquille et se consacrer à son accueil. C’est le thème du dossier spécial du numéro 52 juillet/août 2014 d’Accueillir Magazine, vous pouvez acheter ce numéro ou vous abonner sur notre site internet.

juin
30
2014
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Ouvrir des chambres d’hôtes, le rêve N°1 des Français

C’est avec un peu d’agacement que j’écris ce billet. Créer une maison d’hôtes serait le rêve N°1 des Français. Pas une semaine sans que les media ne l’affirment de façon péremptoire. Remettons un peu les choses dans l’ordre.

Tout d’abord, tous les Français ne rêvent pas de se mettre à leur compte et de créer une entreprise, grande ou petite. Les chiffres varient selon les enquêtes, mais globalement on serait sur un Français sur trois qui aurait envie de créer un jour son entreprise. Lorsque les questions sont plus précises et fixent un horizon de deux ou trois ans, ils ne sont plus qu’un sur dix. Et si on se limite à des projets de gîtes ou de chambres d’hôtes, les chiffres sont encore plus faibles.

Ensuite, il y a la question du changement de vie car ouvrir des chambres d’hôtes c’est souvent changer de vie, de métier voire de région. Là-aussi on entend des chiffres surprenants. Des millions de Français rêveraient de tout changer, quitter la vie, se reconvertir…, mais combien passent vraiment à l’acte ? Combien le font réellement chaque année ?

La question économique joue, il faut un patrimoine pour se lancer, un apport financier certain, sauf à trouver une location-gérance qui ne sont quand même pas très répandues.

Enfin dernier point et non des moindres, les activités de services ne sont pas le rêve N°1 des Français loin de là, on peut le regretter.

Créer des chambres d’hôtes est un vrai projet qui nécessite du temps de l’énergie, pour que tout soit parfait, il y a beaucoup de travail, la face cachée de l’iceberg. Il peut s’agir d’un rêve mais le définir uniquement de cette manière, c’est ne pas reconnaître la vraie valeur de cette activité et de toutes les tâches quotidiennes que cela suppose. Accueillir dans sa maison, veiller à ce que ses hôtes passent un bon séjour, leur préparer des plats locaux, des confitures maison… c’est la réalité de la chambre d’hôtes.

Donc rêve, peut-être mais qui ne survit pas à la confrontation avec la réalité.

Ecrit par Caroline Kyberd - Accueillir Magazine dans Billets d'humeur | Mots-clé :, , , ,
juin
20
2014
9
La chambre d’hôtes vue par la télé, entre caricature et insolite

Une nouvelle émission sur la chambre d’hôtes hier, qui à nouveau ne me paraît pas représentative de ce qu’est la chambre d’hôtes.

Le résumé de l’émission était, je cite

Des suites avec jacuzzi, des cabanes sur l’eau, ou une chambre dans un tonneau, les maisons d’hôtes sont de plus en plus souvent insolites, sophistiquées et haut de gamme… Il en existe 70 000 en France, un marché qui prospère, mais dans quelles conditions ?

Il existe environ 25000 adresses pour 70000 chambres et cela ne prospère plus depuis 2010 où le nombre de fermetures équivaut à celui des ouvertures, le marché de la chambre d’hôtes si on s’exprime dans ces termes, est à maturité.

Ont été montrées des maisons chères, il en existe qui sont tout à fait légitimes, mais rappelons que les chambres d’hôtes au-delà de 100 € la nuit représentent moins de 10 % de la totalité des chambres d’hôtes en France, mais une grande partie de l’espace médiatique de la télé et des magazines déco.

Rappelons aussi aux créateurs, qu’il est difficile d’amortir des investissements conséquents sur seulement cinq chambres d’hôtes et qu’avec la crise, tout le monde n’a pas les moyens de mettre 200 € pour une chambre, il ne faut pas croire qu’il n’y a plus que le haut de gamme pour créer une maison d’hôtes.

L’insolite présenté, très sympathique dans ce grand parc,  n’est pas de la chambre d’hôtes, c’est de l’insolite, avec les réglementations qui vont avec, camping ou PRL (parc résidentiel de loisirs), cela n’empêche pas un accueil par l’habitant, une prestation de qualité, mais cela n’est pas au sens strict de la loi de la chambre d’hôtes. Dommage quand on est une émission d’information, d’entretenir la confusion.

Sont montrés aussi et à dessein je le crains, des infractions à la réglementation, je pense clairement au concept de table d’hôtes ou aux questions d’urbanisme et je crains que les loueurs ainsi exposés n’aient des contrôles à la suite de cette émission.
Or on sait qu’il y a toute une campagne de dénigrement contre la chambre d’hôtes présentée par les syndicats hôteliers le plus souvent comme de l’hôtellerie illégale, encore un sujet qui renforce cette affirmation, bon coup de lobbying pour jeter le discrédit sur tous.

Les maisons simples  qui fonctionnent depuis des années n’intéressent pas les caméras, il faut faire de l’audience. En tout cas, je n’ai pas trouvé cette émission  représentative de l’ensemble des propriétaires et de leurs maisons, par exemple les loueurs de Gîtes de France Puy-de-Dôme que j’ai rencontrés en Auvergne cette semaine, qui savent bien combien est grande la distorsion entre image et réalité.

Journalisme d’investigation ? En tout cas, caricature ! On commence à avoir l’habitude.

Ecrit par Caroline Kyberd - Accueillir Magazine dans Billets d'humeur | Mots-clé :, , , , ,
juin
06
2014
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Accueil familial ou chambres d’hôtes ?

Cela fait plusieurs fois que je rencontre lors de nos formations des créateurs qui souhaitent ouvrir des chambres d’hôtes et ont aussi envie d’accueillir des personnes âgées ou handicapées dépendantes lors des vacances ou de séjours temporaires. C’est une belle idée qui peut répondre à la demande de la personne elle-même ou des familles mais cela suppose de respecter des règles spécifiques et on n’est plus dans le cadre de la chambre d’hôtes.

Bien sûr, je ne parle pas d’accueillir dans une chambre d’hôtes accessible en rez-de-chaussée, voire aménagée pour être accessible aux personnes handicapées, des personnes fatiguées, de leur proposer des petits services de confort, des attentions. Quoi de mieux qu’une maison d’hôtes, son jardin et l’accueil pour venir se reposer si on en a besoin ? Mais on est bien là dans une démarche de personne indépendante, qui n’a pas besoin de soins spécifiques, qui décide juste de s’offrir un séjour confortable dans un cadre familial.

L’hébergement de personnes âgées ou handicapées en famille d’accueil est réglementé. Qu’il soit permanent ou temporaire, il est nécessaire de disposer d’un agrément en tant qu’accueillant familial et notamment de signer un contrat avec la personne hébergée qui devient l’employeur de l’accueillant. Il précise les frais d’accueil et les tâches effectuées : hébergement, repas, entretien du linge…

Pour connaître les conditions à remplir pour obtenir un tel agrément, il faut contacter le conseil général. Dans la plupart des cas, l’accueil ne peut dépasser trois personnes et n’est pas conciliable avec une autre activité professionnelle. Il faut donc bien réfléchir avant de s’engager dans cette démarche qui, je le redis, ne relève pas de l’accueil touristique.

mai
27
2014
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Réglementations chambres d’hôtes, c’est chez moi, je ne me sens pas vraiment concerné(e)

Ces derniers week-ends, j’ai eu la chance de partir en province, – des proches aussi à qui j’avais demandé d’avoir les yeux ouverts, – et donc de réserver plusieurs chambres d’hôtes et un gîte. De très bons souvenirs, mais… - Soyons clairs, rien n’a été dit sur le moment ni sur le net en tant qu’avis de voyageurs, j’ai même volontairement différé l’écriture de ce billet pour que personne ne se reconnaisse.

Mais, plein de petits et gros risques par méconnaissance de la réglementation ou par trop bonne envie de bien faire. Par malentendu aussi, sur le thème, c’est chez moi, ma maison, ma famille, je fais ce que je veux. Non, en tout cas le législateur ne l’a pas entendu comme cela et qui dit réglementations, dit obligation de s’y conformer.
Dans les problèmes identifiés par mes visiteurs mystère ou moi, l’alarme piscine débranchée dans l’après-midi parce qu’elle se déclenche intempestivement, attention, là c’est très grave, avec risque de noyade d’enfants. Dans une location de gîte, quelqu’un de ma famille rentre et trouve le propriétaire dans la cuisine, il était venu très gentiment réparer une ampoule – cela n’avait pas été signalé au loueur car pas de gêne pour quelques jours, oui mais non ; une fois les clés données, on ne rentre plus sans contacter le locataire au préalable ou sans l’avoir prévenu. Je passe sur les affichages des prix absents et autres petits détails qui ne sont pas des mises en danger mais qui sont autant d’infractions.

Ce qui est ennuyeux, c’est que tout ceci est fait visiblement en toute bonne foi, parfois même pour rendre service, sauf que même si c’est sa maison – qui n’est plus tout à fait privée – où vit sa famille, dès lors qu’il y a chambres d’hôtes, il y a des réglementations à appliquer. Il y a eu fin décembre 2013 une instruction ministérielle chambres d’hôtes qui refaisait le point sur la majorité des réglementations à appliquer, nous y avons consacré un dossier complet. Ce n’est pas sexy, certes, il y a plus intéressant à lire, certes, mais quand on veut faire chambres d’hôtes, c’est indispensable de les connaître. Avec le monde d’internet et des clients de plus en plus avertis / tatillons / sûrs de tout savoir – cochez la bonne case et ajoutez les vôtres -, mieux vaut être en règle car cette instruction ministérielle chambres d’hôtes a aussi pour objectif de renforcer les contrôles.



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